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Catégorie : Actus

Algérie. Le tramway de Mostaganem, septième nouveau réseau algérien
Située entre Oran (à quelque 80 km) et Alger (à 360 km), la ville côtière de Mostaganem est la septième d’Algérie à mettre en service un nouveau réseau de tramway en douze ans, après Alger, Oran, Constantine, Sidi Bel Abbès, Ouargla et Sétif. L’inauguration s’est déroulée, le 18 février, en présence de Kamel Beldjoud, ministre algérien des Transports, accompagné du Wali de Mostaganem, Aissa Boulahia, et des autorités locales de la région.
Deux lignes constituent le réseau de Mostaganem, dont la longueur atteint 14 km, pour 24 stations. La ligne 1 relie Karouba, au nord de la ville, à La Salamandre, non loin de la Cité administrative et du front de mer, en 20 arrêts via les cités universitaires et la gare SNTF. De cette dernière part la courte ligne 2 (4 arrêts) vers la Nouvelle gare routière, au sud-est du centre-ville. Quelque 10 000 voyageurs peuvent être accueillis chaque jour sur ce nouveau réseau.
L’Entreprise du Métro d’Alger (EMA) avait attribué le contrat du projet du tramway de Mostaganem à Alstom et Cosider. Alstom s’est chargé de la fourniture du système intégral, des systèmes de télécommunication et de signalisation, des sous-stations, de la billettique, des équipements de dépôt ainsi que des 25 tramways Citadis 402, qui ont été montés par sa joint-venture Cital (détenue à 51 % par des partenaires algériens et à 49 % par Alstom). De son côté, le groupement Cosider (travaux publics/ ouvrages d’art) a réalisé le génie civil, le système voie ferrée, la ligne aérienne de contact et la signalisation lumineuse.
A l’occasion de l’inauguration du tram de Mostaganem, Alstom rappelle sa présence en Algérie depuis plus 30 ans via sa filiale Alstom Algérie et Cital, qui emploient environ 670 personnes. Outre les sept nouveaux tramways algériens, Alstom a fourni 17 trains régionaux Coradia (similaires aux Régiolis) à la SNTF, électrifié la ligne de la banlieue d’Alger et « mené divers projets de signalisation ».

Pour leurs 10 ans, les TGV Ouigo vont rouler en (anciens) Inoui
Tout juste à l’équilibre économique, les TGV low cost Ouigo passent le cap des dix ans avec un trafic passagers en constante progression, des nouvelles destinations en France et en Espagne, l’arrivée de nouvelles rames plus capacitaires, recyclées des services Inoui. La SNCF se donne par ailleurs un an de plus pour tester les trains classiques Ouigo, d’ex- Corail à bas prix.
Dans un récent sondage Louis Harris Interactive commandé par le Réseau Action Climat, les Français attendent en priorité des billets de trains moins chers. De quoi revigorer la SNCF et ses trains low cost Ouigo (TGV et trains classiques) qui proposent des tarifs à partir de 10 euros, pour un adulte (99 euros maximum, selon les règles du yield management), sans options. Depuis avril, dans les TGV Ouigo, les enfants de moins de trois ans voyagent gratuitement, sur les genoux d’un parent. Les moins de 12 ans paient toujours cinq euros. « Plus d’un client sur deux a voyagé pour moins de 25 euros en 2022, et les prix n’ont pas bougé en janvier 2023 avec le bouclier tarifaire », insiste la SNCF. Le quart de la clientèle Ouigo est jeune, 10% sont des seniors, 17% des familles.
Inaugurées en 2013, les doubles rames de TGV bleues et roses ont transporté 110 millions de passagers en dix ans (dont trois millions vers l’Espagne depuis le lancement de la destination en 2021). Soit un quart du marché de la grande vitesse ferroviaire. En 2022, le trafic Ouigo a atteint 24 millions de passagers (contre 17 millions avant le Covid), sur 60 destinations, avec un taux de remplissage moyen de 80% en semaine, 90% le week-end.
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Nouveaux rebondissements pour le train des primeurs
Avec le train des primeurs Perpignan-Rungis, on ne s’ennuie jamais. A l’arrêt en 2019, provisoirement sauvé en 2021 avec l’appui de Jean Castex, alors Premier ministre, son service était suspendu depuis le 7 mars 2023, début de la grève reconductible des cheminots contre la réforme des retraites.Le 18 avril, Primever, le seul chargeur qui utilise ce service de fret ferroviaire à ce jour (des négociations seraient en cours avec un deuxième chargeur), avait estimé que les conditions étaient réunies pour réutiliser le train des primeurs. Fret SNCF a donc tenté de le relancer, mais la relève du conducteur n’ayant pas pu être assurée en gare de Montauban (le deuxième conducteur était en grève) la cargaison en provenance de Perpignan censée être débarquée au cœur de la nuit au MIN de Rungis est arrivée trop tard, Et a été refusée.
Primever a alors décidé de passer par la route, et Fret SNCF de suspendre à nouveau le train des primeurs. Pourquoi la SNCF n’a-t-elle pas anticipé l’absence de relève ? Parce que la loi du 21 août 2007 sur le service minimum ne s’applique pas aux cheminots du fret qui n’ont donc pas l’obligation de se déclarer en grève 48 heures à l’avance, contrairement à leurs collègues de l’activité voyageurs.
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Occitanie. La région parie sur le tourisme ferroviaire
La région lance l’Occitanie Rail Tour autour de 19 TER qui sillonnent le territoire et proposent activités et visites. Un guide Michelin a également été spécialement édité pour l’occasion.
Devenir la destination touristique durable par excellence, c’est la volonté de la région Occitanie qui lance l’Occitanie Rail Tour, développé avec le Comité régional de tourisme et des loisirs (CRTL). « Notre engagement est de permettre au plus grand nombre de découvrir notre région, en préservant le pouvoir d’achat de nos concitoyens, pour que chacun puisse accéder aux vacances et aux loisirs librement. Notre volonté est aussi de favoriser la découverte de l’Occitanie par le train, un mode de transport au faible impact sur l’environnement. Voyager en train pollue 32 fois moins que de voyager en voiture, selon l’Ademe », a rappelé Carole Delga, la présidente du conseil régional d’Occitanie lors de la présentation à la presse de l’Occitanie Rail Tour le 17 avril.
« Le lien entre train et tourisme n’est plus à démontrer : en 2022, les 1,8 million de billets de TER à 1 € ont généré 20 millions d’euros de consommation d’activités de loisirs », indique de son côté Vincent Garel, le président du CRTL Occitanie. D’où cette nouvelle marque Occitanie Rail Tour, couvrant 19 lignes ferroviaires, des TER liO, rebaptisées pour l’occasion (lignes du Train Jaune, des Cathédrales, du Canal des Deux Mers, du Canal du Midi, de Camargue…) et qui sillonnent la région.

Le groupe SNCF devient « supporteur officiel » des JO 2024
Le groupe SNCF a signé, le 25 avril, un accord de partenariat avec le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, pour devenir “supporteur officiel” de l’événement sportif international.SNCF Voyageurs assurera le transport ferroviaire des équipes d’athlètes, des arbitres et des membres de la famille olympique et paralympique entre Paris et les villes accueillant les épreuves en régions. Il s’agit d’« accompagner “Paris 2024” dans son ambition d’organiser un événement plus responsable à travers une offre de mobilité durable », explique la SNCF.Quant aux agents de Gares & Connexions, ils accueilleront, informeront et orienteront les « millions de visiteurs attendus dans les grandes gares », poursuit l’opérateur ferroviaire. L’information voyageurs sera adaptée et délivrée en français et en anglais. Des espaces dédiés, aux couleurs de l’événement, seront installés dans les grandes gares et « des animations plongeront les voyageurs dans l’ambiance de la compétition dès leur arrivée ».? Retrouvez toute l’actualité dans La Vie du Rail Hebdo
La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie créent une SPL pour financer leurs trains
Les élus de Nouvelle-Aquitaine ont approuvé fin mars la création d’une société publique locale pour « piloter techniquement et financer les investissements relatifs au matériel roulant ferroviaires ». Baptisée Société Publique Interrégionale des Investissements en faveur des Transports (SPIIT), elle a été créée avec la région Occitanie, explique dans un communiqué la Nouvelle Aquitaine. Et doit permettre d’optimiser les coûts et de mutualiser les moyens d’ingénierie, d’autant que leurs parcs de matériel présentent des « caractéristiques prochess » , souligne le communiqué.
« Constituer ainsi une ingénierie technique régionale dédiée permet notamment d’assurer pleinement son rôle de propriétaire et d’être force de propositions pour la maintenance courante, lisser les investissements dans le temps, et pourquoi pas aussi d’accueillir ultérieurement d’autres Régions » précise également Renaud Lagrave, le vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine chargé des mobilités.
En décembre dernier, la région a décidé d’acquérir 4 Rames Régio2N et 11 rames Régiolis pour un montant de 172 M€.
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Le TGV M en essais à Velim Le TGV
Le TGV M a entamé une longue série d’essais en vue de sa mise en service commercial en décembre 2024. Une étape importante a été franchie fin 2022 à Velim lors des marches en autonomie à 200 km/h de la rame PS 1 du TGV modulaire.
Une phase importante du projet TGV M lancé en 2015 se concrétise en fin d’année 2022 avec l’arrivée de la rame de présérie n° 1 à Velim : le TGV M peut enfin rouler de façon autonome jusqu’à 200 km/h. C’est un pas important dans le processus qui doit mener à l’exploitation commerciale.
En juin 2022, les deux premières motrices construites à l’usine Alstom de Belfort rejoignent le site d’Aytré près de La Rochelle où sont fabriquées les voitures pour la première mise en rame. La présentation officielle a lieu le 9 septembre (voir Rail Passion n° 301). Des essais statiques et jusqu’à 30 km/h se déroulent à Aytré. Puis fin novembre, la rame est acheminée jusqu’à Velim, le centre d’essai ferroviaire européen, situé en République tchèque, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de la capitale, Prague.
Mi-décembre, sans perdre de temps, c’est le début des essais dynamiques pour cette rame PS 1 dans sa livrée toute blanche, portant le numéro (non définitif ) 996 et composée de deux motrices encadrant sept voitures à deux niveaux. La rame est totalement vide de tout aménagement. Le poids des sièges, cloisons et habillages est simulé par des blocs de fonte. Par contre, c’est un vrai laboratoire roulant qui enregistre les paramètres en temps réel au travers d’une forêt de câbles et d’ordinateurs.
Les essais ont lieu sur la voie électrifiée de l’anneau de Velim long d’environ 14 km. Durant plusieurs mois, la rame va circuler jusqu’à 8 heures par jour et cinq à six jours sur sept. Ce qui représente entre 400 et 500 km parcourus chaque jour. Très rapidement, dès la première semaine, le bon comportement de la rame permet de rouler à 200 km/h. Les essais dynamiques concernent la chaîne de traction, le freinage normal et d’urgence, la captation du courant et les liaisons sol-bord. Sept conducteurs d’essais de l’Agence d’essai ferroviaire sont présents pour prendre en main l’engin.

La R&D au coeur du SIFER
Par essence, toutes les entreprises sont condamnées à innover pour ne pas disparaître. Pour autant, toutes ne s’engagent pas dans la recherche qui est forcément très coûteuse. Parmi les sociétés qui investissent, Wago Contact a mis au point des systèmes, en gare ou embarqués, pour assurer la conversion et la transmission des signaux. Depuis 1977, elle a développé des systèmes permettant de remplacer la vis par le ressort dans le domaine du raccordement électrique.
Vollert Anlagenbau GmbH se présente comme leader en matière d’innovation et de développement à travers ses différents systèmes. Parmi eux, on peut citer les robots rail-route qui permettent de contrôler un convoi entier à partir de télécommandes.
Des engins qui s’adaptent aux conditions de voies, de type de fret et de force de traction. Plusieurs groupements travaillent également à promouvoir les innovations.
Parmi eux, Rail Europe Solutions favorise les échanges et la collaboration d’acteurs du ferroviaire depuis plus d’un siècle.
CCB, Rail Europe, Emofer et MFD Atelier Durieux sont désormais réunis pour fournir un ensemble d’équipements ferroviaires spécialisés à commencer par les traverses, en bois et en béton.
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En juin, la facture d’électricité va baisser pour les opérateurs de fret ferroviaire
Les entreprises de fret ferroviaire vont pouvoir résilier leur contrat d’électricité avec SNCF Réseau à partir de juin, et négocier avec d’autres fournisseurs d’énergie, au prix du marché, a annoncé le 21 avril le ministère de la Transition écologique.
« A la demande de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, le conseil d’administration de SNCF Réseau a autorisé les opérateurs de fret ferroviaire à résilier leur contrat à partir du 1er juin pour souscrire à des offres de marché plus attractives pour le reste de l’année en cours« , indique le ministère dans un communiqué.
Les contrats en cours tenaient compte de prix négociés à l’été 2022, au moment où ils avaient atteint des niveaux sans précédent. Ils ont été multipliés par dix en trois ans, à plus de 470 euros du mégawattheure (MWh) en janvier 2023, selon l’Afra, l’association française du rail qui regroupe les concurrents de Fret SNCF.
Le prix de l’électricité a retrouvé un niveau moins élevés depuis trois mois, sans répercussion sur les factures des entreprises ferroviaires car les contrats conclus ne leur permettaient pas de profiter de tarifs plus favorables.
Selon le ministère, « aux conditions actuelles de marché, il est estimé que les entreprises pourraient se fournir entre 150 et 200 euros/MWh« . Les conditions d’application de la mesure seront prochainement communiquées aux opérateurs concernés.
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A Nîmes, le printemps de la 140 C 27
Elle faisait sa pause hivernale au Musée du chemin de fer de Nîmes après avoir parcouru plus de 2 400 km en 2022. Pour la locomotive à vapeur 140 C 27, une machine historique de 1917, la date du 18 mars a sonné le jour du réveil. Une aubaine pour les visiteurs qui se trouvaient au musée ce jour-là… Après plusieurs essais et tests des dispositifs de sécurité, la machine a pu faire quelques mouvements de manoeuvre dans l’enceinte du dépôt. Après un premier mouvement en marche arrière pour emprunter la plaque tournante, la locomotive a rejoint une voie de service pour rouler sur quelques centaines de mètres en marche avant et en marche arrière. Après ces manoeuvres réussies, la locomotive a repris sa place sous la rotonde, prête à entamer la saison 2023.
La machine appartient à la Compagnie internationale des trains express à vapeur (Citev), et c’est le Groupement d’aide au développement des exploitations ferroviaires touristiques (Gadeft) qui assure son entretien. « Nous allons nous faire prêter des voitures voyageurs historiques par l’association Les Chemins de fer du Creusot afin de réaliser une composition de train historique la plus réaliste possible », explique Quentin Schneider, président du Gadeft. Par ailleurs, les membres du Gadeft ont entrepris de restaurer une voiture voyageurs de 1916, qui fait partie des collections du Musée du chemin de fer de Nîmes, musée géré par la section nîmoise de l’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur. Le véhicule servira de voiture de cantonnement pour les équipes de service. Les 1er et 2 avril, une circulation spéciale, réservée aux membres de l’association, était prévue jusqu’au Creusot, où la 140 C 27 devait faire des essais de double traction avec la 241 P 17. Et bien sûr, les 6, 7 et 8 mai, la 140 C 27 sera présente au Festival Vapeur 2023 de l’Ajecta à Longueville.