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Transports en Ile-de-France : des progrès malgré les grèves
« Ça va beaucoup mieux, même si le compte n’y est pas encore » Satisfaction mesurée de Valérie Pécresse, la présidente d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), qui faisait le 24 mars un point d’étape sur la remise en marche des transports publics franciliens, affectés depuis l’été dernier par un manque de conducteurs, des difficultés de recrutements, une progression de l’absentéisme et des grèves plus ou moins larvées. Auxquels s’ajoutent les grèves actuelles qui « n’aident pas… »
Le retour à 100% de l’offre nominale en avril demandée par IDFM ne sera pas possible partout dans le métro, selon le PDG de la RATP Jean Castex. Il faudra attendre le 9 mai sur les lignes 2 et 12, et plus tard sur les 4, 6 et 11 pour cause de travaux.
Côté RER et Transilien, il ne devrait plus y avoir de suppressions de trains faute de personnel à partir d’avril, a promis le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou. En revanche, il y aura toujours des travaux…
Dans les bus RATP, où il manquait un quart des passages à l’automne, Jean Castex se félicite d’« une avancée significative » avec 88,2% du service assuré mi-mars. Mais le seul objectif affiché est pour l’instant de passer le cap des 90% en mai. Valérie Pécresse note d’ailleurs qu’« au moins 6% » de l’offre est irréalisable dans Paris à cause des chantiers, embouteillages et manifestations.
La patronne d’IDFM a salué la bonne performance du réseau de bus de grande banlieue, où 30 lots sur 36 ont été ouverts à la concurrence (et 21 ont changé de mains). Quant à une éventuelle prolongation du monopole de la RATP sur les autobus de la zone centrale au-delà de l’échéance des Jeux olympiques, Valérie Pécresse a indiqué qu’elle présentera sa « proposition », sur la base d’un rapport commandé à Jean-Paul Bailly, « dans les semaines qui viennent ».

Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau
Mené par Thales, en partenariat avec Setec Ferroviaire, GeoSat, Clearsy et la région Nouvelle-Aquitaine (Ferro- Campus), avec la participation de la SNCF, le consortium NS2F, comme « nouvelle signalisation ferroviaire frugale » a pour but, comme son nom l’indique, de développer un système de signalisation et d’exploitation « simplifié, digital et innovant ». Son objectif revendiqué est de revitaliser la desserte fine des territoires par les « petites lignes » et d’améliorer la sécurité, « en particulier aux passages à niveau ».
Un système de plus, donc ? Oui, mais avec une « garantie d’interopérabilité avec le réseau structurant » et des coûts d’investissements et d’exploitation réduits « de plus de 30 % », assurent les membres du consortium NS2F, déjà engagé auprès de la SNCF dans le projet Train Léger Innovant et dont l’ambition est de porter le projet de signalisation « en moins de 36 mois ». Entré en phase de contractualisation auprès de l’Ademe, le projet NS2F bénéficie d’une aide au financement de 7,164 millions d’euros votée par le Comité France 2030.
Neuf innovations sont mises en oeuvre par les membres du consortium pour maîtriser la connaissance des infrastructures parcourues et la localisation des trains avec un minimum d’installations fixes, coûteuses à déployer et à entretenir. Elles concernent la localisation et odométrie autonome agnostique du train sans éléments à la voie (Thales) ; l’utilisation de télécommunications publiques cyber sécurisées (Thales) ; la cartographie numérique de terrain de haute densité (GeoSat) ; la génération formelle de données en sureté (Clearsy-Thales), l’interface de supervision et d’exploitation sur tablette (Setec Ferroviaire -Thales), l’intégration de la surveillance des Passages à Niveau (Thales-région Nouvelle Aquitaine); la surveillance de l’infrastructure par les senseurs du matériel roulant (GeoSat-région Nouvelle Aquitaine-Thales) et la signalisation frugale et supervision centralisée des lignes (Thales).
? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.
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Le Japon se déguste en train
Les voyageurs ont pu le découvrir à la gare de Lyon, à l’occasion de l’ouverture d’un magasin éphémère : on vous dit tout sur l’ekiben, l’emblème de la gastronomie ferroviaire (et régionale) japonais.
Vous connaissez le bento, cette boîte-repas compartimentée japonaise, mais connaissezvous l’ekibento ou « ekiben », le bento des gares ? « Avant un long voyage en train, les Japonais achètent systématiquement un ekiben et une bière, c’est une tradition », explique Loïc Garnier, acteur français vivant au Japon. Une tradition aussi vieille que le train dans l’archipel, puisque ces gamelles étaient vendues dans les gares de la première ligne de chemin de fer nippone, entre Yokohama et Tokyo, à la fin du XIXe siècle.
À l’origine assez frugal, cette boîte-repas est devenue, au fil du temps, la vitrine de la gastronomie régionale japonaise. À chaque grande gare son ekiben local. Et à chaque ekiben sa forme, qui peut être parfois très originale (le nez du Shinkansen, le train express national, la tête d’un animal, ou une poupée Hello Kitty). « Il existe aujourd’hui plusieurs milliers d’ekibens régionaux différents », rappelle Shuichi Yagihashi, dirigeant de la société Hanazen, qui a remporté plusieurs fois le concours des meilleurs ekiben vendus sur les lignes JR East -et dont la recette de riz au poulet, qui n’a pas changé depuis 1947, est un emblème de la gastronomie de la région d’Akita. C’est sa société qui a ouvert l’année dernière un magasin éphémère dans l’enceinte de la gare de Lyon (voir notre interview).
C’est dans les grandes gares, notamment celles qui sont desservies par le Shinkansen, que vous trouverez le plus grand choix d’ekiben. L’un des magasins les plus célèbres se situe dans la gare de Tokyo : Ekibenya Matsuri (que l’on peut traduire par « festival des ekibentos ») est la seule enseigne à vendre plus de 150 spécialités régionales différentes. Les prix démarrent à quelques centaines de yens (pour les petites boules de riz farcies, les onigiri) et peuvent monter jusqu’à à 3 000 yens (20 euros) pour les bentos gastronomiques : au menu, généralement, du riz ou des nouilles, de la viande (cuite à la vapeur, grillée, ou panée) ou du poisson (cru, fumé, ou cuit), et, dans les plus petits compartiments, des légumes marinés (« tsukemono »), des algues, de l’omelette roulée (« tamagoyaki ») ; quelques fines tranches de fruits en guise de dessert.

Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice
C’est un projet futuriste de transport qui a mal fini. Les dirigeants de Spacetrain ont été condamnés le 12 janvier par le tribunal correctionnel d’Orléans : le patron de l’entreprise, à un an de prison avec sursis et l’interdiction de gérer toute entreprise pendant cinq ans, et, le directeur technique, à trois ans de prison ferme. Ils étaient accusés d’avoir détourné 257 000 euros de chômage partiel pendant la crise sanitaire en 2020. L’entreprise devra rembourser à l’État les sommes détournées et payer 30 000 euros d’amende.
Retour en arrière : en 2017, une start-up spécialisée dans la recherche et développement de systèmes robotiques autonomes pour les industries aéronautiques (la société Jacques Vaucanson), annonce pouvoir créer un train ultra-rapide capable d’effectuer le trajet Paris – Orléans en 15 minutes. Ce train, allant à des vitesses de 500 à 700 km/h, roulerait dans un tube basse pression, sur un coussin d’air pour réduire le frottement. Spacetrain s’inspire notamment du projet de l’Aérotrain, imaginé à la fin des années 1960 par l’ingénieur Jean Bertin. Salué pour son avance technologique, l’Aérotrain n’a jamais dépassé le stade du prototype.
Pour tester son futur prototype Spacetrain veut réutiliser une partie de l’infrastructure de 18 km que l’Aérotrain avait construit en 1969 pour éprouver son propre concept. La voie en béton, en forme de T renversé, existe encore entre Saran et Ruan, même si elle est abandonnée depuis 1974 et désormais discontinue. Pour se rapprocher de “sa“ future voie d’essais, l’entreprise conceptrice du Spacetrain s’est s’installée à Cercottes.

Nouveau numéro disponible : n°306 ! (Avril 2023)
Le numéro 306 est arrivé !Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :De nouvelles rames pour les Hauts-de-France
Les Z 7300. Une remarquable carrière
Le complexe ferroviaire de La Rochelle
Royaume-Uni : la fin des rames HST se profile
Eurostar et Thalys ne font plus qu’un
Inveho premier constructeur de wagons de fret en France
Vidéo en ligne : DE PARIS-AUSTERLITZ À TOURS – En cabine d’un V200 (2e partie)
Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
Une nouvelle convention pour dix ans entre l’Occitanie et la SNCF
Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.
« Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité…»
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Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation
La conception, la fabrication et la commercialisation de matériel caténaire destiné au train et au tramway sont la spécialité de l’entreprise Galland basée à La Lande-de-Fronsac en Gironde depuis 20 ans.
En effet, afin d’évoluer et de répondre au système ISO Qualité de l’époque, elle quitte en 2003 sous l’impulsion de son président Philippe Galland, le site emblématique de Choisy-le-Roi (banlieue parisienne) pour s’installer dans le libournais. Ici, la société familiale passe de l’artisanat à l’industrialisation en quelque temps. En cette année anniversaire elle voit son portefeuille clients dépasser la centaine d’entreprises en France et à l’International.
Son savoir-faire ne date pas d’hier, puisqu’elle fournit à la SNCF depuis 77 ans, une vaste gamme de produits : armements console, appareils tendeurs, bras de rappels, sectionneurs, pendulage et isolateurs de section etc. Forte d’une cinquantaine de salariés et de collaborateurs, l’entreprise fait de l’innovation son fer de lance. Outre l’expansion de son outil industriel (9 000 m² en 2024), elle porte actuellement un projet d’intégration du numérique et des objets connectés (loT) au sein des caténaires. C’est un véritable saut technologique. Créer des alertes en cas d’incident sur une caténaire pour pouvoir prévoir et cibler les interventions, dans une logique de maintenance prédictive, est son principal objectif.
Le produit final sera donc un outil électronique installé sur la caténaire, qui, couplé à une infrastructure informatique (réalisée par Preditic), permettra de collecter et traiter les données prélevées. Ce projet sera accompagné par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 100 000 euros.
Enfin, l’entreprise Galland est adhérente de Ferrocampus, le pôle d’excellence européen dédié à la maintenance ferroviaire, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine à Saintes. Elle est toujours en étroite relation avec le lycée Bernard Palissy de la ville charentaise.
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Les comptes de Transdev sont dans le vert
Nouveaux marchés de métros, de RER et de trains à l’international, acquisition du leader des transports publics aux Etats-Unis où Transdev double de taille, retour des usagers, développement des bus électriques. L’opérateur de transport public signe une année commerciale honorable en 2022, avec un résultat net positif de 20 M€. Un rebond toutefois freiné par la flambée des prix de l’énergie.Le premier trimestre 2023 n’est pas marqué par une nouvelle victoire ferroviaire de Transdev en France. Début mars, l’opérateur de transport public a vu lui filer sous le nez l’Etoile d’Amiens, le premier lot de TER ouverts à la concurrence dans les Hauts-de-France et qui restera finalement à la SNCF. En revanche, 2022 aura été « l’année de la reconquête », selon Thierry Mallet, pdg du groupe. Il présentait le 21 mars les résultats financiers de l’exercice 2022, dans les salons de la Caisse des dépôts (CDC), qui détient 66% de l’entreprise. Le reste est détenu par le groupe familial allemand Rethmann.
Des résultats annuels « en forte croissance », s’est félicité le dirigeant. A commencer par une progression de 10% du chiffre d’affaires qui atteint 7,7 milliards d’euros, porté par le démarrage de nouveaux contrats et l’augmentation des recettes commerciales avec le regain de fréquentation dans les transports en commun. L’entreprise a retrouvé 90% de son niveau pré-Covid en Ile-de-France, 80% en régions et à l’international où elle réalise les deux-tiers de son chiffre d’affaires. L’an passé, le groupe a transporté en moyenne 8,8 millions de passagers par jour sur les réseaux qu’il exploite dans 19 pays.
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Gare des Invalides – Passé, présent, futur
En 2026, la Fondation Giacometti investira l’ancienne gare des Invalides et les sous-sols de l’esplanade pour créer le Musée & École Giacometti. Une nouvelle mue pour ce bâtiment dont l’histoire, pourtant pleine de rebondissements, reste méconnue des parisiens. Nous avons profité d’une visite guidée avec Jean-Emmanuel Terrier, historien au musée de l’Air et de l’Espace pour remonter le temps.
C’est un triste et gris samedi matin parisien. Un petit groupe d’irréductibles est regroupé au 2, rue Robert Esnault-Pelterie, dans le 7e arrondissement. Nous sommes 14 devant le bâtiment vide de la gare des Invalides dans l’un des quartiers les plus prestigieux de Paris. À proximité se trouvent l’Hôtel des Invalides, le Palais Bourbon, l’Assemblée Nationale, le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, plusieurs ambassades, le Grand Palais, le Petit Palais, le Musée d’Orsay, les Champs-Élysées… Mis à part quelques passagers des arrêts de bus et du RER C, le lieu est désert. Construite au cœur de la vie politique et culturelle de la capitale, la discrète gare des Invalides est presque invisible aux yeux des parisiens.

