Catégorie : Actus

  • Intercités Paris – Clermont: comment se partagent les responsabilités entre l’Etat et la SNCF

    Intercités Paris – Clermont: comment se partagent les responsabilités entre l’Etat et la SNCF

    En rappelant à l’ordre le 23 janvier la SNCF pour les dysfonctionnements de ses Intercités, l’Etat qui en est l’autorité organisatrice, s’est aussi indirectement mis en cause. Christophe Béchu a en effet annoncé avoir convoqué le PDG du groupe SNCF, suite à la panne subie par un train quatre jours auparavant, reliant Paris à Clermont et bloquant toute une nuit, par grand froid, 700 voyageurs. Le ministre de la Transition écologique a demandé à Jean-Pierre Farandou de lui présenter, le 26 janvier, « un plan de mesures concrètes et immédiates » pour cette ligne régulièrement touchée par des incidents et qui n’apparaissait plus comme prioritaire depuis sa dernière modernisation il y a plus de trois décennies. Il devrait ensuite partager dans les quinze jours les propositions de la SNCF avec « les élus et les acteurs du terrain« .

    Rappelons que l’Intercités 5983, parti de Paris-Bercy le 19 janvier à 18h57, s’était arrêté vers 20h30 dans les environs de Nogent-sur-Vernisson, dans le Loiret, après une panne de locomotive. Vers une heure du matin, une nouvelle locomotive avait été envoyée de Paris pour tracter le train jusqu’en gare de Montargis. Le train avait finalement pu reprendre sa route et était arrivé à Clermont-Ferrand aux alentours de 6h30 du matin.

    Le manque de locomotives et leur grand âge est l’une des causes des multiples dysfonctionnements subis régulièrement sur la ligne.

    L’Etat a également engagé – enfin – des travaux sur la ligne à hauteur d’un milliard d’euros, dont une première tranche a été débloquée par Clément Beaune lorsqu’il était ministre des Transports

    Si la SNCF peut être responsable d’une mauvaise gestion de crise (par exemple un envoi trop tardif d’une locomotive de secours) ou dans la maintenance, l’Etat l’est pour la vétusté de la ligne et des matériels roulants.

     

  • Nouveau numéro disponible : n°316 ! (Février 2024)

    Nouveau numéro disponible : n°316 ! (Février 2024)

    Le numéro 316 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? Le réseau ferroviaire mis à mal par les intempéries
    ? Paris – Aurillac. Voyage au bout de la nuit
    ? L’avenir de Fret SNCF
    ? La ligne de la Côte Vermeille. De Narbonne à Port-Bou et d’Elne au Boulou-Perthus
    ? Le service annuel 2024 en Europe

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Keolis conduira le tram de Manchester trois ans de plus

    Keolis conduira le tram de Manchester trois ans de plus

    Transport for Greater Manchester (TfGM), l’autorité organisatrice des transports du Grand Manchester, prolonge de trois années le contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de tramways Metrolink, confié depuis 2017 à la joint-venture KeolisAmey Metrolink Ltd (KAM), qui regroupe le Groupe Keolis (60 %) et l’entreprise britannique Amey (40 %).

    Depuis son inauguration en 1992, le réseau de tramway Metrolink est devenu le plus étendu de Grande-Bretagne, avec 8 lignes totalisant 103 km (troncs communs comptés une fois) et desservant 99 arrêts (à quais hauts), dont l’aéroport international. Circulant dans les rues du centre de Manchester, mais aussi dans certains quartiers en périphérie, les 147 tramways Bombardier M5000 du parc Metrolink empruntent également d’anciennes lignes de trains de banlieue.

    « L’ambition est d’accroître la fréquentation du réseau grâce à une qualité de service aux passagers accrue », déclare la joint-venture KeolisAmey Metrolink, qui souligne que « la sérénité et la sécurité à bord feront l’objet d’une attention toute particulière, dans la lignée des mesures prises depuis 2017 avec la présence renforcée d’agents de sécurité sur le réseau et la signature d’un partenariat avec les forces de police du Grand Manchester ».

     

  • Concurrence Trois nouvelles filiales de la SNCF exploiteront des TER fin 2024

    Concurrence Trois nouvelles filiales de la SNCF exploiteront des TER fin 2024

    Changement d’ère pour la SNCF : depuis le 25 décembre dernier, il n’est plus possible pour les régions de signer une convention d’exploitation des TER, de gré à gré, avec la compagnie publique. L’ouverture à la concurrence devient obligatoire. Jean-Aimé Mougenot, le directeur TER délégué, explique à La Vie du Rail la stratégie suivie jusqu’alors par la SNCF et les conséquences à venir.

     

    La Vie du Rail. Comment vous êtes-vous préparés à cette échéance ?

    Jean-Aimé Mougenot. Le 25 décembre dernier marque une étape importante, puisque depuis cette date les régions ne peuvent plus contractualiser directement avec la SNCF pour l’exploitation de leurs TER. C’est la fin d’un chapitre dans l’histoire de la régionalisation, la fin d’une période de transition qui s’est déroulée entre 2019 et 2023, et pendant laquelle l’ouverture à la concurrence était possible sans être obligatoire. Elle a permis d’entrer concrètement dans la concurrence et surtout de se préparer à son accélération. Rappelons que cette phase transitoire a été relativement rapide : elle a duré cinq ans en France, alors qu’elle a pris 17 ans en Allemagne puisque la possibilité d’ouvrir les TER à la compétition outre-Rhin été ouverte en 1994 et n’est devenue obligatoire qu’en 2011. Un nouveau chapitre s’ouvre donc. Nous nous y préparons depuis longtemps selon plusieurs axes. Dès 2019, quand la région Sud Paca a lancé la procédure pour deux lots, nous avons mis au point notre modèle pour répondre aux appels d’offres. A la fois sur le fond, sur les grands enjeux et les performances, et sur la forme, sur la manière de répondre et les équipes à mettre en place. Nous avons misé sur des équipes mixtes, réunissant des compétences ferroviaires et l’expérience des systèmes concurrentiels au sein de notre groupe (en premier lieu à Keolis) et de l’international. Ce modèle a plutôt réussi et nous allons le poursuivre.

  • Nouveau numéro de VRT disponible !

    Nouveau numéro de VRT disponible !

    VRT est le leader de la presse professionnelle des mobilités, des transports, tant au plan français, européen qu’international !

    Il vous propose chaque mois les actualités des nouvelles mobilités, mais également des évènements à ne pas louper avec la présence des grands acteurs du transports !

     

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  • Le guide pratique des wagons-lits de 1876

    Le guide pratique des wagons-lits de 1876

    Les voyageurs se voyaient remettre gratuitement cet opuscule, vendu au prix de 25 centimes dans les gares. Si le stylo à bille restait donc à inventer, une foultitude d’objets peuplait déjà les premières voitures placées sous la surveillance de leur « conducteur », seul maître à bord dans son bel uniforme d’allure militaire. Outre les horaires des lignes en exploitation dans toute l’Europe, le guide reproduisait un extrait du règlement applicable dans les wagons-lits en 1876. On y apprend, dans la règle 13, que « les conducteurs sont tenus d’avoir à la disposition des voyageurs de leur voiture des rafraîchissements de toute première qualité ». Mais gare aux mélanges d’alcools qui pourraient altérer le sens de l’équilibre chez certains buveurs invétérés ! La règle 11 stipule que « tout objet brisé ou endommagé par un voyageur devra être payé au conducteur, au taux du tarif fixé par la direction ; le conducteur est porteur de ce tarif ».

    Inutile toutefois de s’adresser à lui pour connaître le prix de ce que vous venez de casser, puisque ledit tarif est justement annexé au guide précité. Une soixantaine d’articles différents y sont répertoriés, dans un étonnant inventaire à la Prévert ! Vous avez maladroitement cassé un verre à bière ? Il ne vous en coûtera que 2,25 francs. Si vous avez réussi à abîmer le crachoir ou l’urinoir, l’amende à payer grimpe déjà à 15 ou 32,50 francs. Surtout, évitez de rayer sur une longueur de plus d’un mètre la peinture du plafond et ne malmenez pas davantage la « grande lampe de coupé » : ce sont les éléments de décoration les plus chers de la voiture, à respectivement 175 et 200 francs ! Enfin, si l’addition à payer pour votre maladresse vous paraît un tantinet salée, n’allez surtout pas passer vos nerfs auprès de l’homme à l’uniforme militaire. Le tarif prévoit que si d’aventure vous brisiez la « chaise du conducteur », vous devrez lui donner 45 francs supplémentaires.

     

     

  • L’incivilité et la délinquance reculent de 51 % dans les gares et trains d’Auvergne-Rhône-Alpes

    L’incivilité et la délinquance reculent de 51 % dans les gares et trains d’Auvergne-Rhône-Alpes

    Les actes contre les personnes et les biens, les incivilités et les vols sans violence sont en baisse de 51 %, entre 2021 et 2023, dans les gares et les TER d’Auvergne Rhône-Alpes. A l’occasion d’une visite dans les locaux de la sûreté générale, en gare de Lyon Perrache, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est félicité de ce résultat qu’il attribue aux moyens matériels et humains déployés depuis plusieurs années pour améliorer la sécurité.
    Parmi les actions les plus marquantes, la vidéoprotection figure en bonne place. Ainsi, 2300 caméras ont été installées dans 129 gares pour un budget de 30M€ et les rames (hors Corail) ont également été équipées de caméras. Le Centre Régional de Sécurité des Transports, créé en 2018 et basé à la gare Part-Dieu, est chargé de visualiser les images des gares et de 110 trains. Enfin, depuis 2019, les équipes de la Suge ont été renforcées et comptent désormais 117 agents.
    Il y a un peu plus d’un an, en décembre 2022, un nouveau dispositif baptisé “Gare Sécurité Renforcée” a été lancé à Valence et devrait être dupliqué dans d’autres villes.

     

  • Train de nuit à grande vitesse

    Train de nuit à grande vitesse

    La Chine est le seul pays de la planète à opérer des trains de nuit à grande vitesse. Ces services de couchettes sont exploités à l’aide de trains à grande vitesse CRH1E, CRH2E et CRH5E. Ce service est disponible sur les lignes Pékin – Shanghai et Pékin – Guangzhou. Les voyageurs y dorment profondément à des vitesses allant jusqu’à 250 km/h.

    Il s’agit des trains de nuit les plus rapides au monde. Une nouvelle variante du CRH2E se compose de cabines superposées à deux niveaux au lieu de couchettes. Ces trains ont été surnommés « hôtels en mouvement ».

     

  • Contrat de maintenance pour Alstom dans l’État australien de Victoria

    Contrat de maintenance pour Alstom dans l’État australien de Victoria

    Alstom a annoncé avoir remporté un contrat « d’environ 900 millions d’euros » portant sur la maintenance des trains régionaux VLocity et Classic dans l’État australien de Victoria au cours des dix prochaines années. Montés à Melbourne depuis 2003, sur l’ancien site Bombardier de Dandenong repris par Alstom, le parc VLocity sera entretenu avec les trains Classic sur les sites de West Melbourne, South Dynon et Ballarat East, « garantissant ainsi des centaines d’emplois dans l’État de Victoria au cours de la prochaine décennie ». Alstom précise que 98 % de la main-d’œuvre dédiée à l’entretien des trains VLocity et Classic est basée dans cet État du sud-est de l’Australie, alors que 69 % du matériel de maintenance est fourni par des prestataires locaux. Alstom s’est également engagé à consacrer, pendant toute la durée du contrat, « 6 % de ses dépenses aux 40 fournisseurs à vocation sociale de la région », tout en établissant, sur le site de South Dynon, un centre de contrôle de l’état des trains inspiré du centre de contrôle voyageurs d’Alstom au Royaume-Uni, le but étant d’améliorer la fiabilité et la disponibilité du matériel roulant par une maintenance prédictive. « Les fournisseurs locaux de l’État de Victoria joueront également un rôle important dans la fourniture de pièces détachées, les révisions, les réparations, la maintenance préventive et l’usinage des roues », a ajouté Pascal Dupond, DG d’Alstom pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

     

  • L’Espagne a développé le réseau ferré à grande vitesse le moins cher d’Europe

    L’Espagne a développé le réseau ferré à grande vitesse le moins cher d’Europe

    L’Espagne est le pays européen où construire des lignes à grande vitesse (LGV) coûte le moins cher dans l’Union européenne (UE). Et même dans le monde. C’est la conclusion d’un rapport publié le 6 novembre, commandé par le ministère des Transports à l’agence de conseil en ingénierie Ineco.

    De l’autre côté des Pyrénées, la construction d’un kilomètre de LGV coûte en effet en moyenne 17,7 millions d’euros. Pour l’ensemble des pays de l’UE, ce prix est de 45,5 millions d’euros. En France., le coût moyen d’un km de LGV est de 26,4 millions.

    Le coût de la main-d’œuvre et celui du foncier, plus bas en Espagne que parmi les 26 autres membres de l’Union, expliquent en partie cette différence. Autre facteur central selon l’étude : la popularité de la grande vitesse. Les Espagnols sont généralement favorables à son développement, ce qui rend la phase de conception moins coûteuse et évite les dépenses associées aux solutions techniques ou mesures de compensation imposées par les autorités ou les communautés locales.