les voyageurs se voyaient remettre gratuitement cet opuscule, vendu au prix de 25 centimes dans les gares. si le stylo à bille restait donc à inventer, une foultitude d’objets peuplait déjà les premières voitures placées sous la surveillance de leur « conducteur », seul maître à bord dans son bel uniforme d’allure militaire. outre les horaires des lignes en exploitation dans toute l’europe, le guide reproduisait un extrait du règlement applicable dans les wagons-lits en 1876. on y apprend, dans la règle 13, que « les conducteurs sont tenus d’avoir à la disposition des voyageurs de leur voiture des rafraîchissements de toute première qualité ». mais gare aux mélanges d’alcools qui pourraient altérer le sens de l’équilibre chez certains buveurs invétérés ! la règle 11 stipule que « tout objet brisé ou endommagé par un voyageur devra être payé au conducteur, au taux du tarif fixé par la direction ; le conducteur est porteur de ce tarif ». inutile toutefois de s’adresser à lui pour connaître le prix de ce que vous venez de casser, puisque ledit tarif est justement annexé au guide précité. une soixantaine d’articles différents y sont…