Étiquette : Vapeur

  • Des Mikado françaises en Suisse

    Des Mikado françaises en Suisse

    La vente des locomotives 141 R 1207 et 1332

    Le propriétaire privé Ralph Schorno à Göschenen vend les éléments de ses locomotives à vapeur françaises de fabrication américaine 141 R 1207 et 141 R 1332. Il a acquis les deux locomotives en 2002, lors de la faillite de Walter Ley et les a entreposés à l’abri, dans le dépôt des locomotives de Winterthour jusqu’en 2020. Walter Ley avait dépensé 1,2 million de francs suisses (environ 1,28 million d’euros) pour la révision et Ralph Schorno 1 million de francs suisses (environ 1,07 million d’euros). Après la faillite de la société SLM SARL, Ralph Schorno a démonté les locomotives et les a chargées sur ses propres wagons de marchandises (Smmps). Fin 2023, le matériel roulant est mis en vente :

    • chaudière complète de la 141 R 1207 pour la chauffe au charbon, partiellement révisée et équipée d’une nouvelle boîte à fumée. Les deux thermosiphons doivent être en partie remplacés ;

    • châssis de locomotive avec cadre en barres de la 141 R 1207 avec train de roulement complet, essieux Boxpok ;

    • tender complet de la 141 R 1207, entièrement révisé, avec les bogies diamantés à deux essieux équipés de boîtes à rouleaux ;

    • châssis de locomotive avec cadre monobloc de la 141 R 1332, entièrement révisé ;

    • essieux Boxpok de la 141 R 1332 entièrement révisés.

    Chacun de ces éléments est chargé sur quatre wagons Smmps et un wagon Ks. L’ensemble des autres pièces, comme les bielles motrices, les bielles d’accouplement, les bielles de commande, les thermosiphons Nicholson, le surchauffeur, le préchauffeur, la porte de boîte à fumée, la grille Hulson, le stoker et son moteur, les pompes, les essieux des deux bissels, les ressorts, les cales Franklin, le mécanisme de frein ainsi que les petites pièces sont dans le magasin de Göschenen, pour un poids total estimé à 60 t._

  • A Nîmes, le printemps de la 140 C 27

    A Nîmes, le printemps de la 140 C 27

    Elle faisait sa pause hivernale au Musée du chemin de fer de Nîmes après avoir parcouru plus de 2 400 km en 2022. Pour la locomotive à vapeur 140 C 27, une machine historique de 1917, la date du 18 mars a sonné le jour du réveil. Une aubaine pour les visiteurs qui se trouvaient au musée ce jour-là… Après plusieurs essais et tests des dispositifs de sécurité, la machine a pu faire quelques mouvements de manoeuvre dans l’enceinte du dépôt. Après un premier mouvement en marche arrière pour emprunter la plaque tournante, la locomotive a rejoint une voie de service pour rouler sur quelques centaines de mètres en marche avant et en marche arrière. Après ces manoeuvres réussies, la locomotive a repris sa place sous la rotonde, prête à entamer la saison 2023.

    La machine appartient à la Compagnie internationale des trains express à vapeur (Citev), et c’est le Groupement d’aide au développement des exploitations ferroviaires touristiques (Gadeft) qui assure son entretien. « Nous allons nous faire prêter des voitures voyageurs historiques par l’association Les Chemins de fer du Creusot afin de réaliser une composition de train historique la plus réaliste possible », explique Quentin Schneider, président du Gadeft. Par ailleurs, les membres du Gadeft ont entrepris de restaurer une voiture voyageurs de 1916, qui fait partie des collections du Musée du chemin de fer de Nîmes, musée géré par la section nîmoise de l’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur. Le véhicule servira de voiture de cantonnement pour les équipes de service. Les 1er et 2 avril, une circulation spéciale, réservée aux membres de l’association, était prévue jusqu’au Creusot, où la 140 C 27 devait faire des essais de double traction avec la 241 P 17. Et bien sûr, les 6, 7 et 8 mai, la 140 C 27 sera présente au Festival Vapeur 2023 de l’Ajecta à Longueville.

  • Festival vapeur 2023 de l’Ajecta. Appel aux bénévoles !

    Festival vapeur 2023 de l’Ajecta. Appel aux bénévoles !

    Les 6, 7 et 8 mai, l’Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois (Ajecta) organise à Longueville (Seine-et-Marne) le festival vapeur 2023.

    Pour cet événement national, de nombreux matériels historiques – locomotives à vapeur, autorails, machines électriques ou diesels, train militaire – seront rassemblés.

    L’Ajecta recrute des bénévoles pour renforcer ses équipes et assurer l’accueil des visiteurs et des associations participantes, la logistique du festival, la surveillance des lieux…

     

    ? Si vous souhaitez participer à cette manifestation d’exception et contribuer à son succès, inscrivez-vous sur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeGX4JsDGa0v8QncUXAS0Z5YhpPzGV2dhYKtgfyJ53pRwHELw/viewform?usp=sf_link

  • Pacific, championne de la vapeur

    Pacific, championne de la vapeur

    Les toutes premières Pacific ont été construites aux États-Unis. La première est apparue dès 1892 sur le Chicago-Milwaukee. C’est en France, dès le mois de juillet 1907, que la toute première Pacific d’Europe a été produite. Préparée en 1906 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, elle était destinée à pallier l’insuffisance des machines de génération antérieure dévolues au service des rapides et express – et tout particulièrement les Atlantic 221 – qui étaient handicapées par des chaudières trop petites. Le succès du prototype fut presque immédiat. Au début de l’année 1911, leur parc atteignait déjà les 230 unités, parmi lesquelles 150 pour le seul réseau d’Orléans.

    Dans l’imaginaire de l’époque, la Pacific devint vite la dernière merveille de la technique. Et pour cause. C’était la première locomotive de vitesse dont la puissance aux cylindres égalait, voire dépassait, les 2 000 ch. L’une de ses représentantes allait même acquérir une renommée internationale. Il s’agissait d’une sujette de Sa Majesté, répondant au doux nom de « Mallard », et appartenant à la classe A4 du LNER (London and North Eastern Railway). Ce réseau souhaitait lancer une nouvelle relation rapide entre Londres et Newcastle, qu’il baptisa « Silver Jubilee » en hommage aux 25 ans de règne du roi Georges V. Allait-on faire remorquer ces trains de prestige par de futures locomotives diesel qui pointaient déjà le bout de leur nez ? Les moteurs thermiques n’avaient pas été suffisamment éprouvés et, après moult discussions, il fut donc décidé de construire quatre nouvelles Pacific dérivées de la classe A3.

    Ces machines, formant la classe A4, étaient carénées et arboraient une livrée argent, tout comme le nouveau matériel remorqué. De 1936 à 1938, 31 autres exemplaires allaient suivre. Sir Nigel Gresley avait dessiné la classe A4, avec ses grandes roues de 2,03 m de diamètre, pour aller très vite. Le 3 juillet 1938, la 4468 « Mallard », en tête d’une rame de 244 t, atteint la vitesse incroyable de 201,2 km/h entre Little Bytham et Essendine, sur l’East Coast Main Line. Cette machine n’était alors en service que depuis cinq mois ! Ce record mondial de vitesse en traction vapeur ne sera jamais battu.

     

    ? Cet article fait parti de La Vie du Rail Magazine n°3394 : https://www.europechina.net/magazines-archives/la-vie-du-rail-magazine-mensuel/K3394/