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Étiquette : Trains de nuit

Le train de nuit pollue moins que le TGV
Les résultats d’une nouvelle étude, menée par le cabinet spécialisé « Objectif Carbone », donnent le sourire aux partisans du train de nuit. Selon ses auteurs, au-delà d’une certaine distance, entre 750 à 1500 km, le train de nuit affiche un meilleur bilan carbone que la grande vitesse. En effet, explique l’association Oui au train de nuit, le train de nuit bénéficie « d’une électricité bas carbone en heure creuse la nuit ». De plus, sa vitesse – 100 km/h au lieu de 300 km/h environ – « réduit fortement la consommation énergétique et l’usure des voies« . Bien que le TGV transporte plus de voyageurs sur une plus grande distance et parcourt plus de kilomètres dans un journée, « cela ne permet pas de compenser les trois effets précédents., note l’association dans un communiqué.
D’où sa demande réitérée de déployer les trains de nuit « sans attendre et en complément de la grande vitesse ». Et de conclure : « Cette nouvelle étude vient rebattre les cartes puisque, sur ces dernières décennies, la grande vitesse a été financée à hauteur de 100 milliards d’euros en France, alors que l’offre en trains de nuit a été réduite jusqu’à leur quasi-disparition ».

Train de nuit à grande vitesse
La Chine est le seul pays de la planète à opérer des trains de nuit à grande vitesse. Ces services de couchettes sont exploités à l’aide de trains à grande vitesse CRH1E, CRH2E et CRH5E. Ce service est disponible sur les lignes Pékin – Shanghai et Pékin – Guangzhou. Les voyageurs y dorment profondément à des vitesses allant jusqu’à 250 km/h.
Il s’agit des trains de nuit les plus rapides au monde. Une nouvelle variante du CRH2E se compose de cabines superposées à deux niveaux au lieu de couchettes. Ces trains ont été surnommés « hôtels en mouvement ».

LE GRAND RETOUR DES TRAINS DE NUIT – Une histoire des trains de nuit
Dès les débuts de l’aventure ferroviaire, le voyageur cherche à trouver le sommeil à bord des trains. Bientôt apparaissent les premières voitures spécialement conçues pour faciliter
le travail du marchand de sable. Pendant des décennies, le train de nuit contient la promesse d’un voyage au long cours. Puis, avec la démocratisation du transport aérien et l’avènement
du règne de l’automobile, il s’est doucement effacé des voies ferrées en France et en Europe. Après des années de déclin et de sous-investissement de la part des compagnies ferroviaires,
le train de nuit est de retour sur le devant de la scène ! Il constitue aujourd’hui une réponse face aux enjeux environnementaux. Les trains de nuit bénéficient également de l’aspiration à
une nouvelle façon de voyager, où l’on prend son temps pour le plaisir de se déplacer, où l’aventure débute sur le quai d’une gare.Longtemps, rien n’était prévu pour faciliter le sommeil du voyageur pendant les trajets nocturnes. Dans le meilleur des cas, les compagnies ferroviaires vous proposaient un oreiller ou des chaussons. C’est aux États-Unis qu’un entrepreneur audacieux et fatigué de l’inconfort des trains crée en 1863 le premier wagon-lit. Depuis, le sommeil a gagné les trains.
Dès le tout début de la grande aventure ferroviaire, les trains circulent la nuit. Les temps de parcours ne laissent en effet guère le choix aux compagnies. Rien n’est prévu alors pour
permettre aux voyageurs de dormir correctement. Mais, très vite, de nouveaux matériels vont leur permettre de tomber dans les bras de Morphée tout en se déplaçant sur des centaines de kilomètres.
Le train de nuit Paris – Berlin de nouveau sur les rails
Supprimé en 2014, le train de nuit Paris renaît de ses cendres à l’occasion du nouveau service horaires 2024, ainsi que le Bruxelles – Berlin, un jour après le lancement de la nouvelle relation de nuit Paris – Aurillac.
Retour en arrière. Courant 2015 les chemins de fer allemands avaient annoncé qu’ils abandonneraient en décembre 2016 l’exploitation en Allemagne des trains de nuit faute de rentabilité et de l’obligation de renouveler à court terme le matériel utilisé. Les chemins de fer autrichiens ÖBB avaient alors repris quelques relations internationales de nuit entre l’Autriche ou la Suisse et l’Allemagne. En décembre 2021 les ÖBB en collaboration avec la SNCF et la DB avaient relancé juste après la crise sanitaire un train de nuit entre Paris et Vienne circulant dans chaque sens trois fois par semaine, et qui au bout de deux ans d’exploitation connait un taux de remplissage en moyenne autour des 75 % et 100 % à certaines périodes. A cette occasion il avait été présenté un calendrier de rétablissement de liaisons de nuit abandonnées et de création de nouvelles lignes de train de nuit dans le cadre du futur réseau TEE 2.0.
Ce rêve est donc devenu réalité depuis le 11 décembre, date à laquelle est parti à 20 h18 de la gare souterraine de Berlin Hauptbahnhof le premier Nightjet Berlin – Paris Est / Bruxelles Midi reliant Berlin avec deux autres capitales européennes. A bord, des officiels, des journalistes et des jeunes français et allemands.
Pour l’instant il circule trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis au départ de Paris Est et les lundis, mercredis, et vendredis au départ de Berlin Hbf, avant de devenir quotidien dès octobre 2024.
>> Retrouvez les trains de nuit dans le numéro d’hiver de La Vie du rail Magazine spécial sur ces trains fascinants ? Sortie le 19 décembre !

L’Ecosse nationalise l’exploitation des trains de nuit avec Londres
Le 2 mars, le gouvernement écossais a annoncé que sa holding publique Scottish Rail Holdings (SRH) reprendrait à l’entreprise britannique de services Serco l’exploitation des trains de nuit Caledonian Sleeper le 25 juin prochain. Ces trains relient 43 gares écossaises à Londres, avec arrêts à Preston et Crewe, dans le nord-ouest de l’Angleterre, pour certaines dessertes, les autres marquant un arrêt à Carlisle, dans l’extrême nord de l’Angleterre, et à Watford, dans la grande banlieue londonienne.
La holding SRH a été mise en place par l’agence Transport Scotland dans le cadre du remplacement d’Abellio comme opérateur des trains de la franchise ScotRail. Ce dernier nom est, depuis le 1er avril 2022, celui porté par l’opérateur public des trains écossais, sous la supervision de SRH.
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