Blog

  • Les contrôleurs européens réunis à Bilbao

    Les contrôleurs européens réunis à Bilbao

    C’est à Bilbao, au Pays basque espagnol, que l’Association européenne des agents du service commercial des trains
    (AEASCT) a choisi d’organiser son 68e congrès, du 2 au 6 mai. Une centaine de membres, venus de différents pays –
    France, Suisse, Allemagne, Hollande, Portugal et Espagne – y ont participé. Cette rencontre annuelle, organisée chaque fois dans un pays différent, permet de partager des moments privilégiés de convivialité et d’amitié. Ainsi, après les travaux, les congressistes ont visité la vieille ville, le musée Guggenheim et le Musée basque du Chemin de fer à Azpeitia (où ils ont fait une balade en train à vapeur). Ces rencontres européennes se sont terminées par une soirée de gala. Le prochain congrès aura lieu à Stuttgart en Allemagne du 15 au 19 mai.

  • Bienvenue à bord du Chemin de fer de la Vallée de l’Ouche

    Bienvenue à bord du Chemin de fer de la Vallée de l’Ouche

    La saison bat son plein au Chemin de fer de la Vallée de l’Ouche (CFVO), un train touristique né il y a plus de quarante ans au cœur de la Bourgogne, dans le département de la Côte-d’Or, et qui fait revivre l’époque des trains à vapeur. Le train circule sur un parcours de 14 km aller-retour (voie de 0,60), une section de l’ancienne ligne Epinac – Pont d’Ouche, construite en 1830. Il relie les anciennes gares de Bligny-sur Ouche, Thorey-sur-Ouche et Pont d’Ouche, son terminus. Ambiance champêtre garantie grâce à l’itinéraire qui traverse les pâturages, les forêts et les taillis le long des méandres de la rivière l’Ouche. Les quatre voitures ouvertes (40 places assises) permettent aux passagers d’apprécier les paysages bucoliques de la vallée.

    De plus, les bénévoles de l’association ont aménagé deux baladeuses pour que celles-ci puissent accueillir les personnes handicapées en fauteuil roulant. Bon à savoir: on peut embarquer à bord du train avec son vélo pour découvrir et pique-niquer au bord du canal de Bourgogne, une fois arrivé à Pont d’Ouche.

    D’authentiques locomotives à vapeur 

    L’association utilise d’authentiques locomotives à vapeur historiques en état de marche. Parmi celles-ci, la 030T Couillet, qui date de 1910. Cette machine provient de la société anonyme des usines métallurgiques du Hainaut, en Belgique. Elle a été utilisée par la Sucrerie de Maizy, dans l’Aisne, pour remorquer les trains de betteraves, avant d’être réquisitionnée durant la Première Guerre mondiale pour acheminer des hommes et des munitions sur le front, notamment pendant la bataille du Chemin des Dames. Cette locomotive est classée monument historique depuis 2004, ce qui fait la fierté du CFVO. Elle est la vedette de l’un des trains thématiques organisés par l’association en plus des circulations classiques, le train militaire 1914-1918, une reconstitution historique programmée pour le 11 novembre 2024. Pour l’occasion, une rame militaire de la Première Guerre mondiale sera attelée à la locomotive à vapeur.

  • Le 11 juin 1944, gare de Mussidan.

    Le 11 juin 1944, gare de Mussidan.

    Le 11 juin dernier, les habitants de Mussidan en Dordogne, y compris les enfants des écoles primaires, se sont réunis sur le parvis de la gare pour commémorer une action de la Résistance menée quatre-vingts ans plus tôt. Le 11 juin 1944, dans le but de retarder les renforts allemands destinés au front de Normandie, 200 résistants du 4e bataillon FTP attaquent un train blindé ennemi, chargé de protéger la ligne ferroviaire Bordeaux – Périgueux. Cette ligne est alors la seule encore en état pour le transfert d’éléments de la division SS Das Reich, stationnée à Périgueux, et pour le transit de pièces d’avions assemblées dans les carrières souterraines de Saint-Astier. « L’un des nôtres est passé sous la chaudière de la locomotive et est remonté sur le train pour y déverser ses grenades. C’était très dangereux. Nous ne pensions pas à la peur », explique Albert Laborie, 99 ans, le dernier résistant rescapé de cette journée qui se terminera de manière tragique.

    A l’époque, il avait 20 ans et son nom de guerre était Théo. « Aujourd’hui, on m’appelle encore Théo », dit-il en souriant. La destruction du train entraîne la mort de neuf maquisards, dix soldats ennemis et du cheminot réquisitionné, Marcel Chiesa, chef de train et conducteur. À ce moment-là, la 11e Panzer Division blindée de la Wehrmacht, en provenance de Bordeaux, arrive à Mussidan de manière inattendue. Elle attaque aussitôt les maquisards, qui parviennent à se replier.

    Par mesure de représailles, l’occupant, fou de rage, procède à une rafle de plus de 350 personnes parmi la population de Mussidan et des villages voisins, et sélectionne des hommes de plus de 16 ans, mal rasés, portant des chaussures sales et des habits froissés, et donc considérés comme maquisards. Dans la soirée, cinquante-deux civils, dont le maire Raoul Grassin et son secrétaire Camille Christmann, sont froidement exécutés par la Gestapo. Deux hommes blessés survivront par miracle. Cent douze personnes seront déportées. Le massacre des civils à Mussidan situe la cité périgourdine à la dixième place des villes martyres en France. Le 11 juin dernier, en présence des écoliers, Albert Laborie confiait: « Je suis très heureux de voir cette jeunesse ici. Cela fait du bien. Il faut en parler. Il ne faut pas oublier… »

  • La 14e saison des Trains pas comme les autres débute à San Francisco

    La 14e saison des Trains pas comme les autres débute à San Francisco

    Philippe Gougler et son équipe sont de retour sur France 5 pour une 14e saison de la série Des trains pas comme les autres. Pendant tout l’été, vous avez rendez-vous tous les jeudis à 21 h pour découvrir de nouvelles aventures ferroviaires aux quatre coins de la planète. Au programme six destinations inédites : San Francisco, Bavière, Slovénie, Kazakhstan, Laos et Vietnam. Le premier épisode nous emmène sur la côte ouest des Etats-Unis, dans le nord de l’Etat de Californie. Nous sommes à San Francisco!

    Les tramways y sont apparus dans le courant du XIXe siècle, mais tractés par des chevaux, ils ne pouvaient pas grimper les pentes les plus importantes. Créés en 1873 pour dompter les collines les plus abruptes de la cité, les cable-cars n’ont pas de moteur. En montée, ils s’agrippent à un câble situé directement sous la chaussée et qui assure la traction jusqu’en haut de la côte. Ensuite, ils dévalent la pente, la vitesse étant régulée par le conducteur. Un travail physique qui demande également la plus grande concentration. Aujourd’hui, les cable-cars participent au charme de la ville et sont plébiscités par les touristes.

    Philippe Gougler s’attarde sur le patrimoine historique. Mais il teste également la modernité technologique avec la voiture autonome. Le journaliste se rend ensuite en gare de Salinas, dans le sud de San Francisco. Il monte à bord du Coast Starlight, un train opéré par Amtrak, qui relie les grandes villes de la côte Ouest, de Seattle à Los Angeles, en passant par Portland, Eugene, Sacramento, San José et Santa Barbara. Le parcours dure 35 heures. Mais le journaliste ne l’emprunte que sur une courte portion, jusqu’à Santa Barbara.

    Sur la plage, où les surfeurs pullulent dans les vagues, il rencontre un pratiquant de « dog surfing ». Une activité qui consiste à surfer des vagues avec un paddle et son chien! De retour à San Francisco, Philippe Gougler arpente le mythique Golden Gate Bridge, le monument le plus emblématique de la ville, celui de toutes les cartes postales et des boules à neige. L’ouvrage raconte aussi une tout autre histoire. Il est le site préféré des désespérés qui souhaitent mettre fin à leurs jours : plus de 1600 suicidés y ont effectué le grand saut.

  • Il y a 80 ans, le bombardement de la gare de Busigny

    Il y a 80 ans, le bombardement de la gare de Busigny

    Le 1er mai, la municipalité de Busigny (Nord) a rendu hommage aux victimes des bombardements subis par la gare il y a quatre-vingts ans. Une plaque a été dévoilée près du quai n° 1, en présence du sous-préfet de Cambrai, de nombreux élus et d’une assistance nombreuse. Le 30 avril 1944, vers 19 heures, la gare de Busigny et son quartier étaient bombardés par soixante-quinze bombardiers du 409e groupe de l’US Air Force, dans le cadre des opérations préliminaires au débarquement des Alliés en Normandie.

    En trois vagues successives, toutes les installations ferroviaires ont été détruites. De plus, trois omnibus, avec des voyageurs à bord, attendaient la correspondance du train Dijon – Lille, en retard. Les bombardements ont entraîné 400 blessés et la mort de plus de 120 victimes civiles. Le 2 mai, la gare était de nouveau bombardée par l’Allied Expeditionary Air Force.

  • photos de différents types de trains, des vidéos de voyages en train, ainsi que des conseils et des anecdotes sur les voyages en train

    photos de différents types de trains, des vidéos de voyages en train, ainsi que des conseils et des anecdotes sur les voyages en train

    C’est à Bilbao, au Pays basque espagnol, que l’Association européenne des agents du service commercial des trains (AEASCT) a choisi d’organiser son 68e congrès, du 2 au 6 mai. Une centaine de membres, venus de différents pays – France, Suisse, Allemagne, Hollande, Portugal et Espagne – y ont participé. Cette rencontre annuelle, organisée chaque fois dans un pays différent, permet de partager des moments privilégiés de convivialité et d’amitié. Ainsi, après les travaux, les congressistes ont visité la vieille ville, le musée Guggenheim et le Musée basque du Chemin de fer à Azpeitia (où ils ont fait une balade en train à vapeur). Ces rencontres européennes se sont terminées par une soirée de gala. Le prochain congrès aura lieu à Stuttgart en Allemagne du 15 au 19 mai.

  • Quand le train des Empereurs transformait l’Éthiopie

    Quand le train des Empereurs transformait l’Éthiopie

    Direction la corne de l’Afrique dans ce reportage de l’émission d’Arte Invitation au voyage. Depuis plus d’un siècle, un train traverse les étendues arides de l’est Éthiopien. Initialement, cette ligne reliait Djibouti et la mer Rouge aux hauts plateaux abyssins et à la capitale de l’Éthiopie, Addis Abeba. Le train accomplissait ainsi un périple qui démarre à 6 mètres au-dessus de la mer et s’achève à plus de 2400 m d’altitude. A Addis Abeba, le quartier Le Ghar – un nom qui vient de la « gare » française »- entretient le souvenir de son âge d’or
    ferroviaire. Sa belle gare a été mise en service en 1929.

    Autour, le quartier qui logeait les cheminots de la compagnie ferroviaire est toujours habité. Il n’est pas rare d’y croiser d’anciens employés qui parlent encore un français impeccable et qui pointent avec talent sur les terrains de pétanque.
    Cet héritage français est directement lié à la genèse de la ligne. Unique pays d’Afrique à être toujours resté indépendant, l’Éthiopie a fait du train une priorité pour se moderniser et permettre son développement économique. L’Empereur Ménélik II se méfie des grandes puissances européennes, qui ont la fâcheuse habitude de coloniser les pays qu’elles visitent. En 1893, il choisit de se tourner vers l’ingénieur Alfred Ilg, un citoyen suisse qu’il connait bien puisqu’il est son conseiller depuis de nombreuses années.

    Il lui confie la construction d’un chemin de fer qui reliera Djibouti à sa capitale. La Confédération helvétique n’entretenant pas de visées colonialistes, Alfred Ilg semble être l’homme de la situation. Mais, afin de bénéficier d’un accès à la mer Rouge, l’Éthiopie doit forcément s’entendre avec une puissance coloniale européenne. L’Italie occupe alors l’Erythrée, la France s’est installée à Djibouti et la Grande-Bretagne domine le Somaliland. Considérée moins dangereuse par le Négus, la France est choisie.

    En 1894 la décision est prise et, en accord avec les autorités françaises, Addis-Abeba, la toute nouvelle ville fondée par l’empereur, est reliée à Djibouti par une voie ferrée. La Compagnie impériale du chemin de fer éthiopien est créée et le français est adopté dans la formation des cheminots, comme dans l’exploitation.

  • Le festival de théâtre de l’UAICF Ile-de-France

    Le festival de théâtre de l’UAICF Ile-de-France

    Les trois coups vont bientôt résonner sur la scène du théâtre Traversière à Paris, dans le quartier de la Gare de
    Lyon. Le lieu doit accueillir le festival de théâtre UAICF Ile-de-France du 25 au 30 juin. Plusieurs troupes de cheminots comédiens amateurs sont à l’affiche de l’événement, baptisé Cheminots en Seine. Le festival est organisé en partenariat avec les Casi SNCF de Paris-Est, Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare, Paris Sud-Est, Paris-Rive Gauche, ainsi qu’avec Mutuelle Entrain. Au programme : Cercles et fictions par le Théâtre du Non-Lieu (25 et 30 juin), Délires et combines par la Compagnie dramatique

    L’Equipe (26 et 27 juin), 4 pièces sur jardin par Les Tréteaux de Lutèce (27 et 28 juin), Les mémés folles par Dom-Tom (29 juin), et Clin d’œil à Prévert par Le Chapeau d’un autre (29 et 30 juin).

  • L’artiste JR embarque à bord  du Venise Simplon-Orient-Express

    L’artiste JR embarque à bord du Venise Simplon-Orient-Express

    Dans le cadre de la Biennale de Venise 2024, une exposition flottante inédite en son genre offrait l’image surréaliste d’une luxueuse voiture du Venise Simplon-Orient-Express juchée sur une péniche naviguant sur un canal vénitien. Baptisée l’Observatoire, elle a été présentée du 17 au 22 avril au public qui pouvait regarder à travers les lucarnes en forme d’oculus pour découvrir la décoration signée par l’artiste français JR.

    Créé en 1982 par James Sherwood, le Venise Simplon-Orient-Express (VSOE) est aujourd’hui exploité par la société britannique Belmond, qui appartient au groupe français du luxe LVMH. Ce train de luxe circule aujourd’hui de Londres à Venise ou Vérone, via Paris. La composition de la rame impressionne avec ses 17 voitures rénovées notamment par les ateliers ferroviaires d’ACC Ingénierie et Maintenance, à Clermont-Ferrand.
    JR a puisé dans plusieurs inspirations pour réaliser cet aménagement intérieur tout en surprises, en créant une multitude de détails, certains cachés.

    Notamment, dans sa passion née pendant l’enfance pour les trains : « Mon histoire avec les trains remonte à il y a très longtemps. Ils ont toujours été une inspiration pour moi. Quand j’étais petit, je m’asseyais près de la fenêtre et je regardais le monde passer. Observer le paysage changeant à partir d’une bulle a quelque chose de particulier, comme si vous voyagiez à travers différents mondes. Lorsque j’ai commencé à créer des œuvres d’art, j’ai réalisé que les trains étaient un moyen de faire voyager mes œuvres, et j’ai donc commencé à remplacer les plans de métro par mes photos.

    Cela me permet d’envoyer mon art vers l’inconnu, comme un message dans une bouteille. » Mais, il s’est également inspiré de son propre studio d’art à Paris, des observatoires astronomiques et des cabinets de curiosités de l’Europe
    de la Renaissance.

  • La Chorale mixte SNCF de Bordeaux recrute

    La Chorale mixte SNCF de Bordeaux recrute

    Elle a beau avoir été créée il y a plus de 130 ans, la Chorale mixte SNCF de Bordeaux est toujours bien vivante. Elle réunit actuellement 15 femmes et hommes, placés sous la houlette de Sonia Nédélec, chef de chœur. La chorale se produit régulièrement dans les maisons de retraite du département, ce qui plaît beaucoup aux résidents de ces Ehpad. Le répertoire est varié : variétés, gospel, classique et chants de marins, ainsi que des classiques de la chanson française : Piaf, Brassens, Renaud… A noter une initiative originale puisque la chorale interprète aussi des compositions créées par les soignants travaillant dans les hôpitaux comme, par exemple, Le blues de la blouse, « un morceau très apprécié par les résidents des Ehpad », commente Marie-Claire Couturier, présidente de la
    chorale.

    Afin d’étoffer son répertoire et de permettre au groupe de s’orienter en partie vers les chants du monde (chants slaves,chants basques…), la chorale recrute actuellement des sopranos, des altos, des ténors et des basses. Autant de voix aptes à faire apprécier la culture et les différents rythmes des cinq continents. « Les débutants sont acceptés. Nous accueillons toutes celles et tous ceux, cheminots ou non, qui souhaitent faire vibrer leur corps et chanter avec leur cœur. Et ceci sans formation spécifique. Il n’est pas nécessaire de savoir déchiffrer les partitions pour nous rejoindre », précise Marie-Claire Couturier, selon laquelle les bienfaits du chant sont multiples : « Chanter est une source de plaisir. Et c’est dynamisant. De plus, cela fait travailler la mémoire, mais aussi la technique vocale : la respiration, la tenue de voix. Et puis, les concerts sont de vrais moments de convivialité, de rencontres et d’échanges. »

    Autre source de motivation, la chorale mixte SNCF de Bordeaux a été choisie pour organiser en 2025 le rassemblement national des chorales de l’UAICF (Union artistique et intellectuelle des cheminots français) qui regroupera plus de deux cents personnes de France. En attendant, les répétitions ont lieu chaque mardi de 9h30 à 11h dans les locaux de la SNCF, rue Amédée Saint-Germain (quartier de la gare).