Catégorie : National

  • Greenpeace prône des « tickets climat » abordables pour prendre les transports publics

    Greenpeace prône des « tickets climat » abordables pour prendre les transports publics

    La France se place à la 21ème position dans un classement établi par Greenpeace et prenant en compte, dans 30 pays européens et leur capitale, le prix des transports publics, les tarifs sociaux et la simplicité des abonnements. Le Luxembourg, où les transports publics sont gratuits, arrive en tête de ce classement, suivi par Malte, l’Autriche, l’Allemagne, Chypre et l’Espagne. Notre pays se situe au même niveau que la Finlande, l’Italie et la Slovaquie. La Bulgarie figure en dernière place.

    L’organisation écologique reproche notamment au système français la cherté des trains et leur manque d’intégration tarifaire au niveau national. Elle juge aussi élevé le coût de l’abonnement annuel pour se déplacer à Paris (925 euros) car il couvre toute l’Ile-de-France et ne correspond pas à une formule pour se déplacer uniquement dans la capitale. A l’inverse, elle salue la tarification sociale à l’échelle de la région francilienne.

    Pour Greenpeace, les formules doivent être simples, couvrir tous les modes de transport, être abordables pour tous et gratuits ou moins chers pour les jeunes, les handicapés, les chômeurs, les retraités…Plus généralement, « Greenpeace appelle les gouvernements à introduire des « tickets climat » abordables pour les transports publics, comme l’ont fait l’Allemagne et la Hongrie » début mai. L’Allemagne en particulier a lancé un forfait à 49 euros par mois, donnant accès à tout le réseau sauf les grandes lignes.

     

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  • Comment Transilien forme ses futurs conducteurs

    Comment Transilien forme ses futurs conducteurs

    Le recrutement de conducteurs est un enjeu prioritaire à la SNCF qui veut mettre les bouchées doubles. Tout particulièrement en Ile-de-France où elle a recruté l’an dernier 200 agents de conduite. « Cette année, nous allons multiplier les recrutements par deux pour l’Ile-de-France. Et pour l’ensemble de la France, nous voulons recruter 1 000 stagiaires conducteurs au total », détaille Xavier Lacaze, directeur Offre formation et prospective à SNCF Voyageurs. La demande est forte non seulement car la période de ralentissement des embauches liée au covid se fait encore sentir mais aussi parce que de nouvelles lignes vont entrer en service, notamment la future ligne Eole, et les besoins vont se renforcer dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques 2024.
    D’où une forte activité sur le Campus Ile-de-France de Transilien situé à Saint-Denis. Ce site, qui forme chaque année des candidats à la conduite par groupe de 8 à 12 élèves, dispose d’une vingtaine de simulateurs de conduite. Une formation ouverte à tous les profils, y compris ceux qui n’ont pas le Bac, à condition d’être motivé et… sérieux. La SNCF a créé un site (https://sncf-mooc.fr), pour se faire une idée du métier, mais aussi s’entraîner à la conduite virtuelle et obtenir un certificat qui peut alléger les apprentissages.
    « Il n’y a pas de barrières à cette formation. Tout ce que les élèves doivent savoir pour conduire un train, nous leur apprenons. Y compris des éventuelles mises à niveau dont certains pourraient avoir besoin. Il faut seulement être motivé et apprendre », souligne Laurent Drach, le directeur du campus d’Île-de-France.
  • RER métropolitains. Une révolution nécessaire en douze points clés

    RER métropolitains. Une révolution nécessaire en douze points clés

    Fervent défenseur depuis des années des RER métropolitains, Jean-Claude Degand a participé à la création, en début d’année, de l’association Objectif RER métropolitains, dont il est devenu l’un des porte-parole. Il explique les conditions de réussite de ces nouveaux services ferroviaires que le gouvernement souhaite soutenir.

     

    L’annonce présidentielle de l’objectif de mise en place de dix RER dans les grandes agglomérations a été reçue positivement mais n’en finit pas d’être commentée, avec parfois des interrogations, voire des interpellations. L’ambition est de développer puissamment le transport public comme alternative à la voiture particulière qui s’essouffle en ce début de siècle, tentative attendue de penser la transition écologique à l’échelle des territoires. Il va falloir penser sur le long terme les mobilités et l’aménagement des territoires périurbains, donner des prérogatives claires et des moyens financiers assurés à des autorités identifiées et responsabilisées. Une dimension est peu évoquée, c’est le retard français en ce domaine vis-à-vis de ses voisins européens, à commencer par son grand voisin allemand qui dispose de 14 réseaux RER (S-Bahn pour SchnellBahn) et d’une économie ferroviaire bien plus développée. Retard évidemment vis-à-vis de la Suisse, mais aussi de l’Espagne ou de la Scandinavie. Et ce n’est sûrement pas un hasard si le premier réseau de ce type s’est mis en place à la fin de l’année dernière à Strasbourg.

  • Le tram jusqu’à l’aéroport de Mérignac, premier acte du lifting des transports bordelais

    Le tram jusqu’à l’aéroport de Mérignac, premier acte du lifting des transports bordelais

    Vingt ans après son inauguration, le tramway bordelais va enfin desservir l’aéroport. Les cinq kilomètres qui permettent de rejoindre le pôle aéroportuaire de Mérignac sont entrés en service samedi 29 avril. C’est le premier acte de la transformation des transports urbains et périrubains de Bordeaux qui va s’échelonner jusqu’à la rentrée 2023.

    Grand chambardement dans les transports publics bordelais. C’est la signature Keolis sur le contrat record de 2,2 milliards d’euros que la filiale de la SNCF a gagné dans la métropole girondine et qui est en œuvre depuis le 1er janvier. Déjà aux manettes à Bordeaux depuis 2008, le groupe a soufflé la politesse à son principal challenger, Transdev, qui conteste le résultat de l’appel d’offres et a formé deux recours devant le tribunal administratif.

    Les juges ne se prononceront pas avant 2024, mais en attendant, le réseau TBM (pour Transports Bordeaux Métropole) se transforme de fond en comble. « Un choc d’offre », selon la formule consacrée. Dans sa réponse, Keolis s’était engagé à améliorer l’efficacité des transports publics, proposer davantage de services et mettre en musique le schéma des mobilités voté par la métropole dirigée par le maire socialiste de Mérignac, Alain Anziani. La collectivité a déjà investi 300 millions d’euros pour le volet mobilité, dont 100 pour le prolongement du tram. Keolis doit en investir 130 millions dans le cadre de la nouvelle DSP.

    Le dynamisme démographique de Bordeaux, la hausse des prix de l’immobilier dans la ville-centre et la conquête de la rive droite de la Garonne délaissée pendant des décennies, expliquent ce grand lifting des transports publics. Si l’inauguration du tramway en 2003 avait transfiguré la cité girondine, vingt ans après, le TGV à deux heures de Paris et les effets du Covid poursuivent le travail.

     

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  • Nouveaux rebondissements pour le train des primeurs

    Nouveaux rebondissements pour le train des primeurs

    Avec le train des primeurs Perpignan-Rungis, on ne s’ennuie jamais. A l’arrêt en 2019, provisoirement sauvé en 2021 avec l’appui de Jean Castex, alors Premier ministre, son service était suspendu depuis le 7 mars 2023, début de la grève reconductible des cheminots contre la réforme des retraites.

    Le 18 avril, Primever, le seul chargeur qui utilise ce service de fret ferroviaire à ce jour (des négociations seraient en cours avec un deuxième chargeur), avait estimé que les conditions étaient réunies pour réutiliser le train des primeurs. Fret SNCF a donc tenté de le relancer, mais la relève du conducteur n’ayant pas pu être assurée en gare de Montauban (le deuxième conducteur était en grève) la cargaison en provenance de Perpignan censée être débarquée au cœur de la nuit au MIN de Rungis est arrivée trop tard, Et a été refusée.

    Primever a alors décidé de passer par la route, et Fret SNCF de suspendre à nouveau le train des primeurs. Pourquoi la SNCF n’a-t-elle pas anticipé l’absence de relève ? Parce que la loi du 21 août 2007 sur le service minimum ne s’applique pas aux cheminots du fret qui n’ont donc pas l’obligation de se déclarer en grève 48 heures à l’avance, contrairement à leurs collègues de l’activité voyageurs.

     

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  • Le groupe SNCF devient « supporteur officiel » des JO 2024

    Le groupe SNCF devient « supporteur officiel » des JO 2024

    Le groupe SNCF a signé, le 25 avril, un accord de partenariat avec le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, pour devenir “supporteur officiel” de l’événement sportif international.
    SNCF Voyageurs assurera le transport ferroviaire des équipes d’athlètes, des arbitres et des membres de la famille olympique et paralympique entre Paris et les villes accueillant les épreuves en régions. Il s’agit d’« accompagner “Paris 2024” dans son ambition d’organiser un événement plus responsable à travers une offre de mobilité durable », explique la SNCF.
    Quant aux agents de Gares & Connexions, ils accueilleront, informeront et orienteront les « millions de visiteurs attendus dans les grandes gares », poursuit l’opérateur ferroviaire. L’information voyageurs sera adaptée et délivrée en français et en anglais. Des espaces dédiés, aux couleurs de l’événement, seront installés dans les grandes gares et « des animations plongeront les voyageurs dans l’ambiance de la compétition dès leur arrivée ».
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  • Les élus donnent de la voix pour tenter de sauver le Lyon-Turin

    Les élus donnent de la voix pour tenter de sauver le Lyon-Turin

    Dans leur revue des projets, les experts du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), ont remis en cause le calendrier de réalisation des accès au tunnel ferroviaire Lyon-Turin côté français. La livraison était attendue à l’horizon 2032-2033.

    Dans leur rapport transmis à la Première ministre fin février dernier, ils préconisent en effet un report de 12 à 15 ans des accès grand gabarit au tunnel de base, alors que les travaux de percement sont en cours d’avancement des deux côtés des Alpes.

    L’immense majorité des élus régionaux tentent de sauver le Lyon-Turin. Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, ils exhortent le chef de l’Etat de ne pas suivre les préconisations du COI. Le 12 avril, une soixantaine de parlementaires (parmi lesquels l’ancien ministre (Renaissance) de la Cohésion des territoires  Joel Giraud, députés des Hautes-Alpes, et deux membres du COI, Philippe Tabarot et Christine Herzog) ont lancé à leur tour  « un appel d’urgence transpartisan » au président de la République.

    « Le plus long tunnel ferroviaire du monde destiné à relier l’Est et l’Ouest de l’Europe, peut-il raisonnablement ne pas avoir de voies d’accès à la hauteur côté français ? » s’interrogent-ils. Appelant à « lancer au plus vite les études de l’avant-projet détaillé de la section française pour sauver la déclaration d’utilité publique », qui arrivera à échéance en 2028. Sans DUP, « la base légale au projet tombera, craignent-ils, libérant la constructibilité sur l’itinéraire depuis Lyon et condamnerait définitivement la liaison Lyon-Turin ».

    Pour rappel, le tunnel transalpin consiste en deux galeries de 57 kilomètres sous le col du Mont-Cenis, entre Saint-Jean de Maurienne côté français, et le Val de Suze côté italien. Objectif, faire circuler des trains pour voyageurs ainsi que des trains de marchandises avec du ferroutage. La livraison des accès grand gabarit au tunnel de base étaient attendus dans moins de dix ans.

     

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  • Retraites : l’intersyndicale appelle à la grève le 20 avril pour exprimer « la colère cheminote »

    Retraites : l’intersyndicale appelle à la grève le 20 avril pour exprimer « la colère cheminote »

    Ils appellent à une « journée d’expression de la colère cheminote » , présentée comme une « étape de préparation »  aux manifestations traditionnelles du 1er mai, qu’ils souhaitent transformer en « journée de mobilisation exceptionnelle et populaire » contre la mesure phare de la réforme, le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans.

     » La promulgation nocturne de la loi ne change rien du tout à notre combat. Nous ne passerons pas à autre chose tant que cette loi n’est pas abandonnée », affirment les quatre fédérations de cheminots qui mènent une grève reconductible depuis le 7 mars dernier.

    Les prévisions de trafic seront publiées le 18 avril après-midi par la SNCF.

     

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  • Occitanie. Une nouvelle convention pour dix ans entre la Région et la SNCF

    Occitanie. Une nouvelle convention pour dix ans entre la Région et la SNCF

    La région Occitanie, présidée par Carole Delga, a adopté le 23 mars une nouvelle convention d’exploitation de transport de voyageurs pour dix ans (2023-2032) avec la SNCF. La feuille de route est ambitieuse.

     

    Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.

    « Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité… ».

  • Ponctualité des TER : les Hauts-de-France s’expliquent sur leurs futures exigences

    Ponctualité des TER : les Hauts-de-France s’expliquent sur leurs futures exigences

    A l’occasion du vote en séance plénière des Hauts-de-France le 30 mars, du contrat de concession de service public attribué à la SNCF pour l’exploitation des TER de l’Etoile d’Amiens, Franck Dhersin, le vice-président régional chargé des Transports, a donné quelques précisions sur les futures obligations de la compagnie ferroviaire. Interrogé notamment sur le niveau de ponctualité demandé dans le contrat (98,5 %, un taux qui n’est tenu par quasiment aucun réseau dans le monde), Franck Dhersin a expliqué que ce taux ne prend pas en compte les causes externes (accidents aux passages à niveau, suicides, heurts d’animaux…). « Seules les causes internes, par exemple liées au matériel ou au personnel, seront comptées. En revanche, je ne peux pas punir une entreprise pour un fait dont elle n’est pas responsable« , a-t-il commenté.

    Actuellement, la ponctualité des TER tourne autour de 87 %, toutes causes confondues. Selon la région, les retards seront comptabilisés à partir de 5 minutes piles et non à 5,59 minutes comme c’est le cas actuellement. « Si la SNCF s’est engagée, c’est qu’elle peut le faire, grâce à une meilleure organisation et à la mise en place d’une société ad hoc. Si elle n’y parvient pas, elle risque des pénalités très fortes, multipliées par quatre. Et en cas de non respect pendant deux années consécutives, le contrat peut être perdu sans aucune indemnité« , a-t-il poursuivi, en rappelant que « l’autre opérateur a aussi accepté ce même taux de ponctualité ». 

    « La réponse de SNCF Voyageurs se traduira notamment par un site de maintenance repensé et modernisé et un centre opérationnel de supervision (24h sur 24- 7 jours sur 7), concentrés à Amiens, au coeur de l’Etoile », a indiqué de son côté la compagnie retenue par les Hauts-de-France.

    Pour améliorer les causes liées au réseau, la région compte sur le contrat de performance déjà conclu il y a un peu plus d’un an avec le gestionnaire des infrastructures ferroviaires. Elle souhaite aussi signer son contrat de plan Etat-Région (CPER), qui se fait attendre et espère des investissements « massifs » sur le réseau de la part de l’Etat. « Sinon, tout tombera par terre!« , s’exclame Franck Dhersin, regrettant que tous les arbitrages passent par Bercy et que « le ministre des Transports ne contrôle pas grand-chose« .