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Catégorie : Matériel / technique

La R&D au coeur du SIFER
Par essence, toutes les entreprises sont condamnées à innover pour ne pas disparaître. Pour autant, toutes ne s’engagent pas dans la recherche qui est forcément très coûteuse. Parmi les sociétés qui investissent, Wago Contact a mis au point des systèmes, en gare ou embarqués, pour assurer la conversion et la transmission des signaux. Depuis 1977, elle a développé des systèmes permettant de remplacer la vis par le ressort dans le domaine du raccordement électrique.
Vollert Anlagenbau GmbH se présente comme leader en matière d’innovation et de développement à travers ses différents systèmes. Parmi eux, on peut citer les robots rail-route qui permettent de contrôler un convoi entier à partir de télécommandes.
Des engins qui s’adaptent aux conditions de voies, de type de fret et de force de traction. Plusieurs groupements travaillent également à promouvoir les innovations.
Parmi eux, Rail Europe Solutions favorise les échanges et la collaboration d’acteurs du ferroviaire depuis plus d’un siècle.
CCB, Rail Europe, Emofer et MFD Atelier Durieux sont désormais réunis pour fournir un ensemble d’équipements ferroviaires spécialisés à commencer par les traverses, en bois et en béton.
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A Nîmes, le printemps de la 140 C 27
Elle faisait sa pause hivernale au Musée du chemin de fer de Nîmes après avoir parcouru plus de 2 400 km en 2022. Pour la locomotive à vapeur 140 C 27, une machine historique de 1917, la date du 18 mars a sonné le jour du réveil. Une aubaine pour les visiteurs qui se trouvaient au musée ce jour-là… Après plusieurs essais et tests des dispositifs de sécurité, la machine a pu faire quelques mouvements de manoeuvre dans l’enceinte du dépôt. Après un premier mouvement en marche arrière pour emprunter la plaque tournante, la locomotive a rejoint une voie de service pour rouler sur quelques centaines de mètres en marche avant et en marche arrière. Après ces manoeuvres réussies, la locomotive a repris sa place sous la rotonde, prête à entamer la saison 2023.
La machine appartient à la Compagnie internationale des trains express à vapeur (Citev), et c’est le Groupement d’aide au développement des exploitations ferroviaires touristiques (Gadeft) qui assure son entretien. « Nous allons nous faire prêter des voitures voyageurs historiques par l’association Les Chemins de fer du Creusot afin de réaliser une composition de train historique la plus réaliste possible », explique Quentin Schneider, président du Gadeft. Par ailleurs, les membres du Gadeft ont entrepris de restaurer une voiture voyageurs de 1916, qui fait partie des collections du Musée du chemin de fer de Nîmes, musée géré par la section nîmoise de l’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur. Le véhicule servira de voiture de cantonnement pour les équipes de service. Les 1er et 2 avril, une circulation spéciale, réservée aux membres de l’association, était prévue jusqu’au Creusot, où la 140 C 27 devait faire des essais de double traction avec la 241 P 17. Et bien sûr, les 6, 7 et 8 mai, la 140 C 27 sera présente au Festival Vapeur 2023 de l’Ajecta à Longueville.

SIFER – Signalisation et commande de trains
Partie intégrante de l’infrastructure, la signalisation est en pleine évolution. De nouveaux systèmes se déploient pour augmenter la capacité des lignes et améliorer la sécurité.
Sferis propose une offre multi-métiers qui comprend une expertise de l’infrastructure, une sécurisation des chantiers ainsi que la régénération et la maintenance des caténaires et de la signalisation. Une approche globale qui permet de proposer des solutions adaptées.
SES-Sterling établie à Hésingue, dans le Haut-Rhin, est spécialisée dans le câblage. Presque centenaire, l’entreprise propose 26 000 références en plus de réaliser des solutions sur mesure selon les besoins de ses clients.
EKE-Electronics est l’un des principaux fournisseurs de systèmes de contrôle et de gestion des trains. L’entreprise propose des outils pour tous les types de transports, de la grande vitesse au tramway en passant par le métro ou le train de banlieue. Des solutions techniques qui peuvent s’adapter aux matériels neufs comme anciens.
Clearsy développe des systèmes et des applications logicielles pour l’exploitation de trains sans conducteurs (GoA3) et sans surveillance (GoA4). Spécialiste du CBTC et de ERTMS/ETCS, elle compte de nombreux clients parmi lesquels Alstom, Siemens, Caf, Infrabel, SNCF Réseau, ou encore la RTM à Marseille ou le Sytral à Lyon.

Trambus de Irizar : de Bayonne à Londres et Madrid
Le constructeur espagnol d’autobus et d’autocars Irizar exporte son modèle entièrement électrique de « trambus » dans sa version 12 mètres à Londres et Madrid : dans la capitale anglaise, le véhicule entre en service en ce début 2023 sur la ligne 132 de Bexleyheath à North Greenwich. Ce sera au tour de Madrid en mai prochain entre Valdebebas et Sanchinarro.Le trambus a été étrenné en 2019 sur l’agglomération de Bayonne (150 000 habitants), desservie par le réseau « Tkik Txak » de la Communauté Pays basque (laquelle a reçu le « Pass d’or » au palmarès 2022 des mobilités de VRT). Aujourd’hui 18 tram-bus articulés Irizar desservent deux lignes de la Côte basque : ils sont totalement électriques, sans émission et leurs batteries se rechargent aux terminus. Cette innovation a été ensuite testée à Marseille, Strasbourg, Barcelone et Saint-Sébastien. Amiens l’a également adoptée, mais après quelques difficultés dues au froid. Récemment, Irizar a conclu deux contrats de ce type avec Berne et Vaduz (Liechtenstein).
Née en 1889 comme fabricante de roues de charrettes, la société Irizar s’est taillée une place dans les mobilités grâce à ses autocars de tourisme, avant de s’ouvrir aux autobus. Avec deux usines à Ormaiztegi et Aduna en Gipuzkoa (province basque de Saint-Sébastien), cette coopérative est également implantée au Brésil, Inde, Maroc, Mexique et République sud-africaine. Elle affiche des ventes annuelles dépassant les 600 millions d’euros et emploie plus de 3 500 personnes dans le monde.
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Alstom reconduit pour la maintenance et l’exploitation de trains par l’Etat du Maryland
Entamée il y a plus de dix ans, la coopération entre Alstom et l’Administration des Transports de l’Etat américain du Maryland (Maryland Transit Administration, MTA) est reconduite avec la signature d’un nouveau contrat d’exploitation et de maintenance sur deux lignes de trains de grande banlieue du réseau MARC (Maryland Area Rail Commuter) pendant une durée initiale de cinq ans. Chiffré à 401 millions de dollars (environ 367 millions d’euros), ce nouvel accord peut être prorogé deux fois, en 2028 et 2033 (sa valeur totale pourrait alors atteindre 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d’euros), et fait suite à l’attribution en 2012 du précédent contrat de services sur les lignes dites de Camden (63 km entre Washington DC et Baltimore, une des plus anciennes du monde, car ouverte en 1830) et de Brunswick (119 km entre Washington et Martinsburg ou Frederick).
Par ce nouveau contrat, Alstom garde la responsabilité de l’exploitation des trains, des services à la clientèle, du personnel, de la maintenance du parc de locomotives et des voitures, ainsi que de la gestion des gares et des installations nécessaires à toutes ces tâches. Depuis 2013, Alstom « a acquis une grande expérience et a prouvé son expertise » en matière de maintenance du parc affecté au réseau MARC, qui comprend 42 locomotives diesel de plusieurs types, 60 voitures Nippon Sharyo MARC II à un niveau et 54 voitures à deux niveaux MultiLevel II (MARC IV) construites en son temps par Bombardier. Les opérations de maintenance comprennent l’inspection quotidienne, l’entretien des équipements, ainsi que la maintenance préventive et corrective, à assurer dans les installations de maintenance du réseau MARC, qui sont la propriété de la MTA.

Les BB 27300 de Transilien ont été achétées par Beacon Rail
C’est la société de leasing de matériel ferroviaire Beacon Rail qui a acquis le lot de douze locomotives BB 27300 de Transilien SNCF Voyageurs, a dévoilé l’entreprise le 1er mars. Elles avaient été mises en vente sur le site spécialisé d’enchères de matériels professionnels, Agorastore entre les 27 et 30 juin 2022 à la demande d’Île-de-France Mobilités.
Ces 12 locomotives BB 27300, qui tractaient des rames VB2N sur la ligne N, ont été retirées du réseau francilien, avec le remplacement de l’ensemble des trains de la ligne par des Regio2N. Néanmoins, elles avaient encore une durée de vie de 20 à 30 ans puisqu’elles ont été mises en service entre 2006 et 2010. Île-de- France Mobilités a donc demandé à Transilien SNCF Voyageurs de les mettre en vente. Même si le montant final de la vente n’a pas été révélé – la mise à prix avait été fixée autour d’1,3 million –, les bénéfices abonderont le financement du renouvellement des trains en Ile-de-France initié par Île-de-France Mobilités.
Beacon Rail qui a remporté la vente, propose aux opérateurs de trains de passagers et de marchandises des forfaits de location sur mesure, ainsi qu’une expertise technique et une assistance. Elle opère dans 17 pays en Europe.

Un « nouveau » métro pour symboliser la modernisation de la ligne 6
Le 3 avril à la station de métro Kléber, dotée de voies supplémentaires permettant le garage des trains, Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM) et de la région Île-de-France, Laurent Probst, directeur-général d’IDFM et Jean Castex, président-directeur général du groupe RATP, avaient convié la presse à la présentation de la troisième rame MP89 CC mise en service sur la ligne 6 parisien depuis le début de l’année.
Surnommée « le métro aérien », du fait que près de la moitié de son parcours se fait sur viaduc, généralement entre immeubles, la ligne 6 avait déjà subi une profonde modernisation il y a un demi-siècle, en vue de son équipement en 1974 par des rames MP73 à pneus, solution retenue pour réduire les bruits et les vibrations. En 2023, l’heure est venue pour la ligne 6 d’entamer une nouvelle cure de jeunesse, avec un nouveau matériel… ou plutôt un matériel rénové : le MP89 version CC (cabine de conduite), destiné il y a un quart de siècle à la ligne 1 du métro parisien, puis transféré, après automatisation de cette première ligne, à la ligne 4. A son tour, la ligne 4 est automatisée depuis septembre dernier et se passe progressivement de ses MP89 CC avec l’arrivée de la version CA (conduite automatique) du même matériel à six voitures en provenance de la ligne 14, où elle est remplacée par des rames MP14 CA de huit voitures. C’est ainsi que le 24 mars, la dernière de ces rames d’origine a circulé sur la ligne 14, après 24 ans de service.
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Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau
Mené par Thales, en partenariat avec Setec Ferroviaire, GeoSat, Clearsy et la région Nouvelle-Aquitaine (Ferro- Campus), avec la participation de la SNCF, le consortium NS2F, comme « nouvelle signalisation ferroviaire frugale » a pour but, comme son nom l’indique, de développer un système de signalisation et d’exploitation « simplifié, digital et innovant ». Son objectif revendiqué est de revitaliser la desserte fine des territoires par les « petites lignes » et d’améliorer la sécurité, « en particulier aux passages à niveau ».
Un système de plus, donc ? Oui, mais avec une « garantie d’interopérabilité avec le réseau structurant » et des coûts d’investissements et d’exploitation réduits « de plus de 30 % », assurent les membres du consortium NS2F, déjà engagé auprès de la SNCF dans le projet Train Léger Innovant et dont l’ambition est de porter le projet de signalisation « en moins de 36 mois ». Entré en phase de contractualisation auprès de l’Ademe, le projet NS2F bénéficie d’une aide au financement de 7,164 millions d’euros votée par le Comité France 2030.
Neuf innovations sont mises en oeuvre par les membres du consortium pour maîtriser la connaissance des infrastructures parcourues et la localisation des trains avec un minimum d’installations fixes, coûteuses à déployer et à entretenir. Elles concernent la localisation et odométrie autonome agnostique du train sans éléments à la voie (Thales) ; l’utilisation de télécommunications publiques cyber sécurisées (Thales) ; la cartographie numérique de terrain de haute densité (GeoSat) ; la génération formelle de données en sureté (Clearsy-Thales), l’interface de supervision et d’exploitation sur tablette (Setec Ferroviaire -Thales), l’intégration de la surveillance des Passages à Niveau (Thales-région Nouvelle Aquitaine); la surveillance de l’infrastructure par les senseurs du matériel roulant (GeoSat-région Nouvelle Aquitaine-Thales) et la signalisation frugale et supervision centralisée des lignes (Thales).
? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.
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Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice
C’est un projet futuriste de transport qui a mal fini. Les dirigeants de Spacetrain ont été condamnés le 12 janvier par le tribunal correctionnel d’Orléans : le patron de l’entreprise, à un an de prison avec sursis et l’interdiction de gérer toute entreprise pendant cinq ans, et, le directeur technique, à trois ans de prison ferme. Ils étaient accusés d’avoir détourné 257 000 euros de chômage partiel pendant la crise sanitaire en 2020. L’entreprise devra rembourser à l’État les sommes détournées et payer 30 000 euros d’amende.
Retour en arrière : en 2017, une start-up spécialisée dans la recherche et développement de systèmes robotiques autonomes pour les industries aéronautiques (la société Jacques Vaucanson), annonce pouvoir créer un train ultra-rapide capable d’effectuer le trajet Paris – Orléans en 15 minutes. Ce train, allant à des vitesses de 500 à 700 km/h, roulerait dans un tube basse pression, sur un coussin d’air pour réduire le frottement. Spacetrain s’inspire notamment du projet de l’Aérotrain, imaginé à la fin des années 1960 par l’ingénieur Jean Bertin. Salué pour son avance technologique, l’Aérotrain n’a jamais dépassé le stade du prototype.
Pour tester son futur prototype Spacetrain veut réutiliser une partie de l’infrastructure de 18 km que l’Aérotrain avait construit en 1969 pour éprouver son propre concept. La voie en béton, en forme de T renversé, existe encore entre Saran et Ruan, même si elle est abandonnée depuis 1974 et désormais discontinue. Pour se rapprocher de “sa“ future voie d’essais, l’entreprise conceptrice du Spacetrain s’est s’installée à Cercottes.

Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation
La conception, la fabrication et la commercialisation de matériel caténaire destiné au train et au tramway sont la spécialité de l’entreprise Galland basée à La Lande-de-Fronsac en Gironde depuis 20 ans.
En effet, afin d’évoluer et de répondre au système ISO Qualité de l’époque, elle quitte en 2003 sous l’impulsion de son président Philippe Galland, le site emblématique de Choisy-le-Roi (banlieue parisienne) pour s’installer dans le libournais. Ici, la société familiale passe de l’artisanat à l’industrialisation en quelque temps. En cette année anniversaire elle voit son portefeuille clients dépasser la centaine d’entreprises en France et à l’International.
Son savoir-faire ne date pas d’hier, puisqu’elle fournit à la SNCF depuis 77 ans, une vaste gamme de produits : armements console, appareils tendeurs, bras de rappels, sectionneurs, pendulage et isolateurs de section etc. Forte d’une cinquantaine de salariés et de collaborateurs, l’entreprise fait de l’innovation son fer de lance. Outre l’expansion de son outil industriel (9 000 m² en 2024), elle porte actuellement un projet d’intégration du numérique et des objets connectés (loT) au sein des caténaires. C’est un véritable saut technologique. Créer des alertes en cas d’incident sur une caténaire pour pouvoir prévoir et cibler les interventions, dans une logique de maintenance prédictive, est son principal objectif.
Le produit final sera donc un outil électronique installé sur la caténaire, qui, couplé à une infrastructure informatique (réalisée par Preditic), permettra de collecter et traiter les données prélevées. Ce projet sera accompagné par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 100 000 euros.
Enfin, l’entreprise Galland est adhérente de Ferrocampus, le pôle d’excellence européen dédié à la maintenance ferroviaire, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine à Saintes. Elle est toujours en étroite relation avec le lycée Bernard Palissy de la ville charentaise.
? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.
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