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Catégorie : International

La SNCF s’engage avec une start up polonaise sur le train du futur
A l’occasion du Sommet mondial Hello Tomorrow 2023, qui s’est tenu les 9 et 10 mars à Paris, Nevomo, entreprise polonaise de technologie profonde (Deep Tech) et la SNCF ont signé un protocole d’accord « pour évaluer les avantages de MagRail au sein du réseau ferré français afin d’accroître l’efficacité et la capacité du transport de passagers et de marchandises ». Pour Nevomo, dont la solution MagRail vise à équiper progressivement les infrastructures existantes d’une sustentation magnétique et d’une motorisation linéaire en vue d’y autoriser « des vitesses allant jusqu’à 550 km/h », il s’agit du deuxième accord de coopération avec un acteur majeur du rail en Europe, après celui conclu avec RFI, le réseau ferré italien, en 2021. Un accord a également été signé par Nevomo avec le port allemand de Duisbourg, premier port fluvial d’Europe.
« Nous avons remarqué la grande technicité de Nevomo et considérons que les technologies proposées sont susceptibles de faire progresser le chemin de fer », a indiqué Luc Laroche, directeur du programme d’Innovation du Système Ferroviaire, qui précise que le protocole d’accord couvrira trois domaines : « augmenter les performances des trains de marchandises actuels pour des limites de chargement plus élevées et plus de capacité sur nos lignes de fret, augmenter la capacité sur les lignes urbaines encombrées et évaluer MagRail comme un système de propulsion alternatif pour les lignes rurales en combinaison avec des véhicules légers ». Et David De Almeida, directeur scientifique et de la recherche au sein la direction Technologies, Innovation et Projets Groupe de la SNCF, précise que les accords avec des écosystèmes innovants permettent « d’alimenter notre veille scientifique et d’identifier les technologies émergentes à explorer pour les chemins de fer de l’avenir ».
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Etats-Unis. New York découvre son nouveau métro
Les New Yorkais ont découvert le 3 février dernier le nouveau matériel qui va progressivement être déployé sur le réseau de métro de la « Grosse pomme ». Construites par le Japonais Kawasaki Rail Car Inc, ces nouvelles rames devraient être déployées progressivement dès le printemps 2023.
La Metropolitan Transportation Authority (MTA), le gestionnaire des transports publics de New York, a présenté le 3 février dernier dans un de ses dépôts à Brooklyn, l’une des deux nouvelles rames de métro à soufflet d’intercirculation (qui permet de traverser l’ensemble de la rame) R211. Elles sont actuellement en test et devraient être mises en service d’ici à la fin de l’année. Ces deux voitures font partie d’une commande passée auprès de Kawasaki Rail Car Inc. de 535 voitures du modèle R211. Le contrat comprend 20 voitures avec soufflet d’intercirculation, 515 voitures supplémentaires avec des équipements standards et 15 rames de cinq voitures à destination du Staten Island Railway.
Les R211 disposent d’ouvertures de porte plus larges que les ouvertures de porte standard sur les voitures existantes. Elles doivent permettre d’accélérer l’embarquement et réduire le temps d’attente des trains dans les gares. Les tests sur les voitures R211 standard, dont la livraison est actuellement en cours, ont débuté et elles devraient être mises en service dès ce printemps.
Longues de 18,44 m, les voitures R211 sont fabriquées par les sites Kawasaki de Lincoln (Nebraska) et Yonkers (Etat de New York), le premier produisant les caisses en acier inox et l’aménagement intérieur, tandis que l’assemblage final et les tests sont effectués sur les deux sites.
New York City Transit (NYCT), filiale de la Metropolitan Transportation Authority (MTA) de New York, a d’ores et déjà commandé en décembre dernier au constructeur japonais 640 voitures de métro R211 supplémentaires. Cette nouvelle tranche, qui devrait être livrée à NYCT de 2025 à 2026, est une option du contrat signé en 2018, dont la première commande portait sur les 535 voitures actuellement en test. Il comprend une option supplémentaire pour un maximum de 437 voitures. Si toutes ces options étaient levées, le contrat R211 serait le plus grand jamais attribué à Kawasaki Rail Car Inc.

L’Ecosse nationalise l’exploitation des trains de nuit avec Londres
Le 2 mars, le gouvernement écossais a annoncé que sa holding publique Scottish Rail Holdings (SRH) reprendrait à l’entreprise britannique de services Serco l’exploitation des trains de nuit Caledonian Sleeper le 25 juin prochain. Ces trains relient 43 gares écossaises à Londres, avec arrêts à Preston et Crewe, dans le nord-ouest de l’Angleterre, pour certaines dessertes, les autres marquant un arrêt à Carlisle, dans l’extrême nord de l’Angleterre, et à Watford, dans la grande banlieue londonienne.
La holding SRH a été mise en place par l’agence Transport Scotland dans le cadre du remplacement d’Abellio comme opérateur des trains de la franchise ScotRail. Ce dernier nom est, depuis le 1er avril 2022, celui porté par l’opérateur public des trains écossais, sous la supervision de SRH.
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UIC HighSpeed 2023 à Marrakech : les nouveaux horizons de la grande vitesse
Reprogrammée en mars 2023 et relocalisée à Marrakech, la onzième édition du congrès UIC HighSpeed a eu lieu du 7 au 10 mars. Elle a permis de faire le point sur le développement de la grande vitesse ferroviaire dans le monde, qui a connu un fort coup d’accélérateur dans le secteur « Afrique du Nord – Moyen-Orient » depuis la précédente édition, à Ankara en 2018.
Si une certaine pandémie n’avait pas bouleversé le cours des événements depuis trois ans, la onzième édition du congrès UIC HighSpeed se serait tenue à l’été 2020 à Pékin. Un choix tout à fait justifié à l’époque, alors que le réseau ferré chinois s’était enrichi ex nihilo de 40 000 km de lignes à grande vitesse en à peine 12 ans.
Mais après un premier report à l’été 2022, le congrès a été relocalisé au Maroc, dont le réseau ferré est un pionnier de la grande vitesse sur rail en Afrique. Avec le recul, ce choix se révèle judicieux du point de vue géographique : ces derniers mois ont vu les contrats succéder aux protocoles d’accord en Égypte, autre pays du nord de l’Afrique, alors que de l’autre côté de la mer Rouge, réalisations et projets fleurissent sur la péninsule arabique… en attendant des lignes nouvelles au nord du golfe Persique.
Question chiffres, une barre symbolique a été franchie, avec un cumul qui a dépassé en 2020 les 50 000 km de lignes à grande vitesse dans le monde, les 60 000 km étant atteints à la fin 2022. Et si, sur ce total, de l’ordre des trois quarts se situent désormais en Asie, avec le spectaculaire développement du réseau chinois, et de l’ordre d’un quart se situe en Europe, le reste du monde représente pour l’instant à peine 1 700 km de lignes (auxquelles on ajoute, dans les statistiques, les 735 km du corridor nord-est aux Etats-Unis).
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Commande record de locomotives pour Siemens
C’est la plus grande commande de locomotive jamais reçue par Siemens Mobility et le contrat le plus important signé par la filiale indienne du groupe allemand. Conclu avec les Indian Railways, ce marché record de 3 milliards d’euros « hors taxes ni modifications des prix » porte sur la livraison, les essais et la mise en service, sur une période de 11 ans, de 1 200 locomotives électriques destinées à la remorque de trains de fret. Le contrat comprend aussi la maintenance de ces machines « de 9 000 ch » (6,6 MW) pendant 35 ans.
Le montage de ces locomotives devra avoir lieu aux ateliers Indian Railways de Dahod (État du Gujarat), en coopération avec les agents de l’entreprise ferroviaire, alors que la maintenance sera effectuée dans quatre dépôts Indian Railways (Visakhapatnam, Raipur, Kharagpur et Pune). Les chaînes de traction seront quant à elles produites en Inde par Siemens Mobility, qui mettra en oeuvre sa plateforme Railigent pour garantir la fiabilité et la disponibilité des locomotives.
Cette commande de locomotives de grande puissance, qui pourront remorquer des trains de fret de 4 500 t à 120 km/h maximum, s’inscrit dans la stratégie d’électrification à 100 % du réseau ferré indien, dans une perspective de faire passer la part modale du rail de 27 % à une fourchette de 40 à 45 % du volume de marchandises transportées dans le pays.
? Cet article est tiré du numéro 3927 de La Vie du Rail.
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Abellio quitte la Grande-Bretagne
Comme annoncé l’été dernier, mais un peu plus tard que prévu, Abellio UK, filiale britannique des Nederlandse Spoorwegen (NS, chemins de fer néerlandais), a été vendue par ces derniers à sa direction (management buyout), qui l’a renommée Transport UK Group Ltd (TUK). Ce transfert a été annoncé le 1er mars par l’ancien propriétaire d’Abellio UK, les autorités organisatrices et organismes britanniques concernés ayant donné leur accord.
Après 20 ans de présence sur le marché britannique mais aussi des déboires en Écosse et en Allemagne, les NS ont donc décidé de se concentrer sur leur marché intérieur, voire sur les dessertes ferroviaires transfrontalières à destination et en provenance des Pays-Bas.
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Un TGV 20 % plus économe
Au démarrage du projet, il portait le nom de code TGV 2020, qui se prononce vingt-vingt, référence aux objectifs visés en matière de réduction de coûts (20 % de moins à l’acquisition, 20 % de moins en possession, 20 % d’énergie consommée en moins), tout en donnant l’horizon 2020 aux premières circulations.
Il s’appelle désormais TGV M et est attendu fin 2024. Mais avec les mêmes objectifs : son aérodynamisme contribuera, avec l’écoconduite et la récupération d’énergie de freinage à la caténaire, à réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20 % par rapport aux générations précédentes de TGV.
Issu de la gamme Avelia Horizon d’Alstom, il est modulable et s’adapte aux demandes des compagnies clientes, rappelle le constructeur. Côté SNCF, il permettra de transporter jusqu’à 740 personnes au lieu de 640 actuellement.
? Cet article fait parti de La Vie du Rail hebdo n°3925 : https://www.europechina.net/magazines-archives/la-vie-du-rail-hebdomadaire/3925_LVDR/

Polémique sur l’état du réseau ferroviaire grec après une collision meurtrière
C’est l’un des pires accidents ferroviaires en Grèce : le 28 février, vers 23h30, au moins 36 personnes sont mortes et 85 ont été blessées après la collision entre un convoi de fret et un train de voyageurs qui reliait Athènes à Thessalonique dans le nord de la Grèce. Le choc s’est produit à la sortie d’un tunnel, au nord de la ville de Larissa, dans le centre du pays. Les deux trains se sont trouvés sur la même voie et, sous la violence du choc, les locomotives et les voitures de tête ont été pulvérisées et les conducteurs sont morts sur le coup. Un incendie s’est alors déclaré.
Le train Intercity transportait 342 passagers, dont de nombreux étudiants qui rentraient à Thessalonique après un week-end prolongé. La majorité des victimes se trouvaient dans les premières voitures.
Une enquête a été aussitôt ouverte. Mais très vite, la vétusté du réseau ferroviaire a été évoquée. Et la polémique a enflé. Le président du syndicat des conducteurs de trains Kostas Genidounias, cité par l’AFP, a ainsi affirmé que « tout se fait manuellement, les systèmes électroniques ne fonctionnant plus depuis 2000″. Le ministre des Transports a annoncé sa démission.
En 2017, la société des chemins de fer grecs (Trainose) avait été achetée par la société publique italienne FS, dans le cadre du programme de privatisations décidée par les créanciers de la Grèce empêtrée dans une grave crise financière.

L’Université de l’Utah, ASPIRE et Stadler développent un train à batteries américain
Aux Etats-Unis, l’Université d’État de l’Utah (USU), le centre de recherche en ingénierie ASPIRE et Stadler ont signé un contrat pour développer et tester un train de voyageurs bicaisse alimenté par batteries, basé sur le Flirt Akku du constructeur suisse. Stadler est chargé de la conception et la production du train et ASPIRE travaille sur le développement de l’infrastructure de recharge au sol. De tels trains pourraient être utilisés pour desservir l’agglomération du Wasatch Front (région de Salt Lake City).

Les automotrices Capricorn
Le bouquetin, Capricorn en rhéto-romanche, est l’emblème du canton des Grisons, et est l’un des éléments repris sur son blason. Quoi de plus naturel dès lors que d’avoir baptisé de ce nom, les nouvelles rames automotrices qui sillonnent la région ? A terme, elles seront 56 à y prendre du service. Construites par Stadler, dont les RhB sont le plus gros client pour ce qui est du matériel à voie métrique, elles sont actuellement en cours de livraison au rythme d’une rame tous les 15 jours. Les RhB les réceptionnent, les testent et les mettent en ligne entre Landquart, Davos et Filisur, et Landquart, Klosters, Davos ou Saint-Moritz. Dotées d’un attelage automatique, elles peuvent rapidement s’assembler pour former des trains suivant un tronc commun, ou se séparer pour desservir des destinations distinctes. Outre le record du monde du plus long train de voyageurs, les RhB sont également détenteurs depuis cet été, d’un record du monde de vitesse sur rail sur voie métrique. La vitesse de 163 km/h a été atteinte par l’une de ces nouvelles rames Capricorn dans l’un des nombreux tunnels que compte son réseau.
? Cet article fait parti de La Vie du Rail Magazine n°3394 : https://www.europechina.net/magazines-archives/la-vie-du-rail-magazine-mensuel/K3394/