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Catégorie : International

Nouveau numéro disponible : n°313 ! (Novembre 2023)
Le numéro 313 est arrivé !Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :2TMV : un moyen d’augmenter le nombre de trains en circulation
La Piercer Family de SBB Cargo International s’agrandit avec Silverpiercer
Les Régiolis Z 31500 règnent en maîtres en Haute-Savoie
Le TGV M se dévoile un peu
Suisse : des automotrices Stadler sur la Pilatusbahn
Vidéo en ligne : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH L’intégrale du parcours (1re partie)
Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
Le train qui prend le bateau
Depuis 1899, la Sicile est reliée à la capitale italienne par voie ferrée. Pour traverser la mer, le train embarque sur un ferry. Un voyage aussi rare que fascinant qui se poursuit en longeant l’Etna et toute la côte ouest de la plus grande île de Méditerranée.
Il n’y a guère que le « wagon doré » de Jacques Prévert, chanté par Yves Montand dans En sortant de l’école que l’on imagine traversant les océans. Et pourtant… Depuis 1969, Trenitalia exploite la ligne Rome – Syracuse qui réalise cet exploit plusieurs fois par jour. Emprunté par plus de 600 000 passagers chaque année, ce trajet en train est un des plus insolites, mais aussi l’un des plus beaux en Europe.
A 53 ans, Giorgio contrôle la ligne depuis trente ans. Il regrette que le trafic sur ce tronçon ait été fortement réduit depuis les années 2000. « Avant, il y avait plus de monde sur cette ligne, que ce soit sur les fauteuils ou dans les wagons-lits, j’ai composté de nombreuses fois les billets de stars italiennes comme Vittorio Gassman ou Toto Cutugno. » Aujourd’hui, nul besoin d’être le génial acteur de Parfum de femme ou du Fanfaron, ni l’interprète du très entêtant Lasciatemi cantare pour s’offrir les cabines de luxe du Rome – Syracuse. Avec un ticket à moins de 50 € par personne et des cabines privatives de 3 ou 4 voyageurs à 12 €, ce service public est un plaisir unique à portée de presque toutes les bourses.

Les Cinque Terre vivent au rythme du train
Dans le nord-est de l’Italie, entre Gênes et La Spezia, sur la côte ligure, les Cinque Terre attirent de nombreux visiteurs. On y accède en bateau, à pied et surtout en train, le seul véritable lien unissant le reste du monde à ces petits villages accrochés à la falaise.
Des immeubles multicolores, serrés autour de venelles ombragées – les « carruggi » – qui entourent un petit port de pêche ou une petite place animée. Acculés par le relief, les « Terre » se nichent entre les collines abruptes, déclinées en terrasses, et la mer Ligure. Le rouge, l’ocre et le jaune qui tranchent avec le vert et le bleu. D’ouest en est : Monterosso al Mare, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore. Les cinq villages ont chacun leur charme propre et sont tous desservis par une petite gare qui ne désemplit pas pendant la haute saison. Longtemps préservés comme un secret bien gardé, les cinq villages qui composent les Cinque Terre étaient pratiquement inaccessibles, hormis par la mer, jusqu’à la construction de la voie ferrée reliant Gênes et Pise dans les années 1870. Avant la construction de la ligne, la communication entre les différents villages s’effectuait par bateau ou par des équipages de mules qui crapahutaient sur les sentiers qui dominent les cinq « Terre ». Dans la région, la construction de cette infrastructure ferroviaire a constitué une incroyable prouesse technique.
Le projet de chemin de fer des Cinque Terre est lancé par un décret royal publié le 27 octobre 1860 concernant la création d’un chemin de fer ligure qui permettrait de relier la ville frontière de Vintimille à Massa (connectant la ligne au reste du réseau de chemins de fer existant à l’époque dans le centre de l’Italie). La section des Cinque Terre était la plus complexe et la plus coûteuse à construire. La ligne suit les méandres de la côte pour minimiser le nombre et la longueur des galeries. En tout, 23 ponts ont été construits et 51 tunnels ont été percés, couvrant plus de 28 km de l’ensemble de la ligne de 44 km. L’hiver 1872 a été particulièrement dur pour le chantier… Les intempéries ont provoqué des glissements de terrain et des violentes tempêtes qui ont frappé le chantier. Les ingénieurs ont été obligés de modifier à plusieurs reprises le tracé de la ligne. D’ailleurs certains anciens tronçons de la toute première voie ferrée sont aujourd’hui utilisés par les piétons et les cyclistes.

La première ligne à grande vitesse d’Asie du Sud-Est ouvre à Java
C’est en Indonésie, sur l’île de Java, que le premier train à grande vitesse d’Asie du Sud-Est a été mis en service, comme l’a rappelé lors de son inauguration, le 1er octobre, le président indonésien, Joko Widodo. Il s’appelle Whoosh et il relie Djakarta (terminal de Halim) et Bandoeng (gare grande vitesse de Tegalluar), dans l’ouest de l’île, en 36 à 46 minutes selon le nombre d’arrêts intermédiaires (la ligne en compte deux), au lieu de trois heures par train classique, grâce à des pointes à 350 km/h. Produits en Chine par CRRC Qingdao Sifang, les 11 trains à grande vitesse KCIC400AF destinés à la ligne indonésienne sont dérivés des CR400AF pour le réseau ferré chinois. Et comme ce dernier (mais aussi comme les LGV françaises), la ligne nouvelle de Java est à voie normale et électrifiée en 25 kV 50 Hz.
Ce sont les secteurs bancaires et industriels chinois qui ont financé, construit et équipé ce premier tronçon de ligne nouvelle, à prolonger de 570 km entre Bandoeng et Surabaya, dans l’est de Java, via le consortium sino-indonésien KCIC.

L’usine Hitachi de Pistoia
Ici naissent les rames Frecciarossa 1000 (mais pas seulement) …
C’est par la locomotive à vapeur 740 143, d’un modèle produit pour les FS entre 1911 et 1923, que les visiteurs de l’usine Hitachi Rail de Pistoia sont accueillis depuis 2015. Ce type de locomotive a été produit par l’usine construite à partir de 1905 par Ernesto Breda aux portes de la vieille ville de Pistoia. Mais le site choisi à l’origine, qui a également réalisé certains des plus célèbres trains italiens décrits dans les pages 86 à 93 de ce numéro, dont le Settebello au début des années 1950, n’est pas celui de l’usine qui produit aujourd’hui, entre autres, les rames Frecciarossa 1000. En effet, au début des années 1970, Breda a déménagé de l’autre côté de la voie ferrée de Florence à Lucques, pour y trouver l’espace nécessaire à l’établissement d’une usine de 10,7 hectares de bâti spécialisée dans les matériels roulants ferroviaires. Un demi-siècle plus tard, l’usine a eu le temps de changer de nom deux fois – AnsaldoBreda en 2001, puis Hitachi Rail en 2015, à la suite du rachat par le groupe japonais des activités ferroviaires d ’Ansaldoaugroupe italien Finmeccanica (rebaptisé Leonardo en 2017) – mais elle est plus moderne que jamais, le nouveau propriétaire ayant massivement investi dans les moyens de production (usinage, soudage, montage) et d’essais. Cette vaste usine est désormais une des plus robotisées du monde et emploie plus de 700 personnes, sur les quelque 14 000 salariés Hitachi Rail dans 38 pays (dont 2 000 en Italie, avec les sites de Naples et de Reggio de Calabre, principalement).

Nouveau numéro disponible : n°312 ! (Octobre 2023)
Le numéro 312 est arrivé !Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :Les liaisons transversales. Des trains classiques aux TGV
Des rames tractées sur la relation Hambourg – Copenhague
Mise en service du PAI de Figeac
Démolition du vieux dépôt de Sotteville
La Vectron en essais d’autorisation en France
Vidéo en ligne : RP312 : EN LOGE SUR LA LIGNE 5 DU MÉTRO PARISIEN (3ème partie)
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Le train à hydrogène de Siemens achève ses premiers essais en Bavière
En Allemagne, le train à hydrogène n’a plus la cote dans le Bade-Wurtemberg, alors qu’en Basse-Saxe, l’iLint d’Alstom restera cantonné aux lignes qu’il dessert déjà. En revanche, en Bavière, le protocole d’accord signé en juillet 2021 entre cet « Etat libre » (Land), Siemens Mobility et la Bayerische Regiobahn (BRB, filiale de Transdev Allemagne) se concrétise par l’annonce de la fin des premières marches d’essais en vue de mettre en service régulier le Mireo Plus H de Siemens l’an prochain, pour une opération pilote de 30 mois. Cet élément bicaisse est en effet attendu à la mi-2024 sur deux liaisons subventionnées par le Land au sud d’Augsbourg, l’une vers Füssen (près de la frontière avec l’Autriche) et l’autre vers Peissenberg, un peu plus à l’est. Sur ces deux relations voisines, longues de 101 km et 84 km respectivement, l’essentiel du parcours est effectué sur des sections non électrifiées, sauf à Augsbourg et aux croisements avec la ligne de Buchloe à Munich, sous caténaire depuis 2020. Les 1 000 à 1 200 km d’autonomie du Mireo Plus H seront largement suffisants !
« Avec ce service voyageurs sur 30 mois, nous souhaitons tester le train à hydrogène dans les conditions quotidiennes. En fonction des résultats de ce test, nous déciderons d’utiliser ou non des trains à hydrogène sur d’autres itinéraires en Bavière. Nous voulons mettre fin à l’exploitation en mode diesel des transports de proximité de voyageurs sur rail en Bavière d’ici 2040. Outre l’électrification des lignes et l’utilisation de trains alimentés par batteries, le mode hydrogène peut constituer un élément important à cet égard », a précisé à l’occasion Christian Bernreiter, ministre bavarois des Transports.

La chronologie du rail en Italie
Depuis sa naissance dans la région de Naples jusqu’au record de vitesse du Frecciarossa 1000, il s’en est passé des choses sur les voies ferrées italiennes. Retour sur plus de 180 ans d’histoire.
3 octobre 1839. Le premier train italien
Le roi des Deux-Siciles, Ferdinand II, a compris rapidement les avantages du chemin de fer pour le transport de marchandises et de personnes, et son utilité pour moderniser son royaume. Le lancement officiel du projet a été donné le 19 juin 1836. Ce jour-là, un accord pour la construction de la première ligne de chemin de fer italienne est signé et le projet est confié à l’ingénieur français Armand Joseph Bayard de la Vingtrie. Ce contrat portait sur la construction, dans un délai de 4 ans, d’une ligne de chemin de fer entre Naples et Nocera Inferiore, comprenant un embranchement vers Castellammare. Il faut dire que l’argent nécessaire a été entièrement mis à disposition par Bayard qui a obtenu en échange les revenus de l’exploitation de la ligne pour les 99 premières années d’exploitation, une durée qui sera ensuite réduite à 80 ans. De Naples à Portici, ce tronçon d’un peu plus de 7 km a donc été construit avec des fonds français. Les matériaux et les technologies viennent pour la plupart de l’étranger. Les premières locomotives sortaient des ateliers Longridge Starbuck & Co. de Newcastle. Le fer nécessaire à la construction des voies était extrait des mines de la vallée du Stilaro et traité dans le centre sidérurgique de Mongiana en Calabre. Les voitures de passagers standard, en revanche, ont été fabriquées dans le Royaume, à Naples dans l’usine de San Giovanni a Teduccio. Ce tout premier train circulant sur la péninsule accueille à l’occasion de ce voyage inaugural 48 invités, accompagnés de 60 officiels, 30 artilleurs, 30 fantassins et 60 marins ainsi que de la fanfare de la Garde royale. 40 jours après sa mise en service, la ligne Naples-Portici a transporté plus de 85 000 passagers !

Pass ferroviaire en Allemagne : incertitudes sur le maintien du prix à 49 euros
Lancé le 1er mai dernier, le forfait national transport à 49 euros s’est imposé comme une offre incontournable en Allemagne. Plus de 11 millions d’abonnements vendus ! Le « Deutschlandticket » (49 euros, résiliable chaque mois) est un succès comme l’avait été son prédécesseur, le « ticket à 9 euros », une offre d’essai limitée à trois mois pendant l’été 2022. « Il est inimaginable que les responsables politiques fassent aujourd’hui marche arrière. Personne n’osera supprimer ce ticket très populaire », assure Matthias Stoffregen, directeur de la Fédération des entreprises de transport ferroviaires privés (Mofair).
Selon les premières estimations, le pass (qui permet d’utiliser tous les transports en commun d’Allemagne à part les grandes lignes) aurait attiré au moins un million de clients de plus, ceux qui ne prenaient jamais le bus, le tram ou le métro. Par ailleurs, contrairement au ticket à 9 euros, le ticket n’est pas utilisé pour des excursions mais pour se rendre au travail.
Ils profitent surtout aux grands banlieusards qui étaient obligés de souscrire plusieurs abonnements sur différents réseaux. Selon un sondage commandé par la chaine publique SWR, 23% des détenteurs du Deutschlandticket aurait renoncé à leur voiture. En revanche, l’offre est beaucoup moins intéressante pour les ruraux dont les communes sont éloignées des réseaux ferroviaires régionales.
Si l’Etat et les régions n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur l’avenir de ce ticket, c’est le tarif qui pourrait en pâtir. Selon un étude du ministère des Transports, révélé par le magazine Der Spiegel, le prix devrait inévitablement augmenter dans les prochaines années. Les experts du ferroviaire craignent eux aussi une augmentation. « Le souhait des responsables politiques est de rester à 49 euros. Mais les coûts augmentent », rappelle Matthias Stoffregen. « L’avenir du forfait à 49 euros reste incertain », a prévenu Werner Overkamp, le vice-président du Fédération des régies de transport (VDV).
« Au plus tard à partir de 2025, le prix atteindra probablement 59 euros. Plus tard, il atteindra certainement 69 euros », pronostique de son côté Detlef Neuss, le président de l’association des usagers du train Pro Bahn.
Trenitalia étudie une liaison à grande vitesse de Paris vers Bruxelles, Amsterdam, Berlin
Le groupe SNCF (en particulier la société eurostar) et la SNCB pourraient voir arriver un nouveau concurrent sur la route Paris-Berlin. Trenitalia envisage en effet de lancer une ligne à grande vitesse entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et éventuellement Berlin, selon le quotidien britannique The Financial Times.
La stratégie de la compagnie italienne, qui s’est lancée en décembre 2021 sur le marché français avec une liaison Paris-Milan via Lyon, est notamment de faire la différence en proposant une offre haut de gamme, avec un niveau de service supérieur à celui de ses concurrents.
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