Catégorie : Gares

  • TER Hauts-de-France. Haro sur les bagages oubliés

    TER Hauts-de-France. Haro sur les bagages oubliés

    Cette année, SNCF Voyageurs renouvelle sa campagne de sensibilisation contre les bagages oubliés dans les trains et les gares.

    Lancée une première fois auprès du grand public en mars 2022, la campagne “Bagages délaissés” des TER Hauts-de-France est à nouveau diffusée en gare, à bord des trains et sur les réseaux sociaux. Elle rappelle qu’une valise ou une sacoche délaissée découverte à bord d’un train peut impacter lourdement le trafic ferroviaire.

    *« En 2021, 411 bagages oubliés ont occasionné 680 heures de retard sur les TER de la région », souligne la campagne.

    En 2022, cette action de sensibilisation avait donné des résultats positifs : le nombre de trains supprimés ou retardés avait diminué de 36 % et la somme des retards en minutes avait baissé de moitié. Avec cette campagne, TER Hauts-de-France a remporté le prix de la catégorie Changement de comportement dans le cadre des Challenges 2022 de la rentrée du transport public. Chaque jour en France, 200 objets sont délaissés en gare ou à bord, dont un quart nécessite des mesures de sécurité.

    Un objet oublié, c’est en moyenne 700 voyageurs retardés. D’où la nécessité de faire prendre conscience aux voyageurs qu’ils soient attentifs à ne oublier à bord de leurs trains.

     

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  • Le tram jusqu’à l’aéroport de Mérignac, premier acte du lifting des transports bordelais

    Le tram jusqu’à l’aéroport de Mérignac, premier acte du lifting des transports bordelais

    Vingt ans après son inauguration, le tramway bordelais va enfin desservir l’aéroport. Les cinq kilomètres qui permettent de rejoindre le pôle aéroportuaire de Mérignac sont entrés en service samedi 29 avril. C’est le premier acte de la transformation des transports urbains et périrubains de Bordeaux qui va s’échelonner jusqu’à la rentrée 2023.

    Grand chambardement dans les transports publics bordelais. C’est la signature Keolis sur le contrat record de 2,2 milliards d’euros que la filiale de la SNCF a gagné dans la métropole girondine et qui est en œuvre depuis le 1er janvier. Déjà aux manettes à Bordeaux depuis 2008, le groupe a soufflé la politesse à son principal challenger, Transdev, qui conteste le résultat de l’appel d’offres et a formé deux recours devant le tribunal administratif.

    Les juges ne se prononceront pas avant 2024, mais en attendant, le réseau TBM (pour Transports Bordeaux Métropole) se transforme de fond en comble. « Un choc d’offre », selon la formule consacrée. Dans sa réponse, Keolis s’était engagé à améliorer l’efficacité des transports publics, proposer davantage de services et mettre en musique le schéma des mobilités voté par la métropole dirigée par le maire socialiste de Mérignac, Alain Anziani. La collectivité a déjà investi 300 millions d’euros pour le volet mobilité, dont 100 pour le prolongement du tram. Keolis doit en investir 130 millions dans le cadre de la nouvelle DSP.

    Le dynamisme démographique de Bordeaux, la hausse des prix de l’immobilier dans la ville-centre et la conquête de la rive droite de la Garonne délaissée pendant des décennies, expliquent ce grand lifting des transports publics. Si l’inauguration du tramway en 2003 avait transfiguré la cité girondine, vingt ans après, le TGV à deux heures de Paris et les effets du Covid poursuivent le travail.

     

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  • À Paris, la gare Saint-Michel Notre-Dame rouvre après huit mois de travaux

    À Paris, la gare Saint-Michel Notre-Dame rouvre après huit mois de travaux

    Huit mois de travaux au cœur de Paris, dont quatre n’étaient pas prévus… mais l’attente n’a pas été vaine pour les 32 millions d’usagers annuels de Saint-Michel Notre-Dame. Dont de nombreux touristes qui fréquentent cette gare du RER C, huitième de France, située sous les quais de la rive gauche de la Seine en face de l’île de la Cité.

    À part les quais très bas, voire très étroits à une des extrémités de cette gare exiguë, les habitués ne reconnaîtront pas cet espace souterrain qui, jusqu’à sa fermeture le 20 août dernier, était plongé dans une lugubre pénombre. Car depuis sa réouverture, le 17 avril, Saint-Michel Notre-Dame bénéficie de la lumière du jour en provenance des berges de la Seine toutes proches, par 28 baies dotées de vitrages anti-crue qui permettront également un renouvellement de l’air. En outre, cet espace a retrouvé la couleur naturelle de la pierre de taille qui constitue ses parois. Et les occasionnels y verront un prolongement naturel d’un des quartiers les plus touristiques du monde, qui n’attend plus que l’achèvement des travaux de reconstruction de la cathédrale voisine.

    Le matin du 14 avril, au même moment que la visite présidentielle au chantier de Notre-Dame, Valérie Pécresse, en tant que présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM), qui a financé les travaux à hauteur de 32 millions d’euros, et Marlène Dolveck, directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui a réalisé ces travaux, avaient convié les associations d’usagers et la presse à une présentation de la gare Saint-Michel Notre-Dame, trois jours avant sa réouverture. De fait, l’espace était encore en chantier, régulièrement traversé (sans arrêt, mais à petite vitesse) par les rames Z2N du RER C. Car même après la réouverture de la gare, les travaux se poursuivront, jusqu’à l’été prochain, afin de mettre en service deux escaliers mécaniques et un ascenseur. Les travaux effectués au cours de la fermeture ont notamment compris la rénovation complète des installations électriques, la reprise des escaliers et des quais, l’amélioration de l’accessibilité pour tous avec la création d’un ascenseur, le vitrage des passerelles, la réalisation des ouvertures pour faire entrer la lumière et améliorer la qualité de l’air ou encore le remplacement des lignes de contrôles.

    Mis à part l’exiguïté des lieux, un parallélépipède établi sous les quais dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, avec mezzanine au-dessus du quai côté Seine, tout a changé : outre la mise en valeur des détails architecturaux de la gare, les usagers de la gare bénéficieront d’une meilleure accessibilité, en vertu des études réalisées par AREP, l’agence d’architecture filiale de SNCF Gares & Connexions. De quoi faciliter les échanges dans ce nœud de communications, où se croisent deux lignes de RER (B et C) et la ligne 4 du métro, en correspondance avec la ligne 10 voisine, plus d’un an avant les Jeux olympiques et paralympiques, qui mettront notamment à l’honneur les berges de Seine lors de la cérémonie d’ouverture.

    S’ils ont entraîné la fermeture de la gare en août dernier, les travaux avaient été lancés de nuit dès mars 2022 et ont occupé les berges de la Seine du Pont Neuf (au pied duquel se trouve la base vie) à la gare. La proximité de la Seine, en plein cœur historique de Paris, a également été mise à profit par la direction de projet pour l’ensemble des approvisionnements et des évacuations de matériel, assurés par transport fluvial, mais aussi par trains de travaux (comme lors des chantiers d’été). C’est ainsi que près de 2 000 tonnes de déblais ont été évacués et plus de 600 tonnes de matériaux ont été acheminés sur le chantier : cette organisation logistique a permis d’éviter la circulation de près de 1 000 poids lourds dans Paris, selon IDFM et SNCF Gares & Connexions, qui ajoutent qu’une politique de réemploi de certains équipements et matériaux a été mise en œuvre.

     

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  • Quand les chefs étoilés débarquent en gare

    Quand les chefs étoilés débarquent en gare

    Plusieurs chefs étoilés se sont associés à SNCF Gares & Connexions pour renouveler le concept du buffet de gare et élaborer la carte de nouveaux restaurants. Eric Frechon, Michel Roth, Christian Le Squer ou encore Michel Rostang, ces grands noms de la gastronomie française ont posé leur valise au coeur des gares pour le plus grand plaisir des voyageurs les plus gourmands.

    • Paris-Saint-Lazare. Eric Frechon, Lazare. Le pionnier

    • Metz. Michel Roth, Terroirs de Lorraine. Produits locaux revisités

    • Rennes. Christian Le Squer, Le Paris-Brest. Saveurs et parfums de Breizh

    • Paris-Lyon. Michel Rostang, Le Train Bleu. Goût du terroir et déco rococo

  • La future gare de Noisy-Champs se couvre de sa toiture

    La future gare de Noisy-Champs se couvre de sa toiture

    Ce sera l’un des plus importants hubs du Grand Paris Express : Noisy-Champs, l’actuelle gare du RER A, à l’est de Paris, sera, fin 2025, l’un des terminus de la future ligne 15 (en venant Pont de Sèvres), puis en 2028, celle de la 16 ( en arrivant de Saint-Denis Pleyel). Près de 15 000 voyageurs y sont attendus chaque jour, desservant un bassin de 23 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre.
    Dans cette gare de 150 mètres de long, les voies de la 15 arriveront par le sud, croisant celles du RER A, à 13,5 mètres de profondeur. La 16 viendra du nord, se glissant sous les voies de la 15, à – 21 mètres. Chacune de ces lignes est prolongée pour créer des arrières gares, longues, qui serviront aux “retournements“ des trains. Cette différence s’explique par la longueur des rames, qui sera de 108 mètres pour le matériel de la 15 et de 54 mètres seulement pour la 16. Au nord de la gare, sur la partie du chantier occupée par la ligne 15 Sud, 5,6 km de voies ferrées sont déjà visibles.
    La structure métallique, de 450 tonnes « seulement » selon les spécialistes, repose sur 12 poteaux arborescents dont huit posés à l’intérieur de la gare. Ce qui donne à l’ensemble beaucoup de légèreté et permet à l’éclairage naturel de pénétrer jusqu’au niveau inférieur de la gare.
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  • Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Réunis autour d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, les principaux acteurs, gestionnaires et opérateurs du secteur des transports, ont fait un point d’étape le 27 mars sur les mesures mises en œuvre depuis cet automne pour faire des économies d’énergie.

    « Ces plans reposent notamment sur le pilotage de la consommation énergétique, la sensibilisation et l’adoption de gestes simples au quotidien (baisse du chauffage, économies d’éclairage, mise en veille des écrans, covoiturage, autopartage, etc.) », ont notamment rappelé les ministres. Il s’agit, en particulier dans le ferroviaire, de renforcer l’éco-conduite, l’éco-stationnement ou de mieux adapter la ventilation et la température des bâtiments.

    De nouvelles mesures ont été identifiées, telles que la meilleure régulation de la publicité lumineuse dans les gares, stations et aéroports. Les opérateurs s’engagent à éteindre 100 % de leurs panneaux lumineux dès la fermeture des gares, des aéroports et des métros à partir du 1er janvier 2024. « Ils établiront également une stratégie de sobriété de la gestion de leurs parcs de panneaux lumineux », ajoutent les ministères. La SNCF prévoit une baisse de 45 % de ses émissions carbone d’ici à 2031, la RATP une réduction de sa consommation électrique de 35 % d’ici à 2026.

     

  • Le Japon se déguste en train

    Le Japon se déguste en train

    Les voyageurs ont pu le découvrir à la gare de Lyon, à l’occasion de l’ouverture d’un magasin éphémère : on vous dit tout sur l’ekiben, l’emblème de la gastronomie ferroviaire (et régionale) japonais.

     

    Vous connaissez le bento, cette boîte-repas compartimentée japonaise, mais connaissezvous l’ekibento ou « ekiben », le bento des gares ? « Avant un long voyage en train, les Japonais achètent systématiquement un ekiben et une bière, c’est une tradition », explique Loïc Garnier, acteur français vivant au Japon. Une tradition aussi vieille que le train dans l’archipel, puisque ces gamelles étaient vendues dans les gares de la première ligne de chemin de fer nippone, entre Yokohama et Tokyo, à la fin du XIXe siècle.

    À l’origine assez frugal, cette boîte-repas est devenue, au fil du temps, la vitrine de la gastronomie régionale japonaise. À chaque grande gare son ekiben local. Et à chaque ekiben sa forme, qui peut être parfois très originale (le nez du Shinkansen, le train express national, la tête d’un animal, ou une poupée Hello Kitty). « Il existe aujourd’hui plusieurs milliers d’ekibens régionaux différents », rappelle Shuichi Yagihashi, dirigeant de la société Hanazen, qui a remporté plusieurs fois le concours des meilleurs ekiben vendus sur les lignes JR East -et dont la recette de riz au poulet, qui n’a pas changé depuis 1947, est un emblème de la gastronomie de la région d’Akita. C’est sa société qui a ouvert l’année dernière un magasin éphémère dans l’enceinte de la gare de Lyon (voir notre interview).

    C’est dans les grandes gares, notamment celles qui sont desservies par le Shinkansen, que vous trouverez le plus grand choix d’ekiben. L’un des magasins les plus célèbres se situe dans la gare de Tokyo : Ekibenya Matsuri (que l’on peut traduire par « festival des ekibentos ») est la seule enseigne à vendre plus de 150 spécialités régionales différentes. Les prix démarrent à quelques centaines de yens (pour les petites boules de riz farcies, les onigiri) et peuvent monter jusqu’à à 3 000 yens (20 euros) pour les bentos gastronomiques : au menu, généralement, du riz ou des nouilles, de la viande (cuite à la vapeur, grillée, ou panée) ou du poisson (cru, fumé, ou cuit), et, dans les plus petits compartiments, des légumes marinés (« tsukemono »), des algues, de l’omelette roulée (« tamagoyaki ») ; quelques fines tranches de fruits en guise de dessert.

  • Gare des Invalides  – Passé, présent, futur

    Gare des Invalides – Passé, présent, futur

    En 2026, la Fondation Giacometti investira l’ancienne gare des Invalides et les sous-sols de l’esplanade pour créer le Musée & École Giacometti. Une nouvelle mue pour ce bâtiment dont l’histoire, pourtant pleine de rebondissements, reste méconnue des parisiens. Nous avons profité d’une visite guidée avec Jean-Emmanuel Terrier, historien au musée de l’Air et de l’Espace pour remonter le temps.

     

    C’est un triste et gris samedi matin parisien. Un petit groupe d’irréductibles est regroupé au 2, rue Robert Esnault-Pelterie, dans le 7e arrondissement. Nous sommes 14 devant le bâtiment vide de la gare des Invalides dans l’un des quartiers les plus prestigieux de Paris. À proximité se trouvent l’Hôtel des Invalides, le Palais Bourbon, l’Assemblée Nationale, le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, plusieurs ambassades, le Grand Palais, le Petit Palais, le Musée d’Orsay, les Champs-Élysées… Mis à part quelques passagers des arrêts de bus et du RER C, le lieu est désert. Construite au cœur de la vie politique et culturelle de la capitale, la discrète gare des Invalides est presque invisible aux yeux des parisiens.