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Catégorie : Divers

LES MUSÉES ITALIENS INCONTOURNABLES
Plusieurs musées satisferont l’appétit de découverte des amateurs du rail. Spécialisés ou non, on y préserve un riche patrimoine ferroviaire. Voici une sélection d’institutions culturelles à découvrir à l’occasion d’un prochain voyage dans la botte italienne.
Musée national des chemins de fer (Pietrarsa/Campanie)
Situé au pied du Vésuve, le long de la ligne Naples – Portici, la première de l’histoire italienne, le musée ferroviaire de Pietrarsa est installé dans d’anciens bâtiments de construction et de réparation ferroviaire sur une surface de 36 000 m2. C’est dans ces murs qu’a débuté l’histoire industrielle du chemin de fer italien. La toute première locomotive fabriquée en Italie portait d’ailleurs le nom de l’usine : Pietrarsa. Il s’agit alors du tout premier complexe industriel en Italie. Depuis 1989, l’usine accueille le Musée national des chemins de fer. Vous y trouverez plusieurs dizaines de locomotives, voitures et wagons de toutes les époques, autant de matériels qui ont écrit l’histoire ferroviaire du pays. Vous pourrez notamment y admirer la locomotive 290, une des plus anciennes de la collection, dont le prototype date de 1889, la 640 088, la toute dernière machine réparée à Pietrarsa ou encore la 680 037, une locomotive qui a établi un record en 1907 en atteignant une vitesse de 118 km/h avec un train de 210 t. A noter que le musée a été récemment rénové. Avec un investissement financier global d’environ 15 millions d’euros, ce projet à grande échelle impliquait à la fois l’architecture imposante des pavillons du XIXe siècle et les vastes espaces extérieurs surplombant le golfe de Naples. Après 20 ans de corrosion causée par l’air salin et le manque d’entretien, l’attention s’est également portée sur la restauration du matériel roulant d’époque. Une animation multimédia en réalité augmentée permet de revivre le voyage de la première locomotive à avoir circulé en Italie. Dans la « Cathédrale », une salle imposante du musée, un réseau de trains miniatures de 40 m2, représentant notamment les gares de Firenze Santa Maria Novella et Bologna Centrale. Le musée est facilement accessible par les rails. Les trains locaux et régionaux de la ligne Naples – Salerne s’arrêtent de gare de Pietrarsa-San Giorgio a Cremano. Encore mieux : un train historique, le « Pietrarsa Express », dessert Pietrarsa à partir de la gare centrale de Naples.

Situation ferroviaire tendue dans les Hauts-de-France
Des intempéries qui durent et qui fragilisent le réseau ferroviaire… C’est le cas depuis le 1er novembre dans la région des Hauts-de-France, qui a été longuement exposée à des intempéries, tempête, fortes précipitations et vents violents, perturbant le fonctionnement des TER. Les zones de fragilité se sont multipliées dans la région. Ainsi, sur la ligne Etaples-Le Touquet vers Boulogne, l’eau accumulée dans le sol a provoqué des coulées de terre d’un talus sur la voie ferrée. L’expertise qui doit être menée, puis les travaux qui suivront, devraient durer jusqu’en février, estime dans un communiqué SNCF Voyageurs. D’où des interruptions de circulations entre Etaples et Boulogne.
Sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise vers Etaples-Le Touquet, des évaluations sont également en cours suite aux flux d’eau qui se sont déversés sur les voies les inondant par endroit. La remise en état est envisagée pour le mois d’avril. Les circulations sont de ce fait interrompues entre Etaples-Le Touquet et Saint-Pol-sur-Ternoise et le plan de transport est allégé entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras.
A cette situation s’est ajouté un acte de vandalisme particulièrement grave avec des conséquences sur les circulations ferroviaires : dans la nuit du 11 au 12 novembre, cinq rames du parc des Hauts-de-France, stationnées dans le secteur d’Amiens, ont été fortement endommagées. 250 vitres ont notamment été brisées, des dommages ont été commis sur l’informatique embarquée et des pupitres de cabines de conduite cassées.
Les équipes SNCF de la région sont mobilisées pour remettre en état le matériel pour limiter les temps d’immobilisation. Le 16 novembre, une première rame était remise en circulation. Une seconde est attendue tout début décembre 2023.

Nouveau numéro disponible : n°314 ! (Décembre 2023)
Le numéro 314 est arrivé !Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :De tunnel en tunnel en Auvergne-Rhône-Alpes (1re partie)
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Le sauvetage de la rame Sprague
Vidéo en ligne : EN LIGNE, DE LAUSANNE À ZURICH L’intégrale du parcours (2e partie)
Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
Les trains qui ont fait l’Italie
L’aventure ferroviaire italienne est née en 1839 entre Naples et Portici, dans le royaume des Deux-Siciles. Depuis, une multitude de matériels roulants ont arpenté les voies ferrées de toute la botte. Voici 10 matériels emblématiques qui ont marqué l’histoire des chemins de fer transalpins.
Locomotive Bayard « Vesuvio » – 1839
Le 3 octobre 1839, dans le royaume des Deux-Siciles (l’Italie n’est pas encore unifiée), la première voie de chemin de fer de la péninsule est inaugurée. Conçue par l’ingénieur français Armand Joseph Bayard de le Vingtrie, elle relie Naples à Portici. Fabriquée dans son usine anglaise de Bedlington par le constructeur Longridge Starbuck & Co (qui a également produit deux autres locomotives pour la nouvelle ligne), la locomotive « Bayard » est la toute première à avoir circulé en Italie. Elle a servi pour le voyage inaugural de la ligne, tractant avec brio les huit voitures composant le convoi. Elle pouvait atteindre la vitesse respectable de 50 km/h. Le train rencontre en Italie un succès immédiat. Il transporte plus de 85 000 passagers au cours des quarante premiers jours d’exploitation. Aujourd’hui, il est possible d’admirer au musée ferroviaire de Pietrarsa une réplique de la machine historique réalisée en 1939 à l’occasion de son centenaire.

Dix lignes à découvrir en Italie
L’Italie, c’est un peu plus de 16 800 km de voies ouvertes à la circulation des trains, desservant environ 2 200 gares. A chaque ligne, un nouvel horizon de voyage se dessine. Nous en avons sélectionné dix, à travers toute la péninsule et jusque dans les îles, comme autant d’invitations à un voyage ferroviaire italien.
Quand les premiers rails furent posés pour relier la ville de Bolzano au plateau du Renon, tous n’étaient pas enthousiastes. Avec l’arrivée du train, grimpant à crémaillère un dénivelé de plus de mille mètres et desservant tout le plateau, ce sont des siècles d’isolement qui prennent fin. Les riches familles, qui se retiraient sur les hauteurs pendant l’été, craignent alors que le tourisme de masse, propulsé par le train, ne profane les montagnes. Après deux accidents mortels, en 1947 et 1966, la première partie de la ligne, à crémaillère, a été fermée et remplacée par un funiculaire. Douze minutes de voyage suspendu suffisent à relier la gare de Bolzano à celle de Soprabolzano, où le petit train du Renon prend le relais. Les douze kilomètres de voies situés sur le plateau desservent encore les petits villages où vit une communauté de près de 8 000 personnes. A bord du train, touristes et habitants jouissent d’une même vue sur les cimes effilées des Dolomites. A petite vitesse, on traverse les bois pour descendre au terminus, en gare de Collalbo. De là, une brève balade conduit aux pyramides de terre, étonnantes colonnes d’argile formées par l’érosion. En continuant sur le sentier, on parcourt le chemin du retour à pied, suivant le chemin des châtaignes. Cette balade parcourt les lieux où, traditionnellement, les paysans récoltaient les fruits à bogue, avant d’organiser dans les masi, fermes de montagne, la Törggelen, fête des châtaignes.

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Sardaigne Voyage à toute petite vitesse sur un réseau menacé
La Sardaigne vante le plus long réseau touristique de trains à voie étroite en Europe, mais s’y aventurer est un véritable défi. Sur la ligne Mandas-Flumendosa, notre journaliste Lucie Tournebize a embarqué pour un reportage aux allures d’enquête.
« Prenons le train des voies secondaires… peu importe où il nous mène », écrivait David Herbert Lawrence en 1921, fasciné par la Sardaigne qu’il découvre à l’intérieur de l’île grâce au train. Sans le savoir, elle a adopté la même philosophie que l’écrivain voyageur en embarquant à son tour à bord du Trenino Verde, surnom donné à un réseau de quatre lignes ferroviaires sinueuses, serpentant sur 437 kilomètres. Car il lui aura fallu quatre voyages en Sardaigne et nombre de ratés pour parvenir enfin à s’installer sur les banquettes moelleuses de ce fameux train vert.
Le premier à lui en parler est son compagnon, né dans un village de l’intérieur de l’île. Il évoque des vallées sauvages, un maquis méditerranéen si épais qu’il caresse les voitures sur leur passage. « Impossible d’y voyager aujourd’hui », regrette-t-il, incendies, éboulis et troupeaux de chèvres s’étant emparés de la ligne. Pas tout à fait. Certains tronçons de voies sont bel et bien ouverts à la circulation. Monter à bord n’a rien de simple : les départs sont rares, s’effectuent au petit matin dans des gares pas toujours reliées au réseau ferré principal, et de nombreux tronçons restent clos… Le feu, des travaux ou un manque d’organisation, la saison ne démarre jamais vraiment à la date prévue…

Le loueur de locomotives Railpool arrive en France
Railpool, premier loueur de locomotives électriques en Allemagne et deuxième en Europe, commence à s’implanter en France. « Nous avons un premier client en France, mais qui ne souhaite pas donner son nom », a indiqué le 25 octobre, Torsten Lehnert, le PDG en présentant son entreprise. « La nouvelle entité juridique Railpool France SAS, est en cours d’immatriculation en tant que filiale à 100 % de Railpool« , a-t-il ajouté.Le loueur de locomotives, né à Munich en 2008, devrait faire rouler ses machines en France à la « mi-2025 ». Le démarrage de ses activités correspondra avec la réception des premières Traxx Universal MS3. Le loueur en a commandé 50 exemplaires en début d’année à Alstom. Leur livraison s’étalera jusqu’en 2027.
Le numéro 67 est disponible !
⚠️ Le nouveau numéro d’Historail est disponible !
Au sommaire de ce numéro :
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Fin du MP 59
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Rallier le Mont-Saint-Michel en train il y a cent ans
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Analyse multicritère du stop and go d’une petite ligne
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Le Chemin de fer franco-éthiopien face au Duce
- etc.
Cliquez sur la couverture pour lire un extrait et/ou l’acheter :

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