Catégorie : Actus

  • Un « nouveau » métro pour symboliser la modernisation de la ligne 6

    Un « nouveau » métro pour symboliser la modernisation de la ligne 6

    Le 3 avril à la station de métro Kléber, dotée de voies supplémentaires permettant le garage des trains, Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM) et de la région Île-de-France, Laurent Probst, directeur-général d’IDFM et Jean Castex, président-directeur général du groupe RATP, avaient convié la presse à la présentation de la troisième rame MP89 CC mise en service sur la ligne 6 parisien depuis le début de l’année.

    Surnommée « le métro aérien », du fait que près de la moitié de son parcours se fait sur viaduc, généralement entre immeubles, la ligne 6 avait déjà subi une profonde modernisation il y a un demi-siècle, en vue de son équipement en 1974 par des rames MP73 à pneus, solution retenue pour réduire les bruits et les vibrations. En 2023, l’heure est venue pour la ligne 6 d’entamer une nouvelle cure de jeunesse, avec un nouveau matériel… ou plutôt un matériel rénové : le MP89 version CC (cabine de conduite), destiné il y a un quart de siècle à la ligne 1 du métro parisien, puis transféré, après automatisation de cette première ligne, à la ligne 4. A son tour, la ligne 4 est automatisée depuis septembre dernier et se passe progressivement de ses MP89 CC avec l’arrivée de la version CA (conduite automatique) du même matériel à six voitures en provenance de la ligne 14, où elle est remplacée par des rames MP14 CA de huit voitures. C’est ainsi que le 24 mars, la dernière de ces rames d’origine a circulé sur la ligne 14, après 24 ans de service.

     

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  • Le Laos – le pays qui découvrait le train

    Le Laos – le pays qui découvrait le train

    Pays enclavé d’Asie du Sud-Est, sans accès à la mer, le Laos fut longtemps le pays du monde avec le moins d’infrastructures de transport. Mais, depuis décembre 2021, la ligne de chemin de fer de la Laos-China Railway traverse le nord du pays sur 414 km entre la frontière chinoise et la capitale Vientiane, non loin de la frontière avec la Thaïlande. Construite par les Chinois, elle fait peser sur le pays une dette difficilement soutenable, mais constitue néanmoins une véritable révolution !

     

    Sur le quai, à chaque nouveau départ, le même rituel. On prend la pause devant la voiture, des compagnons de voyage immortalisent cet instant historique : le tout premier trajet en train. Certains ont une petite appréhension au moment d’embarquer à bord de leur voiture. Des hôtesses, masquées et portant des lunettes de protection, donnent les consignes avec fermeté. Les hésitants s’engouffrent finalement dans la voiture, pressés par d’autres voyageurs plus sûrs d’eux. L’automotrice à la livrée rouge, blanche et bleu – les couleurs du drapeau laotien – peut accueillir jusqu’à 720 passagers. Elle vient de Boten, dans le nord du pays, à la frontière chinoise, et se dirige vers Vientiane, la capitale.

    Le Laos découvre le train. A l’intérieur, l’émerveillement est toujours d’actualité. Ici, la plupart des voyageurs ne sont pas blasés, ils ne vivent pas leur trajet plongé dans leur téléphone portable ou dans les bras de Morphée. Si les téléphones portables sont sortis, c’est pour se prendre en photo confortablement installé à sa place ou pour filmer le paysage qui se déroule sous les yeux. La vitesse est grisante. 160 km/h en vitesse de pointe (le réseau permet également aux trains de fret de rouler jusqu’à 120 km/h). Si on est loin de la grande vitesse ferroviaire, ces performances représentent un bond immense pour le pays. Jamais un transport terrestre n’était allé aussi vite au Laos.

    Les trains circulant sur la ligne Vientiane – Boten offrent aux voyageurs trois catégories de prix. Voiture de 1ʳᵉ et 2ᵉ classe pour les automotrices et classe normale pour les trains ordinaires, plus lents. Les prix sont élevés. Par exemple, pour un aller entre Vientiane et Luang Prabang, la 1ʳᵉ classe coûte 383 000 Kip (près de 21 euros), la 2e classe 242 000 kip (13 euros) et la place dans un train ordinaire 172 000 kip (9,40 euros). Des sommes que la plupart des Laotiens ne peuvent pas payer. Aujourd’hui, le train reste réservé aux classes moyennes supérieures et aux touristes. Mais l’arrivée du train a bouleversé le paysage du nord du pays et imprime de sa présence la rétine du paysan qui cultive sa terre comme celle du commerçant qui attend un chargement venu de Chine.

  • Le TGV Ouigo dessert désormais Perpignan

    Le TGV Ouigo dessert désormais Perpignan

    Depuis le 27 mars, Ouigo prolonge son voyage de Montpellier à Perpignan, nouvelle étape de la politique d’extension du TGV à bas coûts de la SNCF. Cet aller-retour quotidien permettra de relier en 5h01 la gare de Lyon à Paris à Perpignan, via Valence TGV, Nîmes-pont du Gard, Montpellier Sud de France, Sète, Agde, Béziers et Narbonne ( et 5h18 au retour). « Régulièrement, nous ajoutons des destinations (…). Notre objectif est que, en 2025, 25 % de notre trafic grande vitesse en France soit réalisé par les Ouigo, contre 20 % actuellement », a expliqué aux Echos du 24 mars Christophe Fanichet. Selon le PDG de SNCF Voyageurs, Ouigo est « un succès » avec plus de 110 millions de voyageurs en dix ans.

  • Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Réunis autour d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, les principaux acteurs, gestionnaires et opérateurs du secteur des transports, ont fait un point d’étape le 27 mars sur les mesures mises en œuvre depuis cet automne pour faire des économies d’énergie.

    « Ces plans reposent notamment sur le pilotage de la consommation énergétique, la sensibilisation et l’adoption de gestes simples au quotidien (baisse du chauffage, économies d’éclairage, mise en veille des écrans, covoiturage, autopartage, etc.) », ont notamment rappelé les ministres. Il s’agit, en particulier dans le ferroviaire, de renforcer l’éco-conduite, l’éco-stationnement ou de mieux adapter la ventilation et la température des bâtiments.

    De nouvelles mesures ont été identifiées, telles que la meilleure régulation de la publicité lumineuse dans les gares, stations et aéroports. Les opérateurs s’engagent à éteindre 100 % de leurs panneaux lumineux dès la fermeture des gares, des aéroports et des métros à partir du 1er janvier 2024. « Ils établiront également une stratégie de sobriété de la gestion de leurs parcs de panneaux lumineux », ajoutent les ministères. La SNCF prévoit une baisse de 45 % de ses émissions carbone d’ici à 2031, la RATP une réduction de sa consommation électrique de 35 % d’ici à 2026.

     

  • Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Mené par Thales, en partenariat avec Setec Ferroviaire, GeoSat, Clearsy et la région Nouvelle-Aquitaine (Ferro- Campus), avec la participation de la SNCF, le consortium NS2F, comme « nouvelle signalisation ferroviaire frugale » a pour but, comme son nom l’indique, de développer un système de signalisation et d’exploitation « simplifié, digital et innovant ». Son objectif revendiqué est de revitaliser la desserte fine des territoires par les « petites lignes » et d’améliorer la sécurité, « en particulier aux passages à niveau ».

    Un système de plus, donc ? Oui, mais avec une « garantie d’interopérabilité avec le réseau structurant » et des coûts d’investissements et d’exploitation réduits « de plus de 30 % », assurent les membres du consortium NS2F, déjà engagé auprès de la SNCF dans le projet Train Léger Innovant et dont l’ambition est de porter le projet de signalisation « en moins de 36 mois ». Entré en phase de contractualisation auprès de l’Ademe, le projet NS2F bénéficie d’une aide au financement de 7,164 millions d’euros votée par le Comité France 2030.

    Neuf innovations sont mises en oeuvre par les membres du consortium pour maîtriser la connaissance des infrastructures parcourues et la localisation des trains avec un minimum d’installations fixes, coûteuses à déployer et à entretenir. Elles concernent la localisation et odométrie autonome agnostique du train sans éléments à la voie (Thales) ; l’utilisation de télécommunications publiques cyber sécurisées (Thales) ; la cartographie numérique de terrain de haute densité (GeoSat) ; la génération formelle de données en sureté (Clearsy-Thales), l’interface de supervision et d’exploitation sur tablette (Setec Ferroviaire -Thales), l’intégration de la surveillance des Passages à Niveau (Thales-région Nouvelle Aquitaine); la surveillance de l’infrastructure par les senseurs du matériel roulant (GeoSat-région Nouvelle Aquitaine-Thales) et la signalisation frugale et supervision centralisée des lignes (Thales).

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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  • Le Japon se déguste en train

    Le Japon se déguste en train

    Les voyageurs ont pu le découvrir à la gare de Lyon, à l’occasion de l’ouverture d’un magasin éphémère : on vous dit tout sur l’ekiben, l’emblème de la gastronomie ferroviaire (et régionale) japonais.

     

    Vous connaissez le bento, cette boîte-repas compartimentée japonaise, mais connaissezvous l’ekibento ou « ekiben », le bento des gares ? « Avant un long voyage en train, les Japonais achètent systématiquement un ekiben et une bière, c’est une tradition », explique Loïc Garnier, acteur français vivant au Japon. Une tradition aussi vieille que le train dans l’archipel, puisque ces gamelles étaient vendues dans les gares de la première ligne de chemin de fer nippone, entre Yokohama et Tokyo, à la fin du XIXe siècle.

    À l’origine assez frugal, cette boîte-repas est devenue, au fil du temps, la vitrine de la gastronomie régionale japonaise. À chaque grande gare son ekiben local. Et à chaque ekiben sa forme, qui peut être parfois très originale (le nez du Shinkansen, le train express national, la tête d’un animal, ou une poupée Hello Kitty). « Il existe aujourd’hui plusieurs milliers d’ekibens régionaux différents », rappelle Shuichi Yagihashi, dirigeant de la société Hanazen, qui a remporté plusieurs fois le concours des meilleurs ekiben vendus sur les lignes JR East -et dont la recette de riz au poulet, qui n’a pas changé depuis 1947, est un emblème de la gastronomie de la région d’Akita. C’est sa société qui a ouvert l’année dernière un magasin éphémère dans l’enceinte de la gare de Lyon (voir notre interview).

    C’est dans les grandes gares, notamment celles qui sont desservies par le Shinkansen, que vous trouverez le plus grand choix d’ekiben. L’un des magasins les plus célèbres se situe dans la gare de Tokyo : Ekibenya Matsuri (que l’on peut traduire par « festival des ekibentos ») est la seule enseigne à vendre plus de 150 spécialités régionales différentes. Les prix démarrent à quelques centaines de yens (pour les petites boules de riz farcies, les onigiri) et peuvent monter jusqu’à à 3 000 yens (20 euros) pour les bentos gastronomiques : au menu, généralement, du riz ou des nouilles, de la viande (cuite à la vapeur, grillée, ou panée) ou du poisson (cru, fumé, ou cuit), et, dans les plus petits compartiments, des légumes marinés (« tsukemono »), des algues, de l’omelette roulée (« tamagoyaki ») ; quelques fines tranches de fruits en guise de dessert.

  • Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice

    Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice

    C’est un projet futuriste de transport qui a mal fini. Les dirigeants de Spacetrain ont été condamnés le 12 janvier par le tribunal correctionnel d’Orléans : le patron de l’entreprise, à un an de prison avec sursis et l’interdiction de gérer toute entreprise pendant cinq ans, et, le directeur technique, à trois ans de prison ferme. Ils étaient accusés d’avoir détourné 257 000 euros de chômage partiel pendant la crise sanitaire en 2020. L’entreprise devra rembourser à l’État les sommes détournées et payer 30 000 euros d’amende.

    Retour en arrière : en 2017, une start-up spécialisée dans la recherche et développement de systèmes robotiques autonomes pour les industries aéronautiques (la société Jacques Vaucanson), annonce pouvoir créer un train ultra-rapide capable d’effectuer le trajet Paris – Orléans en 15 minutes. Ce train, allant à des vitesses de 500 à 700 km/h, roulerait dans un tube basse pression, sur un coussin d’air pour réduire le frottement. Spacetrain s’inspire notamment du projet de l’Aérotrain, imaginé à la fin des années 1960 par l’ingénieur Jean Bertin. Salué pour son avance technologique, l’Aérotrain n’a jamais dépassé le stade du prototype.

    Pour tester son futur prototype Spacetrain veut réutiliser une partie de l’infrastructure de 18 km que l’Aérotrain avait construit en 1969 pour éprouver son propre concept. La voie en béton, en forme de T renversé, existe encore entre Saran et Ruan, même si elle est abandonnée depuis 1974 et désormais discontinue. Pour se rapprocher de “sa“ future voie d’essais, l’entreprise conceptrice du Spacetrain s’est s’installée à Cercottes.

  • Nouveau numéro disponible : n°306 ! (Avril 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°306 ! (Avril 2023)

    Le numéro 306 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? De nouvelles rames pour les Hauts-de-France
    ? Les Z 7300. Une remarquable carrière
    ? Le complexe ferroviaire de La Rochelle
    ? Royaume-Uni : la fin des rames HST se profile
    ? Eurostar et Thalys ne font plus qu’un
    ? Inveho premier constructeur de wagons de fret en France

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Une nouvelle convention pour dix ans entre l’Occitanie et la SNCF

    Une nouvelle convention pour dix ans entre l’Occitanie et la SNCF

    Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.

    « Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité…»

     

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  • Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    La conception, la fabrication et la commercialisation de matériel caténaire destiné au train et au tramway sont la spécialité de l’entreprise Galland basée à La Lande-de-Fronsac en Gironde depuis 20 ans.

    En effet, afin d’évoluer et de répondre au système ISO Qualité de l’époque, elle quitte en 2003 sous l’impulsion de son président Philippe Galland, le site emblématique de Choisy-le-Roi (banlieue parisienne) pour s’installer dans le libournais. Ici, la société familiale passe de l’artisanat à l’industrialisation en quelque temps. En cette année anniversaire elle voit son portefeuille clients dépasser la centaine d’entreprises en France et à l’International.

    Son savoir-faire ne date pas d’hier, puisqu’elle fournit à la SNCF depuis 77 ans, une vaste gamme de produits : armements console, appareils tendeurs, bras de rappels, sectionneurs, pendulage et isolateurs de section etc. Forte d’une cinquantaine de salariés et de collaborateurs, l’entreprise fait de l’innovation son fer de lance. Outre l’expansion de son outil industriel (9 000 m² en 2024), elle porte actuellement un projet d’intégration du numérique et des objets connectés (loT) au sein des caténaires. C’est un véritable saut technologique. Créer des alertes en cas d’incident sur une caténaire pour pouvoir prévoir et cibler les interventions, dans une logique de maintenance prédictive, est son principal objectif.

    Le produit final sera donc un outil électronique installé sur la caténaire, qui, couplé à une infrastructure informatique (réalisée par Preditic), permettra de collecter et traiter les données prélevées. Ce projet sera accompagné par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 100 000 euros.

    Enfin, l’entreprise Galland est adhérente de Ferrocampus, le pôle d’excellence européen dédié à la maintenance ferroviaire, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine à Saintes. Elle est toujours en étroite relation avec le lycée Bernard Palissy de la ville charentaise.

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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