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Catégorie : Actus

Trambus de Irizar : de Bayonne à Londres et Madrid
Le constructeur espagnol d’autobus et d’autocars Irizar exporte son modèle entièrement électrique de « trambus » dans sa version 12 mètres à Londres et Madrid : dans la capitale anglaise, le véhicule entre en service en ce début 2023 sur la ligne 132 de Bexleyheath à North Greenwich. Ce sera au tour de Madrid en mai prochain entre Valdebebas et Sanchinarro.Le trambus a été étrenné en 2019 sur l’agglomération de Bayonne (150 000 habitants), desservie par le réseau « Tkik Txak » de la Communauté Pays basque (laquelle a reçu le « Pass d’or » au palmarès 2022 des mobilités de VRT). Aujourd’hui 18 tram-bus articulés Irizar desservent deux lignes de la Côte basque : ils sont totalement électriques, sans émission et leurs batteries se rechargent aux terminus. Cette innovation a été ensuite testée à Marseille, Strasbourg, Barcelone et Saint-Sébastien. Amiens l’a également adoptée, mais après quelques difficultés dues au froid. Récemment, Irizar a conclu deux contrats de ce type avec Berne et Vaduz (Liechtenstein).
Née en 1889 comme fabricante de roues de charrettes, la société Irizar s’est taillée une place dans les mobilités grâce à ses autocars de tourisme, avant de s’ouvrir aux autobus. Avec deux usines à Ormaiztegi et Aduna en Gipuzkoa (province basque de Saint-Sébastien), cette coopérative est également implantée au Brésil, Inde, Maroc, Mexique et République sud-africaine. Elle affiche des ventes annuelles dépassant les 600 millions d’euros et emploie plus de 3 500 personnes dans le monde.
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Alstom reconduit pour la maintenance et l’exploitation de trains par l’Etat du Maryland
Entamée il y a plus de dix ans, la coopération entre Alstom et l’Administration des Transports de l’Etat américain du Maryland (Maryland Transit Administration, MTA) est reconduite avec la signature d’un nouveau contrat d’exploitation et de maintenance sur deux lignes de trains de grande banlieue du réseau MARC (Maryland Area Rail Commuter) pendant une durée initiale de cinq ans. Chiffré à 401 millions de dollars (environ 367 millions d’euros), ce nouvel accord peut être prorogé deux fois, en 2028 et 2033 (sa valeur totale pourrait alors atteindre 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d’euros), et fait suite à l’attribution en 2012 du précédent contrat de services sur les lignes dites de Camden (63 km entre Washington DC et Baltimore, une des plus anciennes du monde, car ouverte en 1830) et de Brunswick (119 km entre Washington et Martinsburg ou Frederick).
Par ce nouveau contrat, Alstom garde la responsabilité de l’exploitation des trains, des services à la clientèle, du personnel, de la maintenance du parc de locomotives et des voitures, ainsi que de la gestion des gares et des installations nécessaires à toutes ces tâches. Depuis 2013, Alstom « a acquis une grande expérience et a prouvé son expertise » en matière de maintenance du parc affecté au réseau MARC, qui comprend 42 locomotives diesel de plusieurs types, 60 voitures Nippon Sharyo MARC II à un niveau et 54 voitures à deux niveaux MultiLevel II (MARC IV) construites en son temps par Bombardier. Les opérations de maintenance comprennent l’inspection quotidienne, l’entretien des équipements, ainsi que la maintenance préventive et corrective, à assurer dans les installations de maintenance du réseau MARC, qui sont la propriété de la MTA.

Les BB 27300 de Transilien ont été achétées par Beacon Rail
C’est la société de leasing de matériel ferroviaire Beacon Rail qui a acquis le lot de douze locomotives BB 27300 de Transilien SNCF Voyageurs, a dévoilé l’entreprise le 1er mars. Elles avaient été mises en vente sur le site spécialisé d’enchères de matériels professionnels, Agorastore entre les 27 et 30 juin 2022 à la demande d’Île-de-France Mobilités.
Ces 12 locomotives BB 27300, qui tractaient des rames VB2N sur la ligne N, ont été retirées du réseau francilien, avec le remplacement de l’ensemble des trains de la ligne par des Regio2N. Néanmoins, elles avaient encore une durée de vie de 20 à 30 ans puisqu’elles ont été mises en service entre 2006 et 2010. Île-de- France Mobilités a donc demandé à Transilien SNCF Voyageurs de les mettre en vente. Même si le montant final de la vente n’a pas été révélé – la mise à prix avait été fixée autour d’1,3 million –, les bénéfices abonderont le financement du renouvellement des trains en Ile-de-France initié par Île-de-France Mobilités.
Beacon Rail qui a remporté la vente, propose aux opérateurs de trains de passagers et de marchandises des forfaits de location sur mesure, ainsi qu’une expertise technique et une assistance. Elle opère dans 17 pays en Europe.

Rendez-vous à Strasbourg pour le prochain salon européen des transports publics
La prochaine édition de EuMo Expo (European Mobility Expo) aura lieu du 1er au 3 octobre 2024 à Strasbourg. Un choix inédit justifié dans un communiqué par Marc Delayer, président du GIE Objectif transport public : « pour anticiper les risques éventuels liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques sur le fonctionnement du territoire francilien en termes d’accueil évènementiel, nous avons cherché à proposer un lieu attractif au carrefour de l’Europe et fortement engagé dans une politique de mobilité ambitieuse. Se positionner à Strasbourg, l’une des capitales de l’Europe et siège du Parlement européen à l’automne s’est imposé naturellement ».
10 000 personnes sont attendues à ce rendez-vous qui se tient tous les deux ans et rassemble les professionnels du transport public.
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Enquête visant la RATP sur la qualité de l’air dans les stations de métro
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en février visant la RATP après une plainte déposée par l’association Respire en mars 2021, accusant la Régie de « tromperie et blessures involontaires » en raison d’une qualité de l’air dégradée dans l’enceinte du métro, a indiqué l’association le 5 avril.
En cause, les particules fines (PM1, PM2,5 et PM10) émises à cause des frottements provoqués au moment du freinage des rames de métro, et qui sont régulièrement remises en suspension dans l’air au passage des rames.
« Il est temps de lever la loi du silence et que la RATP dise la vérité aux usagers », a déclaré Tony Renucci, directeur général de Respire, cité dans un communiqué de l’association qui accuse la RATP de dissimuler à ses usagers le niveau des pollution de l’air dans ses espaces sous-terrain et espère qu’elle « fera enfin le nécessaire » pour s’attaquer au problème.
La Régie assure déployer « du freinage électrique sur tous les nouveaux matériels. En 2022, trois ventilateurs ont été renforcés sur le réseau de métro » sur les lignes 9 et 2, affirme le transporteur. Qui expérimente aussi des garnitures des freins moins polluantes, appelées « Green Friction », développées par l’entreprise Wabtec, pour réduire les microparticules émises lors du freinage par friction. Les résultats des tests sur les bancs d’essais sont positifs, affirmait en novembre 2022 Wabtec qui dit constater jusqu’à 90 % de réduction pour les PM10, jusqu’à 85 % pour les PM2,5 et jusqu’à 60% de réduction pour les PM1.
De son côté, l’association Respire dit s’être basée sur deux rapports réalisés par ses soins en 2019 et 2021 pour appuyer sa plainte, dont il ressort que l’air dans le métro et le RER parisien est « nettement plus pollué en particules fines » qu’à l’extérieur.
En juin, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) avait observé que l’air était en moyennes trois fois plus chargé en particules fines dans les stations qu’en surface, bien au-delà des seuils fixés par l’OMS. Elle avait à l’époque effectué une série de recommandations afin de renforcer les actions pour améliorer la qualité de l’air dans les stations de métro et RER et mieux la mesurer.
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Transmanche. 2022, année de reprise pour Getlink
En 2022, première année presque normale après le Covid et le Brexit, Getlink, qui regroupe Eurotunnel, les trains de fret Europorte et maintenant le transport d’énergie transmanche ElecLink, affiche des résultats records, alors qu’il reste de la marge avant de retrouver les niveaux de trafic de 2019 sur le rail.
Pour Getlink, l’année 2022 confirme les tendances de son premier semestre : pour le groupe qui gère le tunnel sous la Manche, la relance a été au rendez-vous dans presque tous les domaines. Et c’est en proclamant « un chiffre d’affaires record en 2022 » que Yann Leriche, directeur général de Getlink, a présenté le 23 février les résultats annuels. Pour chacune des entités du groupe, 2022 a également été une année record… y compris pour la nouvelle activité ElecLink : mais pour le transport d’énergie transmanche, dont les activités ont débuté le 25 mai dernier, il s’agissait du premier exercice !
Ainsi, le chiffre d’affaires de Getlink 2022 a été supérieur au milliard d’euros, 1,6 milliard de CA (consolidé pour être précis), en progression plus rapide (106 %) que les charges d’exploitation (+50 %). En effet, Géraldine Périchon, directrice administrative et financière de Getlink, qualifie 2022 d’année de transition, avec une reprise du trafic, alors que l’inflation a touché les postes liées à l’énergie, aux salaires et aux autres coûts externes. Des surcoûts contrebalancés par « 40 millions d’économies réalisées sur l’année, qui nous permettent de faire face ». C’est ainsi que le résultat net de Getlink, de 252 millions d’euros, a été supérieur à la perte (229 millions d’euros) lors de l’exercice précédent et que le désendettement a été « significatif » en 2022, la dette nette passant sous la barre des 4 milliards d’euros.

Le numéro 65 est disponible !
⚠️ Le nouveau numéro d’Historail est disponible !
Au sommaire de ce numéro :
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2D2 9100 AVENTURES DE BATTEUSES
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140 ans de manipulateurs de traction
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Horloges de gare au XIXe siècle : une histoire mouvementée
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Invalides : la métamorphose d’une gare mal aimée
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Les chemins de fer japonais en Corée
- etc.
Cliquez sur la couverture pour lire un extrait et/ou l’acheter :
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Occitanie. Une nouvelle convention pour dix ans entre la Région et la SNCF
La région Occitanie, présidée par Carole Delga, a adopté le 23 mars une nouvelle convention d’exploitation de transport de voyageurs pour dix ans (2023-2032) avec la SNCF. La feuille de route est ambitieuse.
Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.
« Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité… ».

Quand les chefs étoilés débarquent en gare
Plusieurs chefs étoilés se sont associés à SNCF Gares & Connexions pour renouveler le concept du buffet de gare et élaborer la carte de nouveaux restaurants. Eric Frechon, Michel Roth, Christian Le Squer ou encore Michel Rostang, ces grands noms de la gastronomie française ont posé leur valise au coeur des gares pour le plus grand plaisir des voyageurs les plus gourmands.
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Paris-Saint-Lazare. Eric Frechon, Lazare. Le pionnier
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Metz. Michel Roth, Terroirs de Lorraine. Produits locaux revisités
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Rennes. Christian Le Squer, Le Paris-Brest. Saveurs et parfums de Breizh
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Paris-Lyon. Michel Rostang, Le Train Bleu. Goût du terroir et déco rococo
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La future gare de Noisy-Champs se couvre de sa toiture
Ce sera l’un des plus importants hubs du Grand Paris Express : Noisy-Champs, l’actuelle gare du RER A, à l’est de Paris, sera, fin 2025, l’un des terminus de la future ligne 15 (en venant Pont de Sèvres), puis en 2028, celle de la 16 ( en arrivant de Saint-Denis Pleyel). Près de 15 000 voyageurs y sont attendus chaque jour, desservant un bassin de 23 000 habitants dans un rayon d’un kilomètre.Dans cette gare de 150 mètres de long, les voies de la 15 arriveront par le sud, croisant celles du RER A, à 13,5 mètres de profondeur. La 16 viendra du nord, se glissant sous les voies de la 15, à – 21 mètres. Chacune de ces lignes est prolongée pour créer des arrières gares, longues, qui serviront aux “retournements“ des trains. Cette différence s’explique par la longueur des rames, qui sera de 108 mètres pour le matériel de la 15 et de 54 mètres seulement pour la 16. Au nord de la gare, sur la partie du chantier occupée par la ligne 15 Sud, 5,6 km de voies ferrées sont déjà visibles.La structure métallique, de 450 tonnes « seulement » selon les spécialistes, repose sur 12 poteaux arborescents dont huit posés à l’intérieur de la gare. Ce qui donne à l’ensemble beaucoup de légèreté et permet à l’éclairage naturel de pénétrer jusqu’au niveau inférieur de la gare.? Retrouvez toute l’actualité dans La Vie du Rail Hebdo
