Catégorie : Actus

  • Nouveau numéro disponible : n°318 ! (Avril 2024)

    Nouveau numéro disponible : n°318 ! (Avril 2024)

    Le numéro 318 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? Travaux d’ampleur pour réactiver des lignes de fret
    ? Enfin une vraie ligne de tram-train en Île-de-France
    ? Suisse : les Trains d’extinction et de sauvetage
    ?Des projets pour les deux voies d’accès au massif du Mont-Blanc
    ? La Translozérienne. Une exploitation à l’économie
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • A Sotteville-lès-Rouen, la première sortie en public de la 150 P 13

    A Sotteville-lès-Rouen, la première sortie en public de la 150 P 13

    Ils attendaient ce moment depuis longtemps et leur patience a été récompensée… Le 3 février, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), au dépôt du Pacific Vapeur Club (PVC), les adhérents, mécènes et élus locaux ont eu la primeur de la toute première présentation publique d’un trésor ferroviaire, la Decapod 150 P 13, une locomotive à vapeur datant de 1949, assortie de son tender 34 P 405. Ce matériel roulant historique a été confié en décembre 2023 au PVC sous convention par la SNCF (lire LVDR n° 3972), ainsi que la voiture A6D type “saucisson” de 1936. « Notre association étant née en 1983, le 40e anniversaire aurait dû être fêté l’année dernière mais nous avons choisi de différer cette célébration afin d’y faire participer la locomotive », explique Julie Rachet, secrétaire adjointe et responsable Communication du PVC. « Une chose était primordiale à nos yeux : que la première présentation soit réservée à ceux qui nous soutiennent, c’est-à-dire les adhérents de l’association, les mécènes et les élus locaux, ainsi que des partenaires d’autres associations ferroviaires et de structures locales engagées dans la préservation du patrimoine et la culture. » C’est ainsi qu’une centaine de personnes avaient été conviées à l’événement. Dans la cour Buddicom, tous avaient les yeux rivés sur la grille de l’atelier. A 17h45, celle-ci s’est ouverte, laissant apparaître l’impressionnante machine, dont le poids avoisine la centaine de tonnes. Les bénévoles du PVC y ont attelé leur locomotive diesel BB 63832 de 1963 et la voiture A6D type “saucisson”. Et c’est ainsi que la Decapod a effectué ses premiers tours de roue en public.

    Après avoir parcouru la distance suffisante pour sortir entièrement la locomotive et son tender de l’atelier, la 63832 et la voiture saucisson ont été dételées afin de laisser la place à la Decapod, vedette du jour. « Le public pouvait l’admirer de près. Smartphone ou appareil photo en main, chacun immortalisait cet instant mémorable… » Ensuite, des bénévoles du PVC ont animé un jeu de questions-réponses pour donner toutes les informations sur cette nouvelle venue.

    « Après cet événement en petit comité, nous avons évidemment l’envie et l’intention de faire découvrir la 150 P 13 au public le plus large possible », annonce Julie Rachet. « Ce sera possible lors de deux événements statiques de la saison 2024 : le festival Pierres en Lumières le 18 mai et les Journées européennes du patrimoine les 21 et 22 septembre (lire l’encadré ci-dessous). La Decapod sera présentée dans la cour Buddicom et le public pourra l’approcher de près et même monter sous son abri. La locomotive sera véritablement la star de ces journées ! ».

     

    Pacific Vapeur Club : https://www.facebook. com/groups/PacificVapeurClub/?mibextid=c7yyfP, https://www.instagram.com/pacificvapeurclub?igsh=MXJscmo5NzI1enFzNQ==

     

  • Vente de billets : les rivaux de SNCF Connect se cherchent le même ADN

    Vente de billets : les rivaux de SNCF Connect se cherchent le même ADN

    Le trio de distributeurs de billets de train, Trainline, Kombo et Omio, viennent de créer l’Association française des plateformes de distribution numérique de titres de transport et de mobilité (ADN Mobilités), « afin d’appeler à une régulation permettant aux acteurs indépendants de se développer et d’innover au bénéfice des voyageurs ferroviaires », lit-on dans un communiqué du 19 mars.

    « Aujourd’hui en France, toutes les conditions ne sont pas réunies [informations sur les tarifs, les différents itinéraires possibles, les conditions de voyage, le service après-vente] pour que les distributeurs indépendants de billets de train puissent exercer pleinement leur activité », estiment les dirigeants des trois plateformes qui considèrent que SNCF Connect, en position de leader, alimente des distorsions de concurrence sur le marché français, de nature à entraver, selon eux, l’essor de nouveaux opérateurs ferroviaires.

    L’association présidée par Matthieu Marquenet, dirigeant de Kombo, se donne pour objectif de « faire évoluer la Loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019, pour corriger les distorsions de concurrence entre les opérateurs ferroviaires et les distributeurs indépendants de billets ».

     

  • Le réseau des trains Ouigo classiques s’étend vers Rennes

    Le réseau des trains Ouigo classiques s’étend vers Rennes

    A partir du 5 avril, les trains à bas prix Ouigo circuleront à vitesse classique entre les gares de Paris Austerlitz et Rennes, et desserviront également Massy-Palaiseau, Versailles Chantiers, Chartres, Le Mans et Laval.

    A raison d’un aller-retour quotidien, il sera possible de relier Rennes à partir de Paris en moins de 5 heures, avec un départ de la capitale entre 8h et 8h30 puis un départ de Rennes entre 15h et 16h l’après-midi.

    Les prix prix iront de 10 à 49€ (5€ pour les enfants) pour des voyages allant jusqu’au 5 mai. Les mises en vente des billets ont lieu jusqu’à 45 jours avant la date de circulation.

    « Cette nouvelle offre longue distance s’ajoute à celles déjà créées entre Paris et Nantes et Paris-Lyon« , rappelle la SNCF.

     

  • SNCF Réseau attribue des contrats à hauteur d’1,8 milliard d’euros pour rénover les infrastructures

    SNCF Réseau attribue des contrats à hauteur d’1,8 milliard d’euros pour rénover les infrastructures

    C’est l’un des plus importants appels d’offres qui vient d’être attribué par SNCF Réseau : des travaux d’1,8 milliard d’euros, répartis en quatre lots, ont été confiés à des entreprises pour contribuer à la rénovation des infrastructures ferroviaires. Les chantiers, qui s’étaleront sur sept ans, couvrent « des travaux massifs de renouvellement de voie sur ligne classique et de renouvellement d’aiguillages et de ballast sur ligne à grande vitesse sur l’ensemble du territoire », indique SNCF Réseau.

    Le premier lot, qui vise le remplacement d’appareils de voie par méthode industrielle sur ligne à grande vitesse a été attribué à Eiffage-Captrain, qui remporte également un autre lot de remplacement de rails-voie-ballast. Le groupement Colas Rail- TSO se voit confier un lot pour remplacer le ballast sur LGV, et ETF un  autre lot portant sur le remplacement de rails-voie-ballast pour des zones denses du réseau.

    Ces attributions donnent de la visibilité sur la programmation des chantiers à venir avec une « organisation permettant une utilisation optimisée des engins de travaux« , estime SNCF Réseau. Elles illustrent également, poursuit le gestionnaire des infrastructures, l’augmentation des moyens alloués à la régénération et à la modernisation du réseau depuis la décision des pouvoirs publics d’accroître progressivement les investissements à hauteur de 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an dans ce but. Une nécessité alors que l’âge moyen des infrastructures ferroviaires est actuellement d’environ 30 ans.

    En 2024, SNCF Réseau prévoit d investir 3,2 milliards d’euros dans la régénération du réseau. « 1600 chantiers majeurs sont programmés dans l’ensemble des territoires pour remettre à neuf 1 064 km de voies et régénérer ou supprimer 492 aiguillages« , indique le groupe dans un communiqué.

     

  • La SNCF n’anticipe pas assez le changement climatique, selon la Cour des comptes

    La SNCF n’anticipe pas assez le changement climatique, selon la Cour des comptes

    Des rails en acier qui se déforment sous l’effet des fortes chaleurs, des caténaires qui se distendent et risquent l’arrachement, des gares en surchauffe. Quand le thermomètre monte, la SNCF doit ralentir la vitesse de certains trains. Selon le rapport annuel de la Cour des comptes publié le 12 mars, en 2022, les intempéries ont été à l’origine de 19% du temps des minutes perdues imputables à SNCF Réseau, gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire qui mène actuellement un énorme programme de rénovation du réseau.

    Pour la première fois, les Sages de la rue Cambon ciblent tout particulièrement le sujet du dérèglement climatique et ses conséquences financières. Dans de nombreux secteurs, dont le transport ferroviaire.

    Les aléas météorologiques sont de plus en plus intenses et fréquents et vont contraindre SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions à adapter leurs infrastructures, mais les magistrats financiers jugent que le groupe ferroviaire n’anticipe pas assez les effets du dérèglement climatique, ni pour rendre ses installations plus résilientes, ni pour évaluer le coûts des dégâts à venir. En clair, ils s’alarment de la vulnérabilité du réseau ferroviaire face à ces changements. Un risque accru par la vétusté du réseau, assènent-ils.

     

  • Le nouveau numéro de La Vie du Rail Magazine est disponible !

    Le nouveau numéro de La Vie du Rail Magazine est disponible !

    Une nouvelle occasion de voyager et de prévoir de futures escapades !

     

    Destination encore secrète pour la plupart des voyageurs français, l’Autriche a pourtant beaucoup à offrir. Avec plus de 6 000 km de réseau de chemin de fer, le pays alpin se parcourt et se découvre en train !

     

    Également au programme : les 80 ans du Débarquement de Normandie, un reportage le long du Nil à bord d’un train égyptien ou encore un voyage inoubliable à la découverte des Rocheuses canadiennes à bord du Rocky Mountaineer.

     

    Retrouvez-le en boutique, en kiosque et dès à présent en ligne ? https://www.europechina.net/magazines-archives/la-vie-du-rail-magazine-mensuel/K3399/

  • Le réseau basque Txik Txak s’apprête à augmenter de 30 % son offre de transport

    Le réseau basque Txik Txak s’apprête à augmenter de 30 % son offre de transport

    Quatre ans après son lancement, le réseau Txik Txak évolue : alors qu’il gérait 26 contrats en 2020, le syndicat des mobilités n’en comptera plus que trois pour les transports publics auxquels s’ajouteront quatre autres dédiés aux transports scolaires. En effet, à partir du 1er septembre et pour huit années, trois opérateurs ont été retenus pour effectuer ces services : RATP Dev Pays Basque Adour exploitera la « zone littorale », Transdev la « zone rétrolittorale » en association avec l’entreprise locale Hiruak Bat, et cette dernière opèrera la « zone intérieure ».

    Cette nouvelle organisation doit permettre, à compter de janvier 2025, d’augmenter de 30 % l’offre de transport public, passant de 9 à 12 millions de km par an pour desservir 330 000 habitants dans 161 communes. Sont notamment prévus une meilleure fréquence du Tram’Bus, plus de bus en soirée sur les lignes les plus fréquentées, une liaison directe entre le nord et le sud du littoral, la création de nouvelles lignes interurbaines ou encore un service de transport à la demande systématique en cas d’absence de lignes régulières.  L’année dernière, 12 millions de voyages ont été effectués sur le réseau basque.

     

  • La RATP cherche à préserver la santé de ses salariés avec des exosquelettes

    La RATP cherche à préserver la santé de ses salariés avec des exosquelettes

    Comment limiter l’usure des salariés dans des métiers très physiques? La RATP, qui cherche à répondre à cette question, a doté, en décembre dernier, douze ateliers de maintenance de RER et de tramways de 140 exosquelettes. Ces appareils vont servir à 300 agents. « Il s’agit d’une première européenne sur l’ampleur du déploiement. Elle illustre les ambitions de la RATP dans le domaine des technologies d’assistance physique et de qualité de vie au travail pour ses collaborateurs », explique Gilles Tauzin, directeur de l’innovation à la RATP.
    Les exosquelettes sont des appareils qui équipent de plus en plus les opérateurs dans l’industrie pour les soulager dans l’exercice de leur métier. Ils accompagnent leurs mouvements et diminuent les contraintes de poids. « 60 % des activités de maintenance s’effectuent “bras en l’air“ », expliquent Nicolas Stuyvers, chef de projet exosquelette.
    L’opération s’inscrit dans un ensemble de 15 projets (le programme Nouvelles Technologies d’Assistance Physique – NTAP) destinés à améliorer les conditions de travail, avec des drones, des bras robotique ou encore des robots collaboratifs. Le coût s’élève à plusieurs millions d’euros, selon Nicolas Stuyvers.
    En réduisant la pénibilité des métiers, la RATP espère aussi attirer plus de candidats sur des postes où les besoins sont importants et les candidatures pas assez nombreuses. Un autre bénéfice potentiellement lié à l’innovation.

     

  • L’espagnol Talgo courtisé par un constructeur hongrois

    L’espagnol Talgo courtisé par un constructeur hongrois

    Le ministère espagnol de l’Industrie reste sur ses gardes. En novembre 2023, une offre publique d’achat a été lancée à la Bourse de Madrid, portant sur l’ensemble de Talgo, valorisé à 632 millions d’euros. L’OPA s’est faite sur la base de 5 euros l’action, lancée par des « intérêts hongrois », suscitant des frissons dans les milieux industriels ibériques, mais aussi chez les décideurs publics car la célèbre marque aux trains articulés est un fleuron national. Le nom de ces investisseurs venus de Budapest est désormais connu: il s’agit du groupe ferroviaire Ganz-MaVag, mais il pourrait ne pas être seul.

    Le 21 février, Jordi Hereu, le ministre espagnol de l’Industrie, a averti : « L’Espagne entend bien conserver le contrôle stratégique de Talgo ». A ce jour, le capital de Talgo est principalement partagé entre Trilantic Capital Partners (63%), la société de capital-risque MCH Private Equity (16,2%) et la famille Oriol (20,3%), Ce dernier partenaire représente les fondateurs de la firme qui mirent sur pied Tren Articulado Ligero Goicoechea Oriol (Talgo).

    En mai 2015, ses dirigeants ont décidé d’introduire en bourse Talgo, avec une capitalisation chiffrée à un milliard d’euros. Objectif, financer et accélérer le déploiement international au-delà de l’Espagne Ce sera le « TGV des sables » en Arabie, des contrats au Kazakhstan, aux Etats-Unis et en Russie. Puis, plus récemment, les trains grand parcours « Talgo 230 » en cours de livraison à la DB allemande et au DSB danois.

    A ce jour, Talgo a son siège à Las Matas (Madrid), une autre usine à Ribabellosa (Pays basque) ainsi qu’un site à Astana (Kazakhstan). Elle mise en 2024 sur son train « Avril » à grande vitesse et supercapacitaire, pour le marché national, mais également dans les pays voisins dont la France.

    L’entreprise Ganz-MaVag qui est intéressée par Talgo est née en 1870 comme la « fabrique de locomotives et de wagons du royaume magyar ». Au-delà des machines à vapeur, elle s’est penchée dès les années 1930 sur les engins électriques, notamment alimentés en courant alternatif industriel. Aujourd’hui, des investisseurs russes seraient présents dans son capital, et un acteur précis est sur toutes les lèvres à Madrid : la société par actions Transmashholding qui, sous le coup de sanctions depuis février 2022, a transmis son site hongrois de Dunakeszi à Ganz-MaVag.