Sur l’un des multiples bâtiments, un imposant dessin de l’Orient-Express apparaît en noir. Le temps ne l’a pas encore vaincu. Comme un symbole de résistance. « Mon père prenait le train pour se rendre en Allemagne dans les années 1950, se rappelle Samer Annous, sociologue et chercheur à l’Institut tripolitain pour les études publiques. Je suis né en 1972 donc je n’ai pas vu fonctionner le train, mais j’ai comme grandi avec et il y a toujours ce rêve de le revoir en marche. » Tripoli a été un important port de commerce, et l’est encore après Beyrouth aujourd’hui. Logiquement, la gare y a été juxtaposée. Elle a été un centre névralgique qui permettait la liaison du sud du Liban au nord et jusqu’à la Syrie voisine. Elle a fait partie de l’aventure ferroviaire libanaise commencée le 4 août 1895. En cette fin du XIXe siècle,