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  • Mauvaise passe pour le titre unique

    Mauvaise passe pour le titre unique

    C’est ce que l’on peut appeler un enterrement de première classe : auditionné début mars par le Sénat, le nouveau ministre des Transports Patrice Vergriete a indiqué que le pass rail, projet annoncé par Emmanuel Macron en 2023, serait bien expérimenté cet été, comme prévu, mais pour les jeunes seulement… Et seulement en été.
    Le sort du titre unique de transport à l’échelle nationale, ce sésame permettant de sauter facilement du TER au métro, tramway, RER, bus, vélo ou voiture partagée, partout en France,  est-il lui aussi sur la sellette ? Promis en 2023 pour 2025 par Clément Beaune, alors ministre de tutelle, une année est passée. Où en est-on ?
    « Le ministre croit à la nécessité d’en passer par une expérimentation préalable pour avancer sur ce projet ambitieux. Il devrait annoncer prochainement les premiers territoires pilotes qui participeront à cette première phase d’expérimentation », indique un conseillerDes volontaires ?

    Pas de candidat à ce jour

    En un an, au sein de la DGITM, les services techniques du ministère des Transports, ont bien planché sur la partie technologique du projet, organisé un hackathon, retenu deux solutions techniques afin de trouver le support idéal pour cette carte interopérable qui ouvrirait toutes les portes des réseaux de transport public. Et mis autour de la table les autorités organisatrices de mobilité (AOM) régions, intercommunalités, les opérateurs de transport, les associations d’usagers, dans le but de lancer une première expérimentation en 2024 sur un territoire pilote. Mais n’a rien vu venir… A ce jour, aucune AOM ne s’est portée candidate.

    On efface tout et on recommence ?

    Le pass unique verrait-il les portes se refermer sur lui ? Que faire des cartes uniques multimodales qui existent déjà ? La Bretagne, par exemple, a créé en 2006 sa carte régionale unique KorriGo pour les transports urbains, scolaires, maritimes et ferroviaires. On efface tout et on recommence avec un titre unique ? « La Région n’a pas candidaté pour l’expérimentation de ce titre unique », s’est vu répondre VDR, et l’élu en charge des mobilités, Michael Quernez n’a pas souhaité s’exprimer « pour l’heure sur ce sujet ». Il y a un an pourtant, interrogé par nos confrères de La Gazette des communes, il se tenait « à disposition pour envisager un prolongement de ces coopérations à l’échelle nationale », mais appelait déjà le ministère à « ne pas remettre en cause la dynamique déjà bien engagée dans certaines régions ». La question de la gouvernance reste entière.

    Mais dans tous les cas, le titre unique exigera nécessairement de simplifier les grilles tarifaires. Et la liberté tarifaire est une prérogative extrêmement chère aux collectivités locales. Il faudra bien différencier le support du tarif, prévenait déjà le Gart. « Pas besoin de titre de transports si les transports sont gratuits », s’amuse-ton du côté de Régions de France. Clin d’œil à la gratuité des transports urbains mise en œuvre à Dunkerque par le maire devenu ministre, Patrice Vergriete.

  • GreenBadg fait un premier pas vers le titre de transport universel

    GreenBadg fait un premier pas vers le titre de transport universel

    Un titre de transport unique. C’est ce que propose GreenBadg, une jeune pousse qui vient de lancer une application permettant de réunir plusieurs abonnements ou titres de transport. L’usager télécharge l’application sur les plateformes Androïd ou iOS. Il fait ensuite sa demande de GreenBadg, en fournissant une pièce d’identité, vérifiée par AriadNext, travaille selon les règles préconisées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (ANSSI). Quant aux données, elles sont hébergées en France sur les serveurs de Clever Cloud.

    Une fois la pièce d’identité validée, un « GreenBadg » est délivré à l’usager pour trois ans. Et une fois son mode de transport choisi et payé, le voyageur peut obtenir, via l’appli, un QR Code valable 15 secondes qu’il suffit de présenter devant le valideur. L’application fonctionne depuis début 2023 et est disponible sur les plateformes de téléchargement. A charge pour la start-up de convaincre des opérateurs ou des autorités organisatrices de mobilité. « Nous discutons avec plusieurs métropoles françaises pour qu’elles proposent GreenBadg sur leur site de vente. Nous devrions parvenir à signer avec l’une d’entre elles d’ici la fin du premier semestre 2023 et montrer que GreenBadg fonctionne », assure Jacky Lamraoui, sans dévoiler le nom de cette agglomération tant que les négociations sont en cours.

     

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