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  • Pourquoi le train à grande vitesse Paris – Berlin ne passera pas par Strasbourg

    Pourquoi le train à grande vitesse Paris – Berlin ne passera pas par Strasbourg

    La SNCF fait de la résistance. Malgré la pression des élus alsaciens réclamant un arrêt à Strasbourg de la future relation à grande vitesse Paris – Berlin, soutenus par le ministre des Transports, la SNCF n’a pas cédé, expliquant que le tracé privilégié, par elle-même et la Deutsche Bahn, est une liaison Paris – Francfort par Sarrebruck prolongée à Berlin. Et le justifie par des raisons techniques.

    Ce train à grande vitesse attendu à la fin de l’année 2024 devrait donc franchir la frontière franco-allemande du côté de Forbach plutôt que sur le Rhin. En passant par la Lorraine, mais pas par l’Alsace. Raison invoquée : le futur « TGV » Paris – Berlin (en fait un ICE BR 407 opéré par la DB, déjà autorisé sur les parcours Paris – Francfort et, bien sûr, sur le réseau allemand) sera un prolongement de la desserte actuelle Paris – Francfort, via Sarrebruck.

    La raison invoquée par Jean-Pierre Farandou, dans un courrier au ministre des Transports cité par Les Échos, est que cette solution « pourrait être mise en œuvre assez rapidement, avec un horaire de qualité pour les clients entre Paris et Berlin ». Alors que partir des dessertes actuelles par Strasbourg n’offrirait pas des heures de départ ou d’arrivée attractives. Car une fois mis à part les horaires des dessertes actuelles, force est de constater qu’en matière de temps de parcours, les itinéraires par Sarrebruck ou Strasbourg sont techniquement équivalents, à la minute près (3 heures et 38 minutes) : le premier est beaucoup plus court, mais se fait par ligne classique, entre 110 et 160 km/h, entre le nord de la Lorraine et Mannheim, alors qu’en faisant le détour par Strasbourg, la même relation est presque intégralement réalisée sur LGV à l’ouest su Rhin et sur ABS (ligne aménagée) à l’est.

     

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  • Nouvel accord-cadre pour des trams Citadis d’Alstom à Strasbourg

    Nouvel accord-cadre pour des trams Citadis d’Alstom à Strasbourg

    Déjà la troisième génération de tramways pour le réseau strasbourgeois, en service depuis fin 1994. Après les Eurotram du groupement Socimi/ABB, puis les Citadis 403 d’Alstom, dont la dernière livraison a commencé fin 2021, l’Eurométropole de Strasbourg et la CTS ont lancé un nouvel appel d’offres, remporté une fois de plus par un matériel roulant Citadis d’Alstom.

    L’accord-cadre conclu porte sur au moins deux tranches de trams, une de 12 puis une de 10. « D’autres rames pourront être commandées durant les huit années de l’accord-cadre afin de répondre aux besoins de l’offre de transport de l’Eurométropole », ajoute Alstom, qui devra assurer les premières livraisons en mars 2025, pour une mise en service prévue à la fin de la même année. Neuf sites Alstom français se partageront la production du nouveau tram : La Rochelle (conception et assemblage), Le Creusot (bogies), Ornans (moteurs), Villeurbanne (électronique embarquée et cybersécurité), Aix-en-Provence (centrales tachymétriques), Sens, Gennevilliers et Saint-Florentin (disques et garnitures de frein), ainsi que Saint-Ouen (design).

    Long de 45 m et large de 2,40 m, le nouveau Citadis pour Strasbourg sera doté, de chaque côté, de 8 portes doubles, entièrement vitrées, de 1,30 m d’ouverture, y compris aux extrémités. Au total, 286 voyageurs pourront y être accueillis, en conformité avec l’arrêté PMR, ce tram étant doté de boutons d’ouverture de porte « à bonne hauteur », de sièges plus larges que dans les modèles précédents et de zones réservées aux usagers en fauteuil roulant et aux poussettes.

    Comme il se doit désormais, les Citadis strasbourgeois seront climatisés et dotés d’un système d’informations voyageurs dynamique, ainsi que d’une vidéoprotection. Petit « plus » pour ce réseau à vocation transfrontalière, qui dessert également la commune allemande de Kehl : le matériel commandé sera conforme au BOStrab,

     

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  • Rendez-vous à Strasbourg pour le prochain salon européen des transports publics

    Rendez-vous à Strasbourg pour le prochain salon européen des transports publics

    La prochaine édition de EuMo Expo (European Mobility Expo) aura lieu du 1er au 3 octobre 2024 à Strasbourg. Un choix inédit justifié dans un communiqué par Marc Delayer, président du GIE Objectif transport public : « pour anticiper les risques éventuels liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques sur le fonctionnement du territoire francilien en termes d’accueil évènementiel, nous avons cherché à proposer un lieu attractif au carrefour de l’Europe et fortement engagé dans une politique de mobilité ambitieuse. Se positionner à Strasbourg, l’une des capitales de l’Europe et siège du Parlement européen à l’automne s’est imposé naturellement ».

    10 000 personnes sont attendues à ce rendez-vous qui se tient tous les deux ans et rassemble les professionnels du transport public.

     

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  • Pourquoi le service express métropolitain de Strasbourg n’est toujours pas à la hauteur

    Pourquoi le service express métropolitain de Strasbourg n’est toujours pas à la hauteur

    Au début du mois de mars, la SNCF comptabilisait 580 trains en plus par semaine par rapport à la situation avant le lancement, en décembre 2022, du nouveau service express métropolitain (Reme). Alain Jund, vice-président de l’Eurométropole et co-financeur de cette nouvelle offre ferroviaire aux côtés du Conseil régional du Grand-Est, n’en comptait que 480. Au-delà de cette querelle des chiffres, les syndicats de salariés de la SNCF pointent l’inadéquation entre les ambitions politiques du Reme et les moyens mis en œuvre pour sa production. « On savait très bien, en décembre, qu’avec le nombre de conducteurs présents il était impossible de réaliser la commande de la collectivité« , juge Régis Hoffmann, secrétaire général de la CFDT Cheminots Grand-Est. « La capacité d’entretien est insuffisante au Technicentre en gare de Strasbourg. Il manque une vingtaine d’agents en maintenance et surtout, il n’y a pas eu assez de rames lors du lancement« . Des rames Régiolis auraient été mises en service avec un moteur isolé, suite à une panne, pénalisant la régularité et la robustesse des pans de transport. Régis Hoffmann s’interroge par ailleurs sur les « pressions politiques » qui auraient conduit la SNCF à « mener le projet du REME à marche forcée« , dans un contexte d’ouverture à la concurrence du transport régional.

     

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