Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : RER C

Ce que doit changer le nouveau schéma directeur de la ligne C
La mobilisation des élus et des usagers a payé. Elle a permis d’apporter quelques améliorations au nouveau schéma directeur de la ligne C du RER adopté début avril par le conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités. Ce document esquisse le futur de la ligne à l’horizon 2035.Comme imaginé dans une première version du schéma présentée en février au conseil d’administration d’IDFM, « les missions venant du nord de la ligne seront mises en terminus et origine à Avenue-Henri-Martin (Paris, XVIe) pour l’une et à Invalides pour l’autre ». Idem sur les branches sud, dont les trains seront limités à la gare de Paris-Austerlitz en surface, laissant aux voyageurs la possibilité d’une correspondance de quai à quai pour continuer vers le cœur de Paris. IDFM rappelle à ce propos, qu’aujourd’hui, seul un usager sur cinq des branches sud poursuit au-delà d’Austerlitz. « Une des missions au départ de Brétigny sera mise en terminus/origine à Musée d’Orsay », précise l’AO.Grâce à la mise en terminus à Austerlitz, les branches sud vers la vallée de l’Orge bénéficieront de quatre trains supplémentaires le soir et le matin entre Brétigny et Savigny-sur-Orge. Quant à la branche ouest vers Saint-Quentin-en-Yvelines, elle conservera des dessertes omnibus jusqu’à Bibliothèque François-Mitterrand (BFM). Ces scénarios doivent encore faire l’objet d’une étude demandée par la présidente d’IDFM.D’ici mai 2024, Transilien SNCF Voyageurs et SNCF Réseau, devront aussi intégrer dans le nouveau schéma directeur « les possibilités de prolonger deux trains par heure entre Brétigny et Saint-Martin d’Étampes en heures de pointe » et « de maintenir des trains reliant le centre de Paris pour les branches de Dourdan et Saint-Martin d’Étampes », et enfin de « renforcer la desserte d’heures creuses afin de diminuer le temps de parcours d’accès à Paris pour les branches de Dourdan et Saint-Martin d’Étampes ».Le scénario des terminus aux portes de Paris, doit permettre d’exploiter, à terme, les “nouvelles“ branches sud, avec du matériel Regio 2N dont le gabarit permet de circuler sur le tronçon central de la C.Ce schéma directeur complétera les mesures déjà adoptées, à la suite d’un énième incident, survenu le 18 mars et très médiatisé.
RER C : comment soigner la ligne la plus malade d’Ile-de-France?
Retards interminables, blocages, suppressions de trains… La multiplication des incidents ces derniers mois perturbe le fonctionnement du RER C, qui est devenu la ligne la plus « malade » d’Ile-de-France, détrônant, avec ce titre peu envié, la ligne B du RER. Des mesures d’urgence s’imposent tant pour les voyageurs du quotidien que dans la perspective des JO. Un peu plus d’une semaine après un des derniers incidents survenus le 18 mars dans un poste d’aiguillages à Paris-Austerlitz provoquant une interruption du trafic sur la ligne C du RER pendant 4 heures, Valérie Pécresse, la présidente d’Île-de-France Mobilités a donc emprunté le RER C avec des élus des villes traversées et dévoilé les mesures qui doivent permettre une amélioration de la ponctualité de la ligne.
Depuis 2021, le taux de ponctualité est en effet tombé de 91,3 % à 86,6 % au troisième trimestre 2023. « Nous étions à 84 % de ponctualité, la semaine dernière, alors qu’IDFM demande 90 % », précise Nicolas Ligner, le directeur de la ligne C. Ce que Marc Pelissier, président de l’Association des usagers des transports-IDF traduit par « seules quatre missions (trains) sur cinq commandées par Île-de-France Mobilités sont réellement effectuées ».
Ces piètres performances résultent notamment d’une pénurie de conducteurs. Le recrutement n’aurait été suffisamment anticipé, selon les associations d’usagers.
Pour améliorer la disponibilité du matériel, le technicentre des Ardoines qui assure 90 % de la maintenance des rames du RER C va recruter 10 % d’agents intérimaires et 10 % d’agents en CDI en plus. « De plus, toujours grâce à la solidarité de Transilien, nous avons transféré les grosses opérations de maintenance vers d’autres technicentres d’Ile de France, ce qui nous permet de réaliser 20 à 25 % d’opérations supplémentaires ».
La ligne devait aussi récupérer cette année les Z2N de la ligne D qui devait, elle, recevoir le nouveau matériel RER commandé par la région Île-de-France.

À Paris, la gare Saint-Michel Notre-Dame rouvre après huit mois de travaux
Huit mois de travaux au cœur de Paris, dont quatre n’étaient pas prévus… mais l’attente n’a pas été vaine pour les 32 millions d’usagers annuels de Saint-Michel Notre-Dame. Dont de nombreux touristes qui fréquentent cette gare du RER C, huitième de France, située sous les quais de la rive gauche de la Seine en face de l’île de la Cité.
À part les quais très bas, voire très étroits à une des extrémités de cette gare exiguë, les habitués ne reconnaîtront pas cet espace souterrain qui, jusqu’à sa fermeture le 20 août dernier, était plongé dans une lugubre pénombre. Car depuis sa réouverture, le 17 avril, Saint-Michel Notre-Dame bénéficie de la lumière du jour en provenance des berges de la Seine toutes proches, par 28 baies dotées de vitrages anti-crue qui permettront également un renouvellement de l’air. En outre, cet espace a retrouvé la couleur naturelle de la pierre de taille qui constitue ses parois. Et les occasionnels y verront un prolongement naturel d’un des quartiers les plus touristiques du monde, qui n’attend plus que l’achèvement des travaux de reconstruction de la cathédrale voisine.
Le matin du 14 avril, au même moment que la visite présidentielle au chantier de Notre-Dame, Valérie Pécresse, en tant que présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM), qui a financé les travaux à hauteur de 32 millions d’euros, et Marlène Dolveck, directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui a réalisé ces travaux, avaient convié les associations d’usagers et la presse à une présentation de la gare Saint-Michel Notre-Dame, trois jours avant sa réouverture. De fait, l’espace était encore en chantier, régulièrement traversé (sans arrêt, mais à petite vitesse) par les rames Z2N du RER C. Car même après la réouverture de la gare, les travaux se poursuivront, jusqu’à l’été prochain, afin de mettre en service deux escaliers mécaniques et un ascenseur. Les travaux effectués au cours de la fermeture ont notamment compris la rénovation complète des installations électriques, la reprise des escaliers et des quais, l’amélioration de l’accessibilité pour tous avec la création d’un ascenseur, le vitrage des passerelles, la réalisation des ouvertures pour faire entrer la lumière et améliorer la qualité de l’air ou encore le remplacement des lignes de contrôles.
Mis à part l’exiguïté des lieux, un parallélépipède établi sous les quais dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, avec mezzanine au-dessus du quai côté Seine, tout a changé : outre la mise en valeur des détails architecturaux de la gare, les usagers de la gare bénéficieront d’une meilleure accessibilité, en vertu des études réalisées par AREP, l’agence d’architecture filiale de SNCF Gares & Connexions. De quoi faciliter les échanges dans ce nœud de communications, où se croisent deux lignes de RER (B et C) et la ligne 4 du métro, en correspondance avec la ligne 10 voisine, plus d’un an avant les Jeux olympiques et paralympiques, qui mettront notamment à l’honneur les berges de Seine lors de la cérémonie d’ouverture.
S’ils ont entraîné la fermeture de la gare en août dernier, les travaux avaient été lancés de nuit dès mars 2022 et ont occupé les berges de la Seine du Pont Neuf (au pied duquel se trouve la base vie) à la gare. La proximité de la Seine, en plein cœur historique de Paris, a également été mise à profit par la direction de projet pour l’ensemble des approvisionnements et des évacuations de matériel, assurés par transport fluvial, mais aussi par trains de travaux (comme lors des chantiers d’été). C’est ainsi que près de 2 000 tonnes de déblais ont été évacués et plus de 600 tonnes de matériaux ont été acheminés sur le chantier : cette organisation logistique a permis d’éviter la circulation de près de 1 000 poids lourds dans Paris, selon IDFM et SNCF Gares & Connexions, qui ajoutent qu’une politique de réemploi de certains équipements et matériaux a été mise en œuvre.
? Retrouvez toute l’actualité dans La Vie du Rail Hebdo
