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Le RER E en service de Paris à Nanterre-la-Folie
Trois jours après avoir été inauguré, le prolongement du RER E (Eole) a accueilli ses premiers voyageurs sur le nouveau tronçon entre Haussmann-Saint-Lazare et Nanterre-la-Folie. Parmi les voyageurs du premier train, montés à Haussmann-Saint-Lazare, figuraient en particulier Valérie Pécresse, présidente la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités (IDFM), Laurent Probst, DG d’IDFM et Alain Ribat, directeur Transilien de SNCF Voyageurs. Partie de l’ancien terminus à 10 h 20, cette rame RER NG s’est élancée à 120 km/h maximum dans le nouveau tunnel, desservant les nouvelles gares souterraines de Neuilly Porte Maillot-Palais des Congrès (avec puits de lumière) et La Défense-Grande Arche, avant de remonter à la surface pour terminer son parcours en gare de Nanterre-la-Folie, nouveau terminus ouest du RER E en attendant la suite de son prolongement vers l’ouest, jusqu’à Mantes-la-Jolie.
Ce train était le premier à desservir le prolongement du RER E à raison de quatre navettes par heure et par sens entre Magenta, à Paris, et Nanterre-la-Folie, de 10 h à 16 h en semaine, voire jusqu’à 20 h les week-ends et jours fériés. Il était prévu que ces navettes soient assurées par des unités multiples de RER NG ; dans les faits, ce nouveau matériel roulant a d’emblée côtoyé sur le prolongement les deux autres types de rames déjà en service sur le RER E : le Francilien à un niveau (et à bonne hauteur par rapport aux quais des nouvelles gares) et le MI2N (dont le plancher est trop haut, d’une marche d’escalier).
Lancé en heure creuse au début d’une semaine comptant deux jours fériés, le prolongement du RER E a plus souvent eu, comme premiers voyageurs, des curieux ou passionnés de transports que ses futurs usagers de la vie
quotidienne. Mais déjà, les premières heures d’exploitation ont eu leur lot d’alertes aux bagages abandonnés, voire d’annulations… Sans parler de l’atmosphère souterraine, rapidement rendue poussiéreuse par les premiers passages de trains !

L’opération « Tous aux Jeux » devrait représenter la plus grande sortie scolaire en France
Ce sera “la plus grande sortie scolaire jamais organisée en France“, affirment ses organisateurs. “Tous aux Jeux“, l’opération, dont la SNCF et IDFM sont partenaires, doit permettre à un grand nombre élèves d’assister à des épreuves sportives lors des Jeux paralympiques du 2 au 6 septembre 2024. La SNCF va garantir un accès prioritaire et des tarifs réduits aux groupes scolaires afin de réserver leurs trajets en train (TER, TGV Inoui et Intercités), indique-t-elle dans un communiqué.En juillet 2022, l’État avait annoncé que plus de 400 000 billets seraient offerts, dans le cadre de la « billetterie populaire », pour permettre à 258 800 jeunes, 100 100 bénévoles du mouvement sportif, 17 400 personnes en situation de handicap et leurs aidants et 24 920 agents publics (catégorie B et C) impliqués dans l’organisation des Jeux, d’assister à cet événement.L’investissement de 11,4 millions d’euros est porté par le ministère des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques.
Les toilettes de huit grandes gares franciliennes gratuites avec le passe Navigo
C’est une nouvelle qui soulage les voyageurs franciliens et les associations d’usagers. Depuis le début du mois d’avril, les usagers franciliens peuvent accéder gratuitement à l’ensemble des toilettes des grandes gares parisiennes grâce à leur passe Navigo (abonnements Navigo, Imagine R) ou le support magnétique origine/destination. Il s’agit des gares d’Austerlitz, de Paris-Est, de Paris-Lyon, de Paris-Nord, de Paris-Montparnasse, et de Paris-Saint-Lazare. Dans la périphérie de Paris, les toilettes des gares d’Aéroport CDG 2 TGV et de Marne-la-Vallée Chessy sont aussi concernées.IDFM, qui finance ce service, souhaite ainsi compenser l’absence de sanitaires à bord des trains d’île-de-France.
Des fermetures prévues sur la ligne 11 avant son prolongement début juin
Le prolongement de la ligne 11 du métro parisien entre Mairie-des-Lilas et Rosny-Bois-Périer, avec six nouvelles stations, sera ouvert « début juin », ont annoncé conjointement la RATP et Île-de-France Mobilités le 10 avril, sans plus de précisions.Au lancement des travaux, en 2016, la date prévue d’ouverture avait été fixée au printemps 2023. « Nous avons subi quatre mois d’interruption de travaux en mai 2023 à cause du Covid », a expliqué Pierre Florent, directeur du prolongement de la ligne 11. Le chantier a ensuite connu des difficultés de renchérissement et d’approvisionnements en matières premières dus aux conséquences de la crise sanitaire. « Nous avons néanmoins pu résorber trois mois retard, mais de nouveaux aléas dont la découverte de quatre bombes datant de la guerre de 1870, nous ont encore retardés », poursuit Pierre Florent.Deux des quatre nouvelles stations, Rosny-Bois-Périer et Coteaux-Beauclair, sont terminées et ont reçu, par anticipation, leurs agréments de sécurité. Dans les autres stations les travaux de second œuvre se poursuivent, et elles seront prêtes à temps pour l’ouverture.Le montant du projet de prolongement s’élève à 1,3 milliard, auquel s’ajoute l’achat du matériel roulant, acquis par IDFM, soit 38 millions pour 39 nouvelles rames.Pour les amoureux de matériel ferroviaire ancien, sachez que les dernières MP59, les plus âgées des rames en service sur le réseau du métro devraient « effectuer leurs derniers voyages mi-mai » précise Pierre Florent.
De nouveaux panneaux pour le métro parisien
Plus grands, plus lisibles, plus de détails : les panneaux annonçant l’arrivée des rames sur le quai des stations de métro se modernisent. Les anciens panneaux d’information avec l’affichage des chiffres par des diodes laissent progressivement la place aux Panam, pour Panneaux d’Affichage Métro, qu’Île-de-France Mobilités et la RATP ont présenté le 20 mars.Les nouveaux écrans sont divisés en deux : à gauche les deux chiffres, en jaune sur fond noir, annonçant l’arrivée des deux prochaine rames, et à droite, écrites en noir sur fond blanc, des remarques sur des arrêts non desservis ou d’éventuelles perturbations sur la ligne.La ligne 5 du métro est la première à être équipée. 44 nouveaux Panam ont déjà été installés entre décembre 2023 et mars 2024 dans les 22 stations de la ligne. Suivront les lignes 1, 2, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, où « l’installation sera effectuée d’ici les Jeux olympiques », indique Jean Castex, PDG du groupe RATP.Près de 484 nouveaux panneaux seront ainsi installés d’ici juin dans 242 stations de métro, au rythme de 32 nouveaux panneaux chaque semaine en moyenne.
Pourquoi la ligne 14 devra encore fermer après les JO
Les usagers de la ligne 14 n’en ont pas fini avec les longues interruptions de trafic. Après des fermetures l’été dernier, puis pendant toutes les vacances de la Toussaint, auxquelles s’ajoutent de nombreuses soirées, la RATP renouvelle l’opération depuis dimanche dernier : la ligne est de nouveau totalement fermée aux voyageurs pour deux semaines, pendant les vacances de février.
L’objectif est de poursuivre les essais de modernisation du nouveau système de pilotage automatique. Et de le déployer en juin sur la ligne existante et sur les deux prolongements qui doivent alors ouvrir simultanément, soit 14 km de tunnel et sept stations en direction du sud vers Orly, et 1,4 km et une station vers le nord à Saint-Denis-Pleyel. Autrement dit, il faudra être prêt avant les Jeux olympiques.
Sur cette ligne 14, il est prévu que le nombre de trains augmente progressivement à l’horizon 2025 jusqu’à 72 trains (avec 8 voitures, donc avec une plus grande capacité). « Actuellement, nous avons 39 rames, nous en aurons 47 pour tenir le service » en juin, assure Stéphane Garreau, le directeur d’opération du prolongement de la ligne. Un nombre suffisant dans un premier temps pour tenir un intervalle de 105 secondes entre les trains. Puis, l’intervalle doit pouvoir être abaissé à 80 secondes aux heures de pointe.
Or, le système de pilotage actuel, vieux de 30 ans, n’a pas la capacité de gérer les 72 trains. Depuis 1998, date de l’inauguration de cette ligne automatique, sa longueur et le nombre de matériels roulants ont plus que triplé. D’où la nécessité de déployer une nouvelle technologie. « C’est une première au monde sur une ligne exploitée. C’est aussi la conclusion de sept années de travail des ingénieurs de la RATP et de Siemens qui fournit le pilotage automatique », souligne le responsable de la RATP.

Le train de nuit Paris – Berlin de nouveau sur les rails
Supprimé en 2014, le train de nuit Paris renaît de ses cendres à l’occasion du nouveau service horaires 2024, ainsi que le Bruxelles – Berlin, un jour après le lancement de la nouvelle relation de nuit Paris – Aurillac.
Retour en arrière. Courant 2015 les chemins de fer allemands avaient annoncé qu’ils abandonneraient en décembre 2016 l’exploitation en Allemagne des trains de nuit faute de rentabilité et de l’obligation de renouveler à court terme le matériel utilisé. Les chemins de fer autrichiens ÖBB avaient alors repris quelques relations internationales de nuit entre l’Autriche ou la Suisse et l’Allemagne. En décembre 2021 les ÖBB en collaboration avec la SNCF et la DB avaient relancé juste après la crise sanitaire un train de nuit entre Paris et Vienne circulant dans chaque sens trois fois par semaine, et qui au bout de deux ans d’exploitation connait un taux de remplissage en moyenne autour des 75 % et 100 % à certaines périodes. A cette occasion il avait été présenté un calendrier de rétablissement de liaisons de nuit abandonnées et de création de nouvelles lignes de train de nuit dans le cadre du futur réseau TEE 2.0.
Ce rêve est donc devenu réalité depuis le 11 décembre, date à laquelle est parti à 20 h18 de la gare souterraine de Berlin Hauptbahnhof le premier Nightjet Berlin – Paris Est / Bruxelles Midi reliant Berlin avec deux autres capitales européennes. A bord, des officiels, des journalistes et des jeunes français et allemands.
Pour l’instant il circule trois fois par semaine, les mardis, jeudis et samedis au départ de Paris Est et les lundis, mercredis, et vendredis au départ de Berlin Hbf, avant de devenir quotidien dès octobre 2024.
>> Retrouvez les trains de nuit dans le numéro d’hiver de La Vie du rail Magazine spécial sur ces trains fascinants ? Sortie le 19 décembre !

Premiers tours de roue pour le Grand Paris Express
Les pièces du puzzle commencent à s’assembler pour la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Et le 28 novembre, l’étape la plus symbolique était peut-être le premier « roulage » d’une des 27 rames commandées en 2018 par Île-de-France Mobiltés (IDFM) pour cette nouvelle ligne qui permettra de contourner le sud de Paris, entre le Pont de Sèvres et Noisy-Champs, à la fin de 2025 selon le calendrier actuel. En attendant, huit ans après le début des travaux préparatoires, suivis par le lancement de 10 tunneliers (2018 et 2019), le début de la pose des rails (2020), ou encore la fin du creusement des 37 km de tunnel (fin 2021), les différents équipements sont installés à leur place définitive le long de la ligne, de ses 16 gares et de son Centre d’exploitation et de maintenance de Champigny-sur-Marne. Ce dernier site accueille désormais la rame de présérie, dont chacune des six voitures de 18 m ont été livrées par camion ces derniers mois.
Le maire de Champigny-sur-Marne a rappelé à l’occasion que sa commune était « la plus impactée par les travaux, avec dix chantiers en cours, et bientôt quatorze ». Une récompense attend toutefois ses administrés : « six minutes pour se rendre à Créteil, contre une heure actuellement », voire moins de 30 minutes pour gagner les aéroports à terme. Et l’élu de rappeler que ce chantier est un symbole du génie français.
A l’occasion, les visiteurs ont également pu voir un élément qui sera caché aux futurs voyageurs : le pupitre de conduite, qui sera évidemment escamoté en service régulier, en mode automatique. Afin que ce dernier soit opérationnel, l’intégration des automatismes de conduite réalisés par Siemens Mobility va se poursuivre, de même que celles les autres systèmes de la ligne 15 Sud. La phase d’essais d’intégration statiques et dynamiques « démarrera mi-2024 et se poursuivra jusqu’à la mise en service, prévue pour la fin de l’année 2025 », prévoient la SGP et IDFM. Parallèlement, le parc de 27 rames sera livré progressivement à Champigny à partir de l’été prochain, avant une phase de marche à blanc pilotée par le futur exploitant ORA L15.

Le grand chambardement des tarifs des transports franciliens
Dans un post sur X (ex-Twitter), Valérie Pécresse a annoncé le 27 novembre la nouvelle gamme tarifaire des tickets et abonnements des transports publics franciliens. Confirmant les augmentations annoncées quelques heures plus tôt dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.
« Ile-de-France Mobilités va augmenter l’offre de transport pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris2024. Je refuse que ces surcoûts soient payés par les Franciliennes et les Franciliens. Qui va payer quoi entre le 20 juillet et le 8 septembre ? », fait mine de s’interroger la dirigeante de l’autorité des transports de la région, pour mieux justifier l’augmentation des tarifs qui suivent :
- le prix du Passe JO 2024 est fixé à 16 euros par jour, avec un tarif dégressif chaque jour (70 euros pour 7 jours consécutifs glissants). Il donne accès à toute l’Ile-de-France (aéroports compris). Le Navigo jour et semaine ne seront pas commercialisés pendant la période des JO, du 28 juillet au 8 septembre. « Les spectateurs des Jeux olympiques et paralympiques paient leur passe au juste prix et contribuent à financer les 15% d’offre de transport supplémentaire rendue nécessaire par les Jeux, soit 200 M€ », insiste IDFM dans un communiqué.
- le temps des JO, le prix du billet à l’unité bondira à 4 euros (6 euros pour les zones 3 et 4) et le carnet de 10 tickets coûtera 32 euros. Dissuasif ! Deux solutions pour les Franciliens qui utilisent les transports occasionnellement et seront impactés par cette hausse : souscrire à l’abonnement Liberté +, chaque trajet coûtera alors 1,73€, avec correspondance gratuite métro/bus. Ou bien, faire le plein de billets avant le 20 juillet 2024 !
- le prix du ticket de métro pour les voyageurs empruntant la ligne 14 jusqu’à l’aéroport d’Orly après la fin des travaux de prolongement en juin 2024 est fixé à 11,50 euros (comme pour OrlyBus ou le billet de RER pour l’aéroport Charles de Gaulle).
- le Passe Navigo augmentera au 1er janvier 2024 à 86,40 euros, contre 84,10 euros en 2023, et 75,20 euros en 2022.
- le ticket à l’unité augmentera de 0,05 centime, de 2,10 à 2,15 euros, au 1er janvier 2024 (hors période JO). Le carnet de 10 tickets, désormais dématérialisé, prendra 40 centimes à 17,30 euros.
- au 1er janvier 2024, le forfait Imagine R destiné aux étudiants et apprentis augmentera de près de 10 euros à 374,40 euros.
Fruit d’un accord entre l’autorité des transports et l’État, cette grille tarifaire doit maintenant être votée par les élus d’IDFM.

Près de 40 millions d’euros pour moderniser les lignes Polt et Paris-Clermont-Ferrand
A l’occasion du salon des maires, l’Etat et SNCF Réseau ont signé trois nouvelles conventions de financement à hauteur de 38,5 millions d’euros pour les axes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont-Ferrand. Plus précisément, les 700 km de la ligne Polt seront régénérés et modernisés lors de plusieurs chantiers prévus d’ici 2027. Les deux conventions pour cet axe concernent le financement des travaux entre Brétigny et Boisseaux (13 millions d’euros) et le financement des études et dossiers de consultation des entreprises entre Les Aubrais et Montauban (près de 8 millions), annonce le ministère des Transports.
Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, l’Etat investira près de 17,5 millions d’euros « pour améliorer le service offert aux voyageurs et la compétitivité de l’offre TET en agissant sur quatre leviers : la desserte, la régularité, les temps de parcours et le développement des services à bord« , indique le ministère.
Plus globalement, il précise que l’Etat et la SNCF investissent, sur ces deux grandes liaisons structurantes, près de 3,5 milliards d’euros pour changer l’ensemble du matériel roulant et remettre à neuf l’ensemble du réseau d’ici 2027. « Ces investissements incluent des programmes de modernisation sur chacune des lignes, financés par l’Etat et complétés par les collectivités, visant à diminuer les temps de parcours« , précise le ministère.
