Étiquette : innovation

  • La R&D au coeur du SIFER

    La R&D au coeur du SIFER

    Par essence, toutes les entreprises sont condamnées à innover pour ne pas disparaître. Pour autant, toutes ne s’engagent pas dans la recherche qui est forcément très coûteuse. Parmi les sociétés qui investissent, Wago Contact a mis au point des systèmes, en gare ou embarqués, pour assurer la conversion et la transmission des signaux. Depuis 1977, elle a développé des systèmes permettant de remplacer la vis par le ressort dans le domaine du raccordement électrique.

    Vollert Anlagenbau GmbH se présente comme leader en matière d’innovation et de développement à travers ses différents systèmes. Parmi eux, on peut citer les robots rail-route qui permettent de contrôler un convoi entier à partir de télécommandes.

    Des engins qui s’adaptent aux conditions de voies, de type de fret et de force de traction. Plusieurs groupements travaillent également à promouvoir les innovations.

    Parmi eux, Rail Europe Solutions favorise les échanges et la collaboration d’acteurs du ferroviaire depuis plus d’un siècle.

    CCB, Rail Europe, Emofer et MFD Atelier Durieux sont désormais réunis pour fournir un ensemble d’équipements ferroviaires spécialisés à commencer par les traverses, en bois et en béton.

     

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  • Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Mené par Thales, en partenariat avec Setec Ferroviaire, GeoSat, Clearsy et la région Nouvelle-Aquitaine (Ferro- Campus), avec la participation de la SNCF, le consortium NS2F, comme « nouvelle signalisation ferroviaire frugale » a pour but, comme son nom l’indique, de développer un système de signalisation et d’exploitation « simplifié, digital et innovant ». Son objectif revendiqué est de revitaliser la desserte fine des territoires par les « petites lignes » et d’améliorer la sécurité, « en particulier aux passages à niveau ».

    Un système de plus, donc ? Oui, mais avec une « garantie d’interopérabilité avec le réseau structurant » et des coûts d’investissements et d’exploitation réduits « de plus de 30 % », assurent les membres du consortium NS2F, déjà engagé auprès de la SNCF dans le projet Train Léger Innovant et dont l’ambition est de porter le projet de signalisation « en moins de 36 mois ». Entré en phase de contractualisation auprès de l’Ademe, le projet NS2F bénéficie d’une aide au financement de 7,164 millions d’euros votée par le Comité France 2030.

    Neuf innovations sont mises en oeuvre par les membres du consortium pour maîtriser la connaissance des infrastructures parcourues et la localisation des trains avec un minimum d’installations fixes, coûteuses à déployer et à entretenir. Elles concernent la localisation et odométrie autonome agnostique du train sans éléments à la voie (Thales) ; l’utilisation de télécommunications publiques cyber sécurisées (Thales) ; la cartographie numérique de terrain de haute densité (GeoSat) ; la génération formelle de données en sureté (Clearsy-Thales), l’interface de supervision et d’exploitation sur tablette (Setec Ferroviaire -Thales), l’intégration de la surveillance des Passages à Niveau (Thales-région Nouvelle Aquitaine); la surveillance de l’infrastructure par les senseurs du matériel roulant (GeoSat-région Nouvelle Aquitaine-Thales) et la signalisation frugale et supervision centralisée des lignes (Thales).

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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  • Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice

    Train ultra-rapide. Spacetrain finit devant la justice

    C’est un projet futuriste de transport qui a mal fini. Les dirigeants de Spacetrain ont été condamnés le 12 janvier par le tribunal correctionnel d’Orléans : le patron de l’entreprise, à un an de prison avec sursis et l’interdiction de gérer toute entreprise pendant cinq ans, et, le directeur technique, à trois ans de prison ferme. Ils étaient accusés d’avoir détourné 257 000 euros de chômage partiel pendant la crise sanitaire en 2020. L’entreprise devra rembourser à l’État les sommes détournées et payer 30 000 euros d’amende.

    Retour en arrière : en 2017, une start-up spécialisée dans la recherche et développement de systèmes robotiques autonomes pour les industries aéronautiques (la société Jacques Vaucanson), annonce pouvoir créer un train ultra-rapide capable d’effectuer le trajet Paris – Orléans en 15 minutes. Ce train, allant à des vitesses de 500 à 700 km/h, roulerait dans un tube basse pression, sur un coussin d’air pour réduire le frottement. Spacetrain s’inspire notamment du projet de l’Aérotrain, imaginé à la fin des années 1960 par l’ingénieur Jean Bertin. Salué pour son avance technologique, l’Aérotrain n’a jamais dépassé le stade du prototype.

    Pour tester son futur prototype Spacetrain veut réutiliser une partie de l’infrastructure de 18 km que l’Aérotrain avait construit en 1969 pour éprouver son propre concept. La voie en béton, en forme de T renversé, existe encore entre Saran et Ruan, même si elle est abandonnée depuis 1974 et désormais discontinue. Pour se rapprocher de “sa“ future voie d’essais, l’entreprise conceptrice du Spacetrain s’est s’installée à Cercottes.

  • Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    La conception, la fabrication et la commercialisation de matériel caténaire destiné au train et au tramway sont la spécialité de l’entreprise Galland basée à La Lande-de-Fronsac en Gironde depuis 20 ans.

    En effet, afin d’évoluer et de répondre au système ISO Qualité de l’époque, elle quitte en 2003 sous l’impulsion de son président Philippe Galland, le site emblématique de Choisy-le-Roi (banlieue parisienne) pour s’installer dans le libournais. Ici, la société familiale passe de l’artisanat à l’industrialisation en quelque temps. En cette année anniversaire elle voit son portefeuille clients dépasser la centaine d’entreprises en France et à l’International.

    Son savoir-faire ne date pas d’hier, puisqu’elle fournit à la SNCF depuis 77 ans, une vaste gamme de produits : armements console, appareils tendeurs, bras de rappels, sectionneurs, pendulage et isolateurs de section etc. Forte d’une cinquantaine de salariés et de collaborateurs, l’entreprise fait de l’innovation son fer de lance. Outre l’expansion de son outil industriel (9 000 m² en 2024), elle porte actuellement un projet d’intégration du numérique et des objets connectés (loT) au sein des caténaires. C’est un véritable saut technologique. Créer des alertes en cas d’incident sur une caténaire pour pouvoir prévoir et cibler les interventions, dans une logique de maintenance prédictive, est son principal objectif.

    Le produit final sera donc un outil électronique installé sur la caténaire, qui, couplé à une infrastructure informatique (réalisée par Preditic), permettra de collecter et traiter les données prélevées. Ce projet sera accompagné par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 100 000 euros.

    Enfin, l’entreprise Galland est adhérente de Ferrocampus, le pôle d’excellence européen dédié à la maintenance ferroviaire, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine à Saintes. Elle est toujours en étroite relation avec le lycée Bernard Palissy de la ville charentaise.

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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