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Étiquette : infrastructure

Fin de la soudure des rails sur la ligne 15 Sud
C’est une étape symbolique : le 3 avril, le dernier rail de la ligne 15 Sud a été soudé. Les opérations de pose des voies dans les 37 km de tunnel avaient commencé en décembre 2021. 4100 soudures et 4200 tonnes de rails auront été nécessaires pour équiper la ligne 15 Sud qui reliera Pont de Sèvres à Vitry-sur-Seine.Mais il faudra encore attendre l’été 2024 pour voir les circulations en pilotage automatique sur les voies, puis l’automne, pour la traversée des gares de la ligne. Avant cela, il faudra finir d’installer le profil aérien de contact (PAC), qui alimente les trains en électricité – 30 % reste à monter –, mais aussi les équipements nécessaires au pilotage des trains. Puis les essais dynamiques se tiendront progressivement sur l’ensemble de la ligne dont la mise en service est attendue à la fin 2025.
SNCF Réseau attribue des contrats à hauteur d’1,8 milliard d’euros pour rénover les infrastructures
C’est l’un des plus importants appels d’offres qui vient d’être attribué par SNCF Réseau : des travaux d’1,8 milliard d’euros, répartis en quatre lots, ont été confiés à des entreprises pour contribuer à la rénovation des infrastructures ferroviaires. Les chantiers, qui s’étaleront sur sept ans, couvrent « des travaux massifs de renouvellement de voie sur ligne classique et de renouvellement d’aiguillages et de ballast sur ligne à grande vitesse sur l’ensemble du territoire », indique SNCF Réseau.
Le premier lot, qui vise le remplacement d’appareils de voie par méthode industrielle sur ligne à grande vitesse a été attribué à Eiffage-Captrain, qui remporte également un autre lot de remplacement de rails-voie-ballast. Le groupement Colas Rail- TSO se voit confier un lot pour remplacer le ballast sur LGV, et ETF un autre lot portant sur le remplacement de rails-voie-ballast pour des zones denses du réseau.
Ces attributions donnent de la visibilité sur la programmation des chantiers à venir avec une « organisation permettant une utilisation optimisée des engins de travaux« , estime SNCF Réseau. Elles illustrent également, poursuit le gestionnaire des infrastructures, l’augmentation des moyens alloués à la régénération et à la modernisation du réseau depuis la décision des pouvoirs publics d’accroître progressivement les investissements à hauteur de 1,5 milliard d’euros supplémentaires par an dans ce but. Une nécessité alors que l’âge moyen des infrastructures ferroviaires est actuellement d’environ 30 ans.
En 2024, SNCF Réseau prévoit d investir 3,2 milliards d’euros dans la régénération du réseau. « 1600 chantiers majeurs sont programmés dans l’ensemble des territoires pour remettre à neuf 1 064 km de voies et régénérer ou supprimer 492 aiguillages« , indique le groupe dans un communiqué.

Menaces sur la ligne des Causses
On la croyait tirée d’affaire à la suite des accords signés fin 2019, mais la ligne des Causses et de l’Aubrac, qui relie Béziers à Neussargues, à cheval sur les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, serait à nouveau menacée de fermeture, en dépit des travaux effectués ces dernières années. Plus précisément, si des travaux supplémentaires ne sont pas décidés par l’État et les deux régions avant la fin du mois de mai, la ligne de l’Aubrac serait coupée entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher, c’est-à-dire sa section la plus au nord, dès le mois de décembre prochain. Cette possibilité, évoquée sur les réseaux sociaux depuis la mi-mai, a été commentée par l’association Oui au train de nuit Aubrac, dans son communiqué du 16 mai : « cette situation serait en contradiction avec les objectifs avancés par le dernier rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures (COI) qui préconise notamment le renouvellement et la modernisation des infrastructures existantes et la priorisation des mobilités du quotidien y compris dans les zones peu denses ».
Selon l’association, « sur 40 millions d’euros de travaux au total, les deux régions n’ont pas annoncé de participation à ce jour. L’État, en revanche, est prêt à contribuer. Selon le tour de table habituel (33 % du montant financé par chaque partenaire), la participation de l’État s’élèverait à 13 millions d’euros. A minima, il est donc important de conserver ces crédits pour qu’ils soient utiles à la ligne, et ce, indépendamment de la décision finale de chacune des deux régions ». Oui au train de nuit Aubrac. milite pour que le train de nuit Paris – Aurillac, dont le retour est attendu dans sept mois, comporte également une tranche desservant la ligne des Causses et de l’Aubrac au sud de Neussargues, vers Saint-Flour, Saint-Chély-d’Apcher, Aumont-Aubrac et Marvejols.
Une interruption de la ligne entre Neussargues et Saint-Chély-d’Apcher, section de 55 km à voie unique électrifiée qui emprunte l’emblématique viaduc de Garabit, ne serait pas seulement préjudiciable au projet de réintroduction d’un train de nuit desservant l’est du Cantal et l’ouest de la Lozère. Cette coupure casserait aussi la continuité des dessertes ferroviaires actuelles de voyageurs entre Paris, Clermont-Ferrand et Béziers, tout en entraînant un report sur la route des trains qui assurent le transport de la production de l’aciérie ArcelorMittal de Saint-Chély-d’Apcher. L’équivalent à 140 camions par semaine (un camion ne pouvant emporter qu’une bobine d’acier à la fois !), une évolution qui serait tout sauf du développement durable…
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SIFER – Signalisation et commande de trains
Partie intégrante de l’infrastructure, la signalisation est en pleine évolution. De nouveaux systèmes se déploient pour augmenter la capacité des lignes et améliorer la sécurité.
Sferis propose une offre multi-métiers qui comprend une expertise de l’infrastructure, une sécurisation des chantiers ainsi que la régénération et la maintenance des caténaires et de la signalisation. Une approche globale qui permet de proposer des solutions adaptées.
SES-Sterling établie à Hésingue, dans le Haut-Rhin, est spécialisée dans le câblage. Presque centenaire, l’entreprise propose 26 000 références en plus de réaliser des solutions sur mesure selon les besoins de ses clients.
EKE-Electronics est l’un des principaux fournisseurs de systèmes de contrôle et de gestion des trains. L’entreprise propose des outils pour tous les types de transports, de la grande vitesse au tramway en passant par le métro ou le train de banlieue. Des solutions techniques qui peuvent s’adapter aux matériels neufs comme anciens.
Clearsy développe des systèmes et des applications logicielles pour l’exploitation de trains sans conducteurs (GoA3) et sans surveillance (GoA4). Spécialiste du CBTC et de ERTMS/ETCS, elle compte de nombreux clients parmi lesquels Alstom, Siemens, Caf, Infrabel, SNCF Réseau, ou encore la RTM à Marseille ou le Sytral à Lyon.
