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Le projet de RER La Rochelle-Aunis
L’étoile ferroviaire de La Rochelle s’étend de Niort à La Pallice et de Marans à Saintes avec une nécessaire dissociation de services. Les densités différentes de population impliquent la mise en place d’un RER La Rochelle-Aunis Marans-Tonnay Charente (58 km) et Surgères-La Pallice (40 km), desservant 57 % d’habitants sur 38 % du territoire départemental, et au-delà le TER répond à d’autres besoins de mobilité.

© Carte Mobilités Alpines Ind G CS4 Ce projet de RER passera d’abord par un choc d’offre TER avec 12 allers-retours Marans-Rochefort, des services La Rochelle-Niort, etc…
Pour cela, il est nécessaire de créer un 2e canton entre Marans et La Rochelle (23 km) et de moderniser la signalisation entre Saintes et La Rochelle avec du BAL entre Tonnay-Charente et La Rochelle, mais l’étude préliminaire est bloquée suite à la défection du département de Charente Maritime pour 83 829 € …
En attendant, pour hâter le retour de la desserte ferroviaire de Marans (4 500 habitants pour un bassin de population de 12 000) après 45 ans de fermeture, des navettes La Rochelle-Marans seraient opportunes.
De nouvelles haltes seront projetées en zone dense comme à Bongraine où 2 lignes ferroviaires se rejoignent tout en desservant le Conseil départemental, l’université et le nouvel écoquartier. Une autre halte située à Rochefort Nord desservant une zone résidentielle et commerciale permettrait à une partie des usagers prenant, aujourd’hui, leur voiture pour se rendre au sud de La Rochelle, d’utiliser le train. D’autres haltes s’ajouteraient pour desservir les sites d’Alstom, du futur hôpital, des lycées, etc… La multiplication de ces haltes permettrait de basculer d’une logique TER « plus loin, plus vite » au mode RER « plus près, plus fréquent » avec un train toutes les 30 minutes en heures creuses et 15 minutes en pointe, en articulation avec les TER, les IC et les TGV. Des équipements terminus s’imposent à Tonnay-Charente, Marans, Surgères et La Pallice.
Course d’endurance, l’association ALTRO (Association Logistique TRansport Ouest) est en première ligne en partenariat avec d’autres associations comme CAPRES AUNIS, association écocitoyenne, pour accompagner la mise sur rail de ce RER en fédérant les citoyens, les acteurs économiques et les élus désireux de s’impliquer véritablement au service de leurs concitoyens. Si la région est engagée dans cette logique, reste à convaincre des élus locaux encore prisonniers d’une logique purement TER.

Voyages en miniature chez Flying Locomotive à Périgueux
A Périgueux, Stéphane Orliac, expert du modélisme ferroviaire, a ouvert son magasin, le Flying Locomotive, véritable caverne d’Ali Baba pour les débutants comme pour les connaisseurs.
Périgueux, cité historiquement cheminote, compte depuis juin 2024 un magasin entièrement consacré au modélisme ferroviaire, le Flying Locomotive, dans le centre ville, au n° 38 de la place Francheville. Son fondateur, Stéphane Orliac, quinquagénaire dynamique, a lâché sa carrière menée en région parisienne dans les bureaux d’études de mécanique générale et en ingénierie pour s’installer en Dordogne. « Je suis originaire d’Orléans mais je connais bien Périgueux car mes grands-parents et mon père y ont vécu », raconte-t-il. « Je m’y sens très bien. J’ai enfin trouvé mon indépendance en vivant la passion qui me tient à coeur depuis mon enfance, le modélisme ! » Bien lui en a pris car son magasin ne désemplit pas. Novices et passionnés se déplacent en nombre, tout heureux de découvrir cette nouvelle enseigne.
Les fleurons du modélisme
Chez Flying Locomotive, les modèles de tous pays, neufs et d’occasion, se comptent par milliers car Stéphane fait aussi du dépôt-vente. « Les collectionneurs en sont friands », constate-t-il. Il faut dire qu’il a disposé dans des présentoirs les fabricants les plus connus ou populaires dans les échelles N et HO tels que Jouef, Lima, Rivarossi, Roco, Trix, Fleischmann, Brawa, LS Modèles, Electrotren… Mais aussi des marques représentatives des heures de gloire du modélisme ferroviaire français – VB, Antal, Jep, Hornby Acho, France Trains, RMA, Disque rouge, Le Pullman – aux différentes échelles : O (1/43e), 1 (1/32e) ou encore G (1/22,5e), traction électrique ou à vapeur vive. Stéphane possède également un impressionnant rayon de livres d’occasion sur les chemins de fer, dont certaines éditions sont devenues très rares, ainsi que des affiches et lithographies originales.
Logique qu’il ait écrit à l’entrée de son magasin « La maison du train éclectique » ! Il totalise 12 600 amis qui le suivent à l’international sur les réseaux sociaux. Cet aiguillage personnel est en passe de le conduire dans une nouvelle et belle aventure au pays des ferrovipathes.
Contact : Flying Locomotive, 09 67 05 36 67. [email protected]

Cap sur le bassin de Thau en train à vapeur
Les réservations sont ouvertes pour la dernière circulation spéciale de l’année du Groupement d’aide au développement des exploitations touristiques (Gadeft), de Nîmes à Sète, le 11 octobre. Pour ce voyage autour de la Méditerranée, le train sera tracté par la 140 C 27 de 1916, classée monument historique, et une seconde machine. A bord, l’association proposera une dégustation d’huîtres de Quentin et Emmeline, ostréiculteurs du bassin de Thau, médaillés d’or au Concours général agricole à plusieurs reprises.
Aller : départ de Nîmes 10 h 40, arrivée à Sète 12h40. Retour : départ de Sète 16h10, arrivée à Nîmes 18 h 10 (au coucher du soleil !). Tarifs : allerretour 46,90 €. Plateau de 6 huîtres 7,50 €. Bouteille de vin blanc AOP Picpoul : 16 € (à réserver lors de l’achat des billets). Réservations jusqu’au 6 octobre inclus sur leur site web .

Fiction. Exit 8, cauchemar dans le métro de Tokyo
Sorti dans les salles obscures le 3 septembre dernier, le film d’épouvante japonais Exit 8 se déroule pratiquement exclusivement dans un couloir du métro de Tokyo.
Le film débute dans une rame du métro de Tokyo, un jeune homme (Kazunari Ninomiya) est plongé dans l’écran de son téléphone portable, le Boléro de Ravel dans les écouteurs. Sa tranquillité est troublée quand un voyageur s’en prend violemment à une jeune mère, qui ne parvient pas à calmer son bébé en pleurs. Personne ne réagit à l’agression verbale… lui non plus d’ailleurs.
Après cet incident, il arrive à la station et entreprend de se diriger vers la sortie, quand il reçoit un coup de téléphone de son ex-petite amie qui l’appelle de l’hôpital. Celle-ci lui annoncer qu’elle est enceinte. Une nouvelle qui le plonge dans le doute et la perplexité. Mais, bientôt la connexion déraille et coupe totalement. Le jeune homme tente alors de rejoindre la sortie n°8. Mais, il se retrouve prisonnier d’une boucle spatiale et temporelle. Pour s’en extraire, il doit repérer les anomalies qui surgissent régulièrement sur son parcours à travers le couloir de correspondance. S’il en voit une, il doit faire demi-tour. S’il n’en voit aucune, il peut continuer son chemin en espérant parvenir enfin à trouver la sortie n°8. A chaque erreur, il est renvoyé à son point de départ. Dans ce labyrinthe aux murs recouverts de carreaux blanc immaculé, l’espace et le temps sont complètement distordus.
Le jeune homme doit scruter les moindres détails. Cinq affiches placardées dans le couloir – dont l’une annonçant une exposition de l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher, célèbre pour ses trompe-l’oeil, ses constructions impossibles et ses explorations du thème de l’infini. Trois portes, des caméras de sécurité, des casiers de consigne, une couverture et un gobelet, un photomaton… Autant de possibilités de se tromper. Il croisera d’autres voyageurs prisonniers du couloir, mais sont-ils de simples avatars ou de vrais humains ? Impossible à dire. Un homme d’âge mûr, une adolescente, un enfant mutique… Autant de personnages qui errent dans les dédales de ce métro cauchemardesque. Prisonnier ou maton ? Ici, tout est possible et aucune certitude sur laquelle se reposer…
Ecrivain, cinéaste et réalisateur de série, Genki Kawamura s’essaie ici au film de genre. Adaptation d’un jeu vidéo mis en ligne en 2023 et devenu viral. En avril 2025, le jeu s’était vendu à 1,7 million d’exemplaires vendus à travers la planète. L’action se déroule dans une boucle infinie, où le joueur doit repérer des anomalies pour pouvoir s’échapper. Fort de ce succès, une suite – Plateform 8 – a d’ailleurs vu le jour en novembre 2023.
Genki Kawamura explique : « Je désirais réaliser un film d’horreur se déroulant dans le Tokyo moderne, brouillant les frontières entre rêve et réalité, temps et espace — à l’image des « Les contes de lune vague après la pluie » de Kenji Mizoguchi, un film que j’admire profondément.
En cherchant le bon motif, je suis tombé sur un jeu indépendant intitulé « Exit 8 », créé par un jeune homme d’une vingtaine d’années vivant à Kyoto. J’ai été captivé. Le design du jeu — un passage souterrain stérile, propre et ordonné, typiquement tokyoïte — devient un cauchemar en boucle sans échappatoire. »
Prisonnier du triptyque « Métro, boulot, dodo », la vie de l’usager nippon est un éternel recommencement. Comme partout sur la planète : la banalité du quotidien du salarié est une réalité de portée universelle. En France aussi, les transports en commun peuvent ressembler à un purgatoire. D’ailleurs, après avoir vu Exit 8, la prochaine fois que vous serez seul dans un couloir de correspondance, vous risquez vous aussi de compter les portes, de scruter les affiches et de régulièrement regarder par-dessus votre épaule pour vous assurer qu’aucune anomalie ne jalonne votre parcours…
Exit 8 de Genki Kawamura. Toho Company. Japon. (2025)

Destination Orléans pour l’Autorail limousin
Blanc et bleu, rouge et crème : leurs livrées respectives rendent immédiatement reconnaissables les deux autorails historiques de l’association l’Autorail limousin, l’X 2844 et l’X 2907. Ces deux véhicules des années 1960, anciens pensionnaires du dépôt SNCF de Limoges, emmèneront leurs passagers le 14 septembre au Salon national de modélisme ferroviaire de Bugeat en Corrèze (35 €, entrée salon compris), puis le 27 septembre à destination d’Orléans, dans le Loiret (55 €), pour la 12e édition du Festival de Loire, qui célèbre la batellerie traditionnelle.
Rens. : l’Autorail limousin au 05 55 50 56 55, www.autorail-limousin.fr

Les nouveaux défis du cheminot Jacques Tuset, nageur de l’extrême
Depuis les années 2000, le cheminot retraité montpelliérain Jacques Tuset, 60 ans, ancien international de natation, accumule les exploits sportifs en eau libre, sans combinaison ni palmes, au profit d’une grande cause : la lutte contre la choroïdérémie, une maladie génétique de l’oeil qui entraîne la cécité (lire LVDR n° 3898). Le 20 juillet dernier, au Portugal, il a participé à une épreuve en eau libre entre Belém et Cascais, soit 20 km.
Le 2 août, en Bretagne, il a nagé les 12 km qui séparent l’île de Cézembre, au large de Saint- Malo, et la plage du Havre de Rothéneuf. Sa prochaine traversée est programmée pour la mi-septembre : 12 km de Saint-Martin-de-Ré sur l’île de Ré, à La Rochelle en Charente-Maritime. Cette fois-ci, il ne nagera pas seul. Il sera accompagné de Géraud Paillot, para-athlète atteint de sclérose en plaques, quadruple champion du monde de paranatation en eau glacée, kayakiste et triathlète, et de trois kayaks doubles, menés par des équipages mixtes handi/valides et des personnes non voyantes. Tous entendent bien relever ce défi collectif.

Modélisme. En 2025, le centenaire de la boîte à sel de JEP
La boîte à sel du P-O est la première locomotive électrique a avoir eu sa reproduction en miniature, assortie de voitures voyageurs et de wagons, en 1925 grâce au fabricant J de P (rebaptisé plus tard JEP), marque bien connue des modélistes.
Il y a 200 ans, le 27 septembre 1825, en Angleterre, roulait le premier train transportant des voyageurs, sur la ligne entre Stockton et Darlington. En tête du convoi, Locomotion N° 1, la locomotive conçue par George Stephenson, lui-même étant aux commandes. Le chemin de fer, qui, jusque-là permettait de transporter des marchandises, s’ouvrait alors au transport de passagers, inaugurant sa vocation de transporteur mixte. L’essor de ce nouveau moyen de transport allait être phénoménal.
100 ans plus tard, elle roule toujours…
Un siècle plus tard, en 1925, alors que le train miniature est déjà bien présent parmi les jouets, la marque française J de P (pour Jouet de Paris, plus tard rebaptisée JEP) commercialise une locomotive à moteur électrique (20 V), à l’échelle dite « O » (1/43e). « C’est la reproduction simplifiée d’une locomotive électrique de la Compagnie du Paris-Orléans (P-O), surnommée “boîte à sel” car elle en évoque la forme. Elle est marquée E 1 et P.O, avec le numéro 5470 au catalogue. Une manette permet la marche avant et arrière », décrit Maurice Genty, du Cercle ferroviphile européen (CFE) à Toulon. « La locomotive dispose d’attelages dits “en H” en raison de leur forme et peut donc tirer des wagons. » Pour la première fois, une locomotive française miniature, de type électrique, pouvait tracter des voitures voyageurs, un wagon postal et un fourgon à bagages, également produits par JEP dès 1922.
« Un siècle plus tard, en 2025, cette locomotive fonctionne toujours, et on peut rendre hommage aux concepteurs et constructeurs de l’entreprise nationale, qui ont réalisé un modèle de train jouet de qualité durable, qui, à ce jour, a sans doute parcouru une distance respectable, en offrant du plaisir à ceux qui la faisaient rouler », reprend Maurice Genty.
Une production jusqu’à la fin des années 1930
Par sa forme et sa décoration, cette locomotive est un témoignage historique du chemin de fer à l’aube du XXe siècle et au début de la traction électrique. JEP en assurera la production jusqu’en 1937, avec diverses variantes. Selon Clive Lamming, historien du chemin de fer, membre du CFE, ce tout premier modèle de locomotive électrique peut être qualifié de « beau et bon jouet ». « Il méritait bien d’être évoqué à l’occasion de son centenaire ! », conclut Maurice Genty

Bienvenue aux Journées du patrimoine !
Elles restaurent soigneusement des locomotives à vapeur et des voitures voyageurs à compartiments, font circuler des trains touristiques, sauvegardent des objets emblématiques de l’univers du chemin de fer… les associations de préservation du patrimoine ferroviaire ouvrent grand leurs portes au public, les 20 et 21 septembre. Petite sélection de lieux à visiter.
Des navettes entre Longueville et Provins en train à vapeur, du modélisme ferroviaire, la visite guidée de collections de matériels roulants historiques…
Sur son site de Longueville (Seine-et-Marne), à proximité de la gare SNCF, l’Ajecta (Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois) ouvrira grand les portes du Musée vivant du chemin de fer. Les bénévoles assureront entre autres des navettes entre Provins et Longueville (départs à 10 h, 13 h, 15 h) avec la 140 C 231, une locomotive à vapeur datant de 1916, placée en tête de voitures voyageurs à compartiments des années 1920. Les visiteurs pourront découvrir les collections du musée ferroviaire (trains à vapeur, diesel ou électrique, wagons postaux, wagon restaurant) et les chantiers de restauration en cours, et assister au ballet d’antiques machines sur la rotonde de 1911, classée monument historique. Celle-ci bénéficiera du soutien financier de la 8e édition de la Mission Patrimoine, portée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et lancée le 1er septembre dernier par le groupe Française des Jeux United.
Les 20 et 21 septembre, de 10 h à 18 h. 3 rue des Plâtriers, 77650 Longueville. Rens. : 01 64 08 60 62, [email protected] Entrée : 5 €. Gratuit pour les – de 18 ans et pour les habitants de Longueville.
A Sotteville-lès-Rouen, le Pacific Vapeur Club révélera les secrets de la mythique 150 P 13, fera visiter la rame des circulations spéciales, proposera des baptêmes de conduite en locomotive diesel 63000. Le film Le Crime de l’Orient Express, de Sidney Lumet (le 20 septembre à 19 h 30, réservation obligatoire sur https://patrimoine.sncf.com), et des courts métrages seront projetés dans la confortable voiture cinéma des années 1970. Jérémie Coste et Cécile Tellier du pôle Cinéma SNCF seront présents. Simone Hérault, la “voix” de la SNCF, animera un atelier tandis que Fabrice Léoty, responsable Projets Communication à la SNCF, présentera le TGV M. La Compagnie 7 Compagnie jouera Grève de dames, spectacle, sur les épouses des mineurs anglais en grève dans les années 1980. L’association des cheminots cinéphiles Ceux du Rail exposera des photos inédites prises lors de tournages dans les gares et les trains de la SNCF.
171 rue Vincent Auriol, 76300 Sottevillelès- Rouen. Le samedi de 9h30 à 23h30. Le dimanche de 9 h 30 à 17 h 00. Tél. : 02 35 72 30 55. Entrée libre.
En Gironde, le Train touristique Guîtres-Marcenais (TTGM), exploité par l’Association des Amis du chemin de fer de la Vallée de l’Isle, proposera des navettes entre Guîtres et Lapouyade (le dimanche 21, à 14h30 et 16 h) avec une D-40 General Electric de 1944 (elle remplace la locomotive à vapeur 020 T Meuse de 1924, actuellement en réparation). Les bénévoles présenteront d’autres véhicules classés monuments historiques : des voitures voyageurs datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, un splendide autorail De Dion Bouton de 1938 et une Decauville diesel de 1962.
13 avenue de la Gare, 33230 Guîtres. Gratuit, sans réservation. Tél. : 05 57 69 10 69.
A Saint-Pierre-des-Corps, ville cheminote depuis plus d’un siècle, la section locale de l’Amicale des anciens et des amis de la traction vapeur (AAATV) fera visiter le chantier de restauration de la 231 E 41 de 1938, une Pacific classée monument historique, que Jacques Maugars, alias AZO, récemment décédé, avait dessinée pour l’association en 2017. Egalement au programme dans le hangar des anciens magasins généraux SNCF, une animation ferroviaire, un diorama Playmobil, du modélisme et une tombola.
16 rue de la Pichotière, 37700 Saint- Pierre-des-Corps. [email protected] Les 20 et 21 septembre, de 10 h à 18 h.
En Ardèche, le samedi 20, un authentique train MV (Marchandises + Voyageurs), tracté exceptionnellement par(1950) du Chemin de fer du Vivarais, roulera de Lamastre à Saint-Jean-de- Muzols via Boucieu-le-Roi (départ à 9h30). Le train fera plusieurs arrêts pour les photographes ferroviaires. A découvrir également, les trains historiques de la Sauvegarde et Gestion de véhicules anciens (SGVA), association de soutien au Chemin de fer du Vivarais. 111 route du Grand Pont, 07300 St- Jean-de-Muzols. Tél. : 04 75 06 07 00.
Et aussi…
Au dépôt SNCF de Vierzon (Cher), les 20 et 21, les bénévoles du Cercle ferroviaire des territoires de Sologne et Touraine (CFTST) présenteront les travaux de maintenance qu’ils réalisent sur du matériel roulant des années 1980. Dans le Morbihan, on pourra visiter la gare de Pontivy, rénovée dans son style originel par un passionné, (Jean-Philippe Vanwalleghem) et le dépôt du Chemin de fer du Centre-Bretagne, avec des baptêmes de conduite, l’exposition et la visite des engins (navettes entre la gare et le dépôt le samedi de 14 h à 16 h et le dimanche de 10 h 30 à 16 h).
www.cfcb.bzh, www.gar-pondi.bzh
Les 20 et 21, la section de Montluçon de l’AAATV (Allier) présentera une série de matériels préservés : grue Cockerill 85 tonnes (avec démonstrations), train de secours, train chasse-neige, rame touristique des années 1960… Ne pas manquer de prendre les commandes d’un simulateur de conduite ni de visiter l’espace muséal.
2 rue Pierre Semard, 03100 Montluçon. Tél. : 04 70 05 11 44.
Dans les Côtes-d’Armor, le 21 (de 10 h à 18 h), l’Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord a prévu de nombreuses animations : circulations en tramway d’époque, expositions (matériel historique, maquettes des ouvrages d’art du réseau costarmoricain, histoire des chemins de fer en Bretagne), film vidéo sur l’histoire du Petit Train des Côtes-du-Nord (né il y a 120 ans), exposition d’automobiles anciennes (par ABVA et Belles et bielles d’Armor). Et aussi démonstrations de danses bretonnes, concert de pop-rock, jeux traditionnels en bois, jeux de manoeuvres sur circuit de train HO, balades en calèche sur le GR34 le long de la baie de Saint-Brieuc, balades à poney.
Parc de Boutdeville, 1 promenade Harel de la Noë, 22360 Langueux. Tél. : 02 96 72 75 88. la locomotive diesel-électrique T 66

JEP 2025. La RATP célèbre les 125 ans de la première ligne du métro parisien
A l’occasion des Journées européennes du patrimoine qui se déroulent ce week-end, la RATP célèbre les 125 ans du métro parisien. La régie ouvrira grandes ses portes au public. Ateliers et animations ludiques rythmeront ces deux jours de découverte.
Le 19 juillet 1900, les Parisiens découvrent pour la première fois leur chemin de fer métropolitain. La ligne 1 entre la porte de Vincennes et la porte Maillot accueille alors ses premiers passagers. Ce jour-là, les Parisiens étaient aussi apeurés que curieux de ce tout nouveau moyen de transport. L’odeur – mélange de goudron et de produits chimiques – y était, selon les témoins, épouvantable, mais la fascination immédiate et durable. D’ailleurs le succès est immédiat. Les travaux éventrent et défigurent Paris, les ingénieurs multiplient les performances.
La construction du métro aérien s’étale de 1903 à 1910 et va proposer une toute nouvelle gamme de paysages typiquement parisiens, marquant durablement de son empreinte les quartiers traversés. Le réseau se développe rapidement. Aujourd’hui, il s’étend sur plus de 225 km de voie, comptant 303 stations réparties sur 16 lignes, dont deux bis.
Alors que le thème de la 42e édition des Journées européennes du patrimoine s’articule autour du « patrimoine architectural », la RATP a l’occasion de mettre en lumière son incroyable réseau. Des visites guidées sont notamment prévues pendant tout le week-end. Du 19 au 21 septembre 2025, près de 270 agents se mobiliseront pour accueillir les visiteurs et partager leur connaissance du métro et de son architecture. Si plusieurs évènements nécessitent une inscription préalable, certaines animations sont accessibles à toutes et à tous.
Comme tous les ans, la Maison de la RATP (189, rue de Bercy – Paris XIIe) offrira une multitude d’expériences différentes.
Il suffit d’y passer pour récupérer un livret et participer à un jeu de piste inédit conçu pour célébrer les 125 ans de la ligne 1. Entre énigmes, anecdotes et clins d’oeil, ce jeu grandeur nature permettra aux participants de découvrir les secrets de la toute première ligne du métro parisien. Les visiteurs pourront notamment tester le simulateur de conduite du RER MS61 ou se mettre dans la peau d’un traminot en s’installant devant le simulateur de conduite de tramway qui permet de piloter un tram dans les rues de Washington, Florence ou encore Paris. Parmi les stars de ces journées spéciales, citons la célèbre rame Sprague-Thomson, qui attire un public toujours nombreux. Enfin, pour les familles avec jeunes enfants, des ateliers spécialement pensés pour ce public ont été mis en place par les équipes de la régie et permettent de découvrir son riche patrimoine tout en s’amusant.
Samedi 20 et dimanche 21 septembre de 10 h à 17 h. Maison de la RATP – 189 rue de Bercy – Paris XIIe Accès libre.

France.tv. Les derniers épisodes de la 15e saison Des trains pas comme les autres
La diffusion de la 15e saison Des trains pas comme les autres, la célèbre émission présentée par le journaliste Philippe Gougler, s’est achevée le 1er septembre dernier. Vous pouvez néanmoins retrouver ces épisodes inédits sur le site France.tv.
Les quatre derniers épisodes de la nouvelle saison de la série documentaire diffusée sur France 5, Des trains pas comme les autres, ont été diffusés sur le petit écran entre le 18 août et le 1er septembre. Si vous les avez manqués, pas de soucis. Le site internet de France Télévisions, France.tv, vous offre une séance de rattrapage.
Tout d’abord, direction l’Europe centrale et la Hongrie. Philippe Gougler débute son périple à Budapest, la capitale du pays qui s’étend sur les rives du Danube. Le journaliste entreprend un voyage à bord du « train des enfants ». Spécificité de ce train, il est entièrement opéré par des enfants sur une ligne de 11 km qui relie la gare de Hüvösvölgy. Héritage de l’époque communiste, il est toujours très demandé par les enfants de 10 à 14 ans. Ici, ils s’occupent de tout : du contrôle des billets à la régulation, de la conduite à l’accueil des voyageurs. C’est également un bon outil de recrutement : entre 10 et 15 % des enfants deviendront effectivement cheminot !
A Budapest, qu’il arpente en tram ou en funiculaire, Philippe Gougler découvre également la tradition séculaire des bains. Il y découvre un véritable palais du thermalisme particulièrement apprécié des habitants.
Ensuite, il emprunte à la gare de Budapest un train du quotidien, où un passager lui administre une leçon sur la mystérieuse langue hongroise. Puis direction le lac Balaton, le plus grand lac d’eau douce d’Europe centrale, célébré par les Hongrois pour la beauté de ses eaux.
L’équipe découvre ensuite une institution ferroviaire hongroise. Le MAV Nostalgia est un train composé de voitures historiques et tracté par un mythe : le « buffle », une locomotive à vapeur hongroise impressionnante, la MÁV 424. Changement de continent pour le prochain épisode. Nous voici dans l’est de l’Afrique au Mozambique. Le voyage débute à Maputo, la capitale fondée par les Portugais qui ont colonisé le pays pendant plusieurs siècles. C’est Vasco de Gama qui, parti à la recherche d’une nouvelle route maritime vers l’Inde, fait escale la côte en 1498. Les Portugais seront présents dans le pays jusqu’à la guerre d’indépendance qui s’achève en 1975. Le Mozambique s’est enfoncé ensuite dans une guerre fratricide qui a duré 16 ans et laissé le pays et son réseau ferroviaire exsangues.
Philippe Gougler se rend à la belle gare de Maputo, construite dans un style baroque portugais, où il monte à bord de l’un des deux qui quitte ses quais chaque semaine. A bord, il rencontre une voyageuse qui s’offre une séance de manucure tout en discutant.
La nouvelle saison de l’émission s’achève en Amérique du Sud. Le périple débute en Bolivie, à Santa Cruz de la Sierra, au pied des Andes.
Comme souvent en Amérique latine, les trains sont rares. Le bus, moins cher et plus rapide, dominant outrageusement le marché. Ici il ne passe qu’un train par jour. Un train qui ne compte qu’une seule voiture pour les voyageurs. Celui-ci avale un dénivelé impressionnant, passant de 400 à 4 000 mètres d’altitude !
Arrivé à La Paz, la capitale administrative perchée à 3 600 mètres d’altitude, le journaliste visite la gare qui ne voit plus passer de trains. En revanche, une nouvelle « gare centrale » s’élève en face des quais. On y emprunte le réseau « Mi Teleférico » qui relie la ville à la commune d’El Alto qui la domine depuis 2014. Ce réseau de téléphérique convient parfaitement à la géographie d’une ville toute en pentes.
Le dernier épisode débute à Copacabana… Mais, pas le quartier de Rio, la petite ville bolivienne qui s’étend sur les rives du lac Titicaca. Non, loin de là, dans la petite gare de Guaqui. Philippe Gougler monte à bord d’un « Buscarril », un bus monté sur un châssis de wagon. Puis, il découvre ensuite l’incroyable Salar d’Uyuni, le plus grand désert de sel de la planète (12 500 km2, soit la taille de deux départements français).
A Uyuni, il visite le « cementerio de trenes » (le cimetière de trains), où des dizaines de locomotives, de voitures et de wagons jouissent d’un repos éternel. Ici, la plupart du matériel est britannique, américain ou allemand et date de l’âge d’or de la vapeur.
La Bolivie exportait alors le sel du Salar d’Uyuni, mais également les nombreux minerais présents dans la région, comme le cuivre, le plomb, le zinc et le fer. Philippe Gougler obtient l’autorisation de voyager à bord d’un train de fret qui effectue le long voyage jusqu’à la côte Pacifique. Ce lent périple traverse des paysages minéraux à couper le souffle.
A voir sur France.tv. Des trains pas comme les autres – Saison 15. Step by Step Productions. (2025)