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Les élus donnent de la voix pour tenter de sauver le Lyon-Turin
Dans leur revue des projets, les experts du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), ont remis en cause le calendrier de réalisation des accès au tunnel ferroviaire Lyon-Turin côté français. La livraison était attendue à l’horizon 2032-2033.
Dans leur rapport transmis à la Première ministre fin février dernier, ils préconisent en effet un report de 12 à 15 ans des accès grand gabarit au tunnel de base, alors que les travaux de percement sont en cours d’avancement des deux côtés des Alpes.
L’immense majorité des élus régionaux tentent de sauver le Lyon-Turin. Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, ils exhortent le chef de l’Etat de ne pas suivre les préconisations du COI. Le 12 avril, une soixantaine de parlementaires (parmi lesquels l’ancien ministre (Renaissance) de la Cohésion des territoires Joel Giraud, députés des Hautes-Alpes, et deux membres du COI, Philippe Tabarot et Christine Herzog) ont lancé à leur tour « un appel d’urgence transpartisan » au président de la République.
« Le plus long tunnel ferroviaire du monde destiné à relier l’Est et l’Ouest de l’Europe, peut-il raisonnablement ne pas avoir de voies d’accès à la hauteur côté français ? » s’interrogent-ils. Appelant à « lancer au plus vite les études de l’avant-projet détaillé de la section française pour sauver la déclaration d’utilité publique », qui arrivera à échéance en 2028. Sans DUP, « la base légale au projet tombera, craignent-ils, libérant la constructibilité sur l’itinéraire depuis Lyon et condamnerait définitivement la liaison Lyon-Turin ».
Pour rappel, le tunnel transalpin consiste en deux galeries de 57 kilomètres sous le col du Mont-Cenis, entre Saint-Jean de Maurienne côté français, et le Val de Suze côté italien. Objectif, faire circuler des trains pour voyageurs ainsi que des trains de marchandises avec du ferroutage. La livraison des accès grand gabarit au tunnel de base étaient attendus dans moins de dix ans.
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À Paris, la gare Saint-Michel Notre-Dame rouvre après huit mois de travaux
Huit mois de travaux au cœur de Paris, dont quatre n’étaient pas prévus… mais l’attente n’a pas été vaine pour les 32 millions d’usagers annuels de Saint-Michel Notre-Dame. Dont de nombreux touristes qui fréquentent cette gare du RER C, huitième de France, située sous les quais de la rive gauche de la Seine en face de l’île de la Cité.
À part les quais très bas, voire très étroits à une des extrémités de cette gare exiguë, les habitués ne reconnaîtront pas cet espace souterrain qui, jusqu’à sa fermeture le 20 août dernier, était plongé dans une lugubre pénombre. Car depuis sa réouverture, le 17 avril, Saint-Michel Notre-Dame bénéficie de la lumière du jour en provenance des berges de la Seine toutes proches, par 28 baies dotées de vitrages anti-crue qui permettront également un renouvellement de l’air. En outre, cet espace a retrouvé la couleur naturelle de la pierre de taille qui constitue ses parois. Et les occasionnels y verront un prolongement naturel d’un des quartiers les plus touristiques du monde, qui n’attend plus que l’achèvement des travaux de reconstruction de la cathédrale voisine.
Le matin du 14 avril, au même moment que la visite présidentielle au chantier de Notre-Dame, Valérie Pécresse, en tant que présidente d’Île-de-France Mobilités (IDFM), qui a financé les travaux à hauteur de 32 millions d’euros, et Marlène Dolveck, directrice générale de SNCF Gares & Connexions, qui a réalisé ces travaux, avaient convié les associations d’usagers et la presse à une présentation de la gare Saint-Michel Notre-Dame, trois jours avant sa réouverture. De fait, l’espace était encore en chantier, régulièrement traversé (sans arrêt, mais à petite vitesse) par les rames Z2N du RER C. Car même après la réouverture de la gare, les travaux se poursuivront, jusqu’à l’été prochain, afin de mettre en service deux escaliers mécaniques et un ascenseur. Les travaux effectués au cours de la fermeture ont notamment compris la rénovation complète des installations électriques, la reprise des escaliers et des quais, l’amélioration de l’accessibilité pour tous avec la création d’un ascenseur, le vitrage des passerelles, la réalisation des ouvertures pour faire entrer la lumière et améliorer la qualité de l’air ou encore le remplacement des lignes de contrôles.
Mis à part l’exiguïté des lieux, un parallélépipède établi sous les quais dans le cadre de l’Exposition universelle de 1900, avec mezzanine au-dessus du quai côté Seine, tout a changé : outre la mise en valeur des détails architecturaux de la gare, les usagers de la gare bénéficieront d’une meilleure accessibilité, en vertu des études réalisées par AREP, l’agence d’architecture filiale de SNCF Gares & Connexions. De quoi faciliter les échanges dans ce nœud de communications, où se croisent deux lignes de RER (B et C) et la ligne 4 du métro, en correspondance avec la ligne 10 voisine, plus d’un an avant les Jeux olympiques et paralympiques, qui mettront notamment à l’honneur les berges de Seine lors de la cérémonie d’ouverture.
S’ils ont entraîné la fermeture de la gare en août dernier, les travaux avaient été lancés de nuit dès mars 2022 et ont occupé les berges de la Seine du Pont Neuf (au pied duquel se trouve la base vie) à la gare. La proximité de la Seine, en plein cœur historique de Paris, a également été mise à profit par la direction de projet pour l’ensemble des approvisionnements et des évacuations de matériel, assurés par transport fluvial, mais aussi par trains de travaux (comme lors des chantiers d’été). C’est ainsi que près de 2 000 tonnes de déblais ont été évacués et plus de 600 tonnes de matériaux ont été acheminés sur le chantier : cette organisation logistique a permis d’éviter la circulation de près de 1 000 poids lourds dans Paris, selon IDFM et SNCF Gares & Connexions, qui ajoutent qu’une politique de réemploi de certains équipements et matériaux a été mise en œuvre.
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Jean-Marc Zulesi annonce une loi d’accélération des RER métropolitains pour juin
A l’occasion du premier colloque sur les RER métropolitains organisé par Ville, Rail & Transports, en partenariat avec « Objectif RER Métropolitains », Jean-Marc Zulesi a annoncé travailler sur un texte de loi « d’accélération » de ces nouveaux services, « sur le modèle de la loi d’accélération du nucléaire ou de la loi d’accélération des énergies renouvelables ».Et le président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale de préciser les « piliers » qui fonderont le texte, notamment la définition des services express métropolitains et la possibilité de s’appuyer sur la Société du Grand Paris « qui a démontré ses compétences » tout en continuant à recourir à SNCF Réseau. « Nous pourrons capitaliser sur l’expérience de la SGP et sur celle de Réseau. Notre volonté est de mettre en place les conditions nécessaires pour avoir le meilleur des deux« , a souligné le député Renaissance, tout en reconnaissant que « Bercy n’est pas toujours friand de ce type de loi« . C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « nous avons travaillé sur le respect de la règle d’or (qui s’applique à SNCF Réseau et fixe un plafond au-delà duquel le gestionnaire des infrastructures ne peut pas s’engager afin de contenir son endettement, ndlr)« .
Jean-Marc Zulesi souhaite « faire vivre ce texte » pour que les acteurs concernés soient « parties prenantes et que le débat parlementaire soit alimenté par l’expérience du terrain » . Il compte déposer sa proposition « dans les prochaines semaines, voire les prochains jours, voire les prochaines heures, en fonction des arbitrages qui seront rendus lors de la réunion au ministère à laquelle je me rends tout à l’heure ». L’objectif est d’avoir un texte de loi en juin, ajoute-t-il, pour mettre au point « une solution adaptée aux besoins de transports de nos concitoyens ».
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Retraites : l’intersyndicale appelle à la grève le 20 avril pour exprimer « la colère cheminote »
Dans un communiqué commun, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF – CGT, Unsa-Ferroviaire, Sud-Rail et CFDT – appellent à la grève jeudi 20 avril, veille des vacances scolaires des régions parisienne et occitane, et du chassé-croisé commun entre les trois zones, pour protester contre la réforme des retraites et la promulgation express de la loi de suite au feu vert du Conseil constitutionnel dans la nuit du 14 au 15 avril.Ils appellent à une « journée d’expression de la colère cheminote » , présentée comme une « étape de préparation » aux manifestations traditionnelles du 1er mai, qu’ils souhaitent transformer en « journée de mobilisation exceptionnelle et populaire » contre la mesure phare de la réforme, le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans.
» La promulgation nocturne de la loi ne change rien du tout à notre combat. Nous ne passerons pas à autre chose tant que cette loi n’est pas abandonnée », affirment les quatre fédérations de cheminots qui mènent une grève reconductible depuis le 7 mars dernier.
Les prévisions de trafic seront publiées le 18 avril après-midi par la SNCF.
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Trambus de Irizar : de Bayonne à Londres et Madrid
Le constructeur espagnol d’autobus et d’autocars Irizar exporte son modèle entièrement électrique de « trambus » dans sa version 12 mètres à Londres et Madrid : dans la capitale anglaise, le véhicule entre en service en ce début 2023 sur la ligne 132 de Bexleyheath à North Greenwich. Ce sera au tour de Madrid en mai prochain entre Valdebebas et Sanchinarro.Le trambus a été étrenné en 2019 sur l’agglomération de Bayonne (150 000 habitants), desservie par le réseau « Tkik Txak » de la Communauté Pays basque (laquelle a reçu le « Pass d’or » au palmarès 2022 des mobilités de VRT). Aujourd’hui 18 tram-bus articulés Irizar desservent deux lignes de la Côte basque : ils sont totalement électriques, sans émission et leurs batteries se rechargent aux terminus. Cette innovation a été ensuite testée à Marseille, Strasbourg, Barcelone et Saint-Sébastien. Amiens l’a également adoptée, mais après quelques difficultés dues au froid. Récemment, Irizar a conclu deux contrats de ce type avec Berne et Vaduz (Liechtenstein).
Née en 1889 comme fabricante de roues de charrettes, la société Irizar s’est taillée une place dans les mobilités grâce à ses autocars de tourisme, avant de s’ouvrir aux autobus. Avec deux usines à Ormaiztegi et Aduna en Gipuzkoa (province basque de Saint-Sébastien), cette coopérative est également implantée au Brésil, Inde, Maroc, Mexique et République sud-africaine. Elle affiche des ventes annuelles dépassant les 600 millions d’euros et emploie plus de 3 500 personnes dans le monde.
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Alstom reconduit pour la maintenance et l’exploitation de trains par l’Etat du Maryland
Entamée il y a plus de dix ans, la coopération entre Alstom et l’Administration des Transports de l’Etat américain du Maryland (Maryland Transit Administration, MTA) est reconduite avec la signature d’un nouveau contrat d’exploitation et de maintenance sur deux lignes de trains de grande banlieue du réseau MARC (Maryland Area Rail Commuter) pendant une durée initiale de cinq ans. Chiffré à 401 millions de dollars (environ 367 millions d’euros), ce nouvel accord peut être prorogé deux fois, en 2028 et 2033 (sa valeur totale pourrait alors atteindre 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d’euros), et fait suite à l’attribution en 2012 du précédent contrat de services sur les lignes dites de Camden (63 km entre Washington DC et Baltimore, une des plus anciennes du monde, car ouverte en 1830) et de Brunswick (119 km entre Washington et Martinsburg ou Frederick).
Par ce nouveau contrat, Alstom garde la responsabilité de l’exploitation des trains, des services à la clientèle, du personnel, de la maintenance du parc de locomotives et des voitures, ainsi que de la gestion des gares et des installations nécessaires à toutes ces tâches. Depuis 2013, Alstom « a acquis une grande expérience et a prouvé son expertise » en matière de maintenance du parc affecté au réseau MARC, qui comprend 42 locomotives diesel de plusieurs types, 60 voitures Nippon Sharyo MARC II à un niveau et 54 voitures à deux niveaux MultiLevel II (MARC IV) construites en son temps par Bombardier. Les opérations de maintenance comprennent l’inspection quotidienne, l’entretien des équipements, ainsi que la maintenance préventive et corrective, à assurer dans les installations de maintenance du réseau MARC, qui sont la propriété de la MTA.

Les BB 27300 de Transilien ont été achétées par Beacon Rail
C’est la société de leasing de matériel ferroviaire Beacon Rail qui a acquis le lot de douze locomotives BB 27300 de Transilien SNCF Voyageurs, a dévoilé l’entreprise le 1er mars. Elles avaient été mises en vente sur le site spécialisé d’enchères de matériels professionnels, Agorastore entre les 27 et 30 juin 2022 à la demande d’Île-de-France Mobilités.
Ces 12 locomotives BB 27300, qui tractaient des rames VB2N sur la ligne N, ont été retirées du réseau francilien, avec le remplacement de l’ensemble des trains de la ligne par des Regio2N. Néanmoins, elles avaient encore une durée de vie de 20 à 30 ans puisqu’elles ont été mises en service entre 2006 et 2010. Île-de- France Mobilités a donc demandé à Transilien SNCF Voyageurs de les mettre en vente. Même si le montant final de la vente n’a pas été révélé – la mise à prix avait été fixée autour d’1,3 million –, les bénéfices abonderont le financement du renouvellement des trains en Ile-de-France initié par Île-de-France Mobilités.
Beacon Rail qui a remporté la vente, propose aux opérateurs de trains de passagers et de marchandises des forfaits de location sur mesure, ainsi qu’une expertise technique et une assistance. Elle opère dans 17 pays en Europe.

Rendez-vous à Strasbourg pour le prochain salon européen des transports publics
La prochaine édition de EuMo Expo (European Mobility Expo) aura lieu du 1er au 3 octobre 2024 à Strasbourg. Un choix inédit justifié dans un communiqué par Marc Delayer, président du GIE Objectif transport public : « pour anticiper les risques éventuels liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques sur le fonctionnement du territoire francilien en termes d’accueil évènementiel, nous avons cherché à proposer un lieu attractif au carrefour de l’Europe et fortement engagé dans une politique de mobilité ambitieuse. Se positionner à Strasbourg, l’une des capitales de l’Europe et siège du Parlement européen à l’automne s’est imposé naturellement ».
10 000 personnes sont attendues à ce rendez-vous qui se tient tous les deux ans et rassemble les professionnels du transport public.
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Enquête visant la RATP sur la qualité de l’air dans les stations de métro
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire en février visant la RATP après une plainte déposée par l’association Respire en mars 2021, accusant la Régie de « tromperie et blessures involontaires » en raison d’une qualité de l’air dégradée dans l’enceinte du métro, a indiqué l’association le 5 avril.
En cause, les particules fines (PM1, PM2,5 et PM10) émises à cause des frottements provoqués au moment du freinage des rames de métro, et qui sont régulièrement remises en suspension dans l’air au passage des rames.
« Il est temps de lever la loi du silence et que la RATP dise la vérité aux usagers », a déclaré Tony Renucci, directeur général de Respire, cité dans un communiqué de l’association qui accuse la RATP de dissimuler à ses usagers le niveau des pollution de l’air dans ses espaces sous-terrain et espère qu’elle « fera enfin le nécessaire » pour s’attaquer au problème.
La Régie assure déployer « du freinage électrique sur tous les nouveaux matériels. En 2022, trois ventilateurs ont été renforcés sur le réseau de métro » sur les lignes 9 et 2, affirme le transporteur. Qui expérimente aussi des garnitures des freins moins polluantes, appelées « Green Friction », développées par l’entreprise Wabtec, pour réduire les microparticules émises lors du freinage par friction. Les résultats des tests sur les bancs d’essais sont positifs, affirmait en novembre 2022 Wabtec qui dit constater jusqu’à 90 % de réduction pour les PM10, jusqu’à 85 % pour les PM2,5 et jusqu’à 60% de réduction pour les PM1.
De son côté, l’association Respire dit s’être basée sur deux rapports réalisés par ses soins en 2019 et 2021 pour appuyer sa plainte, dont il ressort que l’air dans le métro et le RER parisien est « nettement plus pollué en particules fines » qu’à l’extérieur.
En juin, l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) avait observé que l’air était en moyennes trois fois plus chargé en particules fines dans les stations qu’en surface, bien au-delà des seuils fixés par l’OMS. Elle avait à l’époque effectué une série de recommandations afin de renforcer les actions pour améliorer la qualité de l’air dans les stations de métro et RER et mieux la mesurer.
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Transmanche. 2022, année de reprise pour Getlink
En 2022, première année presque normale après le Covid et le Brexit, Getlink, qui regroupe Eurotunnel, les trains de fret Europorte et maintenant le transport d’énergie transmanche ElecLink, affiche des résultats records, alors qu’il reste de la marge avant de retrouver les niveaux de trafic de 2019 sur le rail.
Pour Getlink, l’année 2022 confirme les tendances de son premier semestre : pour le groupe qui gère le tunnel sous la Manche, la relance a été au rendez-vous dans presque tous les domaines. Et c’est en proclamant « un chiffre d’affaires record en 2022 » que Yann Leriche, directeur général de Getlink, a présenté le 23 février les résultats annuels. Pour chacune des entités du groupe, 2022 a également été une année record… y compris pour la nouvelle activité ElecLink : mais pour le transport d’énergie transmanche, dont les activités ont débuté le 25 mai dernier, il s’agissait du premier exercice !
Ainsi, le chiffre d’affaires de Getlink 2022 a été supérieur au milliard d’euros, 1,6 milliard de CA (consolidé pour être précis), en progression plus rapide (106 %) que les charges d’exploitation (+50 %). En effet, Géraldine Périchon, directrice administrative et financière de Getlink, qualifie 2022 d’année de transition, avec une reprise du trafic, alors que l’inflation a touché les postes liées à l’énergie, aux salaires et aux autres coûts externes. Des surcoûts contrebalancés par « 40 millions d’économies réalisées sur l’année, qui nous permettent de faire face ». C’est ainsi que le résultat net de Getlink, de 252 millions d’euros, a été supérieur à la perte (229 millions d’euros) lors de l’exercice précédent et que le désendettement a été « significatif » en 2022, la dette nette passant sous la barre des 4 milliards d’euros.