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  • La Nouvelle-Aquitaine met en place le post-paiement sur ses TER

    La Nouvelle-Aquitaine met en place le post-paiement sur ses TER

    Après l’Occitanie qui a mis en place en juin le paiement des trajets en TER en fin de mois pour les 27-59 ans, c’est au tour de la Nouvelle-Aquitaine de s’intéresser au concept : la région a lancé un appel d’offres au terme duquel elle a choisi SNCF Connect & Tech pour son service Just Go développé pour l’occasion et pour le compte de SNCF Voyageurs TER. .

    Ce service de post-paiement, lancé le 7 septembre, permet à l’utilisateur de cliquer sur JustGo disponible sur la page Billets de l’application SNCF Connect pour signaler qu’il monte à bord d’un train. Le système le géolocalise, l’appli retrace tous les trajets parcourus, donne les meilleurs tarifs, et le paiement est effectué en fin de mois. 

     

  • La ligne B du métro de Lyon s’allonge avec deux nouvelles stations

    La ligne B du métro de Lyon s’allonge avec deux nouvelles stations

    Démarré en juillet 2018, le chantier de prolongement de la ligne B du métro lyonnais est terminé. Depuis le 20 octobre, les voyageurs peuvent relier en 17 minutes la station de Charpennes à Villeurbanne au nouveau terminus de Saint-Genis-Laval – Hôpitaux Lyon Sud. La création d’un tronçon de 2,4 kilomètres avec deux stations et d’un pôle multimodal de 780 places voitures et 550 places vélos a nécessité un investissement de 391 M€ de Sytral Mobilités.

    La ligne B, qui transite par le quartier d’affaires de la Part-Dieu, enregistre 180 000 voyages par jour et devrait accueillir 25 000 voyageurs par jour supplémentaires grâce à la desserte du centre-ville d’Oullins et du pôle hospitalo-universitaire de Lyon Sud avec ses 4 000 emplois et 4 500 étudiants. C’est plus largement tout le sud-ouest de l’agglomération lyonnaise, où vivent 100 000 habitants, qui sera mieux desservi. L’exploitation de la ligne s’effectue en pilotage automatique intégral.

     

  • Lineas, un opérateur de fret pragmatique

    Lineas, un opérateur de fret pragmatique

    Lineas est un acteur à part dans le paysage du fret ferroviaire européen. Entreprise privée, mais historiquement issue de la SNCB, cet acteur dont le siège principal est en Belgique affiche une vocation internationale. Son plan de redressement, avec arrêt des activités non rentables et recentrage sur les corridors attractifs, donne ses premiers résultats. Les pertes ont été divisées de moitié cette année, l’objectif étant d’atteindre la rentabilité l’an prochain.

     

    « Nous sommes le plus grand opérateur privé de fret ferroviaire en Europe », affirme Bertrand Gustin, PDG Lineas Group depuis février. Cet ingénieur commercial passé par le secteur énergétique avant de relancer Brussels Airlines, dont il a été CEO pendant dix ans, s’attaque désormais à transformer ce qui était, il y a deux décennies encore, la division fret de la SNCB, alors dénommée B Cargo. Devenue l’entité indépendante SNCB Logistics en 2011, avant d’accueillir en 2015 le fonds d’investissement Argos Wityu dans son capital à hauteur de 69 %, elle est rebaptisée Lineas en 2017, deux ans avant qu’Argos Wityu n’augmente sa part de 21 points, les 10 % restants du capital étant repris à la SNCB par la Société fédérale de Participations et d’Investissement (SFPI/FPIM), le fonds souverain belge, en 2021.

    C’est cette année-là que Lineas acquiert la société Independent Rail Partner (IRP), basée à Rotterdam, afin de renforcer sa présence sur le marché néerlandais et d’acquérir des locomotives. Enfin, en 2023, Lineas lance une augmentation de capital, en commençant par 20 millions d’euros apportés par les actionnaires existants (Argos Wityu 65 % et SFPI/FPIM 35 %). « Nous sommes complètement indépendants de SNCB et Infrabel, avec qui nous avons d’excellentes relations », résume Bertrand Gustin.

    « Les grands modèles qui ont fonctionné sont ceux où l’on couple la connaissance du ferroviaire et de l’expérience managériale venue d’ailleurs », précise le PDG venu du secteur aérien, qui reconnaît avoir été « étonné [par] le faible niveau de digitalisation du fret ferroviaire ». Ce qui n’est pourtant pas une fatalité : « Nous avons investi dans un outil pour suivre les trains end to end ».

    Bertrand Gustin est désormais à la tête d’une « PME active avec 500 millions d’euros de chiffre d’affaires », qui emploie 1 750 « passionnés par le rail », dont quelque 500 conducteurs nationaux et internationaux, pour un parc de matériel roulant regroupant 250 locomotives et 6 700 wagons. « À la fois une entreprise ferroviaire et un opérateur intermodal et conventionnel », Lineas affiche une vocation multinationale, avec une forte présence en Europe occidentale et centrale – Belgique, Pays-Bas, France et Allemagne – et des prolongements assurés par des partenaires vers l’Espagne, l’Italie, les pays nordiques et la Turquie.

    Leader en Belgique et deuxième acteur aux Pays-Bas, Lineas est numéro cinq en France, « où le marché s’ouvre et où nous voyons beaucoup d’opportunités », ajoute Bertrand Gustin. Le président de Lineas France est Tristan Ziegler, ingénieur Travaux Publics et HEC, qui a rejoint son employeur actuel il y a six ans, après dix années chez Eurotunnel et Europorte.

     

     

  • Sardaigne Voyage à toute petite vitesse sur un réseau menacé

    Sardaigne Voyage à toute petite vitesse sur un réseau menacé

    La Sardaigne vante le plus long réseau touristique de trains à voie étroite en Europe, mais s’y aventurer est un véritable défi. Sur la ligne Mandas-Flumendosa, notre journaliste Lucie Tournebize a embarqué pour un reportage aux allures d’enquête.

     

    « Prenons le train des voies secondaires… peu importe où il nous mène », écrivait David Herbert Lawrence en 1921, fasciné par la Sardaigne qu’il découvre à l’intérieur de l’île grâce au train. Sans le savoir, elle a adopté la même philosophie que l’écrivain voyageur en embarquant à son tour à bord du Trenino Verde, surnom donné à un réseau de quatre lignes ferroviaires sinueuses, serpentant sur 437 kilomètres. Car il lui aura fallu quatre voyages en Sardaigne et nombre de ratés pour parvenir enfin à s’installer sur les banquettes moelleuses de ce fameux train vert.

    Le premier à lui en parler est son compagnon, né dans un village de l’intérieur de l’île. Il évoque des vallées sauvages, un maquis méditerranéen si épais qu’il caresse les voitures sur leur passage. « Impossible d’y voyager aujourd’hui », regrette-t-il, incendies, éboulis et troupeaux de chèvres s’étant emparés de la ligne. Pas tout à fait. Certains tronçons de voies sont bel et bien ouverts à la circulation. Monter à bord n’a rien de simple : les départs sont rares, s’effectuent au petit matin dans des gares pas toujours reliées au réseau ferré principal, et de nombreux tronçons restent clos… Le feu, des travaux ou un manque d’organisation, la saison ne démarre jamais vraiment à la date prévue…

  • La Cour des comptes pointe les performances « peu satisfaisantes » des RER franciliens

    La Cour des comptes pointe les performances « peu satisfaisantes » des RER franciliens

    Pour la Cour des comptes, qui s’est penchée sur les conditions de voyage des plus de 3 millions de passagers quotidiens des RER A, B, C, D et E, la qualité de service reste médiocre. « Il ne se passe pas de semaine, sans que des incidents de toute nature ne viennent détériorer le niveau de service », déplorent les magistrats de la Cour dans un rapport de 140 pages dévoilé le 18 octobre.
    Les  rapporteurs s’étonnent des enquêtes de satisfaction d’IDFM, auprès des voyageurs, qui déterminent les bonus-malus des opérateurs et «font état de retours toujours favorables pour les cinq lignes RER, de 74 % à 86 % de voyageurs se déclarant satisfaits ». Pour en avoir le coeur net, la Cour des comptes ont lancé sa propre enquête dont les résultats sont beaucoup plus sévères. Lancée entre le 26 juillet 2022 et le 20 août 2022, auprès de 4000 voyageurs réguliers titulaires d’un pass Navigo et complétée par des enquêtes en tête-à-tête, elle a révélé « des taux de satisfaction plus modestes » et une hiérarchisation différente des préoccupations. « Les leviers de la satisfaction des clients sont la régularité (20 %), l’information (26 %) la propreté (19 %), et la sécurité (16 %) ». Les « Sages » de la rue Cambon suggèrent à IDFM d’utiliser une nouvelle grille d’évaluation « qui augmente le poids relatif de la ponctualité à 50 % » et dans laquelle « l’information en situation perturbée doit également prendre une place plus importante, à hauteur de 22 % », les critères liés à l’accueil pouvant être, eux, abaissés dans l’indicateur global.
    Les critères comme la propreté, l’information des voyageurs ou l’accessibilité, ont de ce fait pu générer, dans les contrats 2016 à  2019, des bonus financiers qui compensaient les malus au titre de la ponctualité, même si, dans les contrats suivants, « Ies plafonds ont de bonus-malus ont été quadruplés », note le rapport.
    De plus, la ponctualité s’est améliorée depuis le début du nouveau contrat, du fait du recul de la fréquentation liée à la crise sanitaire. La contraction de l’offre a aussi conduit à l’amélioration des autres indicateurs de qualité de service, si bien, qu’« en 2021, les montants des bonus-malus de qualité de service n’ont jamais été aussi élevés depuis 2012 et les réfactions de rémunération pour kilomètres prévus non réalisés aussi faibles », indique le rapport.
    Ses auteurs invitent donc l’autorité organisatrice de transport « à renforcer le contrôle des opérateurs, dans le cadre d’une véritable stratégie d’audit et de préparation des contrats ». Jugeant que les données sur la fréquentation sont faibles, ils recommandent la publication d’un « rapport annuel établissant les performances de chaque ligne au regard de ses enjeux propres, notamment, de sa fréquentation ».
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  • Le loueur de locomotives Railpool arrive en France

    Le loueur de locomotives Railpool arrive en France

    Railpool, premier loueur de locomotives électriques en Allemagne et deuxième en Europe, commence à s’implanter en France. « Nous avons un premier client en France, mais qui ne souhaite pas donner son nom », a indiqué le 25 octobre, Torsten Lehnert, le PDG en présentant son entreprise. « La nouvelle entité juridique Railpool France SAS, est en cours d’immatriculation en tant que filiale à 100 % de Railpool« , a-t-il ajouté.
    Le loueur de locomotives, né à Munich en 2008, devrait faire rouler ses machines en France à la « mi-2025 ». Le démarrage de ses activités correspondra avec la réception des premières Traxx Universal MS3. Le loueur en a commandé 50 exemplaires en début d’année à Alstom. Leur livraison s’étalera jusqu’en 2027.
  • Le premier TER à batteries en phase d’essais

    Le premier TER à batteries en phase d’essais

    Les Rencontres nationales du transport public (RNTP) organisées mi-octobre à Clermont-Ferrand ont fourni le cadre idéal à SNCF Voyageurs et à Alstom pour présenter à la presse le premier TER à batteries rééquipé dans le cadre du projet d’expérimentation lancé en janvier 2001, avec cinq régions – Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur – et Bombardier Transport, repris quelques semaines plus tard par Alstom. En effet, c’est l’usine de Crespin (Nord) qui avait fourni les cinq AGC bimodes destinés à être « rétrofités » à mi-vie par le remplacement des groupes électrogènes diesel sous châssis par des packs batteries au lithium.

    C’est une rame de la région Nouvelle-Aquitaine qui a eu l’honneur d’être présentée à distance, depuis le centre d’essais ferroviaires de Bar-le-Duc. Pendant quelques mois, sur une voie de 12 km, cet AGC circule jusqu’à 160 km/h sous plusieurs modes (alimentation à la caténaire 1,5 kV continu et 25 kV 50 Hz, ainsi que sur batteries) pour des essais dynamiques de validation et de certification, qui permettront entre autres de tester l’acoustique et les performances en traction, tout en démontrant que ce train – d’un nouveau type du point de vue règlementaire – reste compatible avec l’infrastructure, en particulier pour ce qui est de la compatibilité électromagnétique (CEM). Les essais de compatibilité se poursuivront sur le réseau ferré national en décembre et janvier prochains sur le premier train, la deuxième des cinq rames de présérie (une par région) étant attendue au centre d’essais en février 2024 pour tester les conditions d’exploitation en unités multiples, c’est-à-dire lorsque deux rames sont accouplées.

     

  • Le numéro 67 est disponible !

    Le numéro 67 est disponible !

    ⚠️ Le nouveau numéro d’Historail est disponible !

     

    Au sommaire de ce numéro :

    • Fin du MP 59

    • Rallier le Mont-Saint-Michel en train il y a cent ans

    • Analyse multicritère du stop and go d’une petite ligne

    • Le Chemin de fer franco-éthiopien face au Duce

    • etc.

     

    Cliquez sur la couverture pour lire un extrait et/ou l’acheter :

  • Nouveau numéro disponible : n°313 ! (Novembre 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°313 ! (Novembre 2023)

    Le numéro 313 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? 2TMV : un moyen d’augmenter le nombre de trains en circulation
    ? La Piercer Family de SBB Cargo International s’agrandit avec Silverpiercer
    ? Les Régiolis Z 31500 règnent en maîtres en Haute-Savoie
    ? Le TGV M se dévoile un peu
    ? Suisse : des automotrices Stadler sur la Pilatusbahn

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Railcoop placé en redressement judiciaire pour six mois

    Railcoop placé en redressement judiciaire pour six mois

    Railcoop a annoncé avoir été placé le 16 octobre, par le tribunal de commerce de Cahors, en redressement judiciaire pendant une période de six mois. Cette période doit lui permettre, explique la coopérative ferroviaire, « d’une part, de se recapitaliser pour retrouver une trésorerie satisfaisante et, d’autre part, de boucler le tour de table financier pour l’ouverture de la ligne Bordeaux – Lyon ».

    Dans un courrier adressé aux sociétaires et daté du 20 octobre, la compagnie souligne que « la période qui s’ouvre demeure cruciale ». Durant les six prochains mois, poursuit-elle, « l’activité va se concentrer exclusivement sur son redressement et le tour de table financier » . Railcoop renouvelle auprès de ses sociétaires son appel à leur soutien financier, tout en reconnaissant que « l’avenir de Railcoop est très incertain et il est possible que vous ne récupériez pas cet argent » .

    Rappelons que la coopérative a cherché à lever 500 000 euros mais qu’elle n’a pas réussi réunir la totalité de la somme avant la dead-line fixée au 30 septembre pour sécuriser sa trésorerie et payer ses charges. Et qu’elle avait, dans le même temps, lancé des discussions avec l’investisseur espagnol Serena Partners pour trouver un partenaire financier.