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  • La ligne B du métro de Rennes à l’arrêt au moins jusqu’au 18 décembre

    La ligne B du métro de Rennes à l’arrêt au moins jusqu’au 18 décembre

    Inaugurée il a un peu plus d’un an (en septembre 2022), la ligne B à Rennes, (le métro automatique nouvelle génération de Siemens), est à l’arrêt. Au moins jusqu’au 18 décembre.

    L’incendie, le 18 novembre dans un poste d’alimentation électrique, a en effet causé d’importants dégâts. On attend de connaître l’origine du sinistre mais l’hypothèse d’un acte de malveillance est d’ores et déjà écartée, selon son exploitant Keolis. Un freinage d’urgence a eu lieu peu avant l’incendie et des analyses sont en cours pour déterminer s’il y a un lien, a indiqué l’opérateur.

    Avant le redémarrage, il faudra reconstruire les installations électriques et faire passer un contrôle technique aux 25 rames de la ligne B. Puis la faire fonctionner « à blanc » pendant deux jours. En attendant, des bus de substitution sont en place alors que la ligne B transporte en moyenne 100 000 voyageurs par jour.

     

  • Premiers tours de roue pour le Grand Paris Express

    Premiers tours de roue pour le Grand Paris Express

    Les pièces du puzzle commencent à s’assembler pour la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Et le 28 novembre, l’étape la plus symbolique était peut-être le premier « roulage » d’une des 27 rames commandées en 2018 par Île-de-France Mobiltés (IDFM) pour cette nouvelle ligne qui permettra de contourner le sud de Paris, entre le Pont de Sèvres et Noisy-Champs, à la fin de 2025 selon le calendrier actuel. En attendant, huit ans après le début des travaux préparatoires, suivis par le lancement de 10 tunneliers (2018 et 2019), le début de la pose des rails (2020), ou encore la fin du creusement des 37 km de tunnel (fin 2021), les différents équipements sont installés à leur place définitive le long de la ligne, de ses 16 gares et de son Centre d’exploitation et de maintenance de Champigny-sur-Marne. Ce dernier site accueille désormais la rame de présérie, dont chacune des six voitures de 18 m ont été livrées par camion ces derniers mois.

     

    Le maire de Champigny-sur-Marne a rappelé à l’occasion que sa commune était « la plus impactée par les travaux, avec dix chantiers en cours, et bientôt quatorze ». Une récompense attend toutefois ses administrés : « six minutes pour se rendre à Créteil, contre une heure actuellement », voire moins de 30 minutes pour gagner les aéroports à terme. Et l’élu de rappeler que ce chantier est un symbole du génie français.

     

    A l’occasion, les visiteurs ont également pu voir un élément qui sera caché aux futurs voyageurs : le pupitre de conduite, qui sera évidemment escamoté en service régulier, en mode automatique. Afin que ce dernier soit opérationnel, l’intégration des automatismes de conduite réalisés par Siemens Mobility va se poursuivre, de même que celles les autres systèmes de la ligne 15 Sud. La phase d’essais d’intégration statiques et dynamiques « démarrera mi-2024 et se poursuivra jusqu’à la mise en service, prévue pour la fin de l’année 2025 », prévoient la SGP et IDFM. Parallèlement, le parc de 27 rames sera livré progressivement à Champigny à partir de l’été prochain, avant une phase de marche à blanc pilotée par le futur exploitant ORA L15.

     

  • LES MUSÉES ITALIENS INCONTOURNABLES

    LES MUSÉES ITALIENS INCONTOURNABLES

    Plusieurs musées satisferont l’appétit de découverte des amateurs du rail. Spécialisés ou non, on y préserve un riche patrimoine ferroviaire. Voici une sélection d’institutions culturelles à découvrir à l’occasion d’un prochain voyage dans la botte italienne.

     

    Musée national des chemins de fer (Pietrarsa/Campanie)

    Situé au pied du Vésuve, le long de la ligne Naples – Portici, la première de l’histoire italienne, le musée ferroviaire de Pietrarsa est installé dans d’anciens bâtiments de construction et de réparation ferroviaire sur une surface de 36 000 m2. C’est dans ces murs qu’a débuté l’histoire industrielle du chemin de fer italien. La toute première locomotive fabriquée en Italie portait d’ailleurs le nom de l’usine : Pietrarsa. Il s’agit alors du tout premier complexe industriel en Italie. Depuis 1989, l’usine accueille le Musée national des chemins de fer. Vous y trouverez plusieurs dizaines de locomotives, voitures et wagons de toutes les époques, autant de matériels qui ont écrit l’histoire ferroviaire du pays. Vous pourrez notamment y admirer la locomotive 290, une des plus anciennes de la collection, dont le prototype date de 1889, la 640 088, la toute dernière machine réparée à Pietrarsa ou encore la 680 037, une locomotive qui a établi un record en 1907 en atteignant une vitesse de 118 km/h avec un train de 210 t. A noter que le musée a été récemment rénové. Avec un investissement financier global d’environ 15 millions d’euros, ce projet à grande échelle impliquait à la fois l’architecture imposante des pavillons du XIXe siècle et les vastes espaces extérieurs surplombant le golfe de Naples. Après 20 ans de corrosion causée par l’air salin et le manque d’entretien, l’attention s’est également portée sur la restauration du matériel roulant d’époque. Une animation multimédia en réalité augmentée permet de revivre le voyage de la première locomotive à avoir circulé en Italie. Dans la « Cathédrale », une salle imposante du musée, un réseau de trains miniatures de 40 m2, représentant notamment les gares de Firenze Santa Maria Novella et Bologna Centrale. Le musée est facilement accessible par les rails. Les trains locaux et régionaux de la ligne Naples – Salerne s’arrêtent de gare de Pietrarsa-San Giorgio a Cremano. Encore mieux : un train historique, le « Pietrarsa Express », dessert Pietrarsa à partir de la gare centrale de Naples.

  • Situation ferroviaire tendue dans les Hauts-de-France

    Situation ferroviaire tendue dans les Hauts-de-France

    Des intempéries qui durent et qui fragilisent le réseau ferroviaire… C’est le cas depuis le 1er novembre dans la région des Hauts-de-France, qui a été longuement exposée à des intempéries, tempête, fortes précipitations et vents violents, perturbant le fonctionnement des TER. Les zones de fragilité se sont multipliées dans la région. Ainsi, sur la ligne Etaples-Le Touquet vers Boulogne, l’eau accumulée dans le sol a provoqué des coulées de terre d’un talus sur la voie ferrée. L’expertise qui doit être menée, puis les travaux qui suivront, devraient durer jusqu’en février, estime dans un communiqué SNCF Voyageurs. D’où des interruptions de circulations entre Etaples et Boulogne.

    Sur l’axe Saint-Pol-sur-Ternoise vers Etaples-Le Touquet, des évaluations sont également en cours suite aux flux d’eau qui se sont déversés sur les voies les inondant par endroit. La remise en état est envisagée pour le mois d’avril. Les circulations sont de ce fait interrompues entre Etaples-Le Touquet et Saint-Pol-sur-Ternoise et le plan de transport est allégé entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras.

    A cette situation s’est ajouté un acte de vandalisme particulièrement grave avec des conséquences sur les circulations ferroviaires : dans la nuit du 11 au 12 novembre, cinq rames du parc des Hauts-de-France, stationnées dans le secteur d’Amiens, ont été fortement endommagées. 250 vitres ont notamment été brisées, des dommages ont été commis sur l’informatique embarquée et des pupitres de cabines de conduite cassées.

    Les équipes SNCF de la région sont mobilisées pour remettre en état le matériel pour limiter les temps d’immobilisation. Le 16 novembre, une première rame était remise en circulation. Une seconde est attendue tout début décembre 2023.

     

  • Nouveau numéro disponible : n°314 ! (Décembre 2023)

    Nouveau numéro disponible : n°314 ! (Décembre 2023)

    Le numéro 314 est arrivé !
    Retrouvez notamment au sommaire de ce numéro :
    ? De tunnel en tunnel en Auvergne-Rhône-Alpes (1re partie)
    ? La nouvelle « Zacke » de Stuttgart : adieu les ZT 4
    ? Opération Botox pour allonger la durée de vie des TGV
    ? Tour du Gévaudan. Un grand cru 2023
    ? Le sauvetage de la rame Sprague

     

    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
  • Le grand chambardement des tarifs des transports franciliens

    Le grand chambardement des tarifs des transports franciliens

    Dans un post sur X (ex-Twitter), Valérie Pécresse a annoncé le 27 novembre la nouvelle gamme tarifaire des tickets et abonnements des transports publics franciliens. Confirmant les augmentations annoncées quelques heures plus tôt dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.

    « Ile-de-France Mobilités va augmenter l’offre de transport pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris2024. Je refuse que ces surcoûts soient payés par les Franciliennes et les Franciliens. Qui va payer quoi entre le 20 juillet et le 8 septembre ? », fait mine de s’interroger la dirigeante de l’autorité des transports de la région, pour mieux justifier l’augmentation des tarifs qui suivent :

    • le prix du Passe JO 2024 est fixé à 16 euros par jour, avec un tarif dégressif chaque jour (70 euros pour 7 jours consécutifs glissants). Il donne accès à toute l’Ile-de-France (aéroports compris). Le Navigo jour et semaine ne seront pas commercialisés pendant la période des JO, du 28 juillet au 8 septembre. « Les spectateurs des Jeux olympiques et paralympiques paient leur passe au juste prix et contribuent à financer les 15% d’offre de transport supplémentaire rendue nécessaire par les Jeux, soit 200 M€ », insiste IDFM dans un communiqué.
    • le temps des JO, le prix du billet à l’unité bondira à 4 euros (6 euros pour les zones 3 et 4) et le carnet de 10 tickets coûtera 32 euros. Dissuasif ! Deux solutions pour les Franciliens qui utilisent les transports occasionnellement et seront impactés par cette hausse : souscrire à l’abonnement Liberté +, chaque trajet coûtera alors 1,73€, avec correspondance gratuite métro/bus. Ou bien, faire le plein de billets avant le 20 juillet 2024 !
    • le prix du ticket de métro pour les voyageurs empruntant la ligne 14 jusqu’à l’aéroport d’Orly après la fin des travaux de prolongement en juin 2024 est fixé à 11,50 euros (comme pour OrlyBus ou le billet de RER pour l’aéroport Charles de Gaulle).
    • le Passe Navigo augmentera au 1er janvier 2024 à 86,40 euros, contre 84,10 euros en 2023, et 75,20 euros en 2022.
    • le ticket à l’unité augmentera de 0,05 centime, de 2,10 à 2,15 euros, au 1er janvier 2024 (hors période JO). Le carnet de 10 tickets, désormais dématérialisé, prendra 40 centimes à 17,30 euros.
    • au 1er janvier 2024, le forfait Imagine R destiné aux étudiants et apprentis augmentera de près de 10 euros à 374,40 euros.

    Fruit d’un accord entre l’autorité des transports et l’État, cette grille tarifaire doit maintenant être votée par les élus d’IDFM.

     

  • La modernisation du matériel roulant se poursuit en Centre Val de Loire

    La modernisation du matériel roulant se poursuit en Centre Val de Loire

    La flotte des Omneo premium Regio2N, à la livrée jaune propre à la région Centre Val de Loire, est désormais complète. La 32ème rame commandée par la région a été livrée le 9 novembre, un peu plus de trois ans après le premier exemplaire livré le 20 août 2020. La mise en service est prévue mi-décembre. Et d’ici l’été 2024, ces 32 Regio2N seront équipés du wifi, de la vidéoprotection et du comptage automatisé des voyageurs.
    Cette commande de matériel neuf pour un montant de 460 millions avait été décidée par la région en 2018 lorsqu’elle avait décidé de reprendre à l’État les trois lignes Intercités : Paris – Orléans – Tours, ­Paris – Bourges – Montluçon, et Paris – Montargis – Nevers. Avec l’objectif de mailler le territoire régional aux multiples pôles.
    Pour assurer l’entretien de ce nouveau matériel, et notamment la maintenance préventive, la région a fait construire pour 70 millions d’euros un nouveau technicentre à Orléans, entre les gares d’Orléans et de Fleury-les Aubrais, qui a été inauguré il y a un an, le 29 novembre 2022.
    Enfin, la région a engagé la rénovation mi-vie de 50 rames régionales de trois séries : les ZTER jusqu’en 2025, les TER NG jusqu’en 2026 – la première rame rénovée a été livrée en juin –, et les AGC entre 2025 et 2029. L’investissement s’élève à 187 millions d’euros.

     

  • Près de 40 millions d’euros pour moderniser les lignes Polt et Paris-Clermont-Ferrand

    Près de 40 millions d’euros pour moderniser les lignes Polt et Paris-Clermont-Ferrand

    A l’occasion du salon des maires, l’Etat et SNCF Réseau ont signé trois nouvelles conventions de financement à hauteur de 38,5 millions d’euros pour les axes Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) et Paris-Clermont-Ferrand. Plus précisément, les 700 km de la ligne Polt seront régénérés et modernisés lors de plusieurs chantiers prévus d’ici 2027. Les deux conventions pour cet axe concernent le financement des travaux entre Brétigny et Boisseaux (13 millions d’euros) et le financement des études et dossiers de consultation des entreprises entre Les Aubrais et Montauban (près de 8 millions), annonce le ministère des Transports.

    Sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, l’Etat investira près de 17,5 millions d’euros « pour améliorer le service offert aux voyageurs et la compétitivité de l’offre TET en agissant sur quatre leviers : la desserte, la régularité, les temps de parcours et le développement des services à bord« , indique le ministère.

    Plus globalement, il précise que l’Etat et la SNCF investissent, sur ces deux grandes liaisons structurantes, près de 3,5 milliards d’euros pour changer l’ensemble du matériel roulant et remettre à neuf l’ensemble du réseau d’ici 2027. « Ces investissements incluent des programmes de modernisation sur chacune des lignes, financés par l’Etat et complétés par les collectivités, visant à diminuer les temps de parcours« , précise le ministère.

     

  • La RATP mesure les polluants dans les rames de métro

    La RATP mesure les polluants dans les rames de métro

    Depuis le 23 octobre, la RATP a démarré une campagne d’analyse de la qualité de l’air dans les rames de métro et de RER. Deux agents se succèdent pour effectuer des mesures, à l’aide de capteurs mobiles spécialement développés pour cette campagne de mesure avec l’aide d’Airparif.
    Le groupe va suivre un protocole établi par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) adapté aux transports. Une valise équipée des capteurs prendra des mesures pendant deux heures d’affilée aux moments des pointes du matin et du soir, du lundi au vendredi, sur l’ensemble des lignes du réseau, en empruntant tous les types de matériel exploités par la RATP.
    144 heures de mesures seront prévues sur 72 trajets. Les capteurs repèreront de particules au-dessus de 10 microns (PM 10), de 2,5 microns (PM 2,5), les différents métaux présents dans ces particules, (11 types recherchés : fer, acier, cuivre, etc.) et le dioxyde carbone. Ces particules, qui peuvent pénétrer profondément dans l’organisme, peuvent causer de sérieux problèmes de santé.
    Les résultats seront disponibles au premier trimestre 2024.
  • Les trains qui ont fait l’Italie

    Les trains qui ont fait l’Italie

    L’aventure ferroviaire italienne est née en 1839 entre Naples et Portici, dans le royaume des Deux-Siciles. Depuis, une multitude de matériels roulants ont arpenté les voies ferrées de toute la botte. Voici 10 matériels emblématiques qui ont marqué l’histoire des chemins de fer transalpins.

     

    Locomotive Bayard « Vesuvio » – 1839

    Le 3 octobre 1839, dans le royaume des Deux-Siciles (l’Italie n’est pas encore unifiée), la première voie de chemin de fer de la péninsule est inaugurée. Conçue par l’ingénieur français Armand Joseph Bayard de le Vingtrie, elle relie Naples à Portici. Fabriquée dans son usine anglaise de Bedlington par le constructeur Longridge Starbuck & Co (qui a également produit deux autres locomotives pour la nouvelle ligne), la locomotive « Bayard » est la toute première à avoir circulé en Italie. Elle a servi pour le voyage inaugural de la ligne, tractant avec brio les huit voitures composant le convoi. Elle pouvait atteindre la vitesse respectable de 50 km/h. Le train rencontre en Italie un succès immédiat. Il transporte plus de 85 000 passagers au cours des quarante premiers jours d’exploitation. Aujourd’hui, il est possible d’admirer au musée ferroviaire de Pietrarsa une réplique de la machine historique réalisée en 1939 à l’occasion de son centenaire.