Blog

  • Guide. 26 itinéraires ferroviaires pour découvrir le Canada

    Guide. 26 itinéraires ferroviaires pour découvrir le Canada

    Sorti le 23 octobre dernier dans les librairies, ce guide de voyage vous offre le Canada sur un plateau ! Dans le deuxième plus grand pays du monde, les trajets en train demandent du temps… Parfois même beaucoup de temps ! Traversant les étendues sauvages du pays, le voyageur éprouve réellement les distances.

    Le premier itinéraire de ce guide est un mythe. Parcourant 4 500 kilomètres entre Toronto et Vancouver, le « Canadien » a permis d’unifier la jeune nation canadienne. Ce train effectue la liaison entre Toronto et Vancouver depuis 1955, via Winnipeg, Edmonton et Jasper. Depuis la fin du XIXe siècle, cette infrastructure pharaonique permet de relier enfin l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. La voie ferrée traverse les Rocheuses, un exploit qui a fait du Canada le pays que l’on connaît aujourd’hui.

    En tout, cet ouvrage collectif recense 26 itinéraires à travers tout le pays, à bord de toutes sortes de trains. Des trains au long cours ou de petites lignes locales, des trains touristiques ou des trains du quotidien… Ils permettent de découvrir une nature préservée et des paysages sans cesse renouvelés, du Québec à la Côte Ouest.

    Vous pouvez par exemple prendre la direction du grand Nord canadien pour un périple de 1 700 kilomètres accompli en 48 heures à bord d’un train opéré par Via Rail Canada à destination de Churchill et de l’imposante baie d’Hudson. Le convoi part de la gare Union de Winnipeg, la capitale de la province du Manitoba, puis il traverse la forêt boréale, puis l’infinie taïga. Churchill est son terminus. Cette petite ville de 900 âmes a les pieds dans les eaux froides de la baie d’Hudson. À Churchill, c’est l’ours polaire qui est roi ! Pendant l’automne, ils attendent dans la région que la baie devienne banquise et pouvoir ainsi partir à la chasse aux phoques.

    La lecture est entrecoupée par des pages thématiques sur les plus grandes villes du pays, sur les cultures amérindiennes ou encore sur les parcs nationaux. Et vous trouverez également les grandes dates de l’histoire ferroviaire du pays.

    Dans la préface, le créateur de contenu et grand amateur de voyage, Bruno Maltor explique : « Le train possède ce pouvoir rare : transformer le temps en matière précieuse. » Le réseau ferré canadien est idéal pour tenter l’expérience !

    En train au Canada. Ouvrage collectif. Voyages Gallimard. (2025) Prix : 25,95 euros.

  • Mutuelle Entrain se mobilise en faveur de la santé des femmes

    Mutuelle Entrain se mobilise en faveur de la santé des femmes

    La prévention fait partie des axes d’action de Mutuelle Entrain. Dans le cadre de la , elle a organisé en région plusieurs forums sur le thème de la santé des femmes.

    Lors de la campagne nationale Octobre Rose qui est destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein, le département Prévention et Promotion de la santé de Mutuelle Entrain a organisé en région plusieurs forums baptisés « Santé des femmes ». Ces après-midi se sont déroulés à Rennes (Ille-et-Vilaine), Châlons-en-Champagne (Marne) et Villers-Semeuse, près de Charleville-Mézières (Ardennes) avec à chaque fois la participation d’associations locales engagées dans la lutte contre différentes pathologies : le comité féminin local, La Ligue contre le cancer, l’Association française Diabète. « Nous avons choisi de ne pas nous limiter au seul thème du dépistage du cancer du sein mais de sensibiliser le public sur la santé des femmes de manière plus générale », raconte Ghislain Corbion, responsable du département Prévention et Promotion de la santé.

    Ainsi, lors de chaque forum, des ateliers et des mini-conférences, animés par des intervenants professionnels, ont permis d’aborder différents thèmes de santé publique : l’alimentation, l’accident vasculaire cérébral (AVC), le diabète – les visiteuses pouvaient faire effectuer sur place une mesure de leur taux de glycémie –, et les risques de maladies cardiovasculaires et l’hypertension artérielle qui lui est associée. « En France, les chiffres sont très préoccupants », reprend Ghislain Corbion. « Les . » Ces pathologies tuent huit fois plus que le cancer du sein et, aujourd’hui, . Chaque jour, plus de la moitié des 400 personnes qui décèdent d’une maladie cardiovasculaire sont des femmes… Un atelier d’initiation à la a attiré de nombreuses participantes. Un autre, assuré par un intervenant de l’association Actions Croisées avec un mannequin, expliquait l’autopalpation pour .

    « Au total, les trois forums ont enregistré près de 150 participants : 40 à Rennes et Villers-Semeuse et 70 à Châlons. À chaque fois, le public s’est montré très intéressé », se réjouit Ghislain Corbion.

  • Tourisme. Le Panoramique des Dômes de nouveau sur les rails

    Tourisme. Le Panoramique des Dômes de nouveau sur les rails

    En septembre, le , sans passagers à bord, avait stoppé net la circulation de ce train touristique. Les opérations de réparation des rails et de contrôle étant terminées, l’exploitation a pu redémarrer le 18 octobre.

    Le Panoramique des Dômes, , a repris du service depuis le 18 octobre. Il avait été fermé temporairement le 24 septembre à la suite du déraillement d’une rame (sans passagers à bord) lors d’un essai technique. Les opérations de réparation des rails, de contrôle et de maintenance étant achevées, l’activité a redémarré, avec un train toutes les 40 minutes de 9 h à 19 h. Rappelons que le train transporte ses passagers – familles, randonneurs et passionnés de nature – à 1 465 mètres d’altitude, offrant une vue imprenable à 360° sur la chaîne des Puys, la ville de Clermont-Ferrand et ses environs.

    Le Panoramique des Dômes emmène ses passagers au sommet du puy de Dôme en 15 minutes.

  • Quand les cheminots prennent la plume

    Quand les cheminots prennent la plume

    Autobiographie ou récit de fiction, les écrits de cheminots sont très fréquemment imprégnés de leur univers professionnel.

    Une championne de l’engagement associatif

    La vie, la voie d’une cheminoteC’est en 1973 que Pascale Germain a commencé sa carrière à la SNCF, au dépôt de Lyon-Vaise, spécialisé dans les autorails, automoteurs thermiques et locotracteurs. Là, elle travaille au contrôle des bandes graphiques, découvre l’univers cheminot, la rigueur exigée dans le travail, la camaraderie entre collègues. La jeune cheminote s’engagera très tôt et avec énergie dans le monde associatif cheminot : Mutuelle de l’Orphelinat Charles-Edmond Flamand (MOCF), Mutuelle d’Ivry-La Fraternelle (MIF) pendant dix-sept ans.

    Cette championne de l’engagement associatif s’est investie à partir de 2014 avec dynamisme au sein de la Fédération générale des retraités des chemins de fer (FGRCF) en région Auvergne-Rhône-Alpes, d’abord en tant qu’animatrice puis responsable régionale Animation. Jusqu’à son départ à la retraite en 2024, on lui doit une multitude d’actions en faveur des adhérents : informations sur leurs droits, assistance aux seniors en difficulté avec l’informatique, activités pour lutter contre l’isolement, « tout simplement pour créer du lien ».

    Lors de l’hospitalisation de son petit-fils dans le service d’oncologie pédiatrique du centre Léon-Bérard à Lyon, elle a observé le travail des bénévoles des Blouses roses qui réconfortent et distraient les jeunes patients. Depuis, elle fait leur promotion auprès du grand public et les soutient régulièrement par des dons.

    « Je remercie tous les cheminots et les adhérents de la MOCF et de la FGRCF qui ont commandé mon livre », dit-elle, car une partie des bénéfices issus de la vente du livre sont reversés aux Blouses roses et à la MOCF, des causes qui lui tiennent à cœur.

    La vie, la voie d’une cheminote. Il suffit d’un tout petit rien 23 € (plus 7 € de frais de port). Contact : [email protected]

    De pont en viaduc, un itinéraire de vie

    Une vie en chantier livreUne vie en chantier, tel est le titre du troisième roman de Philippe Deniard, président du Cercle littéraire des écrivains cheminots. Une fiction nourrie en partie de son propre parcours à la SNCF mais surtout des rencontres qu’il a faites lors de sa carrière au Département des ouvrages d’art (viaducs, ponts), tel qu’il existait alors. Il faisait partie des agents – monteurs, soudeurs – qui travaillaient sur les chantiers pour suivre les travaux de construction des ouvrages d’art métalliques des lignes TGV vers Marseille, puis vers Strasbourg.

    Apprenti à l’âge de 15 ans, le narrateur apprendra à maîtriser le feu de la forge, la flamme du chalumeau, à manier les outils – lime, burin, ciseau – pour façonner la matière à travailler : acier, tôle, cuivre, tubes… Pour son premier chantier, il est affecté dans la Drôme à la construction d’un viaduc métallique destiné à recevoir une voie ferrée.

    Là, sous la houlette de Sancho, le chef d’équipe espagnol, il découvre « la vie du métal soumis aux aléas climatiques : tantôt il se fait brûlant sous la caresse du soleil, tantôt il se fait glissant sous la pluie. » Il est aussi confronté aux accidents redoutés par les compagnons : « doigts coupés, oreilles endommagées à cause des décibels…

    Parfois, on meurt d’un coup de tôle, d’une coupure de câble subitement rompu qui se transforme en fouet. Comme un fil à couper le beurre, il vous taille le corps en deux ou trois morceaux […] D’autres fois, c’est la chute, le grand plongeon d’une poutre, d’un échafaudage mal assuré, en cours de montage ou de démontage. » Et puis, c’est aussi une vie de solitude qui éloigne du couple, de la famille. Un sacrifice auquel le narrateur consentira malgré tout.

    Une vie en chantier. 200 pages. 15 € (hors frais d’envoi). Contact : [email protected]

    Immersion dans les ateliers du Mans

    L'atelier. Un retour vers le passé LivreLe 27 mai 1977, après avoir travaillé comme ajusteur-monteur pendant cinq ans dans une entreprise privée à Saint-Etienne, Jean-Pierre Jaffres est embauché aux ateliers SNCF du Mans, un grand établissement de maintenance des autorails (EAD et ETG). Les débuts seront difficiles.

    Il est tour à tour rôdeur, fraiseur, rectifieur, perceur, tourneur au gré des besoins de la production. Lorsqu’il officie sur la machine à roder, un poste de travail non équipé de palans, il doit manipuler et porter à longueur de journée des pièces en fonte pesant 30 kg. Un désastre pour les lombaires…

    Les premières années, il est aussi frappé par le fonctionnement de l’atelier, « un bel outil de travail et pourtant, tout paraît conflictuel [avec] d’un côté, une direction archaïque, administrative, à la mentalité militaire, pas du tout industrielle comme il conviendrait. De l’autre côté, une armée de syndicalistes rétrogrades qui refuse toute évolution ou réforme ».

    Jean-Pierre Jaffres participera à des interventions sur des déraillements, travaillera au bureau d’études, sera le photographe officiel de l’établissement, deviendra correspondant de La Vie du Rail. Des déplacements rompaient « la monotonie et le ronron du quotidien ». Par exemple, en se portant volontaire pour convoyer les enfants de cheminots partant en colonie de vacances en Bretagne ou pour, à la demande de la direction commerciale, faire des sondages auprès des voyageurs dans les trains destinés à alimenter la future ligne TGV Atlantique.

    À Nantes, Rennes, Laval, Paris, Versailles, Le Mans, Angers, Trappes. « C’était très agréable de discuter avec les voyageurs, ils nous posaient beaucoup de questions. » Il se réjouit d’avoir pu participer à une marche d’essais du TGV Duplex le 25 avril 1995 (« Une première mondiale ! ») et à l’exposition le Train Capitale, autre première mondiale, sur les Champs-Elysées en 2003, est heureux d’avoir guidé les visiteurs de l’établissement lors de l’opération portes ouvertes J’aime le train en 2006.

    Mais il témoigne aussi de la morosité provoquée par le démantèlement progressif à partir de 2006 de l’atelier au profit de l’EMT de Nantes. L’établissement manceau se verra cantonné à des tâches de second ordre comme l’étude du recyclage de moteurs pour les chemins de fer portugais ou la fourniture de pièces détachées pour les chemins de fer roumains.

    Le 7 octobre 2010, pour son départ à la retraite, Jean-Pierre Jaffres a sacrifié à la coutume du pot de départ avec les collègues, en sachant qu’il gardera « toujours en mémoire ces trente-trois années de [sa] vie passées à l’Atelier ».

    L’atelier. Un retour vers le passé. 170 p. 15 € plus 8 € de frais de port. Contact : 0629750540. [email protected]

    L’histoire de Naussac, village englouti

    Il était une fois... Naussac LIVREAndré Bonnefille, ancien conducteur de trains, est depuis longtemps attiré par la Lozère et ses paysages. S’intéressant également à la vie et l’histoire locale, l’édification (1976-1980) du barrage de Naussac sur un affluent de l’Allier, a notamment éveillé sa curiosité. De sa rencontre avec les derniers témoins qui ont vécu le déplacement forcé des familles et des agriculteurs à cause de cette construction (« Le drame humain des expropriations », dit-il), des heures passées aux archives départementales de la ville de Mende, il a décidé d’écrire un livre sur cette vallée et les hameaux engloutis depuis bientôt cinquante ans. Intitulé Il était une fois… Naussac, le livre ne se contente pas de narrer la formation du lac artificiel de 1050 hectares, mais explique que la vallée de Naussac était depuis bien longtemps prédestinée à devenir une retenue d’eau pour l’étiage de l’Allier et plus tard de la Loire.

    Il était une fois… Naussac. 160 pages. 27 € (plus 6 € de frais de port). Contact : [email protected]

  • Modélisme. Une maquette fait revivre la ligne de Cabariot au Chapus

    Modélisme. Une maquette fait revivre la ligne de Cabariot au Chapus

    Jacques Poget et ses amis du Rail Club Océan de Marennes sont des passionnés de modélisme. L’une de leurs créations, la maquette de la ligne Cabariot – Le Chapus est un précieux témoignage du passé ferroviaire dans cette partie de la Charente-Maritime.

    Jacques Poget n’est pas cheminot mais plombier-chauffagiste. Il est surtout fan de modélisme ce qui l’a amené à créer le Rail Club Océan à Marennes en Charente-Maritime en 1987. Trois ans plus tard, il entraîne cinq complices dans un projet fou : construire la reproduction miniature de la ligne Cabariot – Le Chapus qui vient de fermer. L’équipe est adepte du système D. « Nous utilisions tout ce qui était à notre disposition : des éponges à vaisselle pour les haies, des cure-dents et des allumettes pour des barrières, le polystyrène des caisses à poissons pour une partie des bâtiments et leurs annexes », se remémore Jacques Poget.

    La maquette, résultat de 3 000 heures de travail, fait 35 m de long. Elle se compose de vingt-huit modules représentant les 25 km de voies et huit gares. S’y ajoutent 600 personnages, 150 animaux, des grues de chantier, des charrettes, des outils agricoles et, bien sûr, 99 locomotives. Le pont de la Cèpe est reconstitué, avec sa travée tournante pour laisser passer les bateaux. Ici, un wagon plat transportant des bonbonnes de gaz, là un bâtiment de stockage de l’usine Saint-Gobain. Les trains s’animent, allument leurs phares, crachent de la vapeur. Des locomotives, il y en a de toutes les époques, jusqu’à la série des CC 65000. La gare de Marennes, la plus importante, est reproduite avec ses quatorze voies de garage, son éolienne et son château d’eau. Sur les quais s’effectue le chargement des bourriches d’huîtres. « Le train était alors devenu indispensable pour le développement de l’industrie ostréicole », commente le modéliste. Le Chapus, gare de grande activité, d’où les voyageurs étaient transbordés en bateau pour rejoindre l’île d’Oléron, conclut le voyage. « Le dernier train de voyageurs a quitté la gare du Chapus le 26 septembre 1971 », raconte Jacques Poget avec un brin d’émotion dans la voix. « Le dernier train de marchandises est parti en septembre 1986 et la ligne a été définitivement fermée le 1er octobre 1987, après quatre-vingt-dix-sept ans d’existence. »

    L’heure et demie de visite est assortie d’un commentaire évoquant la riche histoire d’une ligne à jamais disparue mais qui reste présente dans les esprits. Complément indispensable, le livre de Jacques Poget, L’arrivée du chemin de fer à Marennes, paru en 2018 et agrémenté de 339 cartes postales et photos couleur. « L’ouvrage, qui est épuisé, est très demandé. J’espère qu’une nouvelle édition verra le jour.

    Contact : Jacques Poget, 06 82 47 26 31, [email protected]

  • Arte. En Jordanie, le train symbolise l’indépendance du pays

    Arte. En Jordanie, le train symbolise l’indépendance du pays

    L’émission d’Arte, Invitation au voyage, rediffuse ce vendredi un documentaire sur le chemin de fer du Hedjaz et son rôle dans l’édification de la nation jordanienne. Construit au début du XXe siècle, il a traversé les guerres et les conflits et demeure aujourd’hui encore actif sur deux tronçons, notamment en Jordanie où il est devenu le symbole de l’indépendance du pays.

    Né de la volonté du sultan ottoman Abdulhamid II, le chemin de fer du Hedjaz constitue le plus important projet ferroviaire du Moyen-Orient. Initialement pensée pour relier Damas à La Mecque, la ligne n’ira finalement pas plus loin que Médine. Cette ligne à écartement de 1,05 mètre a été inaugurée en 1905, elle devait aider les pèlerins qui accomplissaient le « hadj » en se rendant à La Mecque.

    Pour le sultan, le train doit permettre d’unifier la population hétéroclite de son empire. Ce réseau a ensuite été étendu pendant la Première Guerre mondiale, avec l’assistance de l’Allemagne, vers le Sinaï et le reste de la Palestine.

    Il devait relier Constantinople, la capitale de l’Empire ottoman à La Mecque. En 1916, le train devient la cible de la Grande révolte arabe, soutenue par la Grande-Bretagne à travers l’action du colonel Thomas Edward Lawrence, resté à la postérité sous le nom de Lawrence d’Arabie. En 1918, la fin de la Première guerre mondiale et la défaite des Ottomans entraînent le démantèlement de l’empire. En 1920, le traité de Sèvres détache les territoires à majorité arabe de l’empire. Syrie, Palestine, Liban, Mésopotamie, Hedjaz, Asir, Yémen quittent le giron turc mais sont assujettis à de nouvelles puissances, notamment française et britannique. Il faudra attendre 1946 pour que la Jordanie devienne réellement indépendante.

    Vendredi 14 novembre à 17 h 20 sur Arte. Invitation au voyage – En Jordanie, dessine- moi un train. Arte France, Éléphant Doc. (2022)

  • Canal+. Enfant 44, un polar ferroviaire dans l’enfer des purges staliniennes

    Canal+. Enfant 44, un polar ferroviaire dans l’enfer des purges staliniennes

    Canal + propose jusqu’au 31 mars Enfant 44, un thriller sombre qui se déroule le long des voies ferrées de l’Union soviétique. En 1952, un tueur en série sévit en toute impunité. Tom Hardy mène l’enquête alors que l’appareil d’Etat stalinien sombre dans la paranoïa

    Adaptation du premier roman éponyme de l’écrivain britannique Tom Rob Smith, Enfant 44 est sorti en 2015 et est aujourd’hui disponible sur Canal+. Le scénario s’inspire librement de l’affaire du tueur en série Andreï Tchikatilo, surnommé « l’éventreur de Rostov », qui a assassiné plus de 50 femmes et enfants entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. L’histoire se déroule en Union soviétique, pendant l’hiver 1953, dans la paranoïa d’un régime stalinien finissant. Leo Demidov (Tom Hardy), orphelin devenu héros de la Seconde guerre mondiale, puis un agent brillant et loyal de la police secrète (MGB), est chargé d’enquêter sur la mort d’un enfant, dont le corps a été retrouvé aux abords d’une voie ferrée.

    Cet enfant, Jora, est celui de son ami et collègue Alexei (Fares Fares). Son supérieur hiérarchique, le major Kuzmin (Vincent Cassel), impose la version officielle : l’enfant a été percuté par un train alors qu’il jouait près des rails. Demidov doit classer l’affaire comme un accident ferroviaire, car le régime nie la possibilité du crime dans une société communiste idéale. Quand il informe la famille de son ami, la mère de la jeune victime s’écrie : « Un train ne déshabille pas un enfant ! » Leo découvre que d’autres enfants ont été victimes de meurtres similaires. Alors qu’il commence à enquêter, il est accusé de trahison et muté avec sa femme Raïssa (Noomi Rapace) à Volsk, un centre de production de ciment à plus de 700 km de Moscou. Mais, là aussi des corps d’enfants nus et torturés sont retrouvés. A chaque fois, un coupable est arrêté, pourtant les crimes continuent… Malgré les risques, le couple décide de poursuivre l’enquête pour démasquer le tueur en série qui sévit toujours le long de la voie ferrée, tout en devenant des ennemis de l’État.

    Les faux-semblants, la paranoïa, l’absurdité… Comment enquêter quand « il ne peut y avoir des meurtres au paradis » ? Comment faire émerger la vérité dans un régime totalitaire ? Et quel prix est-on prêt à payer ? Le tournage s’est déroulé en 2013 essentiellement entre Prague et Ostrava, en République tchèque. 125 décors ont été construits au sein des studios Barrandov de Prague – les plus grands d’Europe – et qui abritent un dispositif pouvant simuler les mouvements d’un grand bateau, d’un sous-marin ou ici d’un train. Les voitures et wagons de l’époque y ont été reproduits par les équipes du studio. Les reconstitutions de la gare de Moscou ou de l’impressionnant métro de la capitale russe et les ambiances ferroviaires de l’époque soviétiques sont réussies.

    Disponible sur Canal + jusqu’au 31 mars. Enfant 44 de Daniel Espinosa. Summit Entertainment, Scott Free Productions. Etats-Unis, Grande Bretagne, République tchèque. (2015)13

  • Les trains de Noël bientôt sur les rails

    Les trains de Noël bientôt sur les rails

    C’est une tradition bien vivace que respectent chaque année les associations qui exploitent un train touristique : à l’attention des enfants, elles font rouler leurs trains historiques à bord desquels les voyageurs rencontrent le père Noël…

    Avis aux parents et aux grands-parents qui veulent faire plaisir à leurs enfants ou petits-enfants, le Chemin de fer de la vallée de l’Ouche (CFVO) fera circuler plusieurs trains spéciaux de Noël les 6, 7, 13 et 14 décembre.

    Réservations : www.traindelouche.fr Rens. : 03 80 20 17 92. CFVO, allée de la Gare, 21360 Bligny-sur-Ouche.

    Le Train historique de Toulouse emmènera ses passagers en compagnie du père Noël à Narbonne les 13 et 21 décembre, et à Carcassonne le 20 décembre. Au départ de la gare de Lacourtensourt, les trains seront tractés par les locomotives électriques BB 7338 et BB 7398.

    Rens. : 05 61 09 42 61. [email protected]

    Dans les Pyrénées, le Train du Pays cathare et du Fenouillèdes sera décoré de guirlandes scintillantes et de lumières étincelantes pour plusieurs voyages au départ de Rivesaltes et de Saint-Paul-de- Fenouillet. A bord, le père Noël distribuera des cadeaux aux jeunes passagers, qui pourront également profiter de l’atelier de maquillage et d’animations. Les 7, 14, 17 et du 20 au 23 décembre.

    Réservations : 04 68 20 04 00 ou www.letrainrouge.fr.

    Dans les Cévennes, le train de Noël partira de la gare de Thoiras à Anduze pour un voyage inoubliable dans les paysages cévenols. A bord de l’autorail historique, un goûter en compagnie du père Noël sera offert aux enfants ainsi que l’incontournable photo souvenir pour immortaliser ce moment magique.

    Les 10, 13, 14 et 17 décembre. Réservations exclusivement en ligne : www.trainavapeur.com

    L’association de l’Autorail X2800 du Haut-Doubs programme plusieurs circulations pour vous rendre au marché de Noël de Montbéliard et y faire vos emplettes. Les 29 et 30 novembre, et les 13 et 14 décembre.

    Rens. : [email protected], www.x2800-hd.com

    Dans la Sarthe, la Compagnie du chemin de fer de Semur-en-Vallon fera rouler son train de Noël l’après-midi du 7 décembre de 14 h 30 à 17 h. Un goûter et des cadeaux sont au programme. Attention, nombre de places limitées. Sur réservation : Muséotrain de Semur, 06 30 84 41 33, [email protected] La Gare, 72390 Semur-en-Vallon.

    Les 14 et 21 décembre, le Train des Mouettes partira de Saujon, destination Mornac-sur-Seudre et son marché de Noël, où vous pourrez faire des achats.

    Réservations : www.traindesmouettes.fr

  • Arte. Quand Chamonix inventait les transports en altitude

    Arte. Quand Chamonix inventait les transports en altitude

    Considérée comme la capitale mondiale de l’alpinisme, Chamonix accueille depuis maintenant plusieurs siècles des visiteurs venus se confronter aux Alpes. L’émission d’Arte présentée par Linda Lorin, Invitation au voyage, revient sur l’histoire du désenclavement de ce coin des Alpes et du développement des transports en altitude qui ont transformé la petite ville en capitale mondiale de l’alpinisme.

    En 1786, Jacques Balmat et Michel Paccard réalisent la première ascension du Mont Blanc. Un exploit qui lance dans la région l’aventure de l’alpinisme. Bientôt, les Chamoniards vont accueillir les premiers touristes, notamment venus découvrir la Mer de Glace. Mais Chamonix demeure difficile d’accès. Il faut attendre le rattachement de la Savoie à la France et la venue de Napoléon III en 1860, pour que la construction d’une route digne de ce nom soit lancée.

    La Belle Epoque voit le tourisme se développer et la construction d’une ligne de chemin de fer débute pour desservir Chamonix. En 1901, le train arrive enfin dans la ville et permet d’attirer des visiteurs. Mais dès 1877, naît l’idée d’une ligne de chemin de fer à crémaillère à voie métrique de 5,1 km qui relierait Chamonix au Montenvers. Les travaux débutent finalement en 1906. Des maçons viennent d’Italie, essentiellement du Piémont.

    Ils creusent les tunnels à la main et travaillent dans des conditions difficiles. La ligne est inaugurée en mai 1909. Le mythique site de la Mer de Glace devient ainsi accessible en empruntant le train du Montenvers. C’est également à Chamonix que s’est élevé le premier téléphérique de France. Le projet de funiculaire aérien débute en 1905 dans le but d’atteindre l’Aiguille du Midi.

    Mardi 11 novembre à 18 h 10 sur Arte. Invitation au voyage – À Chamonix, on déplace les montagnes. ARTE France, Éléphant Doc. (2024)

  • Fondation SNCF :  les petites voix d’une grande cause

    Fondation SNCF : les petites voix d’une grande cause

    Les Coups de Coeur citoyens décernés par la Fondation SNCF récompensent des associations qui agissent dans le domaine de la solidarité et dans lesquelles interviennent des cheminots en tant que bénévoles.

    Voilà bientôt trente ans que les Coups de Coeur Citoyens La Fondation SNCF valorisent l’engagement associatif des salariés du groupe SNCF dans des dispositifs solidaires. Les associations lauréates reçoivent une dotation comprise entre 1 000 € et 2 000 €. Parmi elles, Les Battements d’Elles, Jeune & Rose et Phoenix Attitude au sein desquelles des cheminots sont engagés en tant que bénévoles. Ils ont en commun d’agir pour la lutte contre le cancer, plus précisément le cancer du sein, une pathologie qui touche plus de 61 000 femmes chaque année en France. Alors qu’Octobre Rose, la campagne nationale de sensibilisation au dépistage, vient de s’achever, ces petites voix qui sont au service d’une grande cause témoignent.

    Céline Puyo « Merci aux gens qui donnent de leur temps pour aider les autres »

    Céline Puyo, agent SNCF, est basée à Bayonne où, en appui de la direction des ressources humaines de Bordeaux, elle travaille à la Réglementation et Gestion du travail chez les sédentaires pour l’activité TER de Nouvelle Aquitaine. En 2022, alors qu’elle est traitée pour un cancer du sein, Céline a été accompagnée par l’association bayonnaise Battements d’Elles, qui propose aux femmes en traitement ou en rémission des activités créatives et culturelles, en dehors du milieu médical. La démarche est basée sur la bienveillance, l’échange et le partage à travers des activités non thérapeutiques qui procurent le plaisir de la rencontre. Céline s’y est formée au théâtre, « une activité m’a redonné confiance en moi », explique- t-elle.

    Du coup, elle a décidé de partager avec une autre adhérente le secrétariat de l’association. Aujourd’hui, bien qu’elle se soit mise en retrait de ce poste à responsabilités, elle accompagne toujours Battements d’Elles. « J’y ai rencontré l’amitié à travers des femmes formidables liées par le combat contre la maladie », dit-elle. « Une course d’orientation au Maroc, le Rose Trip, que j’ai faite avec elles restera un de mes plus beaux souvenirs. J’ai aussi une pensée pour tous ces gens que l’on ne connaît pas et qui donnent de leur temps pour aider les autres. »

    Mathieu Alix : «L’humain est au coeur des projets associatifs que nous soutenons »

    Mathieu Alix est référent qualité et relation client pour SNCF Voyageurs à Angoulême. En 2020, lors d’uneanimation d’Octobre Rose organisée sur sa commune, Gond-Pontouvre (dont il est un des élus), il rencontre les responsables de Jeune & Rose, un collectif charentais de femmes entre 20 et 45 ans qui luttent contre un cancer du sein. Jeune & Rose sensibilise les femmes à l’autopalpation des seins, un geste qui peut sauver des vies car plus un cancer du sein est dépisté tôt, plus les chances de guérison augmentent.

    Cette approche préventive de la maladie a fortement intéressé Matthieu, qui, sous l’impulsion de son directeur Christian Feyssaguet, s’est investi en 2023 dans l’association. Il participe entre autres aux Bulles Roses, une course solidaire organisée dans le cadre d’Octobre Rose et destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein. « A travers les équipes TER Nouvelle Aquitaine, SNCF Voyageurs soutient Jeune & Rose depuis maintenant trois ans. Cela illustre son engagement pour la prévention, la solidarité et la santé », explique-t-il. « Les partenariats développés visent tout ce qui peut être d’intérêt public, comme les aides aux associations ancrées sur notre territoire. C’est aussi la traduction de la politique RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) de la SNCF, dont l’ambition est d’avoir un impact positif sur la société. L’humain est au coeur des projets que l’on soutient. »

    Paola Reauly : « Pour moi, Limoges Phoenix a été un soutien précieux »

    Paola Reauly est contrôleur de gestion (business partner) SNCF à l’Unité Centre Limousin dont les territoires sont Tours, Vierzon, Orléans et Brive, auprès des établissements responsables de la circulation en général, et plus précisément pour les aiguillages et la régulation.

    En 2020, Paola, atteinte d’un cancer du sein, a eu « la chance », dit-elle, de rencontrer à Limoges Phoenix Attitude, une association qui accueille des personnes en cours ou en fin de traitement contre le cancer, et leurs proches. Dans un environnement chaleureux, Phoenix Attitude propose des ateliers collectifs (gymnastique adaptée, yoga, cuisine, activités manuelles…) et des soins individuels (réflexologie, soins du corps, massages) prodigués par des professionnels.

    Cela favorise le lien social et permet aux patients de se ressourcer, de reprendre son envol après l’épreuve de la madie, tel le phoenix renaissant de ses cendres. Paola a choisi de parrainer Phoenix Attitude en 2022, « car cette association a été un soutien précieux à un moment difficile de ma vie. »

    ——————-

    Les Coups de Coeur citoyens, mode d’emploi

    Convaincu que l’entreprise est un lieu où l’on peut concilier travail et valeurs solidaires, le groupe SNCF permet à tous ses collaborateurs de se rendre utiles en s’engageant, s’ils le souhaitent, auprès d’une association partenaire. C’est ainsi que la Fondation SNCF soutient aussi, grâce à l’engagement bénévole de ses salariés, tout un tissu associatif très local qui répond à des besoins de solidarité, de création de lien, et notamment auprès des plus fragiles.

    Les Coups de Coeur Citoyens récompensent chaque année des associations portées par les salariés qui y sont bénévoles. Soit à chaque édition, de nombreux projets qui oeuvrent au coeur des territoires pour plus de solidarité et de lien social – des valeurs chères au groupe SNCF. L’objectif des Coups de Coeur est « de contribuer pleinement à la vitalité du tissu associatif de proximité », affirme le groupe ferroviaire.

    • Qui peut participer ?

    Tous les salariés du groupe SNCF bénévoles ou sympathisants d’une association peuvent déposer un dossier. Le dispositif est également accessible aux alternants, CDD et intérimaires avec un contrat d’un an minimum.

    • Comment se déroulent les Coups de Coeur Citoyens ?

    Les 12 jurys territoriaux sélectionnent les lauréats, et chaque région désigne son prix Coup de Coeur régional (dotation de 1000 € ou 2000 €), ainsi que le Prix Guy Crescent qui récompense l’engagement des salariés en faveur des personnes en situation de handicap. À l’issue des jurys territoriaux, un jury national attribue le Coup de pouce Fondation à un projet associatif dans le domaine de la solidarité. La dotation supplémentaire octroyée est d’un montant de 3000 €. (source : SNCF)