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  • Journées du Patrimoine. La RATP célèbre ses 75 ans

    Journées du Patrimoine. La RATP célèbre ses 75 ans

    A l’occasion de la nouvelle édition des Journées européennes du patrimoine (JEP), la RATP et près de 250 de ses agents se mobilisent pour accueillir le grand public. Les 21 et 22 septembre prochains, la richesse du patrimoine de la RATP retraçant ses 75 ans d’histoire et d’innovations sera mis en valeur à travers des expositions, des parcours commentés et des animations.

    Comme tous les ans, les visiteurs pourront se plonger dans les coulisses du réseau parisien et découvrir les transports franciliens sous un angle tout à fait nouveau. Dans le XIIe arrondissement de la capitale, la Maison de la RATP, siège social du groupe, ouvre comme tous les ans ses portes au public. L’occasion permet notamment de découvrir un jeu de simulation de conduite d’un train MS-61. Le MS-61 (pour métro suburbain de 61) est la première génération de matériel commandée par la régie pour circuler sur le RER. Ce matériel emblématique est entré en service en 1967 sur la ligne de Sceaux.

    Après plusieurs modernisations, le M6 – 61 a accompli son dernier service commercial en avril 2016. Grâce à ce jeu, le visiteur pourra découvrir un pan important de l’histoire des transports publics franciliens. Le public pourra se mettre dans la peau d’un traminot en s’installant devant le simulateur de conduite de tramway qui permet de piloter un tram dans les rues de Washington, Florence ou encore Paris. Trois villes où le groupe RATP est présent. Pour les familles avec enfants, les équipes de la RATP mettront en place des ateliers spécialement pensés pour le jeune public et dont l’ambition est d’initier de manière ludique au patrimoine de la régie. Un patrimoine qui se révèle également dans le domaine de la mode : les tenues historiques des agents de la RATP des années soixante à nos jours seront exposées.

    Parmi les visites organisées cette année, certaines permettront aux voyageurs de découvrir les coulisses des transports en commun parisien. Après celui de la ligne 9 l’année dernière, c’est au tour du poste de commande et de contrôle centralisé modernisé (PCC) de la ligne 5 d’ouvrir ses portes au public à l’occasion de visites d’une durée de 30 minutes. L’occasion de mesurer toute la complexité du fonctionnement d’une ligne de métro en temps réel. Des agents partageront aussi, avec les visiteurs, leurs expériences du terrain. Si vous avez toujours rêvé de comprendre le fonctionnement d’une ligne de tramway, la visite du site de maintenance et de remisage du tram T3a s’impose. Les ateliers de maintenance, le remisage abritant la machine à laver et la sablière, en passant par le poste de commandement local…. les coulisses de la ligne n’auront plus de secret pour vous.

    La RATP propose également un véritable voyage dans le temps en présentant en station l’iconique rame Sprague-Thomson, classée au titre des monuments historiques. Ce matériel roulant, le premier entièrement métallique à circuler sur le réseau, a connu une longue carrière : elle a été en circulation des années trente jusqu’en 1983. Plusieurs conférenciers de la RATP, fins connaisseurs du réseau et de sa longue histoire, proposeront des parcours commentés dans le sous-sol de la capitale. Deux itinéraires sont prévus, l’un se limite à la ligne 11, l’autre se déploie sur plusieurs lignes.

    Quant aux cinéphiles, ils se rendront à la « station cinéma » de la Porte des Lilas qui accueille tous les ans de nombreux tournages de films, de séries, de clips ou de publicités. Désaffectée depuis la fermeture au public, en 1939, de la « voie navette » menant à Pré-Saint-Gervais, la station Porte des Lilas sert de studio de cinéma à cinq à dix films par an depuis le début des années 70. La station offre ainsi de décor naturel pour les tournages de films, mettant à disposition les fameux carrelages blancs, et deux voies, l’une sur pneumatiques, l’autre sur fer. Véritable studio, les réalisateurs peuvent changer de nom, d’époque, de matériel, de signalétique…

    A bout portant, Le Bureau des Légendes, Engrenages, Une époque formidable, Julie et Julia, Bande de fille, le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou encore Les Femmes de l’ombre : vous avez certainement déjà vu une scène tournée dans ce studio pas comme les autres. Tout dernièrement, près d’un milliard de téléspectateurs ont assisté à une scène tournée à la station cinéma : le film qui a lancé la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024 passant par le métro parisien !

  • A La Réunion, l’ancienne gare de Saint-Benoît a été choisie par la Mission patrimoine

    A La Réunion, l’ancienne gare de Saint-Benoît a été choisie par la Mission patrimoine

    Cette année, un seul site ferroviaire, l’ancienne gare de Saint-Benoît sur l’île de La Réunion, fait partie des projets de réhabilitation retenus par la Mission Patrimoine dans le cadre de la septième édition de l’offre de jeux permettant au grand public de cofinancer les travaux.

    La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et la Française des Jeux, a dévoilé le 2 septembre la liste des 100 projets départementaux lauréats en 2024. Ceux-ci bénéficieront du soutien financier de la 7e édition de l’offre de jeux à gratter Mission Patrimoine, qui a été mise en vente le même jour chez les buralistes.

    Le principe ? Le ticket de jeu est vendu 15 €, et le montant du prélèvement sur les mises revenant normalement à l’État (soit 1,83 € par ticket acheté) sera reversé à la Fondation du patrimoine. Un seul site ferroviaire figure parmi les 100 sites sélectionnés cette année : l’ancienne gare de Saint-Benoît, dans l’est de l’île de La Réunion. Construite en 1882, elle était l’une des treize gares où s’arrêtait le Ti Train du Chemin de fer de la Réunion, liaison ferroviaire entre Saint-Benoît et Saint-Pierre. La gare a été fermée au début des années 1960 et aujourd’hui ne subsiste plus que l’un des trois bâtiments d’origine, le bâtiment voyageurs. « Il s’agit d’un bâtiment modeste mais marqueur historique de la commune son attractivité passée », juge la commune de Saint-Benoît, qui souhaite faire de celui- ci un lieu de vie.

    Lieu d’expositions, une fois restaurée dans sa globalité dans ses dispositions d’origine, l’ancienne gare pourra accueillir entre autres des oeuvres du musée d’art contemporain basé à Saint-Denis et un espace de présentation de ses archives. Selon la commune de Saint-Benoît, le projet vise aussi « à faire connaître l’épopée du rail, encore assez méconnue à La Réunion, avec une scénographie explicative. » Les travaux prévus consistent à poser une nouvelle toiture et des menuiseries et murées sur les ouvertures, réparer ou remplacer des linteaux, faire de la maçonnerie sur les murs endommagés et poser des enduits de façades. Le chantier doit démarrer en septembre 2025 pour une durée de neuf mois environ.

  • Le Cévenol Express, un train croisière inédit mis sur les rails

    Le Cévenol Express, un train croisière inédit mis sur les rails

    Plusieurs associations ferroviaires organisent un train croisière inédit de deux jours, les 28 et 29 septembre, de Clermont-Ferrand à Nîmes. Réservez vos places sans attendre !

    Un voyage de deux jours entre Clermont- Ferrand et Nîmes à bord de deux trains historiques, c’est le programme du Cévenol Express proposé par l’association Train à Vapeur d’Auvergne (TVA) les 28 et 29 septembre. Lors de ce premier train croisière organisé par TVA sur la ligne des Cévennes, les passagers vont pouvoir découvrir l’éventail de matériels roulants de l’association qui est située dans la cité clermontoise. « A l’aller, ils monteront à bord de notre rame historique composée de voitures des années 1960 équipées de banquettes orange en skaï et d’une voiture rivetée construite à Bordeaux en 1929, le tout tracté par la locomotive 140 C 27 de 1917 de nos amis du Groupement d’aide au développement des exploitations ferroviaires touristiques (Gadeft). Car ce voyage traduit bel et bien notre volonté de réunir différentes associations de préservation du patrimoine ferroviaire autour de projets mettant en valeur les trains historiques », explique Henri Barbier, président de TVA, agent Circulation chez SNCF Réseau.

    Destination Nîmes pour le Cévenol Express

    « Le train desservira les gares de Vic-le- Comte, Issoire, Arvant, Brioude et Langeac avant de parcourir les gorges de l’Allier, offrant au regard des paysages majestueux sculptés par la rivière. Puis, après le déjeuner à Langogne, le Cévenol Express débutera la descente vers Nîmes en s’arrêtant à La Bastide, Génolhac et Alès. Nous atteindrons Nîmes peu avant 18h », annonce Antoine Bounie, secrétaire adjoint de TVA. Deux hôtels accueilleront ceux ayant réservé leur nuitée (lire plus loin). Au programme du lendemain, la visite guidée et commentée des arènes de Nîmes et du patrimoine gallo-romain de la ville, et un passage dans les halles pour se restaurer et, pourquoi pas, faire quelques emplettes de spécialités régionales. Pour le trajet du retour, les voyageurs seront installés à bord d’une confortable RRR (Rame Régionale Réversible) datant de 1986 et dotée de larges baies vitrées pour pouvoir observer le paysage. Elle sera tractée par la CC 6570, la locomotive électrique des années 1970, préservée par l’APCC 6570. Un arrêt de deux heures à Langogne permettra à ceux qui le souhaitent de visiter cette petite cité et son patrimoine comme, par exemple, la filature des Calquières. L’arrivée à Clermont-Ferrand est prévue pour 21h.

     

    Aller le 28/9 : 90€ (départ de Clermont- Ferrand et de toutes les gares du parcours).

    Retour le 29/9 : 50 €. A/R sur 2 jours : 140 €.

    Options au choix en supplément : déjeuner à Langogne, dîner à Nîmes, nuitée d’hôtel, visite de Nîmes avec accès aux arènes, visite de la filature des Calquières

    (se renseigner au 09 84 39 14 72 ou 07 83 22 42 58).

     

  • A paraître. Un livre sur les ateliers et dépôts de Mohon

    A paraître. Un livre sur les ateliers et dépôts de Mohon

    Basée à Charleville-Mézières dans les Ardennes, l’Association des Amis des Rotondes et Ateliers de Mohon (AMR), qui milite depuis des années pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine ferroviaire national, propose en souscription le tome II de l’ouvrage Ateliers et dépôts de Mohon. Le livre, entièrement illustré en couleurs, raconte un siècle d’histoire ferroviaire de Mohon (de 1944 à aujourd’hui), à l’aide de plus de 200 photographies, plans et dessins souvent inédits. De plus, un DVD réunissant les témoignages de cheminots ayant oeuvré à Mohon accompagne le livre.

    L’ouvrage est proposé au prix de 26 € jusqu’au 1er octobre (au lieu de 39 € après cette date). Possibilité d’expédition par La Poste ou de mise à disposition à l’UAICF Est, 9 rue de Château-Landon, 75010 Paris. Renseignements auprès de l’AMR, [email protected]. Tél. : 06 08 64 60 96 ou 06 37 47 71 58

  • Spécial JEP. Rendez-vous à Laroche-Migennes au PK 154,874

    Spécial JEP. Rendez-vous à Laroche-Migennes au PK 154,874

    Des matériels historiques de différentes époques et différents types de traction sont à découvrir à Laroche-Migennes, les 21 et 22 septembre lors des prochaines Journées du patrimoine.

    L’Association Ferroviaire de Conservations de Locomotives (Arcet) et l’Association Rhône Alpine de Conservation des Engins Thermiques (AFCL) sont stationnées à Laroche-Migennes dans l’Yonne, au PK 154,874, sur la mythique ligne du Paris-Lyon-Méditerranée. « Là, ne subsiste plus qu’une des trois rotondes de ce qui fut autrefois l’un des trois plus importants dépôts de France avant les destructions causées par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale», indique Henri Caquineau, membre de l’Arcet.

    La CC 72064 imaginée par le célèbre designer Paul Arzens

    Depuis deux ans, l’Arcet et l’AFCL mutualisent leurs moyens pour redonner vie à des locomotives et des voitures voyageurs de différentes époques. Elles font cause commune pour les Journées européennes du patrimoine, afin de présenter chaque année leurs différentes machines. Ainsi, les 21 et 22 septembre, les bénévoles feront visiter au public différentes machines préservées avec le plus grand soin. D’abord, la CC 72064, « le nec plus ultra des beaux diesels stylisés par le designer Paul Arzens », commente Philippe Buriller, membre du conseil d’administration de l’Arcet, responsable de la maintenance, et adhérent de l’AFCL. Cette loco de 1971 a été radiée en 2009 après avoir parcouru plus de 5,2 millions de kilomètres.

    Puis, la 2D2 9135 (traction électrique), locomotive typique du PLM, qui, elle, est plus ancienne : elle fut mise en service en 1951 au dépôt de Paris-Lyon. Retirée de la circulation en 1987, elle affichait plus de 7,2 millions de kilomètres au compteur ! Elle a été classée en 1990 aux Monuments historiques. C’est la dernière d’une série de 35 machines extrapolée de la grande famille des 2D2. Egalement présentes, une voiture Corail ambulance (ex-Mohon) et la BB 7321 “vanille- fraise”. Les bénévoles présenteront également (sans visite) la BB 88511 (traction électrique), provenant de la rotonde de Mohon. « Nous serons heureux d’accueillir les visiteurs et de leur présenter ce monde si passionnant du chemin de fer que l’enfant du pays, Henri Vincenot, cheminot lui aussi et amoureux des lettres comme du rail, a tant conté ! », annoncent les deux associations. A terme, la CC 72064 pourrait rouler de nouveau sur le RFN lors de circulations exceptionnelles. Mais, patience… Son retour exige, outre une complète remise en état, de nombreuses démarches administratives.

    Les 21 et 22 septembre, rotonde de Laroche-Migennes (Yonne).

  • Journées du patrimoine. Les trains de France Miniature livrent tous leurs secrets

    Journées du patrimoine. Les trains de France Miniature livrent tous leurs secrets

    Les amateurs de modélisme ferroviaire ne manqueront pas le rendez-vous des 21 et 22 septembre au parc de loisirs France Miniature, où des spécialistes conçoivent et font circuler des modèles réduits de trains sur un réseau en plein air unique en son genre.

    Les trains ont joué un rôle crucial dès la conception du parc France Miniature il y a trente-deux ans, à Élancourt (Yvelines). En effet, l’un des fondateurs, un passionné de modélisme ferroviaire, a utilisé l’échelle des trains pour déterminer les proportions de l’ensemble des maquettes du parc, créant ainsi une harmonie parfaite entre les monuments et les voies ferrées, faisant de France Miniature le plus grand réseau ferré miniature de l’Hexagone. Les Journées du patrimoine permettront au public de découvrir, pour la première fois, les secrets de fabrication, de la conception des trains à leur mise sur rails. Pour les visiteurs, c’est l’occasion unique de rencontrer les maquettistes qui pilotent, sur seize circuits différents, des trains qui parcourent en moyenne 50 km par jour. De plus, le parc accueillera les membres de l’AMCF (Association Modélisme et Culture Ferrovipathes), qui feront une démonstration de pilotage numérique d’un réseau ferré à l’échelle HO en utilisant des microcontrôleurs Arduino et un TCO numérique développé par leurs soins.

    Les 21 et 22 septembre. France Miniature, boulevard André Malraux, 78990 Elancourt. Tél. : 01 30 16 16 30.

     

  • Nouvelle-Aquitaine. Train Historique à Vapeur du Limousin

    Nouvelle-Aquitaine. Train Historique à Vapeur du Limousin

    Les 21 et 22 septembre, la 41e édition des Journées européennes du patrimoine (JEP) se déroule dans toute la France. Cap sur le Limousin. 

    Les amateurs de patrimoine ferroviaire et de matériels roulants historiques auront l’occasion de découvrir les coulisses de la restauration d’une machine exceptionnelle : la locomotive à vapeur 231 K 82, la dernière locomotive à avoir assuré la traction de « La Flèche d’Or » qui reliait dans le plus grands des luxes Paris et Londres. Construite par la Société alsacienne de Constructions mécaniques de Belfort en 1920, elle symbolise les relations ferroviaires entre la France et l’Angleterre bien avant le percement du tunnel sous la Manche. Sur une série de 79 exemplaires, il n’en subsiste que trois exemplaires dans le monde aujourd’hui. Soutenus par la Fondation du Patrimoine, les bénévoles de l’association Conservatoire ferroviaire Territoire Limousin Périgord (CFTLP) ont débuté la restauration de la locomotive et de son tender en 2021. Les visiteurs pourront admirer le matériel roulant exceptionnel entretenu par les bénévoles de l’association et partager un moment avec eux autour de leur passion.

    Technicentre SNCF Limoges 46 rue du quai militaire, 87085 Limoges Réservation obligatoire sur cftlp@ laposte.net

  • Arte. Le triste itinéraire ferroviaire de Fritz, éléphant de cirque

    Arte. Le triste itinéraire ferroviaire de Fritz, éléphant de cirque

    En tentant de retracer le destin de « Fritz », un éléphant asiatique devenu un animal de cirque, ce documentaire diffusé sur Arte aborde une facette méconnue de la révolution industrielle en Europe et aux Etats-Unis. Au milieu du XIXe siècle, alors que les nations européennes étendent leurs empires coloniaux et que les sociétés occidentales ont soif d’exotisme, le commerce d’animaux sauvages à destination des cirques et des premiers zoos se développe. L’ouverture du canal de Suez en 1969 et surtout le développement du chemin de fer raccourcissent le temps de transport, augmentant les chances de survie des animaux bien que les photos d’époque témoignent des souffrances endurées pendant ces voyages au long cours.

    Une de ces photos montre un wagon défoncé par un éléphant en colère qui a tenté de s’échapper de sa prison itinérante. Plusieurs historiens spécialisés dans le commerce des animaux exotiques comme Éric Baratay ou Violette Pouillard offrent leur éclairage sur cette période qui voit la naissance de l’exploitation mondialisée des animaux sauvages. Fritz a probablement été capturé quelque part dans le sous-continent indien. Il a entrepris ensuite un long voyage jusqu’au port d’Hambourg, traversant probablement le continent en train. Il a été acheté par Carl Hagenbeck un important marchand d’animaux sauvages, dont l’activité est alors en plein essor. Baptisé Fritz, il traverse l’Atlantique pour rejoindre la ménagerie du célèbre cirque Barnum & Bailey.

    Il subit un dressage tout en brutalité et exécute des tours au sein du « Greatest Show on Earth », le plus grand cirque du monde. Pendant quinze ans, l’éléphant est transporté en train aux quatre coins des Etats- Unis, le convoi s’arrêtant dans la moindre petite ville desservie par le rail. L’arrivée du train, composé de trois locomotives tractant 80 wagons est à chaque fois un évènement majeur. James Bailey, qui gére le cirque après la mort de P.T. Barnum en 1891, décide d’exporter le spectacle en Europe pour conquérir un nouveau public. En 1897, le célèbre cirque entame une tournée sur le vieux continent.

    Fritz traverse l’océan dans l’autre sens. Pendant cinq ans, l’immense troupe parcourt les rails de Grande-Bretagne, d’Allemagne, des Pays-Bas, d’Autriche ou encore de France. A Tours, en 1902, alors que l’animal doit rejoindre la gare pour poursuivre la tournée, le pachyderme se rebelle en pleine rue…

    Samedi 14 septembre à 22 h 25 sur Arte. La tragique histoire de Fritz l’éléphant de Camille Ménager. ARTE France, 13 Prods, Via Découvertes Films, France Télévisions. (2023)

  • Tourisme. Escapades au sommet en Suisse

    Tourisme. Escapades au sommet en Suisse

    La Suisse peut se visiter en train, en oubliant la voiture, et c’est sans doute la manière la plus agréable et écologique de partir à la découverte de paysages alpins intacts et sauvages. Embarquement immédiat à bord du Mont-Blanc Express !

    Entre France et Suisse, le Mont-Blanc Express affiche fièrement ses couleurs! Les voitures panoramiques rouges et blanches de ce train à crémaillère trans- portent les passagers depuis Saint-Ger- vais-les-Bains-le-Fayet et Vallorcine, côté français. Au-delà, le train poursuit sa route vers la Suisse via le col des Montets et la vallée du Trient, jusqu’à Martigny en Suisse, dans le canton du Valais. La ville, entourée de vignobles et de vergers et réputée pour sa gastrono- mie (fromages, plats valaisans, vins), est dominée depuis huit siècles par le châ- teau de la Batiaz, édifice médiéval qui, dominant la ville depuis huit siècles, surveille le Rhône et l’accès au Grand- Saint-Bernard. La Fondation Pierre Gianadda, dédiée à l’art contemporain, le Musée de l’automobile (voitures an- ciennes suisses, de 1897 à 1939), installé sur le même site, et le Musée gallo-ro- main font également partie des incon- tournables.

    Au départ de Martigny, le Mont-Blanc Express permet de se rendre à VerticAlp Emosson au cœur de l’Espace Mont- Blanc, dans la vallée du Trient. Là, trois installations sur rails, uniques en leur genre, offrent de faire d’inoubliables voyages “ascensionnels” : le Funiculaire du Châtelard (60 places), qui gravit une pente pouvant aller jusqu’à 87 %, l’une des plus raides de Suisse; le Train pano- ramique (60 places), qui suit une voie (0,60) en bordure de falaise pour vous emmener à proximité du pied du bar- rage d’Emosson; et enfin, le Minifunic (10 places) vous dépose juste au-dessus du barrage, offrant un point de vue ex- ceptionnel sur le lac de retenue et le massif du Mont-Blanc.

    Y aller en train : Paris-Lyon – St-Ger- vais-le-Fayet (TGV Lyria), avec correspondance à Bellegarde-sur-Valserine ou à La Roche-sur-Foron.

  • JO Paris 2024. La cheminote Sarah-Léonie Cysique, double médaillée en judo

    JO Paris 2024. La cheminote Sarah-Léonie Cysique, double médaillée en judo

    Double victoire aux JO Paris 2024 pour la judokate Sarah-Léonie Cysique (-57 kg), l’une des onze Athlètes SNCF participants ! Sur les tatamis de l’Arena Champs-de-Mars, la cheminote de 26 ans, agent de l’équipe d’Assistance rapide (EAR) en gare de Paris-Est, a remporté le bronze en individuel le 29 juillet contre la Géorgienne Eterri Liparteliani, et l’or en équipe mixte le 3 août contre le Japon.

    Ces médailles viennent étoffer le palmarès de la jeune femme, qui avait déjà gagné la médaille d’argent (en individuel) et la médaille d’or (en équipe) aux Jeux de Tokyo 2020. « A Paris, personne ne l’attendait à ce niveau », commentait au Dauphiné libéré Lucie Décosse, championne olympique et championne du monde, qui a entraîné Sarah-Léonie dans un passé récent. « Elle était la seule de l’équipe de France à ne pas avoir remporté de titre majeur (la médaille d’or) à l’international. Finalement, elle a surpris tout le monde. » Le 28 août débutaient les Jeux Paralympiques pour lesquels trois athlètes SNCF étaient qualifiés : Cédric Nankin (rugby-fauteuil), Trésor Makunda (100m) et Angelina Lanza (saut en longueur et 200 m).