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Série. Nightsleeper, danger sur les rails britanniques
TF1 diffuse ce mercredi soir les deux premiers épisodes (sur six) d’une nouvelle série britannique produite par la BBC. L’action de Nightsleeper se déroule essentiellement à bord d’un train qui relie Glasgow à la gare de Londres Euston. Le trajet de 660 km s’accomplit en 316 minutes quand tout va bien. Le premier épisode s’ouvre sur une note martelée sur le piano en libre-service de la gare écossaise. Joe Roag (Joe Cole), un policier du Grand Londres, s’apprête à monter à bord du train de nuit Glasgow-Londres, baptisé « Heart of Britain ». Mais un vol à l’arrachée l’oblige à réagir. Alors qu’il court après le voleur, aidé par les agents du train, personne ne surveille les voitures…
Dans le compartiment du chef de train, une trappe a été ouverte et un boîtier a été installé sur les câbles électriques afin de prendre possession du train. Tous les moyens de communication sont inopérants. Impossible de joindre la cabine de conduite ou le centre de commande. Seul le téléphone satellite d’un passager travaillant sur une plateforme pétrolière permet aux voyageurs piégés de chercher une aide extérieure. Joe entreprend d’appeler le centre national de cybersécurité, où il finit par joindre la directrice technique intérimaire Abby Aysgarth (Alexandra Roach), alors que celle-ci s’apprête à monter à bord d’un avion à destination de Marrakech où elle compte prendre des vacances bien méritées.
Devant l’urgence, elle annule tout et entreprend de trouver une solution à cette attaque informatique de grande ampleur. La locomotive de classe 94 est bimodale. Impossible de simplement couper l’alimentation électrique, un moteur de secours diesel prendrait le relais. Bref, les autorités semblent démunies. Le train marque tout de même l’arrêt en gare de Motherwell et une centaine de passagers sont évacués, dont le conducteur. Mais, une douzaine de personnes sont toujours à l’intérieur quand le convoi repart. Le groupe criminel responsable de cette prise d’otage prouve qu’il s’est définitivement rendu maître du train. Parmi ces voyageurs toujours prisonniers de la rame, la ministre des Transports du gouvernement britannique est présente et semble plus préoccupée par son image que par sa sécurité. Celle-ci ne tient pourtant qu’à un fil !
Mercredi 9 octobre à 21 h 10 sur TF1.
Nightsleeper de Nick Leather. Réalisation :
John Hayes et Jamie Magnus Stone Euston
Films pour la BBC. Grande-Bretagne (2024

Le Wagon du Capitole va retrouver ses couleurs d’autrefois
Afin de redonner son lustre d’antan à une voiture-restaurant du Capitole, une souscription est lancée par l’association Les Dionysiaques et la Fondation du patrimoine. Explications.
Quelle meilleure occasion que les Journées européennes du patri- moine pour lancer une campagne de dons ? Le 22 septembre, l’association Les Dionysiaques a donné le coup d’envoi, avec la Fondation du patrimoine, d’un appel à la générosité pour la restauration du Wagon (ex-Capitole) de 1966, garé de- vant le lycée Paul-Eluard à Saint-Denis (lire LVDR n° 3900, 3909).
L’objectif : lancer les travaux l’hiver prochain
« Après la réouverture au public sous forme de lieu éphémère en 2022, et l’obtention du label Patrimoine d’inté- rêt régional, le Wagon doit entamer sa mue finale en 2025 », expliquent les coprésidentes des Dionysiaques, Fanny Capel et Gaëlle Leroux, toutes deux professeurs au lycée Paul-Eluard. L’ob- jectif de la campagne de dons est de ré- colter 30 000 euros pour contribuer à la réparation de la carrosserie et à la re- mise en peinture de la livrée d’origine. En effet, l’état général de la voiture-res- taurant est dégradé: la caisse et certains éléments extérieurs sont oxydés et doivent être réparés, les baies et le vi- trage sont à changer dans la totalité.
Quant à la livrée colorée de la caisse qui a perdu de son éclat, elle sera refaite en “Rouge Capitole à liséré argent”, exacte- ment comme lorsque le célèbre train, à grande vitesse pour l’époque, reliait Pa- ris et Toulouse dans les années 1960. « La souscription a pour but de redon- ner au Wagon son lustre d’antan, celui des Trente Glorieuses, véritable âge d’or pour les voitures-restaurants et la SNCF. La population du quartier le connaît bien. Elle sera heureuse de voir qu’on lui redonne une seconde jeunesse car il leur appartient un peu à toutes et tous », explique Michel Le Bec, délégué de la Fondation du patrimoine. Au préalable, des travaux indispen- sables – la création de fondations – doivent être faits afin de stabiliser le wagon sur le sol. En effet, un premier constat avait été fait en juin 2022 à la suite d’un affaissement du sol, consé- quence d’une absence de fondations. « Notre souhait est que les gros tra- vaux démarrent l’hiver prochain », an- nonce le duo d’enseignantes. L’appel aux dons en ligne est ouvert aux parti- culiers et aux entreprises et chaque don donne droit à une réduction d’impôt.
Une nouvelle vie sous la forme d’un café-restaurant culturel
Pour rappel, dès le lancement du projet des Dionysiaques, les élèves de nombreux lycées professionnels et techniques du dé- partement ont contribué tant dans la res- tauration matérielle que dans la création d’évènements culturels: expositions, spec- tacle de son et lumière… Le Wagon, de- venu un café-restaurant culturel, accueille régulièrement des expositions de photo- graphie, des projections de films (Le Mé- cano de la Générale, de Buster Keaton), des conférences d’historiens (L’Histoire des jeux olympiques), des ateliers (Maths et magie) ou encore des moments de gour- mandise (brunch des élèves du lycée hô- telier de Dugny, repas africain par l’association d’insertion Taf et Maffé). Toutes ces animations remportent à chaque fois un succès auprès des habi- tants du quartier ou de la ville, des amou- reux du patrimoine ou encore d’anciens cheminots, heureux de voir revivre cette ancienne voiture-restaurant, témoin de l’âge d’or du train en France.
Contact: [email protected]

AAPSL. Ambiance rétro à bord du Train des Bulles
Le 12 octobre, l’Association des Agents de Paris Saint-Lazare mettra le cap à l’Est. Ces passionnés de chemin de fer organisent une escapade vers la capitale de la Champagne, à bord d’un train historique des années 1960.
L’Amicale des Agents de Paris Saint- Lazare (AAPSL) est une association qui, depuis 2015, sauvegarde du matériel his- torique et l’entretient soigneusement afin de faire circuler des trains d’époque. Elle organise le 12 octobre prochain le Train des Bulles, une escapade placée sous le signe du champagne, un voyage dans une ambiance vintage comme ceux déjà organisés avec succès par l’AAPSL depuis 2022: Rouen, Deauville-Trouville, Lille… « Nous partirons de la gare de l’Est pour nous rendre à Reims où nous passerons la journée. Le train fera étape à Meaux, Château-Thierry et Epernay », in- dique Guillaume Michel, vice-président de l’AAPSL, agent au poste d’aiguillage de la gare Saint-Lazare.
Un train de 250 places
« Le train sera tracté par notre BB 17016 de 1965, une locomotive emblématique des lignes de la région Paris-Saint-La- zare », détaille Nicolas Royere, membre de l’AAPSL. Les passagers prendront place à bord de voitures préservées par une association amie, le MFPN (Matériel Ferroviaire Patrimoine National). Soit quatre voitures voyageurs DEV Inox de 1965, dont une avec service Premium, plus une voiture discothèque, dite “SRj”, datant de la fin des années 1970, et dotée d’une piste de danse et d’un bar. « Nous proposerons également une offre de pe- tit-déjeuner à l’aller et de restauration pour le retour. » Capacité d’accueil du train: 250 places. L’équipe de l’AAPSL a pensé à tout: des tarifs Jeunes, un pack Famille (2 adultes + 2 enfants), l’option (gratuite) d’emporter son vélo. « A l’attention des parents qui viendront avec leurs enfants, il y aura un espace nursery et un espace bébé pour que les bambins puissent s’amuser et se dégourdir les jambes pendant le voyage… et que les parents puissent souffler ! Nous proposons cela depuis le Train des Planches à Deauville-Trouville de l’été dernier et les intéressés, parents et enfants, apprécient vivement », pré- cise Guillaume Michel, qui pense déjà au train thématique suivant, programmé pour novembre à destination de Châlons- en-Champagne,«unevillequiabiendes attraits: la cathédrale, les balades en barque sur les canaux, les Jards (trois jardins classés monuments historiques), la maison de champagne Joseph Perrier, le musée Champagne… » Le 12 octobre, départ de Paris-Est à 9h26, arrivée à Reims à 11h54. Pour le retour, départ à 18h09, arrivée à Paris-Est 20h37. Tarifs: à partir de 40 €.
Renseignements et réservations: www.aapsl.fr

Vente exceptionnelle de trains-jouets anciens et de modèles réduits
L’Afihmad, association de financement humanitaire à Madagascar, vend une collection, constituée de 1988 à 2020 et qu’elle a reçue en don, de plus de 1200 trains-jouets anciens et modèles réduits (échelle 0). Les plus récents datent des années 1960, les plus anciens de la fin du XIXe siècle. Cet ensemble comporte de nombreuses pièces rares (autorail Zeppelin, “Train de Staline”, souvenir de l’ex-URSS…) et sera vendu aux enchères sous la forme d’environ 300 lots (marques européennes, américaines et diverses). La vente aura lieu le 18 octobre à la fois en présentiel à Pau à l’hôtel des ventes et par internet (www.interencheres.com), et sera dirigée par Maître Carrère, commissaire-priseur à Pau. Le catalogue de la vente est disponible sur internet sur www.carrere-laborie.com ou sur www.interencheres.com
Liste non exhaustive des marques présentes : Märklin, Jep, Hornby (F et G-B), BLZ, PMP, LR, Gills, Bassett-Lowke, Chad Valley, Lionel, Ives, AS, Bing, Buco, Gnadler, Fleischmann, Merkur, MAV, Zeuke Bahn, Stadtilm, Hag, Ditmar, Inco, Distler, KBN, Resal, Erno, American Flyer, Darstaedt, Elletren, Joustra, Marx, Paya, Sakai/seki, CR, Chemoplast. Le produit de la vente sera consacré à un fonds de réserve pour pérenniser l’action de l’Afihmad.
Pour en savoir plus sur l’Afihmad : www.afihmad.org

A Semur-en-Vallon, le bel été indien du Muséotrain
La saison estivale est terminée, sonnant l’heure d’un premier bilan pour la Compagnie du Chemin de fer de Semur-en-Vallon, dans la Sarthe.
Dans la Sarthe, au Muséotrain de la Compagnie du Chemin de fer de Semur-en-Vallon, maintenant que l’été est fini, c’est l’heure d’un premier bilan pour le site consacré à la saga indus- trielle de Paul Decauville, qui inventa en 1875 le chemin de fer à voie étroite. « Pour nous, 2024 aura été une curieuse saison avec des hauts et des bas et, comme pour tous les sites touristiques, du moins dans notre périmètre, une légère baisse de fréquentation par rapport à 2023 où nous avions accueilli 7700 visiteurs», indique Christian Pottier, président de l’association qui gère à la fois un train touristique et le Muséotrain. Néanmoins, le 24 août, les séances de Cluedo grandeur nature au Muséotrain, bien connues du public sous le nom de “Meurtre dans le train du soir”, se sont jouées à nouveau à guichets fermés dès la mi-juillet et même avec du surbooking. « Cette cinquième saison, qui proposait 80 places pour chaque séance, a été un succès. C’est de bon au- gure pour la future sixième saison sur laquelle nous travaillons déjà», an- nonce Christian Pottier.
6 000 followers sur les réseaux sociaux
La basse saison vient de débuter en septembre. Les prévisions de fréquentation sont d’environ 12 groupes à accueillir sur le mois et quelques-uns en octobre, sans compter les visiteurs attendus pour les journées du patrimoine. Et bien sûr, en novembre, comme chaque année, il y aura une animation spéciale Halloween. Du côté des effectifs, Lola a quitté le 31 août l’association pour poursuivre son cursus, au terme de ses deux années d’apprentissage en BTS Communication. « Pendant ces deux années passées chez nous, Lola s’est investie avec enthousiasme et dynamisme. Elle a fait de l’accueil en gare, conduit les trains, guidé les visiteurs du musée, créé toutes les opérations de promotion de notre site, assisté les équipes qui organisaient les évènements.
Elle a aussi travaillé sur le sujet des ré- seaux sociaux – TikTok, Facebook, Ins- tagram, YouTube, Twitter – devenus indispensables aujourd’hui pour se faire connaître: grâce à cela, il y a ac- tuellement 6 000 followers qui suivent le Muséotrain », se réjouit Christian Pottier. Lola a passé le relais à une nouvelle ap- prentie, Jade, qui a été recrutée parmi onze candidats. Chargée des volets Communication et Administratif, elle assistera l’équipe de bénévoles, une trentaine de personnes qui s’ap- pliquent à faire tourner la maison. « Les lecteurs de La Vie du Rail qui ont envie de partager avec nous cette belle aventure seront les bienvenus: soit en venant de temps en temps don- ner un coup de main sur le site, soit en faisant un don à l’association. Pour les particuliers, 66 % du montant du don sont déductibles des impôts », rappelle le président de l’association.
Contact: Muséotrain de Semur, 06 30 84 41 33. [email protected], [email protected] La Gare, 72390 Semur-en-Vallon.

Pour une réouverture de la ligne ferroviaire transfrontalière Haguenau (France)-Rastatt (Allemagne)
Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.
Créée en 2013, l’Association transfrontalière Transpamina, membre de la Fnaut Grand Est, milite pour la réouverture de la ligne Haguenau- Rastatt longue de 39 km (29 de Haguenau au pont de Beinheim + 10 côté allemand jusqu’à Rastatt). Un livre blanc a été réalisé avec nos collègues allemands et transmis à tous les acteurs politiques et économiques régionaux des deux côtés du Rhin pour expliquer notre projet et les étapes pour y parvenir. Cette ligne mise en service par la Badische Rheinbahn en 1895, à l’époque l’Alsace était sous occupation allemande, a subi des hauts et des bas liés aux deux guerres mondiales.
En 1913, le pont de Beinheim-Wintersdorf sur le Rhin était utilisé par des trains rapides, des express et des trains de fret. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce pont a été détruit deux fois, le 13 octobre 1939 et le 15 janvier 1945, puis reconstruit chaque fois. Mise en service à double voie au départ, la ligne a été reconstruite avec une voie unique après 1945. Le trafic ferroviaire est arrêté depuis 1951 et le pont est exclusivement ouvert à la circulation automobile depuis 1960. Cependant, les anciens rails subsistent sur la chaussée. Le dernier passage ferroviaire sur le pont a eu lieu en 1966 lorsqu’il a fallu dévier les trains entre Strasbourg et l’Allemagne lors du relèvement du pont du Rhin entre Strasbourg et Kehl. La ligne est encore partiellement utilisée, côté français pour la desserte du camp militaire d’Oberhoffen sur Moder et d’une grande usine à Beinheim et côté allemand pour relier l’usine Mercedes-Benz à la gare de Rastatt.
En 2016, l’Eurodistrict transfrontalier Pamina, suite à nos différentes démarches, a inscrit la réactivation de la ligne dans son plan d’action Mobilité. Une étude de faisabilité a estimé les coûts d’infrastructure à environ 300 millions d’euros HT (85 M€ pour la reconstruction du pont en fin de vie et 205 M€ pour la remise à niveau de la ligne entre Rastatt et Haguenau). La variante d’un tram-train, a priori intéressante, a été vite abandonnée à cause de l’impossibilité de faire circuler des trains de marchandises. L’intérêt politique est bien exprimé de tous les côtés, mais le projet est toujours en stagnation. Seul point de consolation, un car (ligne n° 231) circule depuis fin 2022 entre Rastatt et Soufflenheim avec un cadencement horaire et pour une période probatoire de 3 ans.
André Niess, Président de l’Association Transpamina

France Culture. Les « dames seules » des trains de nuit se confient
Elles se nomment Carmen, Clara, Isabelle, Sophie, Claire, Marine, Élise, Alice ou encore Léna… Et elles se livrent à bord des trains de nuit 3750 et 3751 qui relient la gare de Paris Austerlitz à celle de Toulouse Matabiau. Initialement diffusé le 7 septembre sur France Culture, ce programme nous emmène à bord d’un train de nuit, dans l’intimité des espaces dames seules. Ces compartiments exclusivement réservés aux femmes voyageant seules (ou avec des enfants de moins de 12 ans) sont situés dans la voiture la plus proche du local des contrôleurs. Laurine Estrade part à la rencontre de ces voyageuses et les interroge sur leur relation au rail. Si le côté glamour du train de nuit est souligné à travers les images portées par le cinéma – les films d’Alfred Hitchcock et de Billy Wilder sont cités-, la peur et le malaise sont également omniprésents.
Comme le remarque l’une de ces voyageuses, il n’existe pas d’espace spécifique pour rassurer les hommes seuls… Et en effet, les anecdotes sur le harcèlement qu’elles subissent sont légion. Dans un train de nuit, on peut facilement se sentir vulnérable et à la merci d’un compagnon de voyage mal intentionné. Ce peut être le cas sur les rails, comme dans l’espace public. Le seul homme interrogé ici est un photographe. Hans Zeeldieb parcourt les couloirs des trains de nuit pour immortaliser ces voyages entre jour et nuit, sommeil et éveil, rêve et réalité… Il réalise à la chambre argentique des portraits de passagers. Une technique photographique qui demande de longs temps de pause, ce que permet le rythme lent du train de nuit. Il explique aux auditeurs comment il parvient à prendre son cliché dans ce décor en perpétuel mouvement.

New York. Chitra Ganesh et Eirini Linardaki exposées à Penn Station
Amtrak propose aux voyageurs new-yorkais un nouvel épisode de sa politique d’action culturelle. La compagnie nationale de chemin de fer américaine embellit la gare de Pennsylvanie avec de nouvelles oeuvres signées par Chitra Ganesh et l’artiste franco-grecque Eirini Linardaki.
L’art et la culture investissent de nouveau la gare de Pennsylvanie de New York. De nouvelles oeuvres d’art signées par Chitra Ganesh et Eirini Linardaki sont désormais exposées à la Penn Station. Ces installations sont les dernières de la série d’expositions d’art public éphémères, organisées dans le cadre du programme Art at Amtrak en partenariat avec la conservatrice Debra Simon. Installé en face de la gare de Pennsylvanie, dans le quartier de Midtown à Manhattan, le Moynihan Train Hall voit passer de nombreux trains de la compagnie Amtrak et du Long Island Railroad.
Pour la première fois, le programme s’est étendu au-delà de l’Amtrak Rotunda et du 8th Avenue Concourse, installant les oeuvres jusqu’au Hilton Corridor. La nouvelle installation de l’artiste gréco- française Eirini Linardaki, Working Background, constitue un hommage appuyé aux agents qui permettent à la gare de fonctionner. « C’est très important pour moi », a déclaré Linardaki à l’occasion de l’inauguration de l’exposition, « parce que mon père a travaillé comme chauffeur de bus la majeure partie de sa vie et je l’ai beaucoup accompagné en tant que passager, regardant la ville à travers son point de vue. » Son lien personnel avec les transports publics l’a encouragé à découvrir les coulisses ferroviaires. Elle a rencontré les agents de la gare et a entrepris de les photographier sur leur lieu de travail.
L’artiste a ainsi saisi les métiers et profils les plus divers, allant « des électriciens au personnel de nettoyage, des conducteurs aux représentants du service client », afin de les intégrer comme sujets de ses peintures murales. Inspirée par l’énergie du Garment District voisin – le « quartier de l’habillement », l’artiste a utilisé des tissus – des chemises hawaïennes et des motifs africains – rappelant les vêtements qu’elle a observés dans la gare. Elle a ensuite collé et superposé numériquement ces textiles pour composer des tableaux incorporant les travailleurs. Les panneaux en grand format, bien que numériques, conservent une texture tactile et brodée incarnant la « tapisserie de la ville ». L’oeuvre, baptisée Working Background, rend ainsi hommage à ses hommes et ses femmes qui se mobilisent tous les jours pour permettre aux usagers de voyager. Dans un tout autre style, la nouvelle oeuvre de l’artiste Chitra Ganesh présente des éléments naturels rendus dans un style graphique qui évoque la culture pop et les bandes dessinées. L’artiste basée à Brooklyn a construit son oeuvre Regeneration à partir de plantes, comme la rose de Jéricho et la Welwitschia, un petit arbre que l’on rencontre dans les déserts côtiers d’Afrique australe en Namibie et en Angola. Ces végétaux représentent pour l’artiste la résilience. Ces plantes ont la particularité de pouvoir survivre pendant de longues périodes avec un minimum de ressources et de se régénérer. Lorsqu’elle était enfant, au début des années 1980 à New York, l’artiste a été très marquée par l’art urbain qui s’exprimait alors dans la rue et surtout dans le métro. Chitra Ganesh a été particulièrement touchée par les dessins de Keith Haring sur les affiches des stations, mais également par les rames de métro couvertes de graffitis. Cet art sauvage lui a donné envie de devenir artiste et aujourd’hui encore elle entretient cette filiation dans son travail.

A Saint-Valery, le CFBS au rendez-vous du Forum des associations
Le mois de septembre est traditionnellement la période propice aux forums d’associations au cours desquels celles-ci présentent leurs activités au public. En Picardie, à Saint-Valery, le Chemin de fer de la baie de Somme n’a pas manqué cet important rendez-vous.
L’après-midi du 7 septembre dans le port de Saint-Valery-sur-Somme, l’équipe du Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS) était sur le pont pour participer au Forum des associations or- ganisé par la commune. « Nous avions garé notre voiture-salon de 1889 sur le quai Blavet, juste en face de l’Entrepôt des sels qui abritait les stands des asso- ciations. Cela nous a permis d’accueillir à son bord les visiteurs intéressés dans un cadre représentatif de notre activité de préservation du patrimoine », ra- conte Maurice Testu, président du CFBS. En effet, cette voiture-salon est l’un des deux seuls exemplaires à voie métrique préservés en France (lire l’encadré). Après l’avoir achetée au milieu des an- nées 1970, le CFBS l’a (patiemment) res- taurée à l’identique. Le résultat impressionne autant par l’aspect exté- rieur – la caisse est en bois de teck – que par la richesse de la décoration inté- rieure: salon, bureau, moquette épaisse, canapés en cuir, lettrages « SE » entrela- cés finement gravés sur le verre des portes. « Cette journée a été une belle opportunité de présenter nos activités – train touristique et restauration de matériel historique – mais aussi d’échanger avec les associations locales car nous nous sommes rendus à tour de rôle dans l’Entrepôt des sels pour visiter les stands », raconte Maurice Testu.
Un bilan en demi-teinte pour la saison 2024
Concernantletraintouristique,lebilan de la saison est mitigé. « Nous sommes dans la tendance de toutes les activités de lacôtepicarde:unpremiersemestremo- rose, hormis le mois de mai où nous avons réalisé des affluences records grâce aux ponts ensoleillés de l’Ascension et de la Pentecôte », explique Maurice Testu. « Un mois de juillet atone nous a fait nous in- terroger sur la suite de la saison… Mais le mois d’août a été identique à celui de 2023. » En cumul de fréquentation, au 31 août, le CFBS a observé un recul de 5,9 %, soit 10000 voyageurs de moins qu’en 2023. « Nous sommes exactement dans la tendance 2019 où nous avions accosté à 200 000 voyageurs », indique le président du CFBS. Côté recettes, cette baisse est compensée par l’augmentation tarifaire et celle du pa- nier moyen grâce à + 43 % de recettes “re- pasàbord”,+32%defréquentationpour le Vélo Rail, dont les 10 000 voyageurs déjà transportés s’ajoutent au résultat global, et+24%pourlavoiture-snackengaredu Crotoy. Ces nouvelles prestations – elles ont été mises en place cette année – sont très appréciées du public, tout comme l’est la location de vélos proposée en gare de Noyelles-sur-Mer pour accéder à plusieurs pistes cyclables et circuits, ainsi qu’à la Vélomaritime V4 et la Véloroute Vallée de Somme. De quoi conforter le CFBS dans sa volonté de tirer profit du succès actuellement remporté par les ac- tivités de plein air que sont le vélorail et le cyclotourisme…
Les travaux de restauration se poursuivent
Dans les ateliers, la rénovation des vé- hicules historiques, les projets avancent bien, notamment l’équipement en chauffage de la nouvelle rame restau- rant “4 saisons” sur deux voitures sup- plémentaires afin de porter sa capacité à 120 places. Cette rame circulera chaque dimanche du 22 septembre au 27 octobre, et compte tenu de la météo locale, le chauffage est indispensable pour pouvoir maintenir la fréquenta- tion. La voiture “Somme” AC 10301 qui date de 1921, entièrement reconstruite, mais pas encore en service, verra son compartiment de 1re classe aménagé selon son équipement d’origine avec les sièges et les parois matelassés. « Nous avons confiance pour la suite, même si nous serrons les boulons en trésorerie pour entamer 2025 dans de bonnes conditions et envisager la poursuite de nos projets d’investisse- ment », conclut le président du CFBS.
Contact:
Chemin de fer de la baie de Somme, gare de Saint-Valery, 12 avenue du Général Leclerc, 80230 Saint-Valery- sur-Somme.
Tél.: 03 22 26 96 96. accueil@ chemindefer-baiedesomme.fr
Vélorail: en gare de Cayeux-sur-Mer Point location vélos: en gare de Noyelles- sur-Mer.
Tél.: 09 71 04 98 32. loca- [email protected]

Guide. 100 destinations à moins de trois heures de Paris
Les éditions Michelin ont publié en juin dernier un nouveau guide pour promouvoir les voyages ferroviaires. Baptisé Échappées en train régional et réalisé en partenariat avec SNCF Voyageurs, il propose 100 idées d’escapades en Ile-de- France et dans les régions voisines (Normandie, Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne, Centre-Val-de-Loire). La sélection s’effectue selon un double critère : ces destinations doivent être accessibles en train depuis une gare parisienne et en moins de 3 heures. En guise d’introduction, les auteurs donnent dix bonnes raisons de préférer le train et dispensent quelques conseils pratiques pour trouver son billet au meilleur prix, voyager avec son vélo ou trouver des informations sur l’état du trafic ou sur votre destination.
Dans ce guide, le lecteur trouvera les informations pratiques essentielles pour entreprendre son voyage en train : gare parisienne de départ, durée du trajet (qui peut varier, même si les auteurs ne mentionnent que les trajets sans correspondance), fréquence des trains, transports en correspondance pour accéder à certains sites éloignés de la gare d’arrivée… Des adresses où dormir ou se sustenter complètent ces informations. Grâce à de nombreuses cartes, on peut visualiser en coup d’oeil les différentes possibilités de voyage. Afin de trouver facilement sa route, des QR-code permettent de télécharger les coordonnées GPS des randonnées pédestres ou cyclistes.
Les destinations sont organisées à travers six thèmes et autant de chapitres. Le premier, baptisé « City breaks », comprend 15 villes à visiter le temps d’un week-end, de Caen au Mans, en passant par Amiens, Dijon ou encore Chartres. Le second chapitre, Escapades à la mer, sent bon les embruns ! Il détaille le voyage vers 11 stations balnéaires pour tremper les pieds dans l’eau dès la sortie de la gare. Le troisième chapitre, Patrimoine remarquable, recense 27 visites de musées, de châteaux ou de monuments religieux. Si vous avez soif d’escapades bucoliques, le quatrième chapitre, Parcs et forêts, propose des randonnées pédestres dans huit parcs et forêts pour faire le plein de bon air.
Les amateurs de pérégrinations urbaines s’attarderont sur le cinquième chapitre dédié aux villes de caractères. 25 cités à arpenter sont mises en avant, comme Pontoise, Cambrai, Epernay ou Provins. Enfin, l’ultime chapitre regroupe 13 randonnées à vélo qui vous emmènent de Versailles à Chartres, de Caen à Bayeux en longeant les plages du Débarquement ou encore de Saint-Valéry-sur- Somme au Crotoy dans la lumière unique de la baie de Somme.
Échappées en train régional. Ouvrage collectif. Michelin Voyages en partenariat avec SNCF Voyageurs. (2024) Prix : 19,95 euros