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USCF. Voie Commune, un événement pour promouvoir le sport inclusif
Du 3 au 5 décembre, les 3 Doms à Montdidier (Somme), le centre sportif du Comité central du groupe public ferroviaire accueillera un rassemblement inédit, organisé par l’Union sportive des cheminots de France (USCF).
Voie commune, est un événement 100 % « sport inclusif » dont l’objectif est « de sensibiliser les clubs cheminots, les directeurs techniques nationaux, les directeurs techniques de comité à l’ à travers la pratique sportive », explique Christophe Parel, président de l’USCF.
Le programme destiné aux 140 personnes attendues prévoit notamment des temps de sport (…), une dans l’écosystème ferroviaire et la projection du film Inclassables, qui montre de beaux portraits de sportifs atteints de trisomie. Des partenariats doivent être signés avec la Fédération française handisport et la Fédération française de sport adapté.
Cédric Nankin, athlète SNCF, adjoint Méthodes MOA chez SNCF Réseau, devrait livrer son témoignage. , cet athlète handisport est co-capitaine et défenseur de l’équipe de France de rugby-fauteuil, triplement titrée aux Championnats d’Europe et participante aux Jeux Paralympiques de Rio (2016), Tokyo (2020) et Paris (2024).
Autre témoignage, celui de Gary Simon, agent de circulation au PCD (Poste de commande à distance) de Pagny-sur-Moselle, athlète d’, compétition de fitness en salle qui combine course à pied et exercices fonctionnels. Amputé du fémur gauche à la suite d’un accident de moto, il juge que le sport lui a permis de se « relever, de gagner du temps, d’optimiser (sa) rééducation ».
Il recherchait un sport « qui soit source d’épanouissement et de thérapie, d’où (son) choix pour l’Hyrox adapté et le challenge que cela représente », dit-il. « Voie commune est un concept nouveau, ambitieux et sympathique dans le domaine du sport en général, dans le domaine handisport au sein de la SNCF. Nous allons montrer que l’ ! »
Rens.: www.uscf-sport-cheminot.fr

Blue Sentinel, une solution contre les collisions entre les trains et la faune sauvage
Chaque année, les heurts de trains avec des animaux sauvages entraînent de nombreux dégâts et perturbations pour le trafic ferroviaire. Pour remédier à ce problème, la SNCF expérimente des solutions. Parmi celle-ci, Blue Sentinel de l’entreprise ELAN Rail paraît très prometteuse. Le dispositif, , est actuellement expérimenté en Normandie.
Chaque année, les heurts de trains avec des animaux sauvages provoquent de nombreux dégâts et perturbations sur le trafic ferroviaire. Dans les zones où la voie ferrée longe une forêt, les collisions avec du gros gibier – chevreuil, sanglier, biche, cerf, blaireau, renard… – sont très fréquentes. En 2024, ont été recensés sur le territoire national, « un chiffre en hausse en raison de la prolifération des sangliers partout en France », indique SNCF Réseau.
Les conséquences de ces collisions sont désastreuses pour les animaux, mais aussi pour les rames accidentées : réparations coûteuses, circulation lourdement impactée. « L’an passé, un total d’environ 302340 minutes ont été perdues dans l’ensemble du trafic ferroviaire », précise l’entreprise. « En moyenne, le coût d’un heurt atteint 100000 euros, comprenant les frais de réparation et d’immobilisation du matériel, de dédommagement des clients, mais aussi ce que représente la perte de temps pour les conducteurs et les contrôleurs. En 2024, le . »
Des tests positifs dans les Pays de la Loire
En 2024, dans la région Pays de la Loire, un dispositif innovant baptisé Blue Sentinel de l’entreprise ELAN Rail, combinant signaux sonores et lumineux, a été testé avec succès. Le système repose sur des balises connectées et autonomes, disposées le long des voies. Elles émises par d’autres balises, pour effaroucher les animaux sans leur nuire et les pousser à s’éloigner. Simultanément, .
Le dispositif comprend quatre balises détectrices, placées en amont de la zone à sécuriser, et 168 balises d’effarouchement, installées sur 10 km de voies, entre Oudon, dans la Loire-Atlantique, et Briollay dans le Maine-et-Loire. « Plus de 50000 trains ont été sécurisés grâce à cette solution », commente Catherine Renardou, responsable Faune à l’Infrapôle Pays de Loire de SNCF Réseau. « Nous avons recensé zéro collision sur la zone d’Oudon contre 4 en 2023, et un seul heurt sur la zone de Briollay contre 7. Le résultat dépasse nos espérances. »
« Les signaux sonores peuvent être soit existants – tirs de fusils, cor de chasse, aboiements de chiens, cris d’animaux apeurés, claquement de portière de voiture… – soit de synthèse, par exemple une alarme incendie. * », précise Mickaël Rublon, directeur Recherche & Développement d’ELAN Rail. Un autre atout de Blue Sentinel est sa simplicité de mise en place sur le terrain. « . Il suffit de 2-3 jours pour équiper 5 km. Parfois, une nuit suffit. »
Adaptable en zone urbaine
En Normandie, sur la ligne Rouen – Caen, où une trentaine de trains circule chaque jour, sur le tronçon traversant la forêt de la Londe en Seine-Maritime, près de 50 collisions entre trains et faune sauvage ont été recensées depuis 2019. Il s’agit principalement de heurts avec des sangliers, mais aussi des chevreuils et des biches. SNCF Réseau a choisi ce secteur pour . Sur une portion de 5,5 km, 90 balises autonomes à énergie solaire sont installées à intervalles réguliers, complétées par des balises détectrices. Cette expérimentation, d’un montant de 350 000 €, est .
« Blue Sentinel convient également aux environnements urbains ou ruraux. On afin de ne pas créer de nuisance pour les riverains ou les élevages, les poulaillers… », ajoute Mickaël Rublon. L’adaptabilité de Blue Sentinel a été démontrée lors d’événements internes à la SNCF à l’aide d’une , basé à Vienne en Isère. « ELAN Rail nous a contactés et nous a commandé une maquette destinée à être présentée lors de salons professionnels.
Sur un réseau de plusieurs mètres, nous avons recréé une ambiance urbaine et une ambiance campagne-forêt pour montrer le fonctionnement des balises au fil du parcours du train à travers un décor qui simule tout ce qui existe sur ou à proximité d’une voie ferrée : un tunnel, un passage à niveau, des habitations… Contrairement à du modélisme classique, le décor n’est pas central mais en arrière-plan du sujet principal : un train réalisé en impression 3D* », résume Patrick Martignat, électricien, membre du club.
La démonstration, nettement plus réaliste qu’un PowerPoint, a suscité l’intérêt des décideurs et de plusieurs directeurs de région SNCF. « La majorité d’entre eux ont dit avoir envie de tester Blue Sentinel à leur tour* », se réjouit Mickaël Rublon. Dans les prochains mois, celui-ci , le plus grand salon du monde dans le domaine du transport ferroviaire, et à Paris à Vivatech, .

Sud Aveyron: le collectif veut faire rouler le Draisy et obtenir de nouveaux arrêts
À Peyre, village classé au bord du Tarn, habitants, élus et usagers se sont retrouvés début juillet 2025 pour défendre une idée simple: redonner souffle au train dans le Sud Aveyron. Derrière cette mobilisation, le collectif Sud Aveyron Express porte deux revendications: l’ajout d’arrêts sur la ligne Séverac-Millau-Tournemire et la désignation du secteur comme le .
Trois arrêts pour désenclaver
Les demandes concernent Peyre, Aguessac et Engayresque. «Ces arrêts répondent à des besoins concrets: le tourisme à Peyre, les trajets scolaires et professionnels à Aguessac, l’accès à l’hôpital Fenaille à Engayresque», explique un membre du collectif. Pour les habitants, il s’agit de rompre l’isolement et de rendre le train plus attractif au quotidien.

Les nouveaux arrêts
sur la ligne Séverac–
Millau–Tournemire © google mapsUn territoire test pour l’innovation
Au-delà de ces arrêts, le collectif propose que la ligne devienne zone test pour le Draisy, ce développé par la SNCF. Capable d’assurer des , le Draisy incarne, pour les militants locaux, « une chance d’adapter le ferroviaire aux besoins réels du territoire, avec plus de fréquences et moins d’émissions ».
Des élus attentifs
La rencontre s’est tenue en présence de Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports de la Région Occitanie, et avec le soutien affiché d’Emmanuelle Gazel, maire de Millau et présidente de la communauté de communes Millau Grands Causses. Leur écoute attentive a renforcé’ la détermination des participants.
Un engagement citoyen
Sud Aveyron Express insiste: la démarche est constructive et vise à bâtir, avec la Région, une solution durable pour l’avenir du rail local. Le collectif mise sur la . «Nous voulons montrer que même un territoire rural peut entrer un laboratoire d’innovation ferroviaire», résume l’un de ses porte-parole.
Dans un département où le , l’initiative suscite un regain d’espoir: et si le Sud Aveyron devenait le symbole d’un ?

Guide. Découvrir l’Europe sans jamais prendre l’avion
Vous êtes aérodromophobe ? Votre conscience écologique vous interdit de prendre l’avion ? Ou vous désirez, tout simplement, voyager en éprouvant les distances tout en admirant le paysage ? Signé par Paul Engel, le créateur du podcast La France baladeuse, cet ouvrage recense (et même au-delà) sans jamais prendre l’avion. L’ensemble constitue une belle invitation au voyage en train et à la découverte des voies ferrées du vieux continent.
Au début de chaque itinéraire, vous trouverez une description du parcours et des sites à ne pas rater, quelques informations pratiques (distance, gare de départ, d’arrivée, les moyens de transport mobilisés et la saison idéale pour profiter au maximum du voyage) et des adresses « coup de cœur ». Baptisés « », des zooms sur des gares particulièrement intéressantes émaillent la lecture, invitant le voyageur à admirer leur architecture ou leur décoration.
Les premières aventures ferroviaires se situent en France. De Marseille à Cerbère, au cœur du Val de Loire, traversée de la Corse ou encore de Perpignan à Toulouse : les voyages traversent la grande variété des paysages du pays. Le second chapitre part à l’assaut de l’Europe. Des périples à l’échelle du continent en direction du nord : ou encore Stockholm – Rovaniemi. Des expéditions tout droit vers le sud : Paris – Séville, Porto – Pocinho, Paris – Split ou encore Port-Bou – Barcelone. Mais également vers l’ouest, (San Sebastián – Saint-Jacques de Compostelle, France – Écosse, Cork – Dublin, ou encore Londres – Penzance) et, enfin, vers l’est (Vienne – Cluj, Belgrade – Bar, Paris – Berlin – Cracovie ou encore Berlin – Tallinn).
Le dernier chapitre élargit les horizons des voyageurs avec des itinéraires comme . Enfin, l’ultime périple permet de traverser toute l’Europe, du Nord au Sud, du cercle arctique à l’Andalousie.
Le périple débute en Norvège à Narvik, la gare la plus septentrionale du continent et s’achève à Huelva, en Espagne, où on peut embarquer à bord d’un ferry à destination des Canaries. Un parcours de (SJ Nattag, SJ EuroNight, DB ICE, NS Intercity, EuroCity Direct, TGV Inoui, AVE Renfe, train local). En revanche, impossible de chiffrer le nombre de souvenirs qu’un tel voyage doit laisser en héritage.
Où aller sans prendre l’avion ? de Paul Engel. Larousse. (2025) Prix : 25 euros.

Prix Versailles 2025. Deux gares franciliennes dans la liste finale
En collaboration avec l’UNESCO, la liste des nominés du Prix Versailles 2025 vient d’être annoncée. Dans la catégorie « Gares et Stations », sept sites ferroviaires ont été sélectionnés, dont deux en Île-de-France.
Depuis 2015, le Prix Versailles est décerné aux plus belles réalisations architecturales de la planète. Annoncé chaque année à l’UNESCO – l’organisation onusienne est partenaire de l’événement – il regroupe plusieurs catégories : Aéroports, Campus, Gares et Stations, Sports, Musées, Grands magasins, Hôtels et Restaurants.
Les listes des projets sélectionnés ont été dévoilées le 3 novembre dernier. 24 projets ont été sélectionnés.
Dans la catégorie dédiée aux constructions ferroviaires, sept gares ont été choisies, dont . Véritable cathédrale de verre et de bois, la gare de Saint-Denis Pleyel est emblématique du Grand Paris Express. Terminus nord de la ligne 14, elle a été conçue par Kengo Kuma & Associates.
Au sud de la capitale, dans le Val-de-Marne, la gare Villejuif-Gustave Roussy a été inaugurée le 18 janvier dernier. La ligne 14 y passe, la future ligne 15 la desservira aussi. Située à quelques dizaines de mètres de l’institut Gustave Roussy, premier centre français et européen de lutte contre le cancer, la station, signée par l’architecte Dominique Perrault, est équipée de 16 ascenseurs et de 32 escaliers mécaniques, dont les deux plus longs s’entrecroisent formant un qui accueille le bâtiment. Autre gare sélectionnée, la gare de Mons défendra les couleurs de la Belgique. Riyad compte également deux gares dans le palmarès. La première, la gare KAFD, a été dessinée par l’agence Zaha Hadid Architects.
La seconde est une station de métro desservie par les lignes bleue et orange du réseau de la capitale saoudienne. Conçue par l’agence norvégienne Snøhetta, l’architecture de la station Qasr Al-Hokm reprend des éléments de l’, dans le nord de l’Arabie saoudite.
La Chine est également représentée par la gare de Baiyun, à Guangzhou. Tout comme l’Australie avec Gadigal, une station du métro de Sydney conçue par Foster + Partners en collaboration avec Cox Architecture.
Trois gares de la liste 2025 se verront attribuer le 4 décembre prochain au siège de l’UNESCO, à Paris, (Prix Versailles, mention Intérieur, mention Extérieur).
Jérôme Gouadain, secrétaire général du Prix Versailles, explique les enjeux du prix : « L’engagement que ces ouvrages nécessitent, la prouesse technique et esthétique honorent au plus haut niveau la communauté des bâtisseurs. (…) Elles pensent , un territoire symbolique en commun au service de ses habitants. »

Tourisme. L’AAPSL met le cap sur le marché de Noël d’Amiens
C’est un événement ferroviaire inédit à double titre : le 13 décembre, l’AAPSL (Amicale des agents de Paris Saint-Lazare) fera circuler pour la première fois son train de Noël au départ de Paris Haussmann Saint-Lazare (RER E) et à destination d’Amiens, où se déroulera le marché de Noël, le plus grand du nord de la France. Les passagers seront également les premiers voyageurs à emprunter le futur parcours du RER E après la gare de Nanterre La Folie.
Les voitures historiques des années 1960 seront tractées par la locomotive électrique BB 17016, soigneusement entretenue par les bénévoles de l’AAPSL et qui fait partie des icônes du patrimoine ferroviaire français. Le train fera halte dans les gares de Conflans Fin d’Oise (RER A) et de Persan-Beaumont.
Un service de restauration à bord est prévu : une formule aligot-saucisse (dessert au choix, eau minérale, couverts inox, serviette inclus) disponible en précommande (quantité limitée), une offre sandwich maison, préparé à bord pour une fraîcheur garantie (en précommande). De plus, la voiture-bar proposera boissons fraîches, boissons chaudes et douceurs.
Le transport des vélos sera gratuit, dans la limite des places disponibles.
Départ :
- Paris Haussmann Saint-Lazare (RER E) : 9h11
- Conflans Fin d’Oise : 9h54
- Persan-Beaumont : 10h19
- Arrivée à Amiens : 11h52
Retour :
- Départ d’Amiens : 17h23
- Arrivée à Haussmann Saint-Lazare : 20h31
Tarifs A/R :
- Au départ d’Haussmann Saint-Lazare : 40 € (adulte), 20 € (moins de 18 ans)
- Tarifs dégressifs en fonction de la gare de départ choisie.
Réservations : www.billetweb.fr/tdn-2025

AP 2800. Le Train de l’Aligot a gagné son pari
Le 25 octobre, l’autorail de l’association AP2800 a fait le plein de passagers pour un voyage d’une journée en pleine nature entre les départements de l’Ardèche, la Lozère et le Cantal.
Le 25 octobre à 7 h 30 du matin en gare de Langogne (Lozère), c’est une ola qui a salué l’entrée de l’autorail historique de l’association AP2800 (Association des passionnés de l’X2800). Les 150 candidats au voyage d’une journée coordonnée par Michel Hourdier, bénévole de l’association, étaient impatients de monter à bord pour profiter du circuit devant cheminer entre trois départements : la Lozère, l’Ardèche et le Cantal. Parmi les voyageurs, se trouvaient des membres des associations Cutpsa (Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud-Ardèche, lire LVDR n° 4061), qui ont savouré non seulement l’aligot servi à bord mais aussi le parcours.
« Le train a roulé entre les gorges de l’Allier, le plateau de la Margeride, le rebord de l’Aubrac et la vallée de la Truyère. Nous en avons pris plein les yeux, car les paysages sont vraiment magnifiques : les plateaux de basalte, la brume matinale qui se lève lentement, les forêts qui ont pris les couleurs de l’automne et qui ne peuvent être admirées que depuis le train car l’accès en voiture est totalement impossible », raconte Jean-François Cullafroz de Cutpsa.
À un moment, le train a grimpé doucement vers le col de l’Arzelier. « Là, à 1 215 m d’altitude, la ligne est plus haute que la gare de Briançon », a indiqué aux passagers Joël Gessel, bénévole d’AP 2800 chargé de commenter le parcours.
« Après l’abandon des trains SNCF des années 1980, et les tentatives de fermeture de lignes, AP 2800 a contribué à vivifier ces lignes lozériennes, de l’Aubrac et des Cévennes, des territoires où la SNCF a réduit le nombre ou supprimé les circulations de trains de voyageurs. Ces trains sont pourtant indispensables à la population, pour relier Clermont-Ferrand et Mende à Montpellier et Béziers », reprend Jean-François Cullafroz, dont l’association milite pour le maintien ou le retour de trains de voyageurs sur ce qui est couramment appelé « les petites lignes ».
Rens.: www.ap2800.fr

L’Amitram victime de vols de câbles
Subissant des actes de vandalisme et de vols de cuivre à répétition, l’association Amitram voit sa . Les bénévoles doivent lutter contre le découragement.
Il n’y a pas que les lignes TGV qui souffrent d’actes de vandalisme. Les trains touristiques en sont victimes, eux aussi. Dans le Nord, à Marquette-lès-Lille, l’Amitram (Association du Musée International des Transports Métropolitains) connaît des déboires à intervalles réguliers. Récemment, l’association, qui fait circuler en été d’anciens tramways le long de la Deûle a de nouveau été victime de , dont la rareté et la valeur ne cessent d’augmenter.
Les vols à répétition font que les deux présidents ne comptent plus le nombre de fois où ils ont dû aller porter plainte pour vols et dégradations… Que de saisons estivales gâchées, d’argent dépensé en pure perte, de déception et lassitude des membres qui sont à deux doigts de renoncer… Pourtant, en 2025, les traminots avaient effectué, une nouvelle fois, l’électrification, en s’imposant un silence médiatique total afin de ne pas tenter les malfaiteurs.
Mais ceux-ci, souvent , épiaient le réseau touristique. La future saison s’est donc éteinte avant de commencer, et les bateliers de la Deûle n’ont plus vu rouler leurs « voisines »…
L’exploitation du seul tram touristique de France est-elle condamnée à ressembler à un tonneau des Danaïdes? On s’interroge sur les perspectives pour 2026: fermeture définitive ou maintien de l’activité contre vents et marées?
Les bénévoles de l’Amitram, qui ne manquent certes pas de courage, ont fait preuve de constance dès le début de l’aventure. Petit rappel historique. En 1968, Claude Gay et Marc Breuze fondent l’association, la tête pleine de projets: sauver les lignes de tramways des boulevards, éditer un livre sur les tramways de Lille, restaurer l’unique , vestige des tramways de l’ELRT, finalement sauvée en 1956.
Au fil des trams, la collection s’étoffe au point d’envisager d’en faire circuler le long du bois de la Deûle à Lille… Finalement, la ligne sera construite avec le , qui fera bâtir un petit dépôt, tête de ligne d’une voie appelée à relier la ville voisine de Wambrechies et, plus loin, sur l’ vers le port de Lille.
Contact: Amitram, 03 20 14 51 00.

Quand le Seudre Océan Express conjugue gastronomie et sauvegarde du patrimoine
Le repas gastronomique spécialement proposé à bord du train restaurant de Trains & Traction en septembre pour sauvegarder le fort Boyard a séduit plusieurs centaines de convives.
En Charente-Maritime, le Seudre Océan Express, train restaurant de l’association Trains & Traction, circule de Saujon à La Tremblade. Il a été mis en service en 2021.
Les 2, 3, 9 et 10 septembre, le Seudre Océan Express, train restaurant de l’association Trains & Traction en Charente-Maritime (elle y exploite le Train des Mouettes) a affiché complet. Environ 300 personnes avaient pris soin de réserver leur table, motivées par l’idée de savourer un repas gastronomique tout en faisant acte de soutien à la sauvegarde du patrimoine régional.
Un menu gastronomique 100 % produits locaux
Chaque repas servi était en effet destiné à contribuer à la restauration du mythique fort Boyard, situé au large de La Rochelle et qui nécessite de gros travaux de rénovation. Ce projet de reconstruction est relayé en ligne par la Fondation du patrimoine. En collaboration avec l’association Saveurs d’ici, Cuisine de chefs, les quatre dîners spéciaux Fort Boyard organisés proposaient un menu spécial, principalement composé de produits locaux : éclade fumée de moules de bouchot aux aiguilles de pin et mouclade au safran de Marennes, raviole ouverte de crevettes impériales, épaule d’agneau confite de Poitou-Charentes, fromage Petit Boyard avec chutney de mirabelles, dessert Grain de café façon tiramisu… Le tout servi dans le cadre confortable et chaleureux du train restaurant (lire LVDR n∘n^{\circ} 4055). « Nous voulions offrir aux convives la possibilité de vivre une expérience culinaire unique, entre terre et océan », commente Pierre Verger, président de Trains & Traction. Pour chaque repas réservé, l’association reversait 64 € à la Fondation du Patrimoine. « Fin octobre, nous avons remis un chèque de 18 944 € à la Fondation du patrimoine », se réjouit Pierre Verger.
Protéger le fort contre les assauts de l’océan
Le fort Boyard, construit au début du XIXe siècle, entre les îles d’Aix, d’Oléron et de Ré, était initialement destiné à la défense de l’arsenal de Rochefort. Finalement déclassé en raison des rapides progrès de l’artillerie de l’époque, l’ouvrage s’est ensuite transformé en prison pendant quelques mois avant d’être de nouveau abandonné. Ce monument historique a connu plusieurs phases de restauration depuis que le département de la Charente-Maritime en est devenu propriétaire en 1989. Sa renommée internationale s’est considérablement accrue grâce à l’émission télévisée Fort Boyard, lancée en 1990 et qui était diffusée jusque récemment sur France Télévisions.
Cependant, l’édifice subit depuis des années les assauts de la houle et des tempêtes, ce qui a entraîné d’importantes dégradations, notamment des fissures sur la façade nord-ouest. « L’objectif est d’assurer au fort sa pérennité en lui redonnant son aspect d’origine. », explique Ghislaine Guillen, conseillère départementale en charge du dossier. Le chantier, qui a débuté en 2024 et doit s’achever en 2028, comprend la réfection du talus, très dégradé, qui entoure l’ouvrage, ainsi que la restitution d’un havre d’accostage au sud-est et d’un éperon au nord-ouest.
Une fois les travaux achevés, « Nous souhaitons non seulement sauvegarder l’histoire, mais aussi ouvrir le fort au public dès 2028, après plus de cent cinquante ans de fermeture », annonce Sylvie Marcilly, présidente du département de la Charente-Maritime.
Rens. : Trains & Traction, 05 46 05 37 64.
Pour faire un don : fondationpatrimoine.org

Paris. 100 ans d’Art déco au Musée des arts décoratifs
L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui se déroule à Paris en 1925 est l’événement fondateur du mouvement Art déco. 100 ans après, le Musée des arts décoratifs revient sur cette exposition fondatrice et offre un véritable voyage dans les années folles…
Le 18 avril 1925 est inaugurée à Paris l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Les pavillons se déploient entre les Invalides et le Grand Palais. Ils vont attirer une foule immense. L’événement lance réellement le mouvement Art déco, qui traverse alors les frontières. Les lignes, les textures, tout est nouveau. Mobilier, mode, joaillerie, arts graphiques, architecture, transports… La révolution est partout. L’émulation touche les décorateurs, les fabricants, les magazines, les grands magasins, les artistes. Les nombreuses délégations étrangères qui ont fait le déplacement découvrent le savoir-faire français.
L’Art déco semble avoir gardé tout son pouvoir d’attraction auprès du public puisque un siècle plus tard, il y a foule ce vendredi après-midi d’octobre au Musée des arts décoratifs (MAD), rue de Rivoli, pour découvrir l’exposition 1925-2025 – 100 ans d’Art déco. Un événement qui se déroule jusqu’au 28 avril 2026.
Le commissariat général de l’exposition est assuré par Bénédicte Gady, directrice des musées, le commissariat par Anne Monier Vanryb, conservatrice des collections modernes 1910-1960 et la scénographie est signée par l’Atelier Jodar et le Studio MDA. À cette occasion, la reproduction d’une voiture de la Compagnie internationale des Wagons-Lits (CIWL) est érigée en totem. Les visiteurs peuvent aussi découvrir une cabine restaurée de 1926, sauvée de l’Étoile du Nord, qui reliait Amsterdam à Paris, via Bruxelles, et qui provient des collections du musée. Trois maquettes à l’échelle 1 du futur Orient Express, créé par l’architecte Maxime d’Angeac, directeur artistique de la société Orient Express sont aussi exposées. Ce nouveau train de luxe doit être mis en service en 2027.
Si l’Orient Express a vu le jour en 1882, les années 20 marquent l’âge d’or de la Compagnie internationale des Wagons-Lits (CIWL), qui a lancé le célèbre train de luxe qui reliait Paris à Istanbul et qui a tant nourri l’imaginaire des voyageurs européens.
Dans les années qui suivirent le lancement de l’Orient-Express, la CIWL a créé de nombreux trains de luxe : le Calais Méditerranée Express, la Flèche d’Or, l’Oiseau bleu, le Taurus Express, le Nord Express, le Transsibérien… Dans les années folles, les anciennes voitures en bois laissent la place aux premières voitures à caisse acier et à la célèbre livrée bleu et or.
Cent ans plus tard, pour concevoir ce nouvel Orient Express, la société a fait appel à Maxime d’Angeac, qui a entrepris de réinterpréter l’esthétique structurée, géométrique et élégante de l’Art déco. Il réinvente sans copier et mobilise une trentaine de métiers d’art, brodeurs, verriers, ébénistes, tapissiers, manufactures et ateliers d’excellence. La scénographie de l’exposition met en scène le dialogue qui s’instaure entre ces deux trains de luxe. On y admire la vaisselle et l’argenterie parées des logos des diverses époques de la Compagnie, mais également les créations de Maxime d’Angeac, qui seront présentées sur les tables de la voiture-restaurant du nouveau train de luxe.
On retrouve dans l’exposition les grands noms de l’Art déco. René Prou, qui dessine et réalise le décor de six voitures de la CIWL entre 1926 et 1929. Son succès à l’exposition de 1925 lui permet d’être engagé par la Compagnie internationale des wagons-lits.
Le maître verrier et bijoutier René Lalique est invité à concevoir des panneaux en verre pour les cloisons des compartiments du Côte d’Azur Pullman Express, un luxueux train de jour qui dessert la Riviera française, inauguré en décembre 1929.
Sa fille Suzanne a également participé en créant le tissu des fauteuils ainsi que la moquette. Il est possible d’admirer au plus près ces somptueux décors.
L’exposition est composée également de nombreuses affiches publicitaires, des campagnes créées par les services de communication de la CIWL et des brochures touristiques qui illustrent également l’esthétique de l’époque.
À l’étage, on peut admirer plusieurs maquettes de ces pavillons éphémères qui accueillaient l’exposition de 1925, dont il ne subsiste aujourd’hui nulle trace dans le paysage parisien. Plusieurs meubles emblématiques sont également présentés au public, qui s’immerge également dans un autre moyen de transport en vogue pendant les années folles. Les paquebots transatlantiques affichaient également un incroyable luxe et constituaient de véritables palaces à l’instar des trains de la CIWL.
1925-2025 – 100 ans d’Art déco jusqu’au 28 avril 2026 au Musée des Arts décoratifs. 107 rue de Rivoli – Paris 1er. Métro : Palais-Royal, Pyramides, Tuileries