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En Suisse, une nouvelle livrée pour la locomotive de l’Alpine Classic Pullman Express
Le 17 septembre, la locomotive électrique Ge 4/4 II 626 “Malans” des Chemins de Fer Rhétiques a fait sa toute première sortie avec sa nouvelle livrée. Elle est désormais aux couleurs des sept voitures voyageurs de la rame historique Alpine Classic Pullman Express, créant ainsi un magnifique ensemble beige, or et bleu. Les locomotives “Crocodiles” ne pouvant circuler à plus de 75 km/h, ce type de matériel de traction est aujourd’hui nécessaire dans la composition des trains spéciaux avec voitures salon afin de respecter un horaire de circulation dense. Cette belle initiative est due à l’association Verein pro Salonwagen, qui préserve et fait rouler régulièrement la rame historique à voie métrique des voitures Pullman de la CIWL. Le lendemain de cette première sortie, la même locomotive Pullman assurait en traction régulière la circulation du fameux Glacier Express à travers les splendeurs du relief suisse. Contact : [email protected]

Le 9 novembre, Amiga fête la réouverture de la ligne de l’Aubrac
C’est une date clé pour Les Amis du viaduc de Garabit : le 9 novembre, un train spécial circulera pour célébrer la réouverture du tronçon entre Saint-Chély-d’Apcher en Lozère et Neussargues dans le Cantal. Il franchira le fameux ouvrage d’art, chef-d’œuvre de Gustave Eiffel.
Le 9 novembre, en gare de Béziers (Hérault), l’association Amiga-Les Amis du viaduc de Garabit feront démarrer un train événementiel, en partenariat avec la Région Occitanie, pour célébrer la réouverture de la ligne entre Saint-Chély-d’Apcher en Lozère et Neussargues dans le Cantal. « La ligne de l’Aubrac va donc à nouveau accueillir le train sur le mythique viaduc de Garabit », se réjouit Patricia Rochès, présidente d’Amiga, maire de Coren-les-Eaux dans le Cantal, qui rappelle que la ligne a été désignée à deux reprises comme étant l’une des « six plus belles d’Europe » en 2020 et 2023 par le magazine britannique The Guardian.
Interrompue dans sa partie nord durant de nombreuses années, « cette unique ligne ferroviaire longitudinale et structurante pour le Massif central est enfin modernisée », explique Patri- cia Rochès. Après huit mois de travaux réalisés par SNCF Réseau (43 M€ d’in- vestissement), le tronçon majeur dans la partie “cantalienne”, entre Loubaresse et Andelat, est sur le point d’être achevé. « En capacité d’induire un véritablement désenclavement pour cette zone de montagne qui traverse plusieurs départements ruraux, le dernier raccordement, avec Clermont-Ferrand, ouvrirait la voie à un trajet direct entre le sud de la France et Paris », souligne la présidente d’Amiga. Plusieurs personnalités ont été invitées à faire le voyage : Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des Transports, Philippe Delort, maire de Saint-Flour (Cantal), Michel Porteneuve, maire de Neussargues-en-Pinatelle (Cantal) et Alain Astruc, maire de Peyre-en-Au- brac (Lozère). Le train fera escale à Bé- darieux (Hérault), Millau (Aveyron), Campagnac-Saint-Geniez (Aveyron) et Aumont-Aubrac (Lozère).
Parmi les temps forts, outre la vue sur les magnifiques paysages que la ligne traverse, figurent la dégustation de l’incontournable roquefort, vedette du terroir local, et de produits de la Maison de la Cerise, la découverte de l’épicerie Repeyre à Aumont-Aubrac, ainsi qu’une intervention de l’historien Serge Defix en gare de Neussargues, terminus de ce voyage. Mais l’apothéose sera bien sûr le passage sur le fameux viaduc de Garabit, chef-d’œuvre de Gustave Eiffel !
Aller le 9 novembre. 10h30 : départ de Béziers. 16h30 : terminus à Neussargues. Retour. 17h30 : Neussargues. 17h52 : Saint-Flour/Chaudes-Aigues. 18h43 : Au- mont-Aubrac. 19h39 : Campagnac-Saint-Geniez. 20h32 : Millau. 21h47 : Bédarieux. 22h20 : Béziers.
Possibilité de réservation déjeuner (20 €) et/ou dîner (10 €) : site internet
Rens. : contact@phoebus-communication. com, site des amis du viaduc de Garabit
Roman graphique. La ligne des Causses en danger
Avec Silence sur le quai, les auteurs Alain Bujak et Elliot Royer tentent d’emprunter la ligne des Causses. Sorti le 9 octobre dernier, ce roman graphique nous emmène dans cette France où les trains se font de plus en plus rares.
Tracée dans une des régions les moins peuplées de France, la ligne des Causses est particulièrement belle. De Béziers à Neussargues, elle déroule ses presque 300 km sur un profil sévère, qui donne à la ligne la réputation d’être difficile pour les cheminots. Inaugurée à la fin du XIXe siècle, elle est le trait d’union ferroviaire entre les plaines et les hautes terres des Causses. Les rails de cette ligne historique surmontent des défis géographiques impressionnants. La voie ferrée s’accroche aux flancs escarpés des gorges du Tarn et assure le lien entre l’espace méditerranéen et la moyenne montagne du Cantal.
Les ouvrages d’art y sont nombreux. Ainsi, le célèbre viaduc de Garabit, chef-d’oeuvre de la révolution industrielle signé par Gustave Eiffel, enjambe la vallée de la Truyère. Une bande dessinée, Silence sur les quais, arrivée dans les librairies le 9 octobre dernier, plonge les lecteurs dans l’histoire de cette ligne et dans le quotidien des habitants qu’elle dessert. Les deux auteurs, Alain Bujak et Elliot Royer, pointent les angles morts de l’aménagement du territoire. Ils se font aussi l’écho du sentiment d’abandon qui touche parfois cette région isolée. Mais certains ont choisi de lutter pour préserver cette infrastructure ferroviaire.
Dans le Massif central, des élus et des habitants se mobilisent depuis plusieurs années pour sauver la ligne et demandent que soit régénérée une partie de l’infrastructure entre Béziers et Clermont-Ferrand. Faute de quoi cette ligne, qui comprend un des monuments ferroviaires les plus célèbres du pays, le viaduc de Garabit construit, sera fermée. L’Etat a préféré investir massivement dans la route et l’A75, gratuite, qui concurrence directement le train. La ligne est stratégique pour l’usine centenaire d’Arcelor Mittal à Saint-Chély d’Apcher, où est fabriqué un matériau haut de gamme, utilisé entre autres pour la motorisation des véhicules électriques. Maillon essentiel de la ligne Paris- Béziers, le train de l’Aubrac est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Sur le parcours, ils rencontrent des élus, des cheminots et des habitants qui se mobilisent pour sauvegarder le service ferroviaire, rappelant que le train permet de préserver les enjeux environnementaux.
Ainsi, les auteurs sont reçus par Patricia Rochès, maire de la commune de Coren-les-Eaux (Cantal) et présidente-fondatrice de l’association des Amis du viaduc de Ga07rabit (Amiga). A Sète, ils échangent avec un ancien ministre des Transports. Jean-Claude Gayssot a occupé ce poste de 1997 à 2001 dans le gouvernement de la gauche plurielle dirigé par Lionel Jospin.
Aujourd’hui, président du port de commerce de la ville de naissance de Georges Brassens, le communiste revient sur la privatisation des autoroutes et sur le combat pour le financement des petites lignes. Trains annulés, retards inexpliqués, travaux fréquents… c’est, selon ces partisans du fer, la conséquence de la casse du service public sur l’autel de la rentabilité. Ils pointent du doigt des années de sous-investissement et une volonté politique de démanteler le réseau français. De rencontre en ren- contre, le lecteur suit le combat de ces hommes et de ces femmes pour la sau- vegarde de leur ligne de chemin de fer. Cette mobilisation longue de 30 ans n’a pas été vaine.
L’ancien ministre des Transports, Clément Beaune, a annoncé le 29 août 2023 la régénération d’une partie de la ligne des Causses. 41 mil- lions d’euros pour réhabiliter 25 km de voies dans le Cantal. De récents travaux de modernisation de la voie, sur la ligne Béziers – Neussargues, ont permis de renouveler des composants de la voie (rails, traverses et ballast), de régénérer des ouvrages hydrauliques et de sécuriser des parois rocheuses qui longent la voie afin d’éviter les chutes de pierres.
Silence sur le quai. Récit d’Alain Bujak. Dessin de Elliot Royer. Futuropolis. (2024) Prix : 19 euros.

AFCL et ARCET. Une parade de locomotives à Laroche-Migennes
A Laroche-Migennes (Yonne), les 21 et 22 septembre, ça bougeait bien au dépôt SNCF, où l’Association Ferroviaire de Conservations de Locomotives (AFCL) et l’Association Rhône Alpine de Conservation des Engins Thermiques (ARCET) ont exposé différents matériels historiques lors des Journées du patrimoine. Sur la rotonde, le vendredi a été consacré à la mise en place des machines, à leur nettoyage et, grâce au soutien des personnels de la SNCF, à la prise de vues des locomotives ainsi disposées. « Une sorte de parade en raison des manoeuvres devant être effectuées le lendemain pour déplacer les locomotives », explique Philippe Buriller, membre du conseil d’administration de l’ARCET, responsable de la maintenance, et adhérent de l’AFCL. Le jour J, le public a fait preuve de curiosité et d’intérêt pour ce patrimoine industriel. « Malgré un dimanche après-midi pluvieux, nous avons accueilli près de 600 personnes, et pas que des passionnés et experts ferroviaires. De nombreux néophytes en matière de chemin de fer ont pu découvrir les activités de nos associations », se félicite Philippe Buriller. « La voiture ambulance So a suscité beaucoup de curiosité de la part des visiteurs, ce qui était assez surprenant. Mais il faut dire que le grand public ne connaît pas forcément ce type de matériel… » Seule la BB 67382, une deuxième machine de l’Arcet, actuellement basée en région lyonnaise, manquait à l’appel, « étant donné son lieu de stationnement », explique Philippe Buriller. Mais pour les Journées du patrimoine en 2025, peutêtre sera-t-elle de la partie, elle aussi ?
Contact : [email protected]

Internet. La carte de la communauté Interrail
Depuis juin 2024, il est possible de se promener dans la carte Google créée par la communauté des voyageurs d’Interrail. C’est ici qu’ils partagent leurs bonnes adresses ou leurs meilleurs sentiers de randonnée. Vous pouvez également contribuer et intégrer vos propres coups de coeur sur la carte notre carte. Il suffit de renseigner le nom du lieu, l’adresse, écrire une brève description en indiquant vos recommandations. La carte est organisée en différentes catégories pour permettre aux utilisateurs de découvrir plus facilement les recommandations qui correspondent à leurs intérêts, c comme « Nourriture, boisson et clubs », « Sites historiques/musées » ou encore « Aventures en plein air ».
A retrouver ici

Conférence. L’histoire de la ligne 12 du métro en images
Le saviez-vous ? L’actuelle ligne 12 du métro parisien (Mairie d’Aubervilliers – Mairie d’Issy) est issue de l’ancienne Compagnie du Nord-Sud de Paris, entreprise privée fondée en 1902. L’historien Pierre Tullin en racontera l’histoire le 2 décembre à Paris, lors d’une conférence- projection intitulée « La ligne 12 dans le XVe arrondissement, de 1898 à 1948 ». Son propos sera illustré par plus de 250 documents : cartes, photos d’archives, tickets de métro… Modernité, soin apporté aux installations et aux trains, performances techniques ont d’abord caractérisé cette ligne de train dont la première section circula dès 1910 dans le sous-sol de la capitale, entre Porte-de-Versailles et Notre-Dame-dede- Lorette. Mais pour le Nord-Sud, qui finançait les infrastructures, toutes ces nouveautés coûtèrent très cher. La compagnie se retrouva dans une situation financière insoutenable après la Seconde Guerre mondiale et après seulement vingt ans d’existence, le réseau fut intégré à celui de la CMP en 1948.
Le 2 décembre à 17h. Mairie du XVe, 31 rue Péclet, 75015 Paris. Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour le grand Annecy, le tram ferait deux à trois fois mieux que le BHNS
Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.
Du fait de son attractivité et du phénomène frontalier, le Grand Annecy (215 000 hab.) attire chaque année 2 000 habitants supplémentaires. A l’horizon de la mise en service des lignes de BHNS, prévue par les élus dans les 10 ans, ce sont 20 000 habitants de plus, et leurs véhicules, qui viendront s’y implanter, soit une croissance démographique de 9,5 %. Dans le projet actuel, les 700 M€ d’argent public qui seront investis ne feraient baisser la part modale de l’automobile que de 65 à 62,5 %, soit une réduction de 4 %. A population et parc automobile croissants, ils ne conduiront qu’à un simple maintien en l’état de la congestion du trafic routier.
Tout en travaillant souvent au sein même de la collectivité, les ménages payés en euros, y compris des classes moyennes, ne parviennent plus à se loger dans le cœur de l’agglomération. La plupart doivent s’éloigner en 2e et 3e couronnes, les contraignant à des déplacements pendulaires matin et soir en véhicules individuels. Seul un large réseau de transport collectif, très attractif et sans ruptures de charge, pourrait conduire à une réduction significa- tive du trafic routier. Le grand axe est-ouest Rumilly-Groisy dispose d’une infrastructure ferroviaire existante, la ligne SNCF. La solution dans ce cas passe par la mise en place d’un RER métropolitain offrant un cadencement suffisant matin et soir. En revanche, l’axe nord-sud Pringy-Faverges n’est desservi que par les routes départementales.
En France, d’autres collectivités ont déjà mis en place des solutions de transport collectif, BHNS ou tramways. En moyenne, les lignes de BHNS font augmenter la fréquentation d’un facteur 1,6, alors que les lignes de tramway l’élèvent à 3,1, faisant ainsi environ deux fois mieux que les BHNS. Dans le cas du Grand Annecy, nous sommes convaincus que seul un saut qualitatif et quantitatif de l’offre de transport collectif, grâce à des lignes de tram, condui- rait à une réduction significative du trafic automobile. Comparé aux objectifs avancés par le Grand Annecy, le potentiel de fréquentation de lignes de tram serait deux fois plus important. Et en termes de voy. x km/j, l’expérience des autres collectivités permet de pronostiquer un facteur 3. Certes, le coût brut initial serait sensiblement plus élevé, de l’ordre de +30 %, mais rapporté au coût par voyageur transporté, il serait plus avantageux. Faisons les bons choix !
Jean-Pierre Crouzat,
FNE Haute-Savoie
Les Amis de Railcoop se mobilisent pour la réouverture de petites lignes
L’association Les Amis de Railcoop, créée par plusieurs sociétaires de la coopérative Railcoop qui a fait faillite en avril dernier (elle comptait alors 13 700 sociétaires, particuliers et entre- prises), reprend le projet de relance « des relations ferroviaires abandonnées par la SNCF sur les petites lignes et de développer l’esprit citoyen, coopératif et collaboratif », résume Etienne Moussiegt de l’association.
Le rail, alternative à la route les personnes, le fret et la messagerie
À ce jour, 1 000 sociétaires ont adhéré à ce projet. « Notre ambition est de continuer à promouvoir une activité ferroviaire alternative, celle que la population attend, comme nous l’avons constaté lors du grand défi Railcoop organisé début 2024, une randonnée en modes doux – cycliste et pédestre – entre Bordeaux et Lyon, pour reprendre le premier projet de liaison ferroviaire que Railcoop souhaitait relancer. Celles et ceux qui avaient adhéré au projet de la coopérative ne l’ont pas fait en vain. Nous leur devons une suite… », indique Etienne Moussiegt. « A l’heure de la décarbonation des transports, relancer une liaison par le rail est une alternative à la route à la fois pour les personnes, le fret et la messagerie. L’attente de la population est réelle en Auvergne, dans le Limousin, le Périgord, entre Lyon et Bordeaux, mais aussi un peu partout en France », selon Les Amis de Railcoop, qui citent l’exemple de la relation Lyon – Nantes via Bourges. « Cette liaison a été revitalisée après une étude commanditée par l’association pour une liaison performante, RACO (Rhône-Alpes – Centre – Océan) que préside Jean-Michel Bodin, ancien président de la Région Centre, et réalisée par l’association Rail Concept. Avec un service partant le matin et le soir de Lyon et de Nantes, la fréquentation a explosé. Aujourd’hui, trois allers-retours sont organisés en quotidien », commente Etienne Moussiegt.
A ce jour, Les Amis… ont formé plusieurs groupes de travail bénévoles, chacun d’entre eux traitant d’un sujet spécifique : l’aménagement des rames voyageurs et des gares, le transport des deux-roues, le fret emballé et palettisé, les relations transré- gionales inexistantes en France… Pour le moment, l’association s’attache à informer le public de la suite du projet, à faire de la pédagogie en expliquant le ferroviaire (« très largement méconnu en France ») à l’aide de réunions d’information et de conférences pour sensibiliser « un public le plus large possible, notamment les jeunes ». Les Amis… souhaitent aussi cher- cher, avec le public et les entreprises inté- ressées au projet, des solutions aux manques actuels du ferroviaire en France, tant en transport voyageurs qu’en fret, monter des projets de services nouveaux en collaboration avec des entreprises ferro- viaires et des trains touristiques. « Le but principal est bien de promouvoir le ferro- viaire dans la mobilité et la décarbonation de l’économie et de la société, avec d’autres associations, avant de se lancer dans l’ex- ploitation ferroviaire proprement dite », indique Etienne Moussiegt.

FISAIC. Les artistes amateurs de l’UAICF primés en Croatie
C’est en Croatie, à Otocac, que la Fédération internationale des sociétés artistiques et intellectuelles des cheminots (Fisaic) a organisé en septembre son 34e Salon international d’arts graphiques et plastiques. La manifestation biennale a réuni 186 oeuvres, présentées par 110 artistes amateurs représentant l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, la Croatie, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Pologne et la Roumanie. Lors de ce concours international, les adhérents de l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français (UAICF) ont obtenu sept médailles et six diplômes. L’ensemble des oeuvres ont ensuite été exposées jusqu’à la mioctobre. Le prochain salon aura lieu dans deux ans, dans une autre ville d’Europe, avec l’exposition de nouvelles oeuvres uniques.
Rens. : Fisaic/UAICF, 9 rue de Château- Landon, 75010 Paris. Tél. : 01 42 09 25 91. [email protected]

SNCF. Immersion dans le technicentre industriel Charente-Périgord à Périgueux
A Périgueux, le 21 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine, le technicentre industriel Charente-Périgord de la SNCF a fait visiter les coulisses de l’établissement au grand public et célébré son 160e anniversaire. Plus de 3000 visiteurs ont répondu à l’invitation.
Le technicentre SNCF Charente- Périgord à Périgueux fait partie des 35 technicentres de la SNCF (10 industriels et 25 de maintenance). La direction du site périgourdin avait choisi le 21 septembre, jour de la 41e édition des Journées européennes du patrimoine, pour fêter à la fois son 160e anniversaire et ouvrir ses portes en grand au public. Celui-ci a pu découvrir la principale mission de l’établissement ferroviaire : la maintenance et la rénovation des rames TER et Corail. Le carnet de commandes prévoit en production 22 unités TER pour 2025 et une trentaine pour 2026. Pour le site, la mi-2025 marquera la fin de la série des Corail – une vingtaine de voitures sortiront des ateliers – car ce dernier se consacrera ensuite uniquement aux AGC (Automotrice Grande Capacité).
Technicité et patrimoine au cours de la même journée
Le technicentre gère aussi en son sein deux centres d’excellence, les sanitaires et la climatisation qui équipent les trains, et dont il est directeur sur le plan national. Fort de sa dernière charge de travail, à savoir la rénovation de 200 rames TER AGC (Transport Express Régional & Automotrice Grande Capacité), l’établissement s’est bien préparé pour l’avenir, avec des ateliers totalement rénovés ou créés pour la circonstance, et inconnus jusqu’alors du grand public. C’est dire si l’envie de découverte était grande pour les visiteurs : le 21 septembre, 3135 amateurs et spécialistes du ferroviaire sont venus visiter les lieux. Pour l’occasion, deux véritables monuments historiques de l’épopée du chemin de fer avaient fait le déplacement, ce qui a enchanté les enfants comme les adultes : la locomotive à vapeur 140 C 38 de 1919, propriété du Conservatoire Ferroviaire Territoire Limousin Périgord (CFTLP) basé à Limoges, et le plus ancien autorail de France, le X 2403, que les Chemins de fer de la Haute Auvergne (CFHA), basés à Riom-ès-Montagnes, fait circuler pour des voyages spéciaux (lire LVDR n° 4006). Mais surtout, les cheminots ont été à la disposition des visiteurs pour leur parler de leur métier et leur présenter leurs savoir- faire.
Actuellement, ils sont 564 agents à travailler sur le site qui est aménagé sur une superficie de 11 hectares. Par exemple, Alexandre Luis, dirigeant de l’Unité Opérationnelle du Matériel, a présenté la dernière création de son établissement : une rame du Train des Merveilles, destinée à la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et qui circulera bientôt. Cette rame est le début d’une série de six construites à Périgueux (le technicentre de Nevers se charge de deux autres) pour la ligne Nice – Tende, qui traverse notamment la vallée de la Roya. Située dans le parc national du Mercantour, cette vallée, riche de 40 000 gravures rupestres, est appelée “la vallée des Merveilles”, d’où le nom attribué à ce TER. Cette commande particulière fait partie de la production actuelle d’AGC réalisée par le technicentre périgourdin. Seule la livrée bleue, ornée de motifs régionaux, distingue cette rame des autres rames TER.
Opérateurs, des techniciens et des ingénieurs
Nicolas Vigeon, le nouveau directeur de l’établissement, s’est lui aussi investi en qualité de guide, en compagnie de Julien Vincent, directeur industriel du Matériel. Natif de Limoges et ingénieur de formation, Nicolas Vigeon a travaillé au technicentre industriel de Nevers pendant treize ans, dans les secteurs de l’ingénierie, de la production et du pilotage industriel. Durant ces cinq dernières années, il a été en charge du pilotage industriel de programmes de rénovation du matériel à la direction du Matériel à Paris, avant de prendre son nouveau poste cette année. « Je suis heureux de voir ici un collectif fiable dans un établissement qui évolue très bien dans les stratégies industrielles d’aujourd’hui et à travers des challenges passionnants », commente-t-il. « Je souhaite mener l’établissement à la hauteur des demandes toujours croissantes de trains et de confort pour les voyageurs. » Cette fête anniversaire et patrimoniale a été complétée de plusieurs animations : expositions de photographies et de maquettes de trains, foodtrucks, concerts… mais aussi un job dating (Rencontres Emploi). En effet, le technicentre recrute actuellement principalement des opérateurs électriciens, mécaniciens, soudeurs et braseurs pour les climatisations, et des techniciens, hommes et femmes, mais également des ingénieurs pour la partie Pilotage industriel et Méthodes.