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Grande-Bretagne. Edition d’une pièce commémorative pour les 200 ans du chemin de fer
Numismates et ferroviphiles devraient être enthousiasmés outre-Manche par cette nouvelle… La Monnaie royale, l’agence du Royaume-Uni chargée de la frappe de la monnaie britannique, a lancé le 2 janvier dernier une pièce commémorative de 2 livres afin de célébrer le 200e anniversaire du chemin de fer moderne.
Ce jalon essentiel de l’histoire de la révolution industrielle est survenu le jour de l’ouverture du Stockton and Darlington Railway (S&DR). Le 27 septembre 1825, en Grande-Bretagne, la « Locomotion n° 1 » tracte avec succès les tout premiers voyageurs de Stockton à Darlington. Le jour de l’inauguration de cette ligne de chemin de fer marque le début de l’ère du rail moderne. Afin de fêter cet évènement, la Monnaie royale a donc frappé cette pièce présentant un dessin de la locomotive inventée par George Stephenson et des premières voitures chargées de voyageurs de l’ère ferroviaire.
Cette scène est légendée par cette phrase: « Le voyage qui changea le monde. 1825 -2025 ». Le début des célébrations du bicentenaire du rail a été annoncé le 1er janvier par 200 locomotives qui ont sifflé et klaxonné non seulement à travers le Royaume-Uni mais aussi bien plus loin. Ce concert ferroviaire a en effet résonné sur les cinq continents. Nouvelle-Zélande, Australie, Amérique du Sud, États-Unis, Afrique du Sud ou encore Sierra Leone… l’évènement se veut mondial !
Le lancement de la pièce commémora- tive fait partie d’un programme d’un an appelé Railway 200, qui explorera le rôle du chemin de fer dans l’édifica- tion de la Grande-Bretagne moderne. Elle fait partie des cinq pièces qui seront frappées cette année par la Mon- naie royale afin de célébrer les grands anniversaires nationaux tout au long de 2025. Elle sera disponible un peu plus tard cette année pour les collectionneurs.
Plus d’informations sur www.royalmint.com (En Anglais)

Voyages gourmands à bord du Seudre Océan Express
En Charente-Maritime, l’association Trains & Traction fait rouler un train restaurant, le Seudre Océan Express, qui, depuis sa mise en service, fait le plein de convives venus revivre le temps d’un repas raffiné le mythe des voyages à bord des trains de luxe. Un succès qui ne se dément pas depuis plus de quatre ans.
Associer voyage, gourmandise et plaisir des yeux : c’est la promesse tenue par le Seudre Océan Express (SOE), le train restaurant que Trains & Traction (T & T), qui exploite aussi le Train des Mouettes, fait circuler en Charente- Maritime. Le voyage, de Saujon à La Tremblade via Mornac-sur-Seudre et Chaillevette, dure trois heures environ. Les tables accueillent 2, 4 ou 6 convives. Mise en service à l’automne 2021, la rame se compose de deux voitures voya- geurs 1re classe au confort douillet et à la décoration chic, d’une cuisine-labora- toire et d’un fourgon technique. Le SOE (certaines dates affichant complet six mois à l’avance, il est conseillé de réser- ver au plus tôt !) est le fruit de quatre années de travail.
Grand confort sur les rails
C’est en 2019 que Trains & Traction a fait l’acquisition de voitures Revvivo du Voralpen-Express auprès du réseau ferro- viaire privé suisse Südostbahn (SOB). Elles étaient dans un très bon état avec un potentiel kilométrique important, la climatisation, le chauffage (ce qui permet de rouler en toute saison). De plus, les baies panoramique des voitures 1re classe sont de réels atouts pour la mise en valeur du paysage vu du train. « Le SOE permet de découvrir les paysages de l’estuaire de la Seudre, les marais salants, depuis toutes les places assises sans exception », commente Pierre Verger, pré- sident de l’association.
Réalisée par l’entreprise Alstom à Aytré, la livrée bleue et or s’inspire de celle des voitures-restaurant de la Compagnie In- ternationale des Wagons-Lits (CIWL), une référence historique depuis les années 1930. Chaque voiture porte le nom d’un phare charentais: Cordouan, La Coubre, Vallières et Chassiron. La voiture Vallières est intégralement dédiée à l’office où sont dressés les plats (déjeuners et dîners) préalablement préparés dans le laboratoire. Le chef Henri Lhermite – il représente la qua- trième génération de cuisiniers –, élabore le menu, composé de plats de grande qualité (magret de canard, noix de Saint- Jacques, jambon braisé au pineau des Charentes…) grâce notamment à des producteurs d’exception qu’il a dénichés sur le territoire charentais-maritime. Le chef a déjà en tête le menu qui sera pro- posé pour la saint-Valentin, mais chut… c’est une surprise !
De janvier à avril, le SOE part de la gare touristique de La Tremblade (rue de la Résinerie), puis de Saujon (3 chemin vert) en mai et juin.
Réservation en ligne obligatoire : (pas de réservation par téléphone).
Menu adulte : 85 €/personne. Menu enfant ( jusqu’à 12 ans) : 37,50 €.
Contact : Seudre Océan Express, 3 chemin vert, 17600 Saujon. [email protected]

Tourisme. Train à vapeur d’Auvergne annonce le programme de 2025
Avec plus de 3 000 passagers transportés l’année dernière, l’association Train à vapeur d’Auvergne se réjouit d’un ce bilan et prépare déjà la programmation de nouveaux voyages en 2025. les destinations seront le Massif Central, le lac d’Annecy et les Cévennes.
Présente pour la deuxième fois au Salon des voyages, une manifestation grand public qui s’est déroulée à Clermont-Ferrand au Polydôme, les 11 et 12 janvier, l’association Train à vapeur d’Auvergne (TVA) a présenté son activité de préservation du patrimoine ferroviaire et de voyages organisés avec du matériel roulant historique (dates de la saison 2025 qui débutera en avril : www.trainvapeur- auvergne.com). « Malgré divers aléas qui immobilisent notre 141 R 420, une Mikado – la seule de ce type fonctionnant au charbon en France – dans son hangar, nous pouvons compter sur le Gadeft (Groupement d’Aide au Développement des Exploitations ferroviaires Touristiques), un groupe d’amis de la traction vapeur, basé dans les Cévennes », explique Henri Barbier, président de l’association, agent Circulation chez SNCF Réseau. « Après un premier partenariat en 2024 (lire LVDR n° 4007), on ne peut que se réjouir que nos équipes coopèrent parfaitement. Sans hésiter, nous allons renouveler l’expérience en 2025. » Avec leur locomotive 140 C 27, véritable monstre d’acier de 1916, les membres du Gadeft assureront la traction d’une dizaine de trains spéciaux en tête de la rame historique du TVA. « Et comme il en faut pour tous les goûts, d’autres circulations sont prévues en traction diesel avec nos rames “modernes” RRR », indique Henri Barbier.
La 140 C 27 du Gadeft remplacera de nouveau la 141 R 420 de TVA
Cet alléchant programme s’explique par l’enthousiasme exprimé par les touristes en 2024. Ferrovipathes et amateurs de voyages ont été conquis, entre autres par le train croisière baptisé le Cévenol Express, en septembre dernier. « Les passagers ont beaucoup apprécié cette échappée belle. Elle a vraiment séduit un large public. Du coup, pour la nouvelle saison, nous avons programmé trois circulations sur deux jours, en formule “tout compris” : dans l’Aubrac à la découverte du Massif Central, la Fête du lac à Annecy et enfin le retour du Cévenol Express. »
L’activité “tourisme + patrimoine” a besoin du soutien du public
Cependant, les temps sont difficiles et les associations, actrices de ce tourisme encore trop méconnu qui font vivre le patrimoine ferroviaire ne sont pas épargnées. « Pour poursuivre nos activités, notre association a besoin de bénévoles mais également de fonds. Entre le prix des combustibles pour les locomotives, les besoins en matières premières, les achats d’outillages de toutes sortes, les frais de circulation pour nos trains spéciaux ( facturation des péages pour les circulations sur le RFN), la facture est vite salée ! », explique Henri Barbier. « Les recettes de nos trains spéciaux et la générosité publique sont, pour l’instant, nos principales sources de revenus. C’est pourquoi le soutien du grand public et des “ferroviphiles” est plus que précieux pour nous car il nous permet de continuer à faire vivre le patrimoine ferroviaire français ! » Pour rappel, le don est déductible des impôts à 66 %. On peut également devenir adhérent ou rejoindre l’équipe de bénévoles « pour vivre avec nous l’aventure du chemin de fer d’autrefois ! », lance Henri Barbier. Autant de bonnes raisons pour les lecteurs de La Vie du Rail et leur entourage d’accepter cette invitation.
Contact : Train à vapeur d’Auvergne- Association de la 141 R 420, 139 avenue Jean-Mermoz, 63100 Clermont-Ferrand. Tél. : 09 84 39 14 72. www.trainvapeur-auvergne.com

Canal +. Une vie, l’histoire d’un héros très discret
Jusqu’au 11 février prochain, les abonnés à Canal + peuvent visionner Une vie. Ce film britannique signé James Hawes conte l’incroyable histoire de Nicholas Winton, un jeune banquier de la City de Londres, qui parviendra à sauver de la déportation près de 669 enfants juifs tchécoslovaques. Un acte de résistance hors norme resté inconnu pendant un demi-siècle…
Maidenhead, petite ville tranquille de l’ouest de Londres, le lendemain du krach boursier d’octobre 1987. Sous la pression de sa femme Grete (Lena Olin), Nicholas Winton (Anthony Hopkins) se lance enfin dans le tri des affaires qui encombrent leur petite maison. Dans un tiroir de son bureau, le vieil homme tombe sur une vieille pochette en cuir qui contient de nombreux documents dans le sauvetage de centaines d’enfants juifs tchécoslovaques. Ressurgit alors un passé qu’il a enfoui pendant près de 50 ans. Ses souvenirs le conduisent en 1938 au lendemain des accords de Munich.
Alors qu’il est un jeune agent de change de la City voué à un brillant avenir dans la finance, le jeune Nicholas Winton décide de troquer des vacances sur les pistes de ski suisses contre un séjour à Prague. Il rencontre sur place Doreen Warriner (Romola Garai), une économiste britannique
qui a créé la section locale du Comité britannique des réfugiés. Ses visites dans les camps de réfugiés des alentours de Prague où s’entassent dans des conditions terribles des réfugiés juifs venus d’Allemagne, d’Autriche, mais également des Sudètes, région tchécoslovaque qui compte une importante communauté allemande et a été annexée par Hitler à l’occasion des Accords de Munich sont difficiles.
Le jeune homme est bouleversé et décide d’agir. Alors qu’il semble impossible de venir en aide à ces foules désespérées, il se lance dans une incroyable entreprise : la mise à l’abri des plus fragiles de ces réfugiés, les enfants. Il doit d’abord convaincre les responsables communautaires de lui confier leurs enfants. Il fait un bureau de sa chambre d’hôtel. Dans la salle animée d’un café, il crée avec ses amis du Comité britannique des réfugiés une « section enfant » dont personne en Grande-Bretagne ne connaît l’existence. C’est cette section qui entreprend de remplir toutes les obligations administratives pour permettre aux enfants de faire le voyage entre la gare centrale de Prague et celle de Liverpool Street à Londres.
Mais le temps manque, le congé du jeune Britannique touche à sa fin. Il demande alors à la banque qui l’emploie une semaine de vacances supplémentaire. Ses employeurs refusent. Le jeune homme laisse alors Trevor Chadwick (Alex Sharp) et Doreen Warriner gérer les choses à Prague. De retour en Grande-Bretagne, Sir Nicholas organise, avec le soutien actif de sa mère Babette (Helena Bonham Carter) et en lien avec le Foreign Office, l’arrivée des jeunes réfugiés.
Il faut notamment trouver des fonds pour la garantie de 50 £ exigée par le gouvernement britannique pour couvrir le retour éventuel des enfants. Il doit également trouver des familles d’accueil disposées à accueillir les enfants et obtenir les différents visas d’entrée et de sortie. Certains enfants ont même reçu de faux visas, ce qui a accru le danger de l’opération et, à certaines occasions, Sir Nicholas a falsifié des documents du ministère de l’Intérieur, pour pouvoir en disposer à temps à Prague avant le départ des enfants.
15 mars 1939, la Wermacht entre dans la capitale tchécoslovaque sans un coup de feu. Les dernières illusions se brisent pour l’importante communauté juive de la capitale tchécoslovaque. Le temps presse… Nicholas Winton parviendra à faire partir et sauver 669 enfants.
La plupart des enfants sauvés voient pour la dernière fois leurs parents sur ce quai de la gare centrale de Prague. 85 % de ces rescapés les ont définitivement perdus en quittant la Tchécoslovaquie. Le trajet est long et surtout passe par le Reich. Le train doit en effet rejoindre le port hollandais de Hook en transitant par Nuremberg et Cologne. Pendant tout le trajet les soldats nazis terrifient les jeunes voyageurs. Ce n’est qu’une fois la frontière hollandaise passée que les enfants peuvent respirer. Enfin, après ce périple éprouvant, c’est l’arrivée en Grande-Bretagne et le début d’une nouvelle vie au sein des familles d’accueil sélectionnées.
Le 9e convoi – le plus important avec plus de 250 enfants à son bord – ne quittera jamais le quai de la gare de Prague. L’invasion de la Pologne et l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne ferment les frontières. La grande majorité de ces enfants n’ont pas survécu à la Shoah. Malheureusement, les juifs et les opposants au nouveau régime du pays sont désormais livrés à eux-mêmes face à la barbarie nazie… L’historienne spécialisée dans la Shoah, Elisabeth Maxwell, qui se trouve être la femme du magnat de la presse Robert Maxwell, découvre l’incroyable histoire de Winton. Un article est publié dans le Sunday Mirror. Puis, une productrice et journaliste de la BBC, Esther Rantzen, se saisit de l’histoire. Son émission, That’s Life, va alors être le théâtre d’un grand moment d’émotion…
A voir sur MyCanal jusqu’au 11 février 2025. Une vie de James Hawes.
BBC Film. Grande-Bretagne. (2023)

Grande-Bretagne. A la recherche de la plus longue dynastie cheminote
Le 27 septembre 1825, en Grande-Bretagne, la « Locomotion n° 1 », inventée par Georges Stephenson, tracte avec succès les tout premiers voyageurs de Stockton à Darlington. Le jour de l’inauguration de cette ligne de chemin de fer marque le début de l’ère du rail. Afin de célébrer cet évènement considérable, une série d’animations et d’événements est prévue tout au long de l’année 2025. Le 9 décembre dernier, les Britanniques ont lancé dans le cadre de ces festivités une grande enquête à l’échelle du pays afin de retrouver la plus longue dynastie cheminote britannique.
Pour l’instant, l’arbre généalogique cheminot le plus ancien est celui de la famille Lamport. Mike Lamport, 76 ans, a retracé ses racines ferroviaires ininterrompues jusqu’au mois d’avril 1846, lorsque son arrière- arrière-grand-père, Matthew Mathews a été embauché par la compagnie ferroviaire du South Western Railway en tant que bagagiste dans la petite gare de Richmond dans le Surrey. A l’époque les villes ferroviaires comme Swindon, Crewe et Doncaster se développent rapidement, Guillaume IV occupe le trône et les passagers de troisième classe commencent enfin à bénéficier des voitures munies d’un toit. Une lignée qui ne s’achève pas avec Mike, puisque son fils Andrew est également devenu cheminot. Basé à Londres Waterloo, il porte aussi l’uniforme du South Western Railway. La quête de la plus ancienne dynastie du rail se poursuit néanmoins… Le personnel ferroviaire britannique revendiquant une ascendance cheminote avant avril 1846 (sans interruption) est invité à se faire connaître auprès de l’équipe de Railway 200. En attendant, c’est Andrew Lamport qui sera invité à plusieurs évènements de cette année anniversaire afin de personnifier l’héritage cheminot.
Plus d’informations sur les célébrations du bicentenaire : https://railway200.co.uk/

Grèce. Thessalonique : sous le métro, l’histoire
Inauguré le 30 novembre dernier, le métro de Thessalonique accueille ses premiers voyageurs après plus de 20 ans de travaux. Si ce chantier a tant duré, c’est notamment parce qu’il a permis de mettre au jour plus de 300 000 trésors archéologiques.
En mettant en service l’ouvrage public le plus moderne de Grèce, Thessalonique semble sortir enfin de sa torpeur… La première ligne de son métro automatique flambant neuf relie depuis le 30 novembre dernier l’est et l’ouest de la ville en 18 minutes. Chargé de ce nouveau réseau, l’entreprise publique Elliniko Metro a attribué le contrat pour l’exploitation et la maintenance de cette première ligne de 9,6 km desservant 13 stations à la société Thema, une coentreprise fondée par le Français Egis et l’italienne ATM, la société publique des transports publics de Milan. Près de 313 000 passagers y sont attendus par jour. Les promoteurs du projet espèrent une réduction de 212 tonnes de CO2, grâce à la disparition de 57 000 voitures des rues de la ville.
Le projet est ancien. Selon l’aveu même du premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, présent lors de l’inauguration du métro, une ligne du budget 1976 prévoyait les premiers crédits destinés aux fouilles exploratoires… Les habitants se souviennent probablement qu’en 1999 déjà une banderole placée à l’entrée de la foire internationale de la ville promettait l’arrivée imminente du métro. Mais, le chantier est réellement lancé en 2006.
Initialement prévue en 2015, la mise en service du système de transport de la deuxième ville du pays ne surviendra que près de dix ans plus tard. Dès le départ, les travaux ont été ralentis par des découvertes archéologiques majeures, notamment des vestiges de la période romaine et byzantine.
Un coût de 3 milliards d’euros
La crise économique grecque qui a touché le pays de 2008 à 2018 a exacerbé les retards. Le financement a été réduit et les travaux ont régulièrement été suspendus. Les conflits entre les entreprises de construction et les autorités locales ont également compliqué la réalisation du projet. A partir de 2020, le chantier a repris avec une meilleure coordination et une technologie plus moderne, mais tous ces délais ont aggravé la note. En tout, elle s’élève à 3 milliards d’euros. Pendant 20 ans, les archéologues ont eu du travail … Le chantier de construction du métro de Thessalonique a ainsi constitué la plus grande fouille archéologique jamais réalisée dans le nord de la Grèce.
Sur une surface de 30 000 m2, les chercheurs ont mis au jour quelque 300 000 découvertes retraçant l’histoire mouvementée de la cité. Le chantier du métro est devenu une grande entreprise de sauvetage du patrimoine local. Cette chasse aux trésors a également un coût : 203 millions d’euros ont été mobilisés pour entreprendre ces travaux archéologiques.
Edifiée au bord de la mer Égée, Thessalonique a une histoire riche et complexe, marquée par les grandes civilisations qui y ont posé leurs valises. Fondée en -315 av. J.-C. par Cassandre de Macédoine, Thessalonique doit son nom à son épouse, la demi-soeur d’Alexandre le Grand, Thessalonikè.
Grâce à sa position stratégique près de la mer Égée et au croisement des routes commerciales entre Occident et Orient, la cité devient rapidement un important centre économique et culturel. En -168 av. J.-C., Thessalonique passe sous le contrôle de l’Empire romain et devient une étape importante sur la Via Egnatia, une route majeure reliant Rome à Byzance. A l’époque byzantine, elle devient la deuxième ville la plus importante de l’Empire après Constantinople.
En 1430, Thessalonique est conquise par l’Empire ottoman. Sous domination ottomane, elle devient un important carrefour commercial abritant une population cosmopolite. Grecs, Juifs et Turcs y cohabitent et développent la ville.
Arrivée après l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, la communauté juive séfarade de la ville joue un rôle central dans la vie économique et culturelle de la ville. Mais, la communauté est décimée par la Shoah pendant la Seconde Guerre mondiale.
Un métro qui préserve les traces de l’histoire
Cette longue histoire a laissé des traces, toujours bien présentes, enfouies dans le sol. Strates après strates, les archéologues ont mis au jour des centaines de milliers d’objets : pas moins de 50 000 pièces de monnaies, une imposante fontaine, les restes d’une église chrétienne primitive ; les vestiges de plusieurs ateliers d’orfèvrerie. Les fouilles ont également révélé la présence de plus de 5 000 tombes et tombeaux. Afin d’assurer la préservation, la récupération et la valorisation des découvertes dans les sous-sols de la ville, les tunnels ont été construits à une profondeur moyenne de 20 mètres. Certaines stations ont été redessinées pendant la construction pour permettre de préserver les objets là où ils ont été mis au jour. Ainsi, la station Demokratias a été décalée de 10 mètres quand un mur de l’époque byzantine a été découvert. Les fouilles ont également permis la découverte de nombreuses dalles de marbre provenant de la célèbre voie romaine connue sous le nom de Decumanus Maximus. Le tracé du métro de Thessalonique, qui traverse le centreville, suit l’axe de cette rue principale du tissu urbain antique de la ville, une rue de 16 m de large encadrée de rangées de colonnes et d’arcades. La rue partait de la Porte Dorée (Porta Aurea), aujourd’hui nommée place Vardari, et se terminait à la porte Kassandra, l’actuelle place Sintrivani.
D’importantes antiquités, représentatives de nombreuses périodes de la vie de la ville, ont également été mises en lumière lors de la construction des deux autres stations de métro situées dans les limites du centre historique de la ville. Il s’agit des stations Venizelou et Aghias Sophias situées dans des sites importants de l’ancienne ville de Thessalonique. Aujourd’hui, la station Venizelou abrite le plus grand musée en plein air du monde à l’intérieur d’un métro, où l’on peut découvrir des vestiges datant de la Rome antique. Tandis qu’à la station Agias Sofias, ce sont des couches de fragments de l’époque hellénistique à l’époque moderne qui sont exposées aux usagers.

APPMF. Un train spécial en avril avec le CC 65512
Une nouvelle aventure va commencer au printemps prochain pour l’équipe de l’APPMF (Association pour la préservation du patrimoine et des métiers ferroviaires). En effet, elle organisera son tout premier train spécial le samedi 5 avril 2025, pour un parcours Vierzon – Gièvres – Le Mans et retour. L’annonce a de quoi ravir aussi bien les passionnés de matériel historique que les amateurs de voyage dans une ambiance vintage. « Le train sera composé de notre locomotive CC 65512 et de la rame de l’AAATV Centre Val-de-Loire des Aubrais, une association qui, comme nous, préserve, restaure et fait circuler du matériel roulant historique », annonce Pierre Hénoch, vice-président de l’association basée dans le parc des alcools à Gièvres dans le Loir-et-Cher. « Nous avons fait un train d’essais, réussi, à Tours en 2023. » Les réservations sont déjà ouvertes pour le train spécial du 5 avril prochain. .
Renseignements et réservations:
[email protected], [email protected]
APPMF, Parc des Alcools, D976, 41130 Gièvres.
Tél. : 06 18 08 36 62, 06 30 10 17 01.
Royaume-Uni. Belmond dévoile un nouveau train de luxe so british !
Le 19 novembre dernier, Belmond a présenté son tout nouveau train de nuit de luxe, le Britannic Explorer, le premier à circuler en Angleterre et au Pays de Galles. Il devrait faire ses grands débuts sur les voies ferrées britanniques en juillet prochain.
Luxe, calme et voie ferrée… Le groupe britannique Belmond, une filiale de LVMH, est le grand spécialiste de la croisière ferroviaire. Avec le Venice Simplon- Orient-Express ou le Royal Scotsman en Europe, l’Eastern & Oriental Express en Asie du Sud-Est, ou encore l’Andean Explorer en Amérique du Sud, il opère des trains de luxe un peu partout sur la planète. Le 19 novembre dernier, il a révélé à la presse un nouveau train qui circulera dans les îles britanniques, le premier du groupe à circuler en Angleterre et au Pays de Galles. Le Britannic Explorer offrira au départ de Londres des voyages de trois nuits avec un choix de trois itinéraires à travers les beaux paysages bucoliques des Cornouailles, du Lake District et du Pays de Galles. Pendant la journée, des excursions guidées seront proposées aux clients qui pourront ainsi découvrir toute la richesse de chaque destination. Le soir, les passagers pourront se détendre autour du bar, situé dans la voiture d’observation, où toute la fine fleur des distilleries britanniques sera représentée. Belmond a confié au célèbre studio londonien Albion Nord la conception des aménagements de ce train qui se veut une vitrine du sa- voir-faire britannique en matière de luxe. Les voyageurs seront logés dans 18 cabines, dont trois grandes suites amé- nagées avec des matériaux naturels, leurdécorations’inspirantdespaysages traversés. Une palette de couleurs ter- reuses et les motifs végétaux doivent offrir, selon Albion Nord, « un lien entre l’intérieur et les paysages envi- ronnants, invitant les clients à décou- vrir le plein air dans le confort ».
Les itinéraires sont programmés pour permettre aux voyageurs de combiner deux voyages en un seul: les itinéraires de Cornouailles et du Lake District cir- culent du vendredi au lundi, tandis que celui du Pays de Galles s’effectue du lundi au jeudi. Côté estomac, les heureux passagers se- ront rassasiés par les créations du chef Simon Rogan, qui a supervisé les menus du train. Le chef anglais dirige un groupe de restauration collectionnant les étoiles Michelin (huit en tout !), dont trois pour son seul restaurant L’Enclume qui a placé le village de Cartmel, dans le nord-ouest de l’Angleterre, sur la carte mondiale des gastronomes. Dans un communiqué du groupe, le chef s’en- thousiasme pour cette nouvelle expé- rience, où il dupliquera la philosophie qui a fait son succès, à savoir une ré- flexion autour du produit, du champ à l’assiette: « Je suis très heureux d’appor- ter cette approche au lancement du Bri- tannic Explorer, où chaque assiette est le reflet authentique des paysages va- riés de la Grande-Bretagne. J’espère que les passagers ressentiront un lien pro- fond entre les plats et le voyage, rendant chaque instant à bord inoubliable. »
Plus d’infos sur: www.belmond.com

Patrimoine. Le Petit Anjou sur la bonne voie
Dans le Maine-et-Loire, non loin d’Angers, l’Association des Amis du Petit Anjou (AAPA), fondée en 1983, a pour but de restaurer et de valoriser le réseau du Petit Anjou, réseau de chemin de fer local qui fut créé en 1893, et définitivement fermé en 1948. L’AAPA est installée depuis 2016 dans la gare historique de ce tortillard, à Saint-Jean-de-Linières. « La gare avait été transformée par plusieurs propriétaires successifs, tous agriculteurs. Nous avons acheté une gare, en fait !», raconte Martine Richoux, présidente de l’association, et présente au congrès de l’Unecto (lire page 14 de ce numéro). « Il nous a fallu deux ans pour redonner aux bâtiments de la gare leur aspect originel.
La gare historique a été entièrement restaurée. Le bâtiment voyageurs a retrouvé son beau guichet en bois ciré et sa salle d’attente d’autrefois. » Après la saison estivale 2024, les bénévoles devaient s’atteler à la restauration de la halle marchandises, une vaste tâche. Actuellement, trente bénévoles actifs (sur les 120 adhérents que compte l’AAPA) viennent travailler sur le site tout au long de l’année, les mercredis et les samedis. « Le lieu est ouvert aux visiteurs les mercredis, samedis et dimanches en juillet et août jusqu’aux Journées du patrimoine, traditionnellement organisées le 3e week-end de septembre », indique Martine Richoux. « De plus, toute l’année, nous recevons de nombreux groupes, sur réservation. ». C’est revêtus de costumes 1900 que les membres de l’AAPA accueillent le public et lui font découvrir l’histoire du tortillard, qui a sillonné la campagne angevine pendant près d’un siècle, faisant escale dans pas moins de soixante gares.
Contact : Les Amis du Petit Anjou, gare de La Roche, route de Bouchemaine, 49070 Saint-Jean-de-Linières.

Patrimoine. Comment aider à restaurer un fourgon PLM de 1917
L’Association pour la Préservation du Patrimoine et des Métiers ferroviaires poursuit la remise en état de son fourgon ex-PLM et fait relayer une collecte de fonds par la Fondation du patrimoine. Particuliers et entreprises peuvent faire un don ouvrant le droit à une réduction d’impôt
Relayée par la Fondation du patrimoine, une collecte est lancée pour sauvegarder un antique fourgon, qui fut mis en service en 1917 sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ce “trésor” ferroviaire a été confié à l’Association pour la Préservation du Patrimoine et des Métiers Ferroviaires (APPMF), située à Gièvres dans le Loiret- Cher. « Le fourgon fait partie d’un ensemble de matériel roulant à restaurer comme la locomotive à vapeur 230 G 353, déjà en cours de remise en état de fonctionnement », indique Pierre Hénoch, vice-président de l’association. Les travaux de rénovation ont débuté au printemps 2022 mais le besoin de soutien financier est encore d’actualité. « Le fourgon est en bon état général mais nécessite une grande révision au niveau des organes de roulement (bogies, roues) et des essieux, voire des circuits de freinage. Des travaux de peinture sont également prévus. » Grâce aux dons que fera le public – particuliers, entreprises –le chantier se poursuivra et l’APPMF pourra prétendre à une aide de la part de la Fondation du Patrimoine. « Le montant dépend du succès de cette collecte. Chaque don, même modeste, contribuera à la préservation de ce patrimoine pour toutes les futures générations. »
Transformé en voiture de cantonnement
Estampillé SNCF en 1938, le fourgon a par la suite été aménagé en voiture, dite « de cantonnement » pour les besoins du service Essais de la SNCF, jusqu’à la radiation du véhicule. Il comporte à une extrémité un espace atelier, accessible par deux volets roulants. Le reste du fourgon est destiné à l’espace vie pour les agents accompagnateurs. Cette partie compte une cuisine aménagée, un espace détente et réfectoire. Deux compartiments couchettes, une douche et des sanitaires complètent l’ensemble. « Nous souhaitons intégrer le fourgon dans notre rame historique qui sera composée à terme de voitures voyageurs et tractée par la locomotive à vapeur 230 G 353. Le fourgon ex-PLM servira à transporter le matériel nécessaire aux petites interventions sur le matériel roulant et également de lieu de vie pour le personnel de conduite et d’accompagnement », précise Pierre Hénoch, qui rappelle que « l’APPMF est sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine ferroviaire français. L’objectif de notre association est de faire circuler des trains touristiques d’amateurs, des trains promotionnels d’entreprises ou encore des trains spéciaux pour les besoins de tournages de cinéma ou la télévision. »
Pour faire un don : www.fondation-patrimoine. org/78949
Rens. : APPMF, Parc des Alcools, D976, 41130 Gièvres. [email protected]