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  • Une « Vitrine des excellences » en gare de Limoges Bénédictins

    Une « Vitrine des excellences » en gare de Limoges Bénédictins

    La belle gare de Limoges Bénédictins accueille une nouvelle « Vitrine des excellences » Apour six mois. L’occasion pour les voyageurs de découvrir les savoir-faire locaux.

    Afin de mettre en avant les talents et les savoir-faire locaux, la communauté urbaine Limoges Métropole met en place des vitrines dans les lieux de passage depuis plusieurs années. C’est donc en toute logique qu’elle s’est associée avec SNCF Gares & Connexions pour installer dans l’ancien point d’accueil de la gare des Bénédictins, d’une superficie de près de 40 m2, une vitrine valorisant les talents locaux. Une opportunité pour ces entreprises qui profitent d’une visibilité importante alors que la gare voit passer quelque 1,5 million de personnes chaque année.

    Limoges Métropole, qui regroupe 20 communes, met ainsi à l’honneur les savoir- faire du territoire liés à la gastronomie et la céramique. La collectivité a retenu quatre entreprises qui se sont installées dans le showroom en décembre dernier. Elles y resteront six mois.

    Les voyageurs et les badauds pourront découvrir les créations de Madeleines Bijou qui, depuis 1845, régale les gourmands avec ses madeleines, ses biscuits et ses pâtisseries. Installée aux Lacs, sur la commune de Saint- Yrieix-la-Perche, l’entreprise a été fondée par Antoine Dubois. Aujourd’hui, son arrière- petit-fils, Jean-Philippe Dubois, perpétue la tradition en proposant cakes, quatre-quarts, financiers, moelleux au chocolat, gâteaux fourrés à la fraise ou au chocolat et toutes sortes des biscuits.

    L’arche avant-gauche de la vitrine présente Sarah-Linda, une jeune marque d’art de la table, baptisée du prénom de sa fondatrice Sarah-Linda Forrer. Cette dernière conçoit et sculpte à la main des créations uniques en porcelaine de Limoges, inspirées par les motifs de la nature. Pensées dans un studio à Amsterdam, les pièces sont produites dans une petite manufacture de porcelaine traditionnelle à Limoges.

    Une autre marque de renom de la porce- laine locale présente ses créations dans la vitrine. Créée en 1993, la manufacture Jacques Pergay est spécialisée dans le blanc. Cette entreprise familiale, labelisée IG porcelaine de Limoges et Entreprise du patrimoine vivant, s’est fait une place sur les plus grandes tables un peu partout sur la planète comme celles du George V, de la Tour d’Argent, du Daniel New York ou en- core de Pierre Gagnaire Tokyo. Père et fille fabriquent assiettes, tasses, bols, photo- phores et objets décoratifs en gardant une citation en tête tirée de l’Histoire de la por- celaine de Limoges, un ouvrage publié en 1904 et signé d’Alfred Leroux: « Le blanc n’est pas seulement notre luxe, il est en- core notre honneur.; l’obtenir superbe n’est pas affaire de vanité, c’est une ques- tion de conscience, et en matière de conscience, on ne saurait montrer trop de délicatesse. » Un véritable mantra !

    Enfin, des œuvres créées par les élèves de l’École nationale supérieure d’art et de de- sign de Limoges (ENSAD) seront égale- ment exposées. L’ENSAD, l’une des dix écoles nationales supérieures d’art placées sous la tutelle directe du ministère de la Culture, forme de jeunes talents et délivre deux diplômes en option Art et option Design d’objet. Elle propose également deux mentions, Céramique et Bijou contemporain.

    L’arche latérale de la vitrine présente ainsi le travail de sept diplômés de l’école: Mel- lie Branchereau, Axelle Labrousse, Soah Kim, Elvire Blanc Briand, Laëtitia Ducret- tet et Jean Savard.

    Informations pratiques: Gare des Béné- dictins à Limoges. 4 place Maison Dieu, 87036 Limoges.

  • Modélisme. Le Musée du train miniature dans l’Ain

    Modélisme. Le Musée du train miniature dans l’Ain

    Organisée par le président de leur amicale Bernard Schultz, la réunion annuelle des anciens conducteurs lyonnais a eu lieu le 12 octobre, à Montmerlesur- Saône. Les cinquante participants avaient rendez-vous au restaurant Job, où ils ont dégusté un bon repas, composé de spécialités de la Dombes. Puis, l’après-midi, ils se sont rendus dans un lieu propre à ravir tous les amoureux du chemin de fer, le Musée du train miniature à Châtillon-sur-Chalaronne dans l’Ain, crédé par Patrick Crolle au début des années 1980.

    Il abrite une immense maquette de 200 m2, composée de décors et de bâtiments réels ou imaginaires : le quartier autour de la gare des Brotteaux à Lyon avec le boulevard des Belges qui conduit au parc de la Tête d’Or, jardin botanique et parc zoologique, Les Crollines, charmant village provençal construit sur un piton rocheux et doté de sa gare en contrebas, une scène du tournage du film La Vache et le prisonnier (1959), d’Henri Verneuil, avec Fernandel et la vache Marguerite ou encore, dans la vallée du Rhône, un beau dépôt de locomotives à vapeur, témoignage et souvenir du passé glorieux de la traction. Pas moins de 1 000 éclairages créent des ambiances changeantes plus vraies que nature pour les quelque 30 rames de TGV, TER, Corail et fret (300 wagons et voitures) évoluant sur le réseau long de 1 km qui représente les quartiers de la ville de Lyon, faisant que l’ambiance ferroviaire de la région est fidèlement recréée.

    Contacts : Bernard Schultz, [email protected]

    Musée du train miniature, 04 74 55 03 54.

  • Jean-Michel Piernetz ou l’itinéraire d’un cheminot passionné

    Jean-Michel Piernetz ou l’itinéraire d’un cheminot passionné

    Avec un père mineur en Meurthe-et-Moselle, Jean-Michel Piernetz était destiné à suivre l’exemple paternel. Mais il en a été autrement car l’adolescent, attiré par le chemin de fer, a choisi d’intégrer la SNCF. Il y fera un beau parcours tout en exploitant un train touristique.

    Dans le village de Mancieulles en Meurthe-et-Moselle, l’avenir de Jean-Michel Piernetz était tout tracé : il était destiné comme la majorité des jeunes de 14 ans à travailler dans la mine de fer de Saint-Pierremont dans les Vosges voisines. Seulement voilà, son père, qui est mineur, aime beaucoup voyager en train et lui rapporte, au retour de chacune de ses sorties, le magazine La Vie du Rail. Il n’en faut pas plus au gamin pour rêver d’évasion et de voyages au long cours… Rien d’étonnant donc à ce qu’il veuille s’orienter vers le chemin de fer, dont une ligne passe à proximité du nid familial.

    A la surprise générale, le petit Lorrain écarte la mine pour choisir la SNCF. Le 1er septembre 1964, il est accepté comme élève d’Exploitation en gare de Mancieulles et de Briey où, trois années plus tard, il passe avec succès l’examen de facteur enregistrant et obtient son premier poste fixe sur ses terres. Il en tire alors une grande satisfaction personnelle. « Nous avions une formation très pointue de tous les métiers de l’Exploitation : la voie unique, la double voie, la circulation des trains, la sécurité, la taxe des colis et des wagons, la comptabilité et les réclamations. La formation d’élève était très valorisante », raconte-t-il.

    Une feuille de route bien remplie

    Sa première affectation est à Bouligny dans la Meuse et ce, jusqu’au service militaire qu’il effectue dans la musique principale du 151 RI de Metz. Au sortir de l’armée en 1970, il réintègre la SNCF en gare d’Hussigny, où il sera nommé facteur enregistrant de 1re classe dès l’année suivante. A 21 ans, le jeune cheminot aventureux et volontaire devient intérimaire et accepte « toutes les affectations qu’on me proposait », dit-il.

    « Cette façon de travailler, pas toujours facile, était très formatrice avec de nom- breux mouvements à différents horaires, de jour comme de nuit. J’ai travaillé dans les gares de la circonscription d’Exploitation de Longwy jusqu’à La- mouilly, à la limite de la Meuse et des Ardennes. » Après Bouligny, il continue d’évoluer au sein de l’entreprise : intérimaire de 3e classe à Joudreville, intérimaire de 2e classe le 1er juin 1973 à Hayange, puis, lors d’un stage de deux ans, il s’aguerrit en occupant successivement des postes à responsabilités. « J’ai été agent de circulation à Longuyon, chef de gare à Pagny-sur-Moselle et à Morhange, responsable de formation et chef de poste de commandement du triage à Woippy, et aussi adjoint d’assistant en établissement à Longwy et chef de service sur les quais de Thionville », énumère l’ancien cheminot.

    Au terme de ces deux années, il accède à la maî- trise en réussissant l’examen de contrôleur technique Inspection Mouvement en 1975 à Metz. Il devient alors chef de gare de 1re classe à Béning-lès-Saint- Avold en 1978. C’est en 1980 que les portes de la gare de Metz lui sont ouvertes. Il sera inspecteur de 2e classe adjoint au poste de commandement, puis de 1re classe (1981) et chef de gare principal hors classe (1986) à Metz-Lignes avant de devenir le chef du PC de la gare messine en 1989. « En 1992, j’ai participé à la fusion des PC de Metz et de Nancy, puis j’ai été muté à Clermont-Ferrand comme chef de PC. »

    En 1999, il intègre la direction du Fret à Paris, où il accède au grade de cadre supé- rieur en 2005 pour atteindre une retraite bien méritée en 2006. « Mes postes les plus satisfaisants ont été sans aucun doute sur les quais à Thionville où pas- saient les trains allemands, belges, luxembourgeois et autres. Cela m’a per- mis de travailler avec les administra- tions étrangères. Puis, mon poste de commandement à Metz lorsque nous avons été affectés plus d’une dizaine d’années (en discontinuité) par la crise sidérurgique et ses mouvements sociaux très durs : les voies étaient bloquées par des minerais et du charbon déversés par les grévistes », se souvient-il. « Je citerais aussi la direction du Fret à Paris avec ses grands projets qui m’ont permis de voyager dans toute la France ou presque et de représenter la SNCF à l’étranger. »

    L’aventure des trains touristiques avec l’autorail X 2403

    Dans les années 1970, Jean-Michel ajoute un plus à sa passion du chemin de fer en devenant correspondant de presse pour La Vie du Rail. Un beau jour, le journal lui propose de tenir son stand lors d’une exposition de modélisme à Metz, organisée par l’As- sociation lorraine d’exploitation et de modélisme ferroviaire (ALEMF). Celle-ci exploite alors une petite ligne entre Étival et Senones dans les Vosges. Jean-Michel est invité à la visiter. Là, il a le coup de foudre et adhère illico à l’association.

    A l’époque, il profite sou- vent d’une villégiature en Occitanie. Dans les pages de La Vie du Rail, il découvre un projet de sauvetage de la locomotive à vapeur 141 R 1126, une machine exposée à Narbonne au bord de la RN9. L’association éponyme qui la possède souhaite la faire rouler sur une petite ligne à voie unique reliant Narbonne à Bize dans le Minervois, mais la SNCF s’y oppose. Jean-Michel décide d’intervenir et propose de faire rouler un autorail à la place. Il s’en va prospecter dans les Ardennes et trouve au dépôt de Mohon, un autorail Picasso X 3800 réformé. Le cheminot devient le président de l’association jusqu’en 1999, année de sa mutation à Paris à la direction du Fret. Mais entre- temps, il a été contacté par les Chemins de fer de la Haute Auvergne (CFHA), basés à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal. L’association souhaite faire rouler un train touristique sur la ligne reliant Bort-les-Orgues à Neus- sargues, une ligne que la SNCF vient de fermer. Ce train est devenu depuis le fameux Gentiane Express.

    Depuis, l’autorail mythique X 2403 a renforcé le parc de l’association auvergnate. « Notre train est le dernier de ce type autorisé à circuler sur toutes les lignes du réseau ferré national », se réjouit Jean-Michel Piernetz. « C’est ainsi que l’on peut faire des voyages circulaires à l’exemple d’un Bergerac – La Rochelle – Les Sables-d’Olonne-sur- Mer – Tours et retour. » Il a assuré la présidence des CFHA jusqu’en 2021 (Tristan Brohan, qu’il a lui-même formé, lui a succédé). Aujourd’hui, il est un président d’honneur comblé, in- vesti tout de même comme de l’asso- ciation qui vient de fêter ses trente ans d’existence. Le parcours professionnel de cet homme, muni “seulement” d’un certificat d’études primaire en poche, fait figure d’exemple. Mais un tel par- cours relève d’une époque aujourd’hui révolue…

  • Arte.tv. Voyage en vapeur au coeur des Carpates

    Arte.tv. Voyage en vapeur au coeur des Carpates

    Diffusé initialement en juin 2024, cet épisode de l’émission Arte Regards est consacré à un train historique qui constitue encore aujourd’hui un lien essentiel entre une région isolée et le reste du monde. La Vallée de la Vaser, située dans la région de Maramureș, au nord de la Roumanie, à la frontière avec l’Ukraine, est célèbre pour ses paysages magnifiques et ses montagnes verdoyantes, accessibles uniquement par son train à vapeur forestier, le Mocănița. Le documentaire débute à 7 h du matin dans le petit dépôt de Vișeu de Sus.

    Le jeune mécanicien Andrei Andreica y bichonne sa locomotive à vapeur vieille de 70 ans. Elle doit transporter près de 200 touristes le long de la rivière Vaser qui traverse cette vallée isolée, où vivent encore loups, lynx et ours.

    Construite en 1933 pour transporter le bois depuis les montagnes, cette ligne ferroviaire forestière est la dernière du pays toujours en activité. Le trajet commence généralement à Vișeu de Sus et suit la rivière Vaser sur environ 21 km, traversant des forêts denses, des ponts étroits et des gorges spectaculaires. Ici quand une pièce se casse, une seule solution : faire appel à Richard Ciorba, un forgeron dirigeant une entreprise familiale et qui se révèle être le seul artisan du pays à posséder le savoir-faire nécessaire pour fabriquer certaines pièces sans lesquelles l’antique train ne pourrait plus circuler. L’artisan décide de livrer lui-même les deux ressorts à lames commandés par la compagnie ferroviaire. En échangeant avec les cheminots, il réfléchit à de nouvelles améliorations qui devraient permettre à ses pièces de durer quelques années supplémentaires.

    Depuis 2005, le train forestier est une attraction touristique importante. Et dans cette région isolée, le chemin de fer est un employeur recherché. Les cheminots y sont témoins de divers trafics, notamment de bois. Depuis le début de l’agression russe en Ukraine, ils voient régulièrement passer des déserteurs fuyant le front au péril de leur vie…

    A voir sur Arte.tv jusqu’au 7 janvier 2026. ARTE Regards – Aventure ferroviaire dans les Carpates. (2024)

  • Ilévia : le métro lillois est en pleine crise, un manque clair de gouvernance

    Ilévia : le métro lillois est en pleine crise, un manque clair de gouvernance

    Après la « découverte » d’amiante sur les rames VAL 206, le métro lillois a connu un été 2024 particulièrement chaotique. Les usagers de la ligne 2, la plus longue du réseau, ont dû s’adapter à une fréquence historique d’une rame toutes les neuf minutes. Cet épisode a déclenché une crise profonde entre la Métropole Européenne de Lille (MEL), autorité organisatrice des mobilités, l’exploitant Keolis Lille Métropole (Ilévia) et des usagers excédés.

    Dès le retrait progressif des rames amiantées, les voyageurs ont subi des rames surchargées, des quais bondés et des temps de trajet rallongés. Pour limiter les impacts, des rames de la ligne 1 ont été redéployées sur la ligne 2, aggravant la situation sur cette première. En parallèle, Ilévia a tenté de déployer des « bus relais » et des « bus renfort », mais ce dispositif a rencontré peu de succès. Face à ces dysfonctionnements, MobiLille a lancé en septembre une pétition demandant le remboursement des abonnements pour la période estivale, marquée par des perturbations incessantes et un service bien en deçà du nominal. Ni la MEL ni Ilévia n’ont accédé à cette demande, invoquant l’absence d’une interruption totale de service.

    En novembre, un nouveau chapitre s’est ouvert avec l’arrivée d’Urbalis Fluence, le nouveau pilote automatique pour la ligne 1. Cette mise en service s’est révélée controversée : les opérateurs du Poste de Commande Centralisé (PCC) n’avaient pas encore reçu une formation complète, entraînant plus de 27 heures de perturbations en un mois, ce manque étant un facteur aggravant. Pendant ce temps, les opérations de désamiantage progressent lentement sur la ligne 2, qui commençait à retrouver une stabilité relative en décembre. Ces crises répétées soulèvent une question cruciale : qui est à la barre ?

    La MEL semble dépassée par la gestion de ce dossier, se contentant de répondre aux usagers par des mesures inadéquates, comme l’abonnement V’Lille gratuit, une offre inutile pour les personnes à mobilité réduite. MobiLille a proposé la création d’un syndicat mixte de mobilité qui regrouperait les acteurs régionaux et associations afin d’améliorer la gouvernance des transports. De son côté, Ilévia reste silencieuse, incapable de rétablir une information voyageur claire et efficace, qui demeure désespérément secondaire dans les priorités.

    La MEL semble dépassée par la gestion de ce dossier, se contentant de répondre aux usagers par des mesures inadéquates, comme l’abonnement V’Lille gratuit, une offre inutile pour les personnes à mobilité réduite. MobiLille a proposé la création d’un syndicat mixte de mobilité qui regrouperait les acteurs régionaux et associations afin d’améliorer la gouvernance des transports. De son côté, Ilévia reste silencieuse, incapable de rétablir une information voyageur claire et efficace, qui demeure désespérément secondaire dans les priorités.

    Le métro lillois est aujourd’hui en panne de gouvernance. Pour ses usagers, une réponse rapide et structurée est devenue une urgence absolue

    Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.

  • Grande-Bretagne. Un coup de jeune pour l’antique gare de Stock-on-Trent

    Grande-Bretagne. Un coup de jeune pour l’antique gare de Stock-on-Trent

    Bonne nouvelle pour les défenseurs du patrimoine ferroviaire du nord de l’Angleterre. Dans le cadre d’un investissement de plusieurs millions de livres sterling, Network Rail, le gestionnaire du réseau ferré britannique, a achevé en décembre dernier les travaux de remplacement des baies vitrées datant de l’époque victorienne de la gare de Stokeon- Trent. But de l’opération : garantir leur sécurité et leur fiabilité pour les décennies à venir… et rendre à la structure tout son lustre !

    Ces baies vitrées s’étendent sur 25 mètres au-dessus de la West Coast Main Line et bénéficient d’un classement de grade II – l’équivalent britannique de notre classement aux Monuments historiques. Mais la structure a subi les assauts des éléments et s’est détériorée au fil du temps. Sa modernisation était devenue inévitable. Les charpentes en bois ont été remplacées dans le respect de leur conception originale. Une obligation en raison du statut de bâtiment classé. Les équipes de Network Rail ont également remplacé les 220 vitres qui occupaient initialement les cadres en bois et qui avaient pour certaines disparues.

    Les travaux étaient planifiés depuis longtemps, mais des consultations et des échanges avec les experts en patrimoine de la municipalité ont d’abord été nécessaires pour respecter le passé de ce bâtiment historique. Le Rail Heritage Trust a également contribué à cette modernisation en effectuant un don de 75 000 £ (89 000 euros). Tim Hedley-Jones, le directeur exécutif de cette importante organisation de protection du patrimoine ferroviaire britannique, a déclaré à l’occasion de l’inauguration de cette rénovation : « Nous sommes heureux d’avoir soutenu ce projet en accordant une subvention à Network Rail pour la restauration des pignons. En tant que bâtiment classé Grade II datant de 1847, Stoke-on- Trent constitue un élément important du patrimoine ferroviaire de la ville. L’attention portée aux détails par Network Rail et ses sous-traitants lors de leur restauration doit être saluée. »

  • Fermeture de la Boutique de la Vie du Rail

    Fermeture de la Boutique de la Vie du Rail

    Le mouvement c’est la vie. Donc si la Vie du Rail bouge c’est qu’elle va bien.

    Voilà pour ceux nombreux qui s’inquiétaient quand nous avons annoncé que La Vie du Rail déménageait.

    D’ailleurs on ne va pas bien loin. Juste un changement d’arrondissement. Du 9ème au 2ème guère plus d’un kilomètre à vol d’oiseau entre la rue de Clichy et la rue de la Michodière où seront nos nouveaux bureaux.

    Alors reste le problème de la boutique qui sera fermée et qu’on ne remplacera pas dans sa forme actuelle. (Les locaux de la Michodière sont trop petits pour vous y accueillir convenablement.)

    Plusieurs projets sont à l’étude. Il est donc trop tôt pour vous donner des informations précises.

    Mais sachez que :

    1- Nous avons dans nos cartons le projet d’organiser au moins une fois par an des magasins éphémères.

    2- Nous sommes en négociation pour créer un lieu d’exposition de nos nouveautés. Facile d’accès.

    3- Un lieu où l’on pourra retirer les livres commandés.

    Un lieu où il sera possible de consulter ( voire d’acheter les dites nouveautés).

    4- Rien ne change en ce qui concerne la vente par correspondance et l’internet.

    5- Le réseau des librairies va continuer, encore mieux qu’avant à diffuser nos livres.

    Vous voyez, on n’a vraiment pas l’intention de vous quitter.

    A bientôt donc dans La Vie du Rail, Rail Passion, Ville Rail et Transports, 8’6, Historail et En Train.

    Et si vous avez des questions : 0149701216 ou [email protected]

  • Témoignage. En cabine de conduite avec Wilfried Demaret

    Témoignage. En cabine de conduite avec Wilfried Demaret

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le quotidien d’un conducteur de train sans oser le demander… Voici la promesse de ce livre signé par Wilfried Demaret alias « BB 27000 », un cheminot qui offre aux internautes anecdotes et informations sur son métier avec pédagogie et humour.

    Wilfried Demaret, conducteur à la SNCF depuis l’année 2000, est non seulement connu et reconnu dans son entreprise mais aussi bien au-delà grâce aux réseaux sociaux. Il a en effet lancé son compte Twitter en septembre 2015 et a depuis publié des centaines de « threads » sur son quotidien ferroviaire. Sous le nom de BB 27 000, il comptait plus de 100 000 abonnés sur X (ex-Twitter) avec l’un des comptes « ferroviaires » francophones les plus suivis de la toile (voir LVDR n° 3872 du 18 février 2022). Un réseau social qu’il vient de quitter pour Bluesky en raison notamment de la multiplication des messages haineux sur la plateforme reprise par Elon Musk.

    Après avoir affolé les compteurs sur X, il connaît la consécration ultime avec l’édition d’un recueil d’anecdotes en format papier chez Plon, sorti en novembre dernier. Pour son livre, Plus belle la ligne, il a fait une sélection de ses meilleures histoires publiées sur Internet. Les belles illustrations d’Antoine Montalbetti (logiquement absentes sur le web) accompagnent l’ouvrage et offrent une vision tout en poésie du métier de conducteur.

    Dans l’avant-propos, l’auteur revient sur son parcours, sur son héritage cheminot, mais également sur les motivations qui l’ont conduit à se caler derrière un clavier pour partager, avec le plus grand nombre, son quotidien et son vécu ferroviaire : « Vingt-quatre années à conduire des trains un peu partout en France… De quoi rapporter plein d’histoires pour petits et grands. Alors j’ai commencé à les raconter sur ce réseau qu’on appelait naguère Twitter (c’était quand même autrement plus inspirant que X…). Des choses inattendues qui me sont arrivées, des anecdotes partagées avec mes collègues cheminots, des considérations techniques – car, oui, le train, c’est aussi un sacré défi mécanique, un immense monde industriel, et surtout un concentré de sécurité (…) Bref, des histoires de train, il y en a des centaines. Elles accompagnent vos vies, vos déplacements professionnels, vos retrouvailles familiales, et vos vacances bien méritées ! »

    Il raconte également ses aventures ferroviaires sur un blog qui regroupe l’ensemble de ses publications. Avec ce livre, il change de format, mais pas d’ambition. A travers ses écrits, il explique son métier et offre aux voyageurs les clés pour comprendre la complexité du transport ferroviaire. Avec lui, on se plonge dans la cabine de conduite, on comprend l’origine de la multitude des sons qui rythment les voyages en train, on découvre les contes et légendes qui animent les discussions dans les foyers pour cheminots en déplacement…

    A travers ces pages, c’est aussi la France que le lecteur découvre en arpentant aux côtés de l’auteur les voies ferrées de la banlieue parisienne, de la Lozère, des plaines d’Alsace, du mont du Cantal ou encore de Corrèze. Nous découvrons ainsi les coulisses du transport ferroviaire, l’intimité de la cabine conduite et la solitude qu’éprouve souvent le conducteur de train. Wilfried Demaret a conduit des RER de banlieue, des trains de fret au long cours, des TER qui battent la campagne… Bref, il se frotte à toutes les locomotives, vit toute la variété de l’expérience ferroviaire. Une sacrée expérience qui lui permet d’intégrer, en 2017, le PACTER, « le Samu des trains ». Sa mission ? Dépanner au plus vite des trains en souffrance au milieu des voies. Un poste qui nécessite de savoir conduire de multiples matériels.

    Le lecteur découvre également quelques réflexes pavloviens qui surgissent dans le quotidien des conducteurs. Ainsi, alors qu’il attend sa commande dans un célèbre fast-food, l’alarme de la friteuse émet le « même son strident et rapide » que le KVB (l’inévitable Kontrole de Vitesse par Balise » qui signifie au conducteur qu’il dépasse la vitesse maximale autorisée). Et BB 27000 de chercher le manipulateur de frein sur le menu. « J’avais l’air con. Depuis je ne vais plus chez eux. Mon cardiologue me l’interdit! »

    Plus belle la ligne ! Du plaisir de voyager en train de Wilfried Demaret. Plon (2024) Prix : 23 euros

  • Train en Fête pour le retour du train sur la rive droite du Rhône

    Train en Fête pour le retour du train sur la rive droite du Rhône

    Deux associations d’usagers des transports publics dans la vallée du Rhône et l’Ardèche ont programmé une manifestation festive pour faire revenir les trains, aujourd’hui cruellement absents dans leurs périmètres respectifs sur la rive droite du Rhône. Baptisé Train en fête, l’événement aura lieu le 16 novembre 2025, une date à marquer dès à présent dans l’agenda.

    C’est décidé. Le groupe de travail qui s’est réuni le 12 décembre à Condrieu (Rhône) a validé le principe de Train en fête, manifestation née de l’initiative conjointe de l’Association des Usagers des TER de la Vallée du Rhône (AUTERVR) et du Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud-Ardèche (CUTPSA). La date, le dimanche 16 novembre 2025 a été choisie afin de pouvoir attirer le maximum de passagers, « pas seulement les usagers qui réclament le retour du train pour leurs déplacements quotidiens, mais les élus et les représentants des autorités organisatrices des transports », indique Franck Pallier, porte-parole du CUTPSA. Actuellement, rive gauche du Rhône, les trains sont en nombre insuffisant (et donc surchargés) et la circulation automobile ne cesse de croître, aggravant les problèmes d’embouteillages et de pollution : de très nombreux particuliers se rendant en voiture de la rive droite à la rive gauche pour prendre le train.

    Un voyage en X 2800 pour la population et les élus concernés

    Ce jour-là, trois autorails de type X 2800, des trains des années 1960, transporteront environ 200 personnes « sur la rive droite, entre les gares SNCF de Lyon-Perrache, dans le département du Rhône, et Bourg-Saint-Andéol, dans celui de l’Ardèche », annonce Franck Pallier. Ces autorails, reconnaissables à leur livrée blanche et bleue (et au son typique de leur moteur, selon les connaisseurs !), seront pilotés par des adhérents de l’AP 2800, association de préservation de matériel historique, basée à Alès dans le Gard. Dans chaque cabine, un cadre Traction accompagnera le conducteur comme le veut la règle de sécurité édictée par la SNCF. « Les trois trains feront des arrêts festifs dans douze gares dans le Rhône, la Loire et l’Ardèche. La liste n’est pas arrêtée à ce jour, il reste encore du temps pour la finaliser », explique Franck Pallier. L’initiative, originale et innovante, a pour but « de sensibiliser de manière attractive la population et les élus de tous calibres – municipaux, élu de communauté

    de communes, départementaux, régionaux et nationaux – à la nécessité de faire revenir les trains de voyageurs sur la rive droite entre Lyon, dans le Rhône (région Aura), et Nîmes, dans le Gard (région Occitanie), ligne fermée en 1973. En 2027, nous espérons qu’il sera enfin possible de monter dans le train ! » Finis les embouteillages, les cars TER, le stress, les retards, la perte de temps lors des déplacements domicile-travail ou pour se rendre au collège ou au lycée… L’attente est aussi très forte rive gauche. « Il faut davantage de trains et en état de marche car avec une fréquentation qui augmente de près de 10 % par an, l’offre train actuelle est sous-dimensionnée, c’est arithmétique », souligne Jean-François Cullafroz-Dalla Riva d’AUTERVR.

    Le train plutôt que la route : la réponse aux besoins locaux et environnementaux

    « Après de nombreuses années de démarches, entrevues et propositions, le dossier est toujours en plan », déplorent AUTERVR et CUTPSA, qui insistent sur le fait que « dans le même temps, rive gauche, la circulation automobile s’accroît sur l’ancienne RN86, et plusieurs ponts, dont celui de Condrieu, sont en voie de fermeture ou pire, de démolition, alors même que le flux des voyageurs ne cesse de croître année après année dans les trains circulant entre Lyon et Montélimar, ce qui rend les conditions de transport quotidiennes insupportables et insécures ».

    Dès ce mois de janvier, les premières discussions ont eu lieu avec des élus afin d’envisager la forme que pourra prendre dont la participation des collectivités et institutionnels à Train en fête.

    D’ores et déjà, une douzaine d’élus concernés – Assemblée nationale, conseils municipaux, départementaux ou régionaux – de différentes couleurs politiques, de LR à DVD, du PCF à DVG, en passant par le PS, La République en Marche et EELV, ont annoncé qu’ils seraient à bord du Train en fête. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut nationale, Fnaut AURA), du collectif Aurail et de l’Association des usagers TER SNCF de la Rive Droite, qui est basée dans le Gard, ont apporté leur soutien à l’initiative. A suivre. « Tous les volontaires sont les bienvenus ! », annonce Franck Pallier.

    Contacts : Bruno Marchesini, Association des usagers du TER de la Vallée du Rhône (AUTERVR), 06 85 19 43 15, [email protected] Jean-François Cullafroz-Dalla Riva (AUTERVR), 06 07 94 76 65.

    Franck Pallier, Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud-Ardèche (CUTPSA), 06 52 15 29 46, [email protected]

    François Deletraz, Fnaut, [email protected] Gérald Petitgand, Fnaut AuRA, [email protected]

  • Un voyage Brest – Paris… en classe W-C

    Un voyage Brest – Paris… en classe W-C

    Alors que la SNCF et la RATP utilisent un nouveau moyen d’identifier les fraudeurs afin d’encaisser le paiement des amendes, voici une petite histoire de train qui prête à rire, découverte dans les archives de L’Ouest-Eclair, ancêtre de Ouest-France. Le 15 août 1904, Yves, 22 ans, et Jean, 20 ans, tous deux originaires de Brest dans le Finistère, rêvaient de voir Paris: les grands boulevards, les beaux cafés, les guinguettes… Avec le chemin de fer, la Ville lumière n’est plus qu’à « une dizaine d’heures! »

    Seulement, pour voyager, il faut un billet. Or, les deux amis sont fauchés comme les blés. Ils élaborent alors un plan de première classe pour voyager gratis: se cacher dans les W-C. « De nuit, ils se glissèrent dans la gare de Brest et, montant dans le train de luxe, ils s’enfermèrent dans les cabinets, attendant les événements », détaille L’Ouest- Éclair. « Le lendemain matin, le train se mit en marche. Au début, tout alla bien. Quelques coups discrets furent bien frappés de temps à autre à la porte, mais les “voyageurs” se gardèrent bien de répondre et, personne n’insistant, les deux farceurs purent croire un instant que leur voyage s’effectuerait dans les meilleures conditions possibles. » C’était sans compter sur les lois de la nature…

    Désormais sous haute pression, les voyageurs s’en prennent au conducteur et au contrôleur. « Un léger malaise régnait dans le convoi », reprend le journal. Quelques personnes jetaient des regards éplorés vers le discret buen retiro à la porte obstinément close. Il y avait là une énigme dont il importait à tout prix d’avoir la clef. Mais la clef du mystère est aussi celle des cabinets. Or, personne ne l’a. Il n’y a rien à faire. Le train entre enfin en gare. Yves et Jean attendent encore un peu pour sortir incognito. Ils ouvrent la porte. « Paris, nous voilà ! » Malheureu- sement pour eux, ce n’est pas Paris qui les attend à la sortie mais un contrôleur furieux et un commissaire de police muni de PV. Remis dans le premier train pour Brest, nos champions de la fraude n’ont rien vu de Paris. Pire ! Ils ont laissé leurs noms dans plusieurs journaux français à gros tirages. De vrais as !