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New York. Livrées historiques pour les 40 ans du Metro-North Railroad
Le Metro-North Railroad s’est lancé il y a quelque temps dans un programme de pelliculage de matériels roulants pour célébrer les 40 ans de sa création. Une nouvelle locomotive vient ainsi d’être « décorée » d’une livrée datant des années 1950.
Elle devrait enchanter les plus nostalgiques des usagers de cette ligne de la banlieue new-yorkaise exploitée par le Metro-North Railroad… Une livrée historique habille depuis la fin du mois de février la locomotive Genesis GE numérotée 222. Celle-ci a été patiemment restaurée pendant plusieurs mois dans différents ateliers de la compagnie Metro- North, notamment celui de North White Plains.
Les équipes de la compagnie ferroviaire ont appliqué sur la locomotive un vinyle vert olive et jaune pissenlit. Des couleurs utilisées sur les locomotives du New Haven Railroad jusqu’en 1954. Les voyageurs peuvent l’admirer sur la ligne de New Haven depuis le 28 février, entre Danbury, dans le Connecticut et Grand Central Terminal à New York.
Le réseau Metro-North Railroad, une branche de la Metropolitan Transport Authority (MTA), dessert depuis 1983 la banlieue nord de New York et une partie du Connecticut. À l’origine, ce réseau était baptisé New York & Harlem Railroad, où un service ferroviaire existe depuis 1832, ce qui en fait l’une des lignes de chemin de fer les plus anciennes des Etats-Unis. Cette ligne reliait le quartier de Lower Manhattan à Harlem grâce à la traction hippomobile.
En 1969, la compagnie ferroviaire privée Penn Central achète cette petite ligne et en reste propriétaire jusqu’en 1972. Cette année-là, la MTA acquiert le réseau de la Penn Central, mais celle-ci continue d’exploiter ces lignes. En 1976, c’est la compagnie Conrail qui devient le nouvel exploitant. En 1983, la MTA forme le réseau Metro-North tel qu’on le connait aujourd’hui quand elle reprend le service voyageur de Conrail dans le nord de la métropole. Afin de célébrer les 40 ans du Metro-North Railroad, la compagnie de transport a donc choisi de pelliculer plusieurs matériels pour rendre hommage à l’histoire. Elle a dévoilé le 27 février dernier une sixième locomotive ainsi trans- formée le long du New York, New Haven & Hartford Railroad, également nommé New Haven Railroad.
La série Heritage a été lancée en mai 2023 pour célébrer les 40 ans de ser- vice public de Metro-North et honorer les compagnies de chemins de fer pri- vées qui exploitaient des trains de ban- lieue le long des lignes qui composent réseau de Metro-North: la ligne Hudson, la ligne Harlem et la ligne New Haven. La locomotive n° 208 a été la première locomotive à bénéficier d’une livrée anniversaire. Les couleurs argent, bleu et rouge rendant hommage au design ori- ginal des locomotives FL9 qui tractaient les premiers trains de la ligne de ban- lieue. La seconde livrée rendait hommage à la compagnie privée Conrail depuis le mois d’août 2023. La troisième livrée circule sur la ligne Hudson depuis le 14 novembre 2023. Elle mettait en lumière le New York Central, la compagnie de chemin de fer qui exploitait les lignes Hudson et Harlem. En mars 2024, une quatrième locomotive commémore le souvenir du Penn Central, résultat de la fusion en 1968 des chemins de fer de New York Central et de Pennsylvanie, qui a également absorbé le chemin de fer de New Haven en 1969. En juillet 2024, ce sont les équipes de Metro- North qui sont mis en avant. Le pelliculage est composé de portraits de 2000 photos d’employés de Metro-North. Aujourd’hui, les six locomotives sont en service sur ce réseau.

A lire. Les souvenirs d’enfance d’un cheminot du Haut-Doubs
Un père et une mère cheminots, une enfance passée dans une maison de garde-barrière, le logis familial, ont fait qu’André Schroll a embrassé lui aussi une carrière à la SNCF. Ses souvenirs d’enfance sont réunis dans un petit livre édité à l’initiative de sa fille Alexandra.
Un père cheminot, une mère garde-barrière… il n’en fallait pas plus pour qu’André Schroll, né en 1945, devienne cheminot à son tour. Mais il avait aussi une passion pour l’écriture et la lecture, et quelques mois avant de décéder en 2010, à la demande de son épouse Claude, « pour qu’il reste quelque chose », il a dicté des fragments de son enfance vécue dans le Haut-Doubs en Franche- Comté, un pays au climat rude. Ce témoignage a pris la forme d’un livre édité à l’initiative de sa fille Alexandra, sous le titre Une enfance dans le Haut-Doubs, 1940-1950 (Ed. Le Lys bleu). « A travers des souvenirs intimes, des anecdotes émouvantes, des instants de vie simples mais porteurs d’une profonde vérité, il parle de ces années vécues à Vaux-et-Chantegrue, Labergement et Granges-Sainte-Marie. De par le métier de ses parents, mon père fait de nombreuses références au chemin de fer », précise Alexandra, qui a tenu à éditer ces souvenirs, « quintessence d’une époque ». Claude, la mère d’André, a été garde-barrière aux Granges Sainte-Marie, à proximité d’une scierie.
En 1947, il a alors deux ans, la famille habitait en gare de Labergement Sainte-Marie. « Papa, employé SNCF, se rendait fréquemment en Côte-d’Or à Blaisy-Bas afin de poursuivre une formation, ceci à intervalles réguliers », raconte André Schroll. « Or, la première fois que j’ai assisté à son départ en train, Maman m’a raconté que je courais derrière les wagons en hurlant éperdument et que j’étais inconsolable pendant de longues minutes. Tant et si bien que par la suite, elle fut obligée de me cacher ces fameux “départs en formation” de Papa afin d’éviter les pleurs et ce gros chagrin d’enfant. » Ensuite, la famille Schroll a quitté Labergement en 1948 pour emménager dans une maisonnette, celle du PN8, à l’orée d’un bois.
La fumée des trains à vapeur noircissait les habits de travail
A l’époque, pas d’eau courante, pas de chaises mais un banc autour de la table familiale, pas de salle d’eau (« jusqu’à ce que la SNCF installe, quelques années plus tard, des WC avec une vraie chasse d’eau et une douche. Quel luxe ! »), pas de commodités mais des cabinets malo- dorants… « Les habits de travail de Papa étaient toujours noircis par la fumée des trains à vapeur […] Les lessives étaient une tâche fastidieuse pour notre mère. » Celle-ci ne disposait pas de machine à laver mais d’une grande lessiveuse, d’une planche à laver en bois et d’une brosse…
En été, André et ses frères et sœurs aidaient à ouvrir les barrières, car les passages étaient nombreux « du fait de la présence des touristes qui séjournaient à l’Hôtel du Pont, tout proche. » André Schroll témoigne aussi de ces grands mo- ments qui marquent l’enfance : « Quand par bonheur, le Tour de France passait dans le Haut-Doubs, Papa nous emmenait […] pour assister à ce grand évène- ment. Nous attendions la caravane avec fébrilité car on nous lançait des ca- deaux. Des visières en carton, des échantillons de toutes sortes: bonbons, cigarettes (sic), lessive, etc. C’était un grand jour pour nous ! » Bien plus tard, lorsqu’il est devenu cheminot, André Schroll était abonné à La Vie du Rail «qu’il lisait avec plaisir chaque semaine», se souvient sa fille. «Mes grands-parents étaient eux-mêmes d’assidus lecteurs du journal ! ».
Pour l’éditeur d’Une Enfance…, ce livre est « un témoignage d’humanité plein d’authenticité et de sensibilité qui transcende les époques, une invitation pour les générations actuelles comme les anciennes à plonger dans un passé vibrant de vie, un miroir délicat d’une époque disparue mais universelle dans son hu- manité ». A. J.-L.
Une enfance dans le Haut-Doubs, 1940- 1950. Par Alexandra Schroll. Ed. Le lys bleu. 12 €.

A Damelevières, une sculpture rend hommage au passé de la SNCF
A Damelevières (Meurtrhe-et-Moselle), une sculpture très moderne trône sur le carrefour donnant accès à la gare. L’oeuvre à la forme d’un trièdre est essentiellement composée d’outils de cantonniers de la voie. Cet hommage aux cheminots a éte créé par l’artiste local Bernard Trésor, en collaboration Alexandre Deronne, Alain Meignien et Ernest Thouvignon. « J’ai volontairement créé une oeuvre moderne pour interpeller les passants, afin qu’ils se souviennent du passé brillant de la SNCF », a expliqué le sculpteur lors de l’inauguration qui a attiré une forte affluence, dont de nombreux cheminots actifs et retraités. « La SNCF a notamment développé au sein de nos communes de Blainville-sur-l’Eau et Damelevières de nombreux services destinés aux familles cheminotes : cantines, écoles, bibliothèques, services médicaux. »
« L’essor de notre territoire est lié à celui du chemin de fer », a rappelé le maire Christophe Sonrel. « Le transport de voyageurs et de marchandises a favorisé une importante et rapide croissance économique de toute la région, entraînant le recrutement d’une nombreuse main-d’oeuvre […] Aujourd’hui encore, plus d’une centaine de métiers existent au sein de la SNCF. » Il a poursuivi en rappelant « l’engagement exemplaire des cheminots tout au long de l’histoire et, tout particulièrement dans la Résistance contre l’occupant allemand.
Nombre d’entre eux y ont laissé leur vie », avant de remercier « tous les cheminots d’hier et d’aujourd’hui pour leur détermination, leur solidarité et leur engagement. Cette sculpture est la marque de notre gratitude à cette belle corporation. » Yvette TRÉBUCHET

Train vélo. Un Livre blanc alerte sur le retard de la France
Pas toujours possible de voyager en train avec son vélo en France, comme en témoigne le Livre blanc publié par le collectif Mon vélo dans le train à l’attention des pouvoirs publics, de la SNCF et des autorités organisatrices de transports collectifs. Il y a pourtant urgence à l’heure du toutvoiture et de la lutte contre le changement climatique.

Trois emplacements sont destinés aux vélos. La LOM recommande un minimum de huit places pour les trains neufs et rénovés Photos © Collectif Mon vélo dans le train C’est un Livre blanc qui, espère-t-il, devrait contribuer à faire bouger les choses. Publié par le collectif Mon vélo dans le train, qui réunit dix fédérations et associations de promotion du vélo et du train, de transports collectifs et de défense de l’environnement*, le document met en lumière l’inadéquation entre les besoins des cyclistes occasionnels ou quotidiens – touristes, vacanciers, vélo-tafeurs – et l’offre vélo dans les trains en France, et propose plusieurs nécessaires pistes d’amélioration. « Qu’il s’agisse de rejoindre une randonnée avec un vélo chargé de bagages ou de réaliser le dernier kilomètre d’un trajet local, par exemple, un trajet domicile- travail, mettre son vélo dans les transports publics est l’évidente alternative décarbonée à la mobilité “tout-automobile” », résume Gilles Laurent, responsable des Mobilités douces à la Fnaut. « Mais malheureusement, en France, que ce soit sur les Intercités, les TGV ou les TER, à quelques exceptions près, ce n’est pas toujours possible ni facile. »

Le bon exemple des trains régionaux au Danemark : un compartiment largement dimensionné dédié aux vélos et incluant des sièges pour les voyageurs cyclistes. Photos © Collectif Mon vélo dans le train Train vélo: la France à la traîne par rapport à ses voisins d’Europe du Nord
La comparaison avec d’autres pays européens, notamment en Europe du Nord – Allemagne, Danemark – et aussi en Italie, montre un retard considérable de cette prise en considération chez nous en France. « Malgré quelques évolutions positives, le manque de place à bord des trains, les billetteries inadaptées ou les réservations obligatoires dissuasives sont autant de freins à une mobilité “train + vélo” qui devrait pourtant être la pierre angulaire des évolutions de nos déplacements », plaident les associations qui font partie de Mon vélo dans le train. C’est donc à partir de l’expérience riche et variée de ses nombreux membres que le collectif a réuni dans ce Livre blanc son constat de la situation en France, ainsi que les possibilités qui existent dans les pays voisins. Il a formulé plusieurs demandes concrètes pour mettre les transports publics français à niveau et s’adresse aux pouvoirs publics, à la SNCF, aux régions et aux médias susceptibles de relayer leurs arguments. « Il faut en finir avec le parcours du combattant que nous connaissons en tant que voyageurs avec notre vélo, et cela devient urgent à l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique : il faut un choc d’offre – davantage de places vélos et davantage de trains aménagés pour pouvoir les accueillir –, et un choc de simplification – concernant la billetterie, en ligne ou physique, et les parcours en gare pour l’accès aux trains – sont indispensables. » A suivre.

« Un bricolage d’été », selon le collectif : en haute saison (ici, dans la région Sud Paca), les sièges
recouverts de housses permettent d’embarquer quelques vélos supplémentaires. Photos © Collectif Mon vélo dans le train* FF Vélo, Cyclo Trans Europe, Cyclo Camping International, CIHM, AF3V, Amis de la nature France, Fnaut, France Nature Environnement, MDB, Oui au train de nuit !, Réseau européen en train, Staarp. Contact : Gilles Laurent, Fnaut Hauts-de- France, [email protected], 06 01 88 97 19

Arte. Rediffusion de trois épisodes d’Un billet de train pour…
Arte rediffuse ce samedi trois épisodes de sa série documentaire Un billet de train pour… Le premier voyage ferroviaire de la journée nous emmène dans les Caraïbes. Située dans l’archipel des petites Antilles, l’île de Saint-Christophe – baptisée Saint-Kitts en Anglais – n’est peut-être pas la plus connue des îles des Caraïbes. Formant une fédération avec l’île de Niéviès, elle attire les touristes, déposés là par d’immenses bateaux de croisière, avec ses plages noires, ses montagnes et son riche patrimoine historique.
Le train fait son apparition dans la région avec l’industrie sucrière : une ligne de 29 km à voie étroite est mise en service dans les années 20. Elle fait le tour de l’île et permet de transporter les récoltes vers le port de Basseterre.
Le deuxième épisode part au Japon à la découverte de la côte ouest de Honshu, l’île principale de l’archipel. Le voyage débute pendant la période du Hanami, la fête des cerisiers en fleurs. Nous montons notamment à bord du train express Noto Kagaribi. Exploité par la compagnie JR West, il doit son nom à la presqu’île de Noto et relie la ville de Kanazawa à celle de Nanao. Dans un autre style, nous découvrons ensuite une ligne de chemin de fer touristique très populaire qui permet de pénétrer dans les célèbres gorges de Kurobe. Construite pour acheminer matériels et ouvriers pendant la construction d’une centrale hydro-électrique, l’infrastructure serpente au plus près des gorges. C’est aujourd’hui l’unique moyen de transport desservant ce site préservé.
Enfin, direction l’Asie du Sud-Est pour l’ultime épisode de ce samedi avec la découverte des voies ferrées de l’ouest de la Thaïlande. Dans le golfe de Thaïlande, à Mae Klong, le marché attenant à la gare est devenu une attraction touristique célèbre. Les trains le traversent provoquant l’agitation des marchands qui doivent raccourcir leurs étals en quelques secondes.
Dans la province de Kanchanaburi, à 130 km à l’ouest de la capitale, nous visitons le pont de la rivière Kwai. Cet ouvrage est devenu un lieu de mémoire du calvaire des prisonniers de guerre et des travailleurs forcés par les Japonais, pendant la Seconde Guerre mondiale, à construire la ligne de chemin de fer entre le Myanmar (ex-Birmanie) et la Thaïlande. Samedi 15 mars à partir de 10 h 50 sur Arte. Un billet de train pour… – Saint-Christophe – La côte ouest du Japon – L’ouest de la Thaïlande. SWR/ARTE. Allemagne. (2024)

Pianos en gare. 10 ans après, le concours « À vous de jouer » est de retour
C’est devenu un lieu commun de la vie des gares françaises… Dans un coin d’un hall, un pianiste fait courir ses doigts sur un instrument de musique ouvert à toutes et à tous. Parfois, il joue dans une indifférence totale, parfois devant un public constitué de voyageurs et de badauds charmés par ses mélodies… Le premier « Piano en gare » a été installé en 2012 dans la gare de Paris-Montparnasse. Depuis, ce réseau d’instruments s’est considérablement développé… Aujourd’hui, les musiciens en transit peuvent exercer leurs talents en caressant les touches dans 70 gares accueillant un ou plusieurs pianos en libre-service.
En 2014, SNCF Gares & Connexions a eu la bonne idée de lancer un concours inédit sous le patronage d’André Manoukian. Arrangeur de talent et visage bien connu des plateaux de télé, le musicien est également le parrain de l’opération Pianos en gare. En 2015, la première édition du concours « À vous de jouer » est un franc succès. Alors que les organisateurs espéraient la mise en ligne d’au moins 500 vidéos, l’engouement des joueurs de piano amateurs a été impressionnant : après 180 jours de compétition, le concours a réuni 900 participations.
Cette année, le concours est de retour 10 ans après la première édition. Jusqu’au 16 mars, les musiciens amateurs pourront déposer leur candidature : une vidéo de leur prestation de 4 minutes maximum enregistrée par leur soin dans une gare. Ils ne subiront aucune restriction d’âge ou de style musical. Ils devront ensuite publier leur vidéo sur Instagram en mode public accompagné des hashtags #PianoEnGare et #AVous- DeJouer2025, en taguant @art.en.gare et @gares_ connexions. Entre le 16 mars le 15 avril, un pré-jury formé par Yamaha, partenaire de l’évènement et de l’opération Pianos en gare, sélectionne huit vidéos reçues par région. Une sélection qui devra s’efforcer de respecter la pa- rité. Les candidats retenus participeront ensuite aux finales régionales qui se dé- rouleront du 23 avril au 4 juin. Douze jurys régionaux s’installeront dans douze gares SNCF pour choisir un fina- liste par région.
Les artistes sélectionnés se produiront sur un piano en gare et le gagnant sera révélé à la fin de la journée de concerts. Nouveauté importante… Les 12 finalistes issus de ces tremplins en gare seront ensuite mis en avant sur les réseaux sociaux. Ce sont ensuite les Internautes qui auront la charge de choisir leur champion et de décerner ainsi le Prix du public. Les vidéos seront mises en ligne sur les comptes Instagram @art.en.gare et @gares_connexions. Celle qui remporte le plus de suffrages – il suffit de « liker » votre vidéo préférée – gagnera le prix. Enfin, la finale nationale se déroulera dans une gare parisienne. Le jury sera présidé par André Manoukian et Julie Gayet. Les 12 finalistes régionaux démontreront tous leur talent sur un piano en gare et trois grands prix seront remis. L’actrice, productrice et réalisatrice Julie Gayet a accepté d’être la marraine de cette nouvelle édition. Et les gagnants du concours auront la chance de se produire sur la scène du festival qu’elle dirige à Rochefort. Baptisé Sœurs Jumelles, cet évènement se veut une rencontre entre l’image et la musique.
SNCF Gares & Connexions s’est associé avec Yamaha Music Europe pour lancer sa politique d’accès équitable à la mu- sique. Peu importe la gare, peu importe la région, les pianistes débutants ou expérimentés jouent sur le même type d’instrument, le piano droit B3 acous- tique. Fondé en 1887 par Torakusu Ya- maha au Japon, Yahama est devenu avec le temps le premier fabricant de pianos au monde. La maintenance des instru- ments de musique en libre-service est assurée par des revendeurs locaux de la marque. Ils passent trois ou quatre fois par an pour bichonner les pianos. A tra- vers sa fondation, « Yamaha Music Foundation », la compagnie promeut la pratique et l’apprentissage du piano par- tout sur la planète. Son partenariat avec la SNCF et cette nouvelle édition du concours « À vous de jouer » participent d’ailleurs de cette mobilisation.

Roman. Prochain arrêt d’Alex Schulman sort en poche
L’édition poche du deuxième roman d’Alex Schulman, Prochain arrêt, est sortie en librairie le 6 février dernier. Le livre raconte l’histoire d’une famille dysfonctionnelle dont les membres effectuent le même voyage en train à des époques différentes.
« Debout dans l’ombre de son père, sur le quai, elle le voit plisser les paupières dans le soleil bas du matin. Elle guette les signes d’agacement dans son regard et dans ses gestes. Aujourd’hui, elle est particulièrement attentive, car c’est pour elle qu’ils font ce voyage, elle se sent donc redevable envers lui. C’est à cause d’elle que papa est là, sur ce quai, à cause d’elle la chaleur, à cause d’elle l’heure matinale, le retard du train, elle est responsable de tout ce qu’il doit endurer dorénavant, et lui se tait, indéchiffrable ». Ainsi débute le roman suédois Prochain arrêt. Après le très remarqué Les Survivants (2020), le deuxième roman d’Alex Schulman, est sorti en format Poche chez 10/18 le 6 février dernier.
Sur ce quai de gare, la petite fille, Harriet, marche sur des oeufs. Elle porte le matériel de photographie de son père et n’ose pas poser la sacoche de peur de le fâcher. Un père taiseux, dont l’unique obsession est de prendre en photo des aigles perpétuellement flous – il ne peut jamais s’approcher assez pour réussir sa mise au point.
En gare de Stockholm, ils s’apprêtent à monter à bord d’un train en direction de Malma, une petite localité située au sud de la capitale suédoise… Installée à sa place, la petite fille laisse son regard vagabonder à travers la vitre : « Elle regarde par la fenêtre, le train file sur des ponts très élevés au-dessus de l’eau et avec la vitesse, les f leurs sur les talus forment un ruban bleu le long de la voie ».
À bord de ces trains reliant Stockholm à la petite ville de Malma, le lecteur suit le voyage de cinq passagers, apparemment sans lien les uns avec les autres. Progressivement, il comprend que leurs histoires s’entrelacent au fil des différents trajets. Parmi eux, donc, un père divorcé accompagné de sa jeune fille. Puis, des années plus tard, Oskar et Harriet, un couple pris dans une profonde crise conjugale. Enfin, Yana, une jeune femme hantée par une terrible énigme, effectuera à son tour bien plus tard ce voyage : elle cherche à déterminer le sort de sa mère disparue des années auparavant après avoir effectué le même trajet.
Au fur et à mesure que le paysage défile, des souvenirs enfouis resurgissent, révélant des traumatismes passés et des secrets longtemps gardés. Le train devient alors une métaphore du voyage temporel, du trajet entre la naissance et la mort où chaque arrêt dévoile une nouvelle facette des personnages et de leur quête personnelle. Schulman explore les thèmes de l’héritage, des souvenirs refoulés et des relations complexes qui peuvent unir et déchirer une famille. La construction narrative, alternant les différents points de vue et les différentes époques, élabore habilement un puzzle émotionnel que Yana devra résoudre pour trouver une forme de paix. A travers les pages, chaque pièce trouve sa place pour éclairer le mystère central.
« Prochain arrêt » s’affirme avec finesse comme une oeuvre qui interroge la mémoire et le poids des secrets façonnant nos existences. La solitude existentielle, l’impossibilité de la communication, les ravages des nondits, le couperet des mots qu’on regrette… Ici, l’enfer ce n’est pas les autres… ce sont les membres de la famille. Il y a quelque chose d’universel dans cette histoire suédoise. Les silences qui empoisonnent ne sont pas une spécificité locale. Vus du train, les paysages sauvages du pays scandinaves donnent au texte sa spécificité. Ce sont aussi à travers eux que Yana transforme sa quête en voyage initiatique : « Par la fenêtre du train, elle voit la Suède défiler, lacs aux eaux lisses, dont la surface se ride lorsqu’une brise les effleure, comme s’ils avaient la chair de poule. Pourquoi n’a-t-elle jamais voyagé ? Elle n’a jamais quitté son appartement et tout ce qu’elle a manqué défile à présent sous ses yeux. »
Prochain arrêt d’Alex Schulman. Traduit du Suédois par Anne Karila. 10/18. (2025) Prix : 8,30 euros.

Mythe. Quand la Flèche d’Or inspirait le guitariste Django Reinhardt
Dans le répertoire du légendaire guitariste manouche Django Reinhardt, le morceau intitulé Flèche d’Or tient une place à part. Du nom du train prestigieux qui a relié Paris à Londres entre 1926 et 1939, souvent emprunté par le musicien lorsqu’il allait rejoindre son complice le violoniste Stéphane Grappelli en Angleterre, le thème Flèche d’Or fut enregistré en 1952, un an avant la mort du compositeur. Déçu par une tournée aux Etats-Unis où il constata l’arrivée du bebop, Django se vit dans l’obligation de moderniser son répertoire, car son style de jazz « à la française » n’était plus aussi apprécié du public qu’auparavant. Flèche d’Or restera comme un morceau d’une stupéfiante modernité où la notion de vitesse, mais pas seulement car on ressent également l’inertie, la masse inarrêtable de Golden Arrow (Flèche d’Or) pour les Anglais, remorqué par la locomotive Pacific 231 (qui a également inspiré le compositeur Arthur Honneger) représentant l’illustration musicale parfaite d’un train lancé à pleine vitesse sur les rails. En 1937, Django Reinhardt s’était déjà inspiré du train avec un autre morceau intitulé Mystery Pacific, où un jeu rythmique évoque le lancement circulaire de plus en plus rapide d’une locomotive à vapeur.
On peut écouter une magnifique version de Flèche d’Or en version symphonique, filmée au Maisons Laffitte Jazz Festival (Yvelines) à l’occasion du 70e anniversaire de la mort de Django Reinhardt :

Georges Roca, Monsieur « TGV Primeurs » de la ligne Perpignan-Rungis
Georges Roca a créé dans les années 60 sa société de transport pour approvisionner Rungis en fruits et légumes. Son petit-fils témoigne dans La Vie du Rail de cette belle aventure industrielle et humaine.
C’est l’histoire d’un succès familial lié au fret ferroviaire des années 1960 aux années 1980 et qui a ensuite décliné, car peu à peu délaissé par la SNCF. Tout commence au début des années 1960 lorsque Georges Roca crée les Transports Roca dans les Pyrénes- Orientales à Perpignan. Dynamique, il deviendra rapidement une figure historique du transport ferroviaire de fruits et légumes face à la concurrence des transporteurs de Provence, autre région qui approvisionne le MIN de Rungis.
Son petit-fils Michel Argenson a travaillé avec bonheur pendant des années dans l’entreprise familiale fondée par son grand-père. « Il était surnommé “Monsieur TGV Primeurs” car il avait obtenu de charger les fameux trains rapides de nuit (le « saut de nuit », comme on dit dans le métier) qui roulaient vers Rungis à vive allure pour acheminer, du jour A au jour B, des denrées périssables produites dans le Roussillon : salades, tomates, pêches, abricots… « Mon grand-père a voué sa vie à ce fameux Train des primeurs qui reliait Perpignan et le MIN de Rungis dans le Valde- Marne », explique-t-il.
Une vie vouée au Train des primeurs
A partir des années 1976-77, les Transports Roca gèrent jusqu’à trois trains rapides chaque jour. Les trains roulent sur une majorité de leur parcours à la vitesse de 140 km/h, puis à 160 km/h, dans des conditions de sécurité optimales et avec une empreinte CO2 négligeable grâce à la traction électrique.
Même pendant les grèves, ces convois, considérés comme des trains prioritaires et sensibles, circulent en temps et en heure (lire dans LVDR N° 3945 la rubrique Dialogue, et LVDR N° 3997). Pendant huit mois de l’année, les fruits et légumes récoltés dans la plaine du Roussillon, puis chargés à Perpignan, approvisionnent Rungis, rivalisant avec les Provençaux. « Mon grand-père avait de très bons rapports avec le PDG de la SNCF Louis Gallois et avec les cheminots. Tout roulait bien… Notre premier train partait de chez nous à 16 h, le deuxième à 18h30 et le troisième à 20h30. »
Le train sacrifié au profit du camion
« En 1985, la SNCF a supprimé un train », reprend Michel Argenson. « En 2007, il nous en restait deux : le 40, qui quittait Perpignan à 16h35 et arrivait à Rungis à 2h30, et le 44, qui partait à 18h50 pour arriver à 5h10. » L’entreprise envoyait alors entre 5 000 et 6 000 wagons par an et réalisait un chiffre d’affaires de 11,5 M€, en incluant l’activité de camions frigorifiques pour la liaison Perpignan – Lyon.
« Peu à peu, notre train des primeurs a été supprimé et dans le plus grand silence », déplore Michel Argenson. « Le train a été supplanté par le camion, qui est devenu la solution de facilité et la norme en quelque sorte, avec les nuisances et la pollution que l’on sait. Quelle déception de constater l’abandon sciemment organisé d’une solution logistique pourtant dotée de bien des atouts… »
Fin 2021, Rail Logistics Europe, filiale de la SNCF, a été choisi par le gouvernement pour exploiter jusqu’en 2024 le train des primeurs : soit cinq liaisons hebdomadaires d’octobre à juin, avec douze wagons réfrigérés.
Le 28 juin 2024, Rail Logistics Europe a fait circuler, pour la dernière fois, ses deux trains (lire LVDR n° 3997). « J’ai écrit une lettre au président de la SNCF Jean-Pierre Fa- randou pour lui exprimer mon souhait que soit sauvegardé au minimum un wagon i67 issu de la “période Roca”, en guise de témoignage de cette grande aventure industrielle et humaine ». La réponse ? « On m’a poli- ment renvoyé vers Ermewa, loueur de wagons de fret, ex-filiale de la SNCF. C’est tout… »
Avis aux lecteurs de La Vie du Rail : si vous connaissez (ou êtes membre) une association de préservation de matériel historique qui possède un wagon i67 ou connaît l’existence d’un exemplaire préservé, merci de contacter Michel Argenson : 06 35 50 25 40, [email protected]

Le Grand Genève en quête de solutions de mobilité
En 2019, les autorités suisses et françaises inauguraient le premier réseau de RER métropolitain transfrontalier d’Europe, le Léman Express. Ce dernier compte 6 lignes (230 km), desservant 45 gares. Régulièrement cité en exemple, ce réseau est pourtant déjà victime de son succès : prévu initialement pour transporter 50 000 usagers/ jour, il en accueille 70 0000 dont un quart se déplace uniquement sur le territoire français.
Face à cette situation, un collectif d’élus s’est mobilisé pour proposer plusieurs développements, dont le prolongement de la ligne du Léman Express RL6 de Valserhône à Culoz et Nurieux- Volognat.
Devant ce succès, l’association LEX 2050 a été créée en France en décembre 2023 et en mai 2024 en Suisse, pour proposer le développement de l’offre et de l’infrastructure ferroviaire dans le Grand Genève. Face aux manques de moyens en France pour ce projet, une solution a été imaginée au niveau local.
Ainsi, l’association LEX 2050 propose depuis plusieurs mois de développer le ferroviaire sur les infrastructures existantes et de créer de nouveaux axes ferroviaires légers, mais interopérables, dont la compétence dépend de l’Etat de Genève, du Pôle Métropolitain du Genevois Français et de la communauté de communes du Pays de Gex, bien que la Confédération Suisse, l’Europe, l’Etat Français, la Région et les collectivités locales portent les financements
Le 11 décembre 2024 le Canton de Genève a rendu public sa stratégie ferroviaire, reprenant plusieurs de nos postulats avec, entre autres : une nouvelle diamétrale nord – sud, reliant la ligne du pied du Jura à celle du pied du Salève en ferroviaire léger. La réouverture de la ligne de Valserhône à Nyon figure sur plusieurs plans, ainsi que la construction d’une ligne de Saint-Julien- en-Genevois à Annecy selon, elles aussi, le concept de métro léger.
Le nouveau comité de l’association oeuvrera pour convaincre les Genevois de la plus-value d’une telle infrastructure, alors qu’un parti hostile aux travailleurs frontaliers a réalisé son meilleur résultat à l’élection du Conseil National de 2023. En France, la question du financement est centrale, et il faudra convaincre de flécher une partie importante de la compensation financière genevoise pour la réalisation de ce projet.
Le nouveau comité de l’association oeuvrera pour convaincre les Genevois de la plus-value d’une telle infrastructure, alors qu’un parti hostile aux travailleurs frontaliers a réalisé son meilleur résultat à l’élection du Conseil National de 2023. En France, la question du financement est centrale, et il faudra convaincre de flécher une partie importante de la compensation financière genevoise pour la réalisation de ce projet
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Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.