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SNCF. La dernière voiture Corail a quitté le technicentre Charente-Périgord
Le 9 octobre dernier, une page s’est définitivement tournée dans l’histoire du technicentre SNCF Charente-Périgord avec le départ de la dernière voiture Corail qui a été rénovée sur le site.
Le 9 octobre, l’ensemble du personnel du Technicentre Industriel Charente-Périgord réuni pour saluer le départ de la dernière voiture Corail rénovée sur place. Au nom de la SNCF, Nicolas Vigeon, directeur de l’établissement, a tenu à adresser un grand merci à l’ensemble de ses équipes et a rendu un vibrant hommage aux générations passées qui ont relevé tous les défis de cette aventure industrielle.
Le 9 octobre 2025 était une date cerclée de rouge sur le calendrier des cheminots du Technicentre Industriel Charente-Périgord (TICP) de Périgueux. Ce jour-là, la dernière voiture Corail rénovée par l’établissement ferroviaire périgourdin a quitté le site. L’entreprise SNCF a rendu hommage à l’ensemble du personnel réuni pour l’occasion. « La maintenance des rames Corail a forgé l’identité technique de notre établissement depuis plus de trente-cinq ans », a déclaré Nicolas Vigeon, directeur de l’établissement. « Plusieurs générations de cheminots y ont consacré leur savoir-faire, non seulement pour entretenir, mais aussi pour régénérer et moderniser ce matériel emblématique de la SNCF. Cette continuité a permis de capitaliser une expertise unique, alliant transformation industrielle, innovation incrémentale et transmission des compétences. »
Répondre à des demandes toujours croissantes de confort
Natif de Limoges et ingénieur de formation, Nicolas Vigeon a travaillé au technicentre industriel de Nevers pendant treize ans, dans les secteurs de l’ingénierie, de la production et du pilotage industriel. Durant ces cinq dernières années, il a été en charge du pilotage industriel de programmes de rénovation du matériel à la direction du Matériel à Paris, avant d’être nommé directeur de l’établissement périgourdin. « Je suis heureux de voir ici un collectif fiable dans un établissement qui évolue très bien dans les stratégies industrielles d’aujourd’hui et à travers des challenges passionnants. Je souhaite mener l’établissement à la hauteur des demandes toujours croissantes de trains et de confort pour les voyageurs », commentait-il lors des JEP de 2024, au cours desquelles l’établissement a ouvert ses portes au public. Le technicentre, aménagé sur 11 hectares, emploie actuellement 564 agents.
Un tournant technologique pour la SNCF
Le 9 octobre, les voitures Corail ont donc quitté définitivement la Dordogne et déjà les souvenirs reviennent, rappelant toute une époque. Lancées en 1975, après la production de prototypes climatisés en 1972, elles furent un tournant technologique affirmé pour la SNCF.
Grâce à une climatisation généralisée, une suspension améliorée, une insonorisation appréciée des voyageurs et une vitesse de 160 à 200 km/h, elles ont apporté un service et un confort inédits. Produites à près de 3 900 exemplaires jusqu’en 1989, elles existent en différentes versions : de jour, de nuit, régionales, à compartiments (VU) et à couloir central (VTU). Modernisées au fil du temps, elles ont été rebaptisées Corail Plus, Téoz ou encore Lunéa et ont tenu fièrement leur rôle face à l’arrivée du TGV. Remplacées dès les années 2000, elles ont fait un retour remarqué en 2022 avec le Ouigo Train Classique, au style vintage et billets à petits prix.
Le technicentre de Périgueux, une référence nationale
Sur le plan local, les ateliers du Périgord ont concentré en 1990 leur activité sur la révision des voitures Corail VTU. De 1999 à 2000, des Corail de présérie ont été aménagées pour tester le confort de demain. De 2003 à 2006, le TICP a rénové 430 voitures. De 2010 à 2020, le site poursuivra la rénovation des Corail et deviendra la référence nationale pour la climatisation et les sanitaires des trains voyageurs. De 2021 à 2023, Périgueux a modernisé 107 voitures couchettes Corail (prises, leds, wifi, sanitaires, espaces vélos), et s’est imposé comme un acteur clé de cette rénovation. En 2024, le site a fêté ses 160 ans d’existence et s’est engagé dans sa nouvelle mission principale, le vaste programme de rénovation mi-vie de 200 TER Nouvelle-Aquitaine (Automotrice Grande Capacité), une activité qui s’échelonnera jusqu’en 2030. En vue de cette charge de travail, l’établissement s’est bien préparé pour l’avenir, avec des ateliers totalement rénovés ou construits pour la circonstance.

Un livre sur la saga du Train Corail Actuellement en cours de préparation aux Editions La Vie du Rail, un livre raconte l’histoire du Train Corail. L’auteur, Didier Jansoone, cheminot, y retrace la naissance de ce matériel roulant et son évolution au fil des décennies.
La saga du Train Corail, 1975-2025. Réf. 110 433. 160 pages. 45 €. Parution : mars 2026. A réserver sur : www.boutiquedelaviedurail.com

Trains touristiques. Un trophée pour le Train à vapeur d’Auvergne
A Clermont-Ferrand, l’association du Train à vapeur d’Auvergne a été récompensée pour son Train des Viaducs.
Dans le cadre du salon Origine Auvergne, qui a célébré le Made in Auvergne, à Clermont-Ferrand du 21 au 23 novembre, le Train à vapeur d’Auvergne a fait partie des lauréats. L’association a été récompensée en recevant le Trophée Expérience auvergnate pour son Train des Viaducs, un parcours effectué sur les viaducs de la Sioule (135 m de haut) et de la Bouble (66 m de haut), deux ouvrages d’art qui franchissent le Val de Sioule. Le train circulait sur la ligne à voie unique serpentant à travers la campagne, la rame historique étant tirée par la locomotive à vapeur de 1917 du Gadeft, association amie.
Contact : Train à vapeur d’Auvergne
Association de la 141R420, 139 avenue Jean Mermoz, 63100 Clermont-Ferrand.
Tél. : 07 83 22 42 58.
https://www.trainvapeurauvergne.com
Netflix. Train Dreams, voyage dans le temps et le long de la voie ferrée
Netflix a mis en ligne le 21 novembre dernier sur sa plateforme, Train Dreams, un film qui se déroule au début du XXe siècle au cœur des grands espaces sauvages du nord-ouest des États-Unis, le long des voies ferrées en construction.
C’est une fresque méditative qui se déroule à l’ombre des grands arbres centenaires, toute en pudeur et en économie de mots… Adaptation d’une nouvelle de Denis Johnson, Train Dreams nous plonge au cœur des grandes forêts du nord-ouest des États-Unis et le long des chemins de fer en construction.
Le scénario a été coécrit par le réalisateur Clint Bentley et le scénariste Greg Kwedar. Projeté en avant-première au festival du film indépendant de Sundance en janvier 2025, il a été mis en ligne sur la plateforme de streaming américaine le 21 novembre dernier, après une distribution en salles aux États-Unis à partir du 7 novembre, où il a reçu un bon accueil de la part du public, comme de la critique.
Robert Grainier (Joel Edgerton) est né orphelin, expédié en train et recueilli dans cette terre sauvage, dans le coin de Bonners Ferry, un bourg perdu dans le nord de l’Idaho par des tuteurs indifférents. Il ignore l’identité de ses parents, tout comme la date précise de sa naissance… Devenu adulte, il gagne péniblement sa vie en tant que bûcheron.
Quand il rencontre la jolie Gladys Olding (Felicity Jones), sa vie prend enfin un sens.Les jeunes amoureux construisent leur cabane près d’un ruisseau, au milieu de la forêt. Bientôt, la jeune femme est enceinte et une petite Katie naît. Pour subvenir aux besoins de sa petite famille, l’homme travaille un peu partout dans la région. Il est régulièrement embauché sur les chantiers de Spokane International Railroad, une compagnie de chemin de fer qui reliait l’État américain de Washington à la province canadienne de Colombie britannique.
Le métier est dur et surtout dangereux. Les accidents graves sont fréquents et souvent mortels. Dès qu’un bûcheron meurt, ses compagnons d’infortune clouent ses bottes sur un arbre pour laisser une trace de son passage sur terre. Le racisme et la violence sont partout.
À l’été 1917, alors qu’il travaille sur la construction d’un viaduc qui franchit la gorge Robinson, un ouvrier chinois est agressé par des travailleurs blancs et jeté du haut de la structure. Si l’on ignore les raisons qui ont conduit à ce meurtre, on assiste à la culpabilité qui étreint bientôt le bûcheron. Le fantôme du supplicié lui apparaît régulièrement et ne cessera jamais de le hanter.
Sur ces chantiers, les hommes se rencontrent, sans aucune certitude de se recroiser un jour. Des amitiés d’un soir se nouent, quand deux solitudes s’ouvrent l’une à l’autre. Les périodes de travail sont longues. À chaque saison de la coupe, Grainier remonte à bord d’un train pour rejoindre un nouveau chantier, s’enfonçant toujours plus loin dans la forêt…S. D.
À voir sur Netflix. Train Dreams de Clint Bentley. Black Bear, Kamala Films. États-Unis. (2025)

Unecto. Les trains touristiques réunis en congrès dans les Vosges
Les membres de l’Unecto réunis début novembre à Bussang dans les Vosges pour leur congrès annuel.
Le financement des infrastructures, la diversification de l’offre touristique et la nécessaire transmission de savoir-faire sont autant de thèmes qui ont été débattus lors du congrès annuel des exploitants de trains touristiques.
Les 115 adhérents de l’Unecto, fédération nationale des chemins de fer touristiques et de musées ferroviaires (3,7 millions de visiteurs/an, [www.lafrancevuedurail.fr](http://www.lafrancevuedurail.fr)), ont tenu leur congrès annuel du 6 au 8 novembre, à Bussang (Vosges). Ce 19ᵉ congrès a été marqué par l’intervention de Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports, président de la conférence Ambition France Transports, et de David Valence, président du Conseil d’Orientation des Infrastructures, sur le délicat sujet du financement des infrastructures. François Vannson, président du département des Vosges, a rappelé les liens étroits qu’il entendait renforcer encore avec les associations locales, comme par exemple, le Train des forts d’Uxegney que les congressistes ont visité. Daniel Pfeiffer, directeur du STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés), a abordé le sujet fondamental de la sécurité, qui doit rester « la priorité des exploitants de chemins de fer touristiques. »
Claude Steinmetz, président de l’Unecto, a échangé avec les représentants du Groupe SNCF sur les enjeux liés à la mise à disposition de matériels et de pièces détachées. Il a salué « le savoir-faire et la passion des quelque 10 000 bénévoles et salariés qui, au sein d’associations, déploient une énergie folle pour préserver et faire vivre le patrimoine ferroviaire au quotidien dans tous les territoires. Il faut partager et transmettre ces savoir-faire, industrialiser les process et également travailler de manière plus performante avec la SNCF. »
Faire preuve de créativité
Cette activité participe à la vie locale et à la création d’emplois (plus de 800 salariés en cumulé) et contribue au dynamisme économique des territoires concernés : un euro dépensé par touriste entraîne trois euros de recettes dans le tissu économique local. Elle représente plus de 300 locomotives (à vapeur, diesel ou électriques) et plusieurs centaines de voitures, dont une grande partie sont classées ou inscrites aux Monuments historiques. Les trains touristiques circulent sur plus de 1200 km de voies ferrées, entretenus par les bénévoles. S’y ajoutent plusieurs centaines de gares et de halles voyageurs. Le soutien de la Fondation du patrimoine représente plus de 3 millions d’euros collectés ces dernières années pour sauvegarder et restaurer des trains, des gares, des halles, des maisons de garde-barrière ainsi que des châteaux d’eau et des rotondes ferroviaires.
Trois grands rendez-vous en 2026
Faire preuve de créativité et proposer de nouvelles animations doit permettre de capter davantage de clientèle. Par exemple, l’offre train restaurant est à encourager (c’est le cas en Vendée et en Charente-Maritime, où c’est un succès). Autres pistes à explorer, « des escape games, un Train de l’Astronomie en utilisant des wagons plats », cite Philippe Barenard, président de l’association du Chemin de fer de Vendée, ou encore « un pass « train touristique + parc d’attractions » par exemple, Le Panoramique des Dômes + Vulcania », suggère Claude Steinmetz. Par ailleurs, une meilleure reconnaissance des offices de tourisme est nécessaire. Enfin, l’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire est à prendre en considération.
Si actuellement, les trains touristiques qui circulent sur le réseau ferré national obtiennent leur certificat de circulation de la part de la SNCF, rien ne garantit que cela durera éternellement. « Il est donc nécessaire de renforcer les liens avec les régions et les entreprises ferroviaires concurrentes de la SNCF », affirme Claude Steinmetz.
En attendant, trois événements majeurs sont d’ores et déjà programmés en 2026 : les 150 ans de la ligne Saujon – La Tremblade en Charente-Maritime, celle du Train des Mouettes ([www.traindesmouettes.fr](http://www.traindesmouettes.fr)), la Fête de la Vapeur au Chemin de fer de la baie de Somme (25 et 26 avril, [https://chemindefer-baiedesomme.fr/fr/fete-de-la-vapeur-2026](https://chemindefer-baiedesomme.fr/fr/fete-de-la-vapeur-2026)) et le 60ᵉ anniversaire du Chemin de fer touristique de Pithiviers (Loiret), le tout premier train touristique créé en France, et de son Musée des transports (1ᵉʳ, 2 et 3 mai, [https://amtppithiviers.fr](https://amtppithiviers.fr)).
Anne JEANTET-LECLERC

Arte. De Mandalay à Lashio, le train au Myanmar avant la guerre civile
Le magazine d’Arte 360° GEO nous propose de monter à bord du Mandalay – Lashio Express pour un voyage de plus de 16 heures, de la capitale birmane à la plus grande ville de l’État Shan. Un voyage accompli en 2015, alors que le pays d’Asie du Sud-Est connaît une ouverture politique et que le pouvoir est en partie détenu par les civils. C’est aujourd’hui, malheureusement, une situation politique révolue depuis le coup de force des militaires de février 2021 et le début d’une guerre civile toujours en cours aujourd’hui.
Les équipes d’Arte sont montées à bord du Mandalay – Lashio Express, qui circule entre Mandalay, l’ancienne capitale du pays avant que le colonisateur ne lui préfère Rangoon, et Lashio, la ville la plus importante du nord de l’État Shan. Cette cité baignée par le fleuve Irrawaddy est un haut lieu de la culture birmane et un centre religieux essentiel du bouddhisme local. Rendez-vous à la gare centrale de la ville, le départ est prévu à 4 h du matin.
Afin d’être bien certains de ne pas rater le train, de nombreux voyageurs ont passé la nuit sur le quai. Le convoi s’ébranle alors que le jour ne s’est pas encore levé. C’est parti pour un trajet d’au moins 16 heures sur un réseau fatigué, dans un train qui l’est tout autant pour accomplir un peu moins de 180 km.
Pourtant, il va devoir effacer 900 mètres de dénivelé et grimper la montagne en zigzag, en quatre paliers, pour enfin arriver à Pyin U Lwin, une cité de plus de 200 000 habitants, posée à plus de 1000 m d’altitude. Nous découvrons également l’impressionnant viaduc de Gokteik que le train doit franchir à vitesse réduite pour ne prendre aucun risque. Lors de son inauguration en 1901, il avait la plus grande portée de tous les ponts de l’Empire britannique.
Mardi 16 décembre à 6 h 35 sur Arte. 360° GEO – Myanmar, un voyage inoubliable en train de Martin Schacht. Allemagne. (2015).

Noël. Des fêtes ferroviaires avec deux bûches « locomotives »
Dessert classique pendant les fêtes, la bûche ne se limite plus à une imitation d’un bout de bois. Aujourd’hui, les pâtissiers imaginent de nouvelles formes et des concepts toujours plus ambitieux. Comme chez Lenôtre ou à la Pâtisserie des Marseillais avec ces deux desserts ferroviaires.
La tradition de la bûche de Noël trouve ses origines dans une ancienne coutume païenne, celte et germanique. Pendant le solstice d’hiver, on brûlait une grosse bûche de bois dans la cheminée pour célébrer le retour de la lumière et purifier l’année écoulée. Au XIXe siècle, la bûche s’est transformée en dessert. La première version sucrée apparaît en France dans les années 1940. Elle est popularisée par les pâtissiers qui en font une tradition des fêtes de fin d’année.
Depuis, ceux-ci ne se limitent plus à reproduire un morceau de bois, mais cherchent tous les ans de nouveaux concepts.
Cette année, deux maisons proposent des versions représentant des locomotives. D’un côté, le célèbre traiteur et pâtissier Lenôtre. De l’autre, Pascal Guglielmi de la Pâtisserie des Marseillais. Deux visions gourmandes qui rendent hommage à l’âge d’or du chemin de fer.
Le savoir-faire tout en précision des équipes de la maison Lenôtre est mobilisé pour réaliser le « Train des merveilles » : la locomotive est entièrement composée de chocolat, formée à partir d’une cinquantaine de pièces, assemblées à la main et de deux voitures « bûches ». Le toit est recouvert d’une belle guimauve, blanche comme la neige. Ce train embarque un croustillant noisette et grué de cacao, un crémeux au praliné noisette, un biscuit au cacao, un crémeux au chocolat noir et lait, un praliné noisette à l’ancienne, une mousse au chocolat noir et un glaçage au cacao.
Impressionnante, la bûche Lenôtre coûte 190 euros et permet de servir entre 8 et 10 parts.
Installée entre le quartier du Panier et le vieux port, la Pâtisserie des Marseillais a été créée par un ancien cheminot, Pascal Guglielmi, qui a troqué sa casquette de contrôleur pour une toque de pâtissier (voir LVDR n° 4062 daté du vendredi 10 octobre). À l’occasion de la saison des fêtes, il signe une collection de bûches comme une invitation au voyage. Elles se nomment Versailles, Kyoto, Palm Springs, Turin et Le Mistral — une locomotive à vapeur gourmande qui est un joli clin d’œil à son parcours…
Ce gâteau rend hommage au légendaire Mistral, qui reliait Paris à Marseille avec élégance et raffinement à partir des années 1950. Alors que l’électrification de la ligne entre Paris et Marseille n’est achevée qu’en 1962, la traction était assurée par une machine à vapeur sur une grande partie du parcours.
La locomotive concoctée par l’ex-cheminot est composée d’une couverture de cacao, d’un cake moelleux aux marrons d’Ardèche, éclairé d’un trait de cognac, d’un crémeux vanille de Madagascar, et d’une mousse légère aux marrons. La bûche « Mistral » est vendue à 56 euros et convient pour 8 ou 10 convives.
Plus d’infos : www.lapatisseriedesmarseillais.fr ; www.lenotre.com

Dans la Sarthe, le Train de Noël du Muséotrain
Le 7 décembre, à Semur-en-Vallon (Sarthe), le Muséotrain invite les enfants (et leurs parents) à partir à la recherche du père Noël qui s’est égaré dans les allées du musée. Plusieurs trains sont programmés pour emmener les visiteurs depuis la gare jusqu’au musée. Départs à 14 h, 15 h et 16 h. Un goûter sera offert aux participants. Tarifs : à partir de 15 ans 10 €, 5-14 ans 7 €, moins de 4 ans gratuit. Réservation obligatoire : 06 30 84 41 33 ou www.museotrain.fr

L’association Mon dernier train fête ses 50 ans d’existence
Cinquante ans d’existence, ça se fête ! L’association Mon dernier train, devenue , a réuni ses adhérents pour célébrer cet anniversaire.
À l’initiative de son président Bernard Schultz, l’association Mon dernier train a fêté ses 50 ans le 4 octobre, au Hameau du vin à Romanèche-Thorins en Saône-et-Loire. La cinquantaine de convives a partagé un repas de qualité ainsi qu’une visite de ce parc à thème, consacré au travail de la vigne et du vin. Une dégustation des différents crus du Beaujolais a été appréciée de tous. Pour la petite histoire, depuis la création de l’association, .
Dans les années 1990, l’association comptait 350 adhérents actifs et retraités. En 2011, elle a été rejointe par , donnant ainsi naissance à l’Amicale des Conducteurs de Trains Lyonnais (ACTL). Celle-ci réunit actuellement 104 adhérents.

Paris. Bilal Hamdad au Petit Palais, un regard sur la ville et sur la vie
Le peintre franco-algérien Bilal Hamdad présente au Petit Palais ses œuvres à l’occasion de l’exposition baptisée Paname. Ses toiles réalistes y imposent de nouveaux sujets, résolument modernes, notamment ses scènes de sorties de métro.
Sortie du métro Barbès Rochechouart. Comme souvent, il s’y déploie une certaine animation. Un vendeur d’épis de maïs grillés, deux agents de nettoyage, un homme promène son chien, deux autres discutent, certains ne font que passer. La station est constellée de tags, on reconnaît également la plaque commémorant l’acte de résistance du colonel Fabien en août 1941. Vue de loin, l’image semble être une photographie, mais en s’approchant, le visiteur se rend compte que c’est bien une toile de peinture qu’il a devant les yeux. Baptisé Rive droite (2021), ce tableau est l’une des œuvres signées par Bilal Hamdad et présentées dans l’exposition Paname qui se déroule au Petit Palais jusqu’au 8 février.
Né en 1987 à Sidi Bel Abbes, non loin d’Oran, Bilal Hamdad vit et travaille aujourd’hui à Paris. Tout en poursuivant sa formation dans sa ville natale, à Bourges, puis à Paris, il a fréquenté assidument les musées. Présenté au cœur des collections de l’institution parisienne, son travail instaure un dialogue avec plusieurs chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art, dont certains sont aujourd’hui exposés à quelques mètres de ses toiles. Le peintre d’aujourd’hui intègre dans ses toiles des clins d’œil subtils aux maîtres d’hier.
Les tableaux auxquels il fait référence sont indiqués sur les cartels qui accompagnent les toiles.
Inauguré à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, en même temps que le Grand Palais et le pont Alexandre III, le Petit Palais permet au public d’admirer peintures, sculptures et objets d’art issus des principaux courants artistiques depuis l’Antiquité grecque jusqu’à la guerre de 1914-18. Bilal Hamdad fait ainsi entrer au musée cette France populaire, parfois invisibilisée. Dans l’Angélus (2025) — une référence au tableau de Jean-François Millet — un jeune homme est assis sur une rambarde de métro à la station Cité. Cette silhouette, absorbée par ses pensées, exprime toute la solitude inhérente à la condition humaine.
Le métro parisien est un décor récurrent de ses toiles. Un tiers des œuvres exposées représente des scènes qui se déroulent à l’intérieur du métro ou devant l’entrée d’une station. Ainsi, dans le Mirage (2021), on voit une jeune femme et son reflet dans l’attente du métro, sur le quai de la ligne 3 de la station Arts et métiers, dont l’étonnant décor inspiré du Nautilus est l’œuvre du dessinateur et scénographe belge François Schuiten. Du côté de la station Louvres – Rivoli, on ressent un certain abattement pesant sur les épaules de l’usagère présentée sur son tableau Rivoli (2019).
Exposition Paname de Bilal Hamdad jusqu’au 8 février au Petit Palais. Avenue Winston Churchill. 75008 Paris. Métro : Lignes 1 et 13: Champs-Élysées – Clemenceau / Ligne 9: Franklin D. Roosevelt. Entrée libre.

Arte. Un billet pour « L’Express de la Réunification »
La série documentaire d’Arte Un billet de train pour… rediffuse ce lundi un épisode consacré au . C’est à Hanoï que débute ce voyage ferroviaire. Sur la place Ba Dinh, au cœur de la capitale du Vietnam, des soldats lèvent les couleurs du pays dans un cérémonial savamment orchestré.
Bientôt, le drapeau rouge à l’étoile jaune flotte au vent alors que retentit l’hymne national à l’endroit même où Ho Chi Minh, le père de la nation, proclamait l’indépendance de la République démocratique du Vietnam le 2 septembre 1945.
Mais, il faudra plus de trois décennies de guerre avant de jouir pleinement de cette indépendance qui ne surviendra qu’en 1976. Alors que le pays a été divisé par la guerre d’indépendance en deux entités ennemies pendant plus de 20 ans, sa réunification passe par la reconstruction d’une ligne de chemin de fer.
Cet axe ferroviaire constitue aujourd’hui encore l’épine dorsale du réseau ferré vietnamien. De Hanoï à Ho Chi Minh-Ville, la voie ferrée dessert la plupart des grands centres urbains du pays, de Da Nang à Hué, en passant par Nah Trang et Dong Hoi.
Le réseau vietnamien, à voie métrique, est un . Dès 1895, le projet de la création d’un réseau Transindochinois germe dans les cercles politiques coloniaux. Les 1726 km de la ligne sont mis en service en 1936. 1000 des 1334 ponts et 27 tunnels qui permettaient aux trains de circuler ont dû être reconstruits après des décennies de guerre. En tout, 80 % de l’infrastructure a subi des dommages.
Malgré les difficultés et l’ampleur du chantier, l’Express de la Réunification a effectué son premier voyage à peine 20 mois après le dernier coup de feu de la guerre du Vietnam, survenu en 1975. Depuis, il symbolise l’unité et l’indépendance du pays.
A voir sur le replay d’Arte. Un billet de train pour… le Vietnam d’Alexander Schweitzer. ARTE/SWR. (2025)