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  • Arte. Ferrovia Circumetnea, le train de l’Etna

    Arte. Ferrovia Circumetnea, le train de l’Etna

    Dans cet épisode de la série documentaire d’Arte, Rails d’antan, consacrée aux trains historiques qui circulent encore aujourd’hui, nous partons en Sicile. Sur cette île italienne, la Ferrovia Circumetnea s’emploie depuis 1898 à faire le tour de l’Etna, soit un parcours de 110 km, à plus de 100 m d’altitude. Le train circule autour de la base du volcan le plus actif d’Europe.

    Unique chemin de fer à voie étroite de l’île, il ne se limite pas au transport des touristes. Il est également utilisé par les écoliers et les étudiants, ainsi que par les travailleurs qui assurent l’exploitation des pistachiers que l’on qualifie volontiers ici « d’or vert ». Sur la ligne cohabitent des trains modernes – les Volcanos – et de vieux autorails Fiat des années 70 et 80.

    Il reliait encore il y a peu Catane – deuxième ville de Sicile après Palerme – à Riposto sur la mer Ionienne. Devant le manque de fréquentation – et donc de rentabilité-, la ligne a été scindée en deux. Nous rencontrons Rossana Bulgari, l’unique femme à conduire le célèbre train. Un métier qu’elle exerce depuis plus de 20 ans. Elle est aux commandes jusqu’à Randazzo. La fin du trajet sera effectuée par un autre train.

    La dernière ligne à voie étroite de l’île serpente dans la campagne avant de longer les vergers d’agrumes, de pistachiers et les vignobles qui produisent un vin volcanique réputé depuis l’antiquité. A Bronte, nous rencontrons un jeune agriculteur qui prend soin de ses pistachiers, comme avant lui son père et son grand-père. A la différence que Marco Mel travaille en agriculture biologique. L’Etna rappelle régulièrement sa présence. Ce fut notamment le cas en 1911, 1923, 1928 et 1981. En 1923, une éruption de lave a même obligé la compagnie ferroviaire à construire une ligne de contournement de dix kilomètres. Aujourd’hui, elle circule parfois sur des champs de lave durcie, donnant aux paysages des aspects lunaires. Nous rencontrons également deux volcanologues qui nous content la fascination qu’exerce sur eux le volcan le plus haut d’Europe.

    Vendredi 4 avril à 15 h 55 sur Arte. Rails d’antan – La Circumetnea en Sicile d’Antonia Coenen. Loupefilm, en association avec ZDF/ARTE. Allemagne. (2024)

  • Patrimoine. Au MTVS, on manie les éclisses et les tirefonds

    Patrimoine. Au MTVS, on manie les éclisses et les tirefonds

    Objectif 750 mètres ! Dans l’Oise, les bénévoles du Musée des tramways à vapeur et chemins de fer secondaires (MTVS) se sont de nouveau mobilisés, malgré une météo maussade, pour poursuivre leur chantier de pose de voie.

    Trois jours durant, du 18 au 20 février, ils ont oeuvré en pleine nature pour prolonger la ligne du train touristique vers le PN4 de Blicourt, à plusieurs kilomètres de Compiègne. « Environ 300 mètres posés le jour 1, avec 200 mètres utilisables pour le train de travaux », raconte Olivier Janneau, président du MTVS. « Grâce à nous, il y a donc eu du trafic sur une voie où aucun train n’était passé depuis 1990 », s’amuse l’ancien cheminot. « Nous étions dans la ligne droite… mais pas la dernière ! Les deux premières barres de 33 mètres ont été posées. Il a fallu fixer les éclisses et les tirefonds le lendemain.

    Nous sommes arrivés à quelques mètres seulement du PN de Blicourt. Nous avons pu mettre encore 35 mètres de voie, ce qui nous a permis de charger la trémie de ballast facilement. » Ce fut trois jours de travail intensif certes, « mais quelle aventure humaine ! », dixit certains participants. « On est donc maintenant à 6,4 kilomètres de notre point de départ de Crèvecoeur. Nous avons été ralentis par un manque de tirefonds, suite au vol subi l’an passé qui nous a quand même bien impactés », explique Olivier janneau qui tient à rappeler que pour réaliser ses chantiers, « le MTVS bénéficie du soutien de la Communauté de Communes Picardie Verte (CCPV) que nous remercions. »

    Contact : MTVS, 16 place de la Gare, 60360 Crèvecoeur-le-Grand. Tél. : 07 68 54 49 70. www.mtvs.fr. Voir le dernier reportage diffusé sur France 3

  • Histoire. Le territoire de la Haute-Vienne désenclavé grâce au chemin de fer

    Histoire. Le territoire de la Haute-Vienne désenclavé grâce au chemin de fer

    Le coup d’envoi de la nouvelle exposition itinérante de Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages en Limousin sera donné le 12 avril prochain en Haute-Vienne, à Saint-Bonnet-en- Briance. Elle raconte le progrès apporté par l’arrivée du chemin de fer dans ce territoire rural.

    Un train peut en cacher un autre : tel est le titre de la nouvelle exposition itinérante, proposée par l’association Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages en Limousin et consacrée aux 34 communes de la Haute-Vienne. A partir du mois d’avril, cette quatrième exposition présentera pendant cinq ans les deux lignes de chemins de fer qui ont irrigué ce territoire rural, contribuant à désenclaver celui-ci et à faciliter le quotidien de la population. « Il y avait le train “classique”, celui que tout le monde identifie (ligne Limoges – Ussel mise en service en 1881 et 1883), et un autre, moins connu, comme caché derrière le premier : l’ancien tramway départemental qui a circulé pendant plusieurs décennies, de 1912 à 1949, sur la ligne n° 4 Limoges – Peyrat- le-Château », détaille Julie Grèze, animatrice du Patrimoine.

    Des photos et des témoignages inédits recueillis auprès de la population

    Pas moins de 200 documents d’archives, photos et cartes, agrémentés d’explications pédagogiques et regroupés sur une vingtaine de panneaux, racontent comment ces deux moyens de transport de gabarits différents – un train classique et un tacot –, ont révolutionné la vie des habitants de ce pays à partir de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1950. Pour cela, l’association s’est appuyée sur « trois années de recherche – 16 000 photos sont issues des Archives départementales – et d’entretiens avec des particuliers pour transmettre au public des témoignages et des images inédites », explique Julie Grèze.

    Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages en Limousin a également sollicité son réseau d’associations spécialistes du patrimoine local et de la question ferroviaire : HistoRail®, le Musée du chemin de fer à Saint-Léonard-de-Noblat, le Conservatoire Ferroviaire Territoires Limousin Périgord (CFTLP), qui organise les circulations touristiques du train à vapeur l’été, les associations du Cercle Historique Pelaud d’Eymoutiers, Connaissance et Sauvegarde de Saint-Léonard, la Société historique du canton de Châteauneuf-la-Forêt, Peyrat- Patrimoine… « A chaque passage, l’exposition sera accompagnée d’ateliers adaptés aux scolaires, dans un but de transmission aux jeunes générations, et de visites guidées pour tous les publics : habitants, touristes, jeunes », précise Julie Grèze. Si vous habitez dans la région ou que vous y êtes de passage, guettez les affiches !

    Rens. : Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages, Le Château, 87460 Bujaleuf. Tél. : 05 55 69 57 60. [email protected] www.pahmontsetbarrages.fr

  • Franceinfo.tv. Hommage aux trains suisses

    Franceinfo.tv. Hommage aux trains suisses

    Séance de rattrapage avec la rediffusion sur Internet d’un documentaire qui rend hommage aux trains de la Confédération helvétique. Considérée comme la championne du monde du chemin Nde fer, la Suisse a mis en place un système qui donne la part belle au rail.

    Nous, les Européens, le magazine hebdomadaire de France 2 consacré à l’actualité européenne, s’intéresse dans ce numéro à la Suisse et surtout à ses chemins de fer et à leur légendaire fiabilité. Initialement diffusée le 6 mars dernier, l’émission est dorénavant accessible sur Internet. Tous les numéros de « Nous, les Européens » sont disponibles en rediffusion sur le site de France Info. Le reportage consacré à l’exceptionnel réseau suisse s’ouvre sur les images du Glacier Express qui serpente au milieu d’un paysage enneigé en direction des gorges du Rhin. Les nombreux touristes à bord profitent de ses voitures panoramiques pour ne rien perdre du splendide paysage de montagne qui se déroule sous leurs yeux.

    De Zermatt à Saint-Moritz, le célèbre train traverse depuis 1930 trois cantons de Suisse centrale, ceux du Valais, d’Uri et des Grisons. Il franchit 291 ponts, 91 tunnels et, grâce à des crémaillères, se joue des pentes les plus ardues. L’arrivée à Zermatt et la vue sur le mont Cervin étant la cerise sur le gâteau d’un voyage féerique. Dans la voiture restaurant, les voyageurs partagent un repas gastronomique (entre trois et cinq plats). Parcourant 300 km en huit heures, le Glacier Express n’est pas là pour aller vite. Il constitue surtout une formidable expérience de voyage. Mais au prix 200 et 500 euros selon les prestations, ce train est réservé aux plus fortunés.

    Le chemin de fer suisse permet aussi de faciliter les déplacements, tant des habitants que des marchandises, pour traverser le pays constitué aux deux tiers de montagnes. Son réseau ferré est le plus dense de la planète, les circulations ferroviaires y sont cadencées – les horaires y sont réguliers et tout est fait pour fluidifier les transits ferroviaires. Et surtout, les trains suisses sont fiables. En 2024, ils ont affiché une ponctualité historique, avec 93,2 % des trains à l’heure (moins de trois minutes de retard). Nous rencontrons plusieurs voyageurs, comme cet agriculteur dont la ferme est inaccessible par la route et qui transporte même ses vaches par le rail. Selon la loi suisse, les localités regroupant 100 habitants ou plus doivent être desservies au moins une fois par heure par les transports en commun.

    Tout est fait pour détourner les Suisses de la route. Comme l’explique Martin Von Känel, sous-directeur de l’Office fédéral des transports (OFT), « L’offre créée la demande ». Résultat, aujourd’hui, les Suisses prennent largement plus le train que leurs voisins. En 2023, chaque habitant a parcouru en moyenne 2 466 km par les rails. Le pays peut compter sur des infrastructures ferroviaires impressionnantes. Le tunnel de base du Saint-Gothard est le plus long tunnel ferroviaire du monde qui transperce la montagne, avec ses 57 km de voies ferrées. En Suisse, les rails grimpent également les sommets. Entre 2 061 m et 3 454 m d’altitude, le Chemin de fer de la Jungfrau (Jungfraubahn) relie les gares de Kleine Scheidegg et du Jungfraujoch. Le train circule à l’intérieur même de la montagne, sous l’Eiger et le Mönch. Cette incroyable ligne permet d’accéder depuis plus de 100 ans directement aux cimes enneigées, quelles que soit la saison et la météo. Sa gare terminus, mise en service le 1er août 1912, est la plus haute d’Europe. Elle permet d’accéder à un point de vue unique, d’où les nombreux touristes dominent le glacier d’Aletsch, long de 22 km. Si le début de parcours s’effectue à l’air libre, le train s’engouffre rapidement dans les entrailles de la montagne, empruntant un tunnel de plus de 7 km qui fut percé à la main dans des conditions dantesques. Un million de touristes viennent y vivre l’expérience de la haute montagne.

    En matière de transport de marchandises, la Suisse est également championne. Le ferroutage est une obligation. Et aujourd’hui, les camions sont bien rares sur les routes helvétiques… Là aussi, l’Etat suisse a joué son rôle en interdisant le passage de la plupart des poids lourds dans le pays.

    A voir sur www.francetvpro.fr. Nous les Européens – Suisse : le pays des trains de Damien Vercaemer. France.tv. (2025)

  • Les trains de Pâques de l’Ajecta et de la Transvap

    Les trains de Pâques de l’Ajecta et de la Transvap

    Les fêtes de Pâques approchent et les trains touristiques mettent la dernière touche à la préparation de leurs circulations spéciales pour emmener petits et grands à la chasse aux oeufs. L’Ajecta, le musée vivant du chemin de fer situé à Longueville en Seine-et-Marne, a ouvert les réservations pour son train spécial des 20 et 21 avril. Le parcours reliera Longueville à Romilly-sur-Seine à bord de voitures historiques à compartiments, tractées par la locomotive à vapeur la 140 C 231. Il offre 170 places réparties dans des compartiments de 6 ou 8 voyageurs ou par tables de 2 ou 4. Tarif : 40 € l’aller-retour.

    Dans la Sarthe, durant le week-end pascal, la Transvap fera circuler son train de Pâques de 14h à 17h30 (départ du train à 14h30).

    Réservations par e-mail ou via la plateforme hello asso

    Rens. : Ajecta, 3 rue Louis Platriez, 77650 Longueville.
    Tél. : 01 64 08 60 62
    Transvap, 5 route de Montfort, 72160 Beillé.
    Site de l’Ajecta

  • Ultimes tours de roues pour le TGV postal

    Ultimes tours de roues pour le TGV postal

    ⚠️Rectificatif. Le TGV postal mis à la casse

    Contrairement à l’article mis en ligne par LVDR concernant la dernière demi-rame du TGV postal, celle-ci ne sera pas préservée à la Cité du Train de Mulhouse, mais démantelée et mise à la casse sur décision de La Poste. Dommage pour cet élément de patrimoine ferroviaire, qui aurait mérité d’être sauvegardé en mémoire de plusieurs décennies (de 1984 à 2015) de bons et loyaux services rendus par ces TGV reconnaissables à leur livrée jaune, assortie de l’emblème bleu de La Poste et du logo SNCF

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    Pour le TGV postal, le 12 mars a été le jour de son ultime voyage. Propriété de La Poste française, la demi-rame n° 954 a quitté le Technicentre Sud-Est Européen SNCF de Villeneuve-Saint- Georges dans le Val-de-Marne. Elle sera démantelée et mise à la casse sur décision de La Poste. Dommage pour cet élément de patrimoine ferroviaire, qui aurait mérité d’être sauvegardé en mémoire de plusieurs décennies (de 1984 à 2015) de bons et loyaux services rendus par ces TGV reconnaissables à leur livrée jaune, assortie de l’emblème bleu de La Poste et du logo SNCF.

    Ce matériel historique, qui a transporté des centaines de millions de lettres et colis pour les Français de septembre 1984 à juin 2015, est un véritable élément de patrimoine industriel et ferroviaire, d’où sa future et dernière résidence au musée ferroviaire. Pour rappel, les TGV postaux circulaient la nuit pour transporter une partie du courrier et des colis, entre Paris, Lyon, Mâcon et Cavaillon. Ils ont été construits en même temps que la famille des TGV Sud-Est. Composé à l’origine de cinq demi-rames, le parc a été augmenté d’une unité grâce à la transformation d’une rame voyageurs TGV Sud-Est. Mais en raison de la baisse continue du trafic de courrier physique et de la concurrence routière, La Poste a décidé d’en cesser l’exploitation.

    Les TGV postaux ont effectué leurs dernières circulations commerciales le samedi 27 juin 2015.

    Une affiche, créée par 800 Tonnes, est en vente en ligne : format de A0 (84,1 x 118,90 cm, 79,90 €) à A5 (14,18 x 21 cm, 3,90 €). 

  • L’Amtuir, musée 100 % transports, accueillera bientôt le public

    L’Amtuir, musée 100 % transports, accueillera bientôt le public

    C’est bientôt parti pour une nouvelle saison de mars à octobre à l’Amtuir, le musée des Transports urbains, interurbains et ruraux situé à Chelles en Seine-et-Marne. Le 1er mars dernier, la première visite de l’année 2025 a eu lieu avec des autobus historiques qui ont circulé pour l’occasion entre le musée et la gare de Chelles-Gournay. « Nous roulons de 10h à 12h et de 14h à 17h », détaille le musée, qui vit le jour en 1957 avec l’acquisition de la motrice de tramway n° 1 du réseau de Versailles. « Le musée compte 72 autobus, trolleybus et tramways (sur un total de 133), plus un circuit de tramways miniatures et plus de 300 modèles réduits sont exposés ainsi qu’un simulateur de conduite du métro parisien.

    Autant de découvertes proposées au public ! » En 2025, le musée sera ouvert les 1er et 3e samedis de chaque mois, de mars à octobre, et pour la Nuit des musées et les Journées européennes du patrimoine. A l’Amtuir, qui arbore le label Musée de France, on peut soutenir l’association en achetant des livres et des souvenirs dans la boutique du musée. Enfin, avis aux amateurs de véhicules historiques, l’association recrute en permanence des bénévoles pour assurer, selon les talents et les préférences de chacun, des tâches simples le mardi et le jeudi de chaque mois.

    Contact : Amtuir-Musée des Transports urbains, interurbains et ruraux,

    1 rue Gabriel de Mortillet, 77500 Chelles-Gournay.

    Accès PMR. Tél. : 01 60 20 45 50.

    Site internet de l’Amtuir

  • Rive droite du Rhône. Le tracé du Train en fête du 16 novembre 2025 est défini

    Rive droite du Rhône. Le tracé du Train en fête du 16 novembre 2025 est défini

    Le trajet des autorails qui doivent emmener habitants, élus et décideurs de Lyon à Bourg-Saint-Andéol le 16 novembre pour montrer la faisabilité du retour des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône a été établi. Reste maintenant à obtenir l’accord de SNCF Réseau.

    Lyon-Perrache, Grigny, Givors, Condrieu, Champagne-Saint-Désirat, Saint-Péray, Tournon, La Voulte, Le Pouzin, Le Teil et enfin Bourg-Saint-Andéol : tel est le tracé présenté le 20 février, après l’audit réalisé par les associations Cutpsa (Collectif des usagers des transports publics Sud-Ardèche) et AuterVR (Association des usagers des TER de la Vallée du Rhône), pour Train en fête le 16 novembre 2025, une manifestation organisée avec trois autorails (180 places au total) de l’association AP 2800, qui réunit des passionnés de train et fait circuler ce matériel roulant des années 1960.

    L’objectif de la manifestation est de montrer la faisabilité de faire rouler de nouveau des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône, une demande adressée à la SNCF et à la Région Auvergne- Rhône-Alpes depuis plusieurs mois (lire LVDR n° 4025) et restée sans réponse définitive à ce jour.

    Sous réserve de l’accord de SNCF Réseau

    C’est à Condrieu (Rhône) qu’Ardéchois, Ligériens et Rhodaniens, militants du Cutpra et d’AuterVR se sont réunis le 20 février pour affiner leur plan d’action et présenter le tracé défini. « Des arrêts à Saint-Romain-en-Gal et Saint-Pierre- Boeuf seront étudiés, et plus au sud, les gares de Cruas et Viviers n’étant pas utilisables faute de quais, des solutions alternatives, recevables par la SNCF, seront recherchées, afin que ces zones soient desservies », explique Jean-François Cullafroz-Dalla Riva, membre de AuterVR. Naturellement, un tel convoi nécessite l’accord total de SNCF Réseau. À ce titre, l’association AP 2800 a été missionnée pour instruire le dossier avec les responsables ferroviaires. « Pour l’heure, les ingénieurs SNCF, partie prenante de la préparation, soulignent que la réouverture de la rive droite du Rhône aux trains-voyageurs est tout à fait possible », soutient Jean-François Cullafroz-Dalla Riva. « Selon eux, l’initiative du 16 novembre 2025 pourra accélérer la prise de décision par les élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes et par les responsables de la SNCF. »

    Une pierre apportée à l’édifice des transports décarbonés

    Pour Christophe Vignal, maire du Pouzin, « la réouverture de la rive droite du Rhône aux trains-voyageurs est une nécessité […] Selon les statistiques de l’Insee, chaque jour, 1 500 Pouzinois quittent la commune pour aller au travail et autant de personnes gagnent la commune pour leur emploi. Un flot qui pourrait se faire par voie ferroviaire… » Christian Féroussier, vice-président du département de l’Ardèche, soutient le projet et entend bien être « dans le train au côté de ses collègues et des habitants. [Il agira] au sein de l’assemblée départementale pour aider à la réussite de cette initiative citoyenne. » Habitante de Cruas (Ardèche) et élue départementale, elle aussi, Elvire Bosc sera de la partie. Selon elle, « une circulation des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône serait une belle opportunité pour les habitants, en particulier les jeunes et parmi ceux-ci les étudiants. » Maire de La Voulte, Bernard Brottes constate « tous les jours le flot de circulation automobile sur l’ancienne RN86. J’insiste sur l’attente de la population de voir revenir des trains de voyageurs desservir les communes de la rive droite du Rhône et j’applaudis des deux mains à l’initiative Train en fête 2025. » Un point de vue également partagé par Cécile Bayle, troisième adjointe de la mairie du Teil, chargée de la Mobilité et des Solidarités. « Avec à la clé, la réouverture de la gare où parviennent déjà des trains venus de l’Occitanie, et puis l’arrivée et le départ de convois sur toute la vallée du Rhône. »

    Bientôt des réunions avec la Région Aura, la préfecture du Rhône et la SNCF

    Philippe Bouniard, premier adjoint de la mairie d’Alba, et vice-président de la communauté de communes Ardèche- Rhône-Coiron, est lui aussi convaincu de la nécessité du changement dans les déplacements. « A ce titre, le train pourrait apporter un souffle d’air dans le quotidien des habitants, et apporterait sa pierre à la lutte contre le réchauffement climatique. » Enfin, Philippe Marion, le maire de Condrieu et conseiller départemental du Rhône, qui soutient l’initiative, insiste sur « l’intérêt, pour les habitants en particulier, et pour la préservation de la planète en général, que la rive droite du Rhône voit circuler à nouveau des trains de voyageurs. » Selon lui, « au-delà du train du 16 novembre, le retour du trafic voyageurs, qui relève tout d’abord d’une volonté politique, est absolument indispensable. » Un point de vue largement partagé par les élus des communes concernées et leurs environs. Le 20 mars, le comité pilotage doit se réunir en mairie du Pouzin (Ardèche), en prélude à une rencontre des élus ardéchois le même jour. Entre-temps, à l’occasion de réunions de travail avec le vice-président délégué aux transports de la région Aura, Frédéric Aguilera, puis la préfète de région et préfète du Rhône, Fabienne Buccio, et ensuite avec la SNCF. Nul doute que les organisateurs de Train en fête feront parler d’eux.

  • Arte. Quand Nantes inventait le transport en commun

    Arte. Quand Nantes inventait le transport en commun

    Au début du XIXe siècle, Nantes est le berceau d’une invention qui changera le visage des villes et la façon de s’y déplacer. Stanislas Baudry, un homme d’affaires local, propriétaire d’une minoterie dans le quartier de Richebourg, en est le promoteur. Après avoir fait l’acquisition de la première machine à vapeur de la région pour accélérer la production de farine, il cherche à exploiter toute cette chaleur et cette vapeur d’eau. Il crée alors des bains publics. Mais, loin du centre-ville, il peine à attirer la clientèle.

    L’entrepreneur met alors en place une navette à chevaux pouvant transporter douze personnes, afin de faire venir les habitants jusqu’à ses bains. Las, peu de Nantais passent ses portes. En revanche, ils plébiscitent la navette pour leurs déplacements. Le point de départ est installé à côté d’un chapelier baptisé Omnès… Et bientôt, la navette est surnommée Omnibus, un mot qui partira à la conquête du monde ! Baudry comprend qu’il tient là une grande idée.

    Pierre-François Gérard, fin connaisseur de l’histoire de Nantes, nous conte cette aventure dans cet épisode de l’émission d’Arte, Invitation au voyage. Et surtout, comment le concept novateur d’une ligne régulière de transport de voyageurs a changé la ville. En 1876, la Compagnie des tramways de Nantes (CTN) voit le jour. En 1913, la première ligne électrifiée est mise en service. Concurrencé par la route (bus et automobiles), le tramway disparaît de la ville en 1959. Il faudra attendre 1985 pour que ce mode de transport retrouve les rues nantaises. Bientôt, d’autres villes suivront. Aujourd’hui une trentaine d’entre elles en France ont parié sur le tram.

    Lundi 24 mars à 17 h 25 sur Arte. Invitation au voyage – À Nantes, on circule en commun. ARTE France, Éléphant Doc. (2025)

  • Arte. L’épopée du rail

    Arte. L’épopée du rail

    Arte revient sur la grande histoire du chemin de fer dans La locomotive du progrès, un documentaire de 2023 rediffusé ce samedi en première partie de soirée. Des témoignages d’historiens, de cheminots et de passionnés nous éclairent sur ce mode de transport qui a changé la face du monde.

    Le concept de transport guidé remonte à l’antiquité, quand des ornières étaient creusées sur les portions les plus dangereuses des voies en Grèce d’abord, puis dans l’Empire romain. Quelques siècles plus tard de l’autre côté de la Manche, à partir du XVIIe siècle, un réseau de voies en bois permet d’acheminer, grâce à la traction animale, de lourdes charges des mines jusqu’aux navires. Au XVIIIe siècle, les Britanniques sont à l’avantgarde.

    En 1769, James Watt met au point de nombreuses innovations qui vont permettre à la machine à vapeur de lancer la révolution industrielle. La vapeur est alors la première source d’énergie artificielle de l’histoire.

    Créée par George et Robert Stephenson, la « Rocket » tracte, à partir de 1830, les premières voitures de voyageurs du tout premier chemin de fer interurbain reliant Manchester à Liverpool. En Allemagne, le chemin de fer devient une réalité le 7 décembre 1835 avec la mise en service de la ligne entre Nuremberg et Furth.

    Le réseau ferré se développe alors très rapidement. D’abord en Grande-Bretagne, puis sur le continent et le reste de la planète. Les ouvrages d’art transforment les paysages, les gares redessinent la physionomie des villes. Les mises en service créent de nouveaux centres urbains.

    À la fin du XIXe siècle, le train arrive jusqu’à la campagne emportant avec lui les progrès de l’industrialisation dans les champs, avec l’arrivée des machines agricoles et des engrais chimiques. Depuis ses premiers tours de roue, le train n’a cessé d’évoluer. Les ingénieurs ont cherché et trouvé des solutions innovantes. Les difficultés liées au manque d’espace, à la densité des constructions et de la population sont autant de contraintes qui les obligent à faire preuve d’imagination. L’histoire des chemins de fer comporte également des chapitres plus sombres, de la colonisation à la Shoah…

    Samedi 22 mars à 20 h 55 sur Arte. La locomotive du progrès – Une histoire du chemin de fer de Thomas Staehler. Loopfilm. Allemagne. (2023)