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Tourisme. Le Vélorail des Alpes, nouveau venu en Isère
Depuis mai, le public peut faire une balade de sept kilomètres en pleine nature, en vélorail à assistance électrique, dans le sud de l’Isère, où le Vélorail des Alpes, exploité par une société privée, a été inauguré. Le circuit relie Saint-Georges-de-Commiers à Notre-Dame-de-Commiers.
A Saint-Georges-de-Commiers en Isère, une nouvelle offre touristique a été inaugurée le 24 mai : le Vélorail des Alpes de la société Ecoloisirs. L’entreprise privée, fondée par Christophe Faivre, gère également les vélorails de la Sioule, des Volcans et du viaduc des Fades. Ce nouveau venu dans le secteur offre la possibilité de faire une balade atypique. Une aubaine pour les amateurs de loisirs en pleine nature, en famille ou entre amis. Le parcours s’effectue sur une portion de la ligne du Chemin de fer de la Mure, ligne touristique ouverte en 1989, prisée par de nombreux vacanciers ou adeptes du ferroviaire.
La ligne en question a une histoire mouvementée. Jusqu’en 2010, on pouvait partir de La Mure ou de Saint- Georges-de-Commiers pour effectuer les 67 km du parcours incluant une halte à La Motte-d’Aveillans pour visiter le musée Mine Image, consacré à l’histoire du bassin minier local. En octobre 2010, à la suite d’un éboulement, la circulation a été interrompue. Il a fallu attendre onze années pour que la ligne rouvre mais uniquement sur le secteur La Mure/La Motte (lire LVDR n° 4014). Résultat, Saint-Georges-de-Commiers est devenu “orphelin”, sans aucune activité touristique. Ne subsistaient que les vestiges des ateliers, qui appartiennent à l’Etat, et non à la SNCF. Ces anciens bâtiments abritent des machines-outils (lire l’encadré page suivante). A l’extérieur, plusieurs matériels roulants anciens sont stationnés sur les rails – draisines, wagons, voitures voyageurs – que l’association Les Amis des Rails du Drac a sauvegardés et restaurés en vue de faire circuler un train touristique.
Un parcours de 7 km
En 2024, la municipalité de Saint- Georges-de-Commiers, en concertation avec Grenoble Métropole, a donné son feu vert pour l’activité de vélorail sur une partie de l’ancienne ligne : 7 km de Saint-Georges-de-Commiers à Notre-Dame-de-Commiers.
Et le Vélorail des Alpes a vu le jour. Le coût global avoisine les 370 000 € (dont 40 000 € pris en charge par l’agglomération) avec, entre autres, 127 000 € pour l’achat de 22 vélorails à assistance électrique, le reste étant consacré aux divers aménagements de la ligne et du point d’arrivée en gare de Notre-Dame-de-Commiers. Les premiers week-ends du mois de mai ont permis d’accueillir un public varié : familles avec enfants, habitants des environs… Lors de l’inauguration, le maire de Saint-Georges-de-Commiers, Norbert Grimoud, s’est réjoui de cette nouvelle activité qui, espère-t-il, « ramènera de nombreux touristes » . On fait la balade de deux heures sans se fatiguer puisque les vélorails sont à assistance électrique. Deux passagers s’installent à l’avant pour pédaler, deux personnes s’assoient à l’arrière. L’amplitude est de 14 allers-retours. Bien sûr, les vélos sont équipés de freins. Le tracé compte quatre tunnels : Ravinson, Pré-Béron, Mollard et Commiers. Le parcours est adapté aux enfants. On ne doit mettre pied à terre qu’à deux reprises : la première pour traverser la route, puis en fin de parcours, à l’arrivée en gare de Notre- Dame-de-Commiers, où il faut retourner le vélorail. Avant d’entreprendre le voyage retour, il faut profiter, depuis le Belvédère, de la vue imprenable sur le lac situé entre les barrages de Notre- Dame et du Monteynard.
En été, cinq départs par jour
Si à l’aller, il est nécessaire de pédaler un peu, au retour, grâce à l’assistance électrique, il n’y a que très peu d’ef-forts à fournir. Claude Argout, ancien conducteur de draisines en gare de Grenoble, faisait partie des passagers du voyage inaugural. A l’arrivée, ne pas manquer de jeter un coup d’oeil sur l’ancien matériel du Chemin de fer de la Mure, avant de reprendre le TER, car il existe quelques correspondances de train. Sinon, il faut prendre le car. En mai, juin, septembre et octobre, les départs se font à 11 h, 13 h, 14 h et 16 h les week-ends et pendant les vacances scolaires (sur réservation les autres jours). En juillet et août, cinq départs quotidiens sont assurés.
Rens. : 07 63 85 42 16 ou par e-mail à Ecoloisirs : [email protected]

France.tv. Les Milles, le train de la liberté, l’histoire d’un héros oublié
Le site Internet de France Télévisions, France.tv, diffuse jusqu’au 6 juillet le film Les Milles, le train de la liberté. Sorti en 1995, il revient sur l’un des tout premiers actes de résistance de la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes en 1940, dans le camp des Milles, un camp d’internement et de déportation français ouvert en 1939 dans une ancienne tuilerie. Situés aux portes d’Aix-en-Provence, les Milles ont accueilli plus de 10 000 personnes qui s’étaient réfugiées en France pour fuir le totalitarisme et les persécutions en Europe. Les premiers détenus y ont été internés après la déclaration de guerre avec l’Allemagne.
L’Etat français se méfie alors de tous les citoyens allemands présents sur son sol, quand bien même ils sont des opposants déclarés au nazisme. Le capitaine Charles Perrochon (Jean- Pierre Marielle), le commandant du camp (le vrai nom du militaire étant Charles Gorruchon), tente d’établir des conditions de détention correctes, mais tout semble manquer. Si parmi les internés de nombreux intellectuels de renom sont présents à l’instar du peintre et sculpteur Max Ernst ou de l’écrivain Lion Feuchtwanger, c’est surtout la présence du footballeur autrichien Oscar Reich qui l’enthousiasme ! Alors que la Wehrmacht avance inexorablement, les internés vivent dans une angoisse constante. Constatant que sa hiérarchie ne se soucie guère du sort des internés, le capitaine Perrochon va organiser leur fuite. Il trouve un bateau qui attend les détenus au port de Bayonne pour les convoyer à Casablanca au Maroc. Puis, il se rend à la gare de triage de Marseille pour réquisitionner un train pouvant parcourir le long trajet entre le camp et le port basque. Une course contre la montre est lancée…
Le « train de la liberté » ne marque pas la fermeture du camp. Elle ne surviendra qu’en 1943. Après le départ des internés, plus de 2 000 juifs ont ainsi été déportés depuis ce camp vers Auschwitz.
A voir sur France.tv jusqu’au 6 juillet. Les Milles, le train de la liberté de Sébastien Grall. Blue Films. (1995)

A Niort, la gratuité des bus en question
Il est beaucoup question de la gratuité des transports. Sa mise en oeuvre à Niort est à regarder.
Elle est effective depuis septembre 2017. Mais, à l’inverse des autres agglomérations, celle du niortais, lors de la mise en oeuvre d’une délégation de service public, a imposé au réseau comme seule ressource la subvention versée jusque-là (11,9 M€ en 2016 avec une billetterie rapportant 1,5 M€ donc couvrant 11 % du coût). L’opérateur a revu le réseau en réduisant l’offre : moins de lignes, de services et de kilomètres commerciaux (- 27 % entre 2016 et 2018). Si des lignes ont été supprimées, d’autres ont été divisées en deux avec obligation de correspondance au pôle d’échanges principal.
En termes de dégradations de services, on peut citer les autres exemples suivants : · – 38 % entre la gare SNCF via le centre-ville et l’un des pôles d’échanges (suppression d’une ligne sur ce tronc commun), impactant un des plus gros employeurs, · – 84 % pour la desserte d’une ZI regroupant plus de 200 entreprises et plus de 4 000 salariés, · – 94 % entre la gare SNCF via le centre-ville et l’un des plus gros employeurs (modification du tracé).
Bien que l’agglomération ne voullait pas augmenter sa contribution au financement des transports, dans les faits, elle est passée de 11,9 M€ en 2016 à 14,1 en 2019, le contrat prévoyant une part variable, pour motiver le délégataire, basée sur la fréquentation. Des cellules de comptage ont été installées dans les bus et même si leur fiabilité fait débat (elles ont été remplacées par un autre système lors du renouvellement de la DSP), elles montrent une augmentation de fréquentation de 22 % entre 2017 et 2019. En l’absence de comptage et de validation des titres de transports précédemment, il n’y a pas de valeur précise de la variation de fréquentation entre le réseau payant et le réseau gratuit. Si augmentation de la fréquentation il y a, elle ne concerne pas les navetteurs puisque l’agglomération a reconnu que des salariés étaient revenus à la voiture du fait de la dégradation.
En tout état de cause, le réseau niortais gratuit bien dégradé revient plus cher à la communauté. Mais la plus grosse erreur est l’annulation du TCSP, qui aurait permis d’augmenter le volume et la qualité de l’offre, d’offrir une alternative crédible à la voiture et en aurait réduit la part modale.

DVD. Réédition de Subway pour le 40e anniversaire du film de Luc Besson
Plongée dans les dédales du métro parisien des années 80 : du roller, de la gonflette et ce petit supplément d’optimisme candide propre à ces années-là. Une chasse à l’homme nous conduit à la rencontre des marginaux et des personnages troubles qui peuplent un réseau de la RATP qui prend ici des allures de cathédrale futuriste grâce à la caméra de Luc Besson.
Essentiellement tourné à la station RER d’Auber, Subway nous transporte aussi dans d’autres stations, comme La Motte-Piquet-Grenelle, Concorde ou Dupleix. La RATP a demandé à la production de nombreux changements dans le scénario.
La bande originale composée par Eric Serra, et son tube It’s Only Mystery, interprété par le chanteur américain Arthur Simms, a contribué au succès du film, comme ce sera le cas pour le film iconique de Besson, Le Grand Bleu. Elle sera même récompensée en 1985 d’une Victoire de la musique.
Le casting réunit plusieurs têtes d’affiche des années 1980 : Isabelle Adjani, Christophe Lambert, Richard Bohringer, Michel Galabru, Jean-Hugues Anglade, Jean-Pierre Bacri ou encore Jean Reno. Gaumont a décidé d’offrir aux fans, pour les 40 ans de la sortie du film, un une version Blu-ray, présentée dans un beau coffret. Sortie le 25 juin dernier, cette réédition anniversaire existe dans plusieurs versions, mais est toujours accompagnée de nombreux bonus. Filmé par Jean-Hugues Anglade, le Making-Of n’avait été diffusé qu’une seule fois sur Canal Plus en 1986. La bande-annonce de l’époque est également proposée tout comme des interviews de Jean-Hugues Anglade, de Didier Grousset, assistant réalisateur, de Sophie Schmit, monteuse et coscénariste, de Didier Naert, assistant décorateur et de Michel Jonasz qui partage ses souvenirs du chanteur Arthur Simms, avec qui il a plusieurs fois collaboré.
Subway de Luc Besson. Gaumont. Prix : A partir de 24,99 euros.

Metro-North Railroad. Livrée anniversaire pour une septième locomotive
La Metropolitan Transportation Authority a récemment dévoilé une septième livrée pour le 40e anniversaire du Metro-North Railroad, qui dessert depuis 1983 la banlieue nord de New York et une partie du Connecticut.
Lancée en 2023, la saga des livrées spécialement conçues pour l’anniversaire du Metro-North Railroad continue… La Metropolitan Transportation Authority (MTA), le gestionnaire des transports publics de New York et de son agglomération, a dévoilé le 13 juin dernier sa septième locomotive renommée dans le cadre d’une série « Héritage » lancée dans le cadre des 40 ans du Metro-North Railroad. Les sept locomotives mettent à l’honneur à chaque fois une compagnie qui a été absorbée par l’entreprise publique à sa création en 1983.
Pour la première fois, la nouvelle livrée de la locomotive n° 203 a été mise en peinture par les agents de Metro-North dans l’atelier de North White Plains. La locomotive n° 203 a été tout d’abord entièrement révisée, puis elle a été repeinte pour reproduire une livrée appliquée par le MTA en 1979 sur un groupe de sept locomotives bimodes Conrail. Ces matériels ont été les premiers à arborer le logo « MTA Central », avec une carrosserie peinte en aluminium argenté avec une bande bleue. Les locomotives étaient destinées à circuler sur les anciennes lignes Hudson & Harlem de New York Central. Ces locomotives originales ont été transférées de Conrail à Metro-North lors de l’inauguration de ce chemin de fer le 1er janvier 1983, et sont restées en service pendant près de 20 ans avant d’être remplacées au début des années 2000 par les locomotives actuellement en service.
Le réseau Metro-North Railroad, une branche de la Metropolitan Transport Authority (MTA), dessert depuis 1983 la banlieue nord de New York et une partie du Connecticut. À l’origine, ce réseau était baptisé New York & Harlem Railroad, où un service ferroviaire existe depuis 1832, ce qui en fait l’une des lignes de chemin de fer les plus anciennes des Etats-Unis. Cette ligne reliait le quartier de Lower Manhattan à Harlem grâce à la traction hippomobile. En 1969, la compagnie ferroviaire privée Penn Central achète cette petite ligne et en reste propriétaire jusqu’en 1972. Cette année-là, la MTA acquiert le réseau de la Penn Central, mais celle-ci continue d’exploiter ces lignes. En 1976, c’est la compagnie Conrail qui devient le nouvel exploitant. En 1983, la MTA forme le réseau Metro-North tel qu’on le connait aujourd’hui quand elle reprend le service voyageur de Conrail dans le nord de la métropole. Au dernier trimestre de 2022, Metro North Rail transportait plus de 210 000 voyageurs quotidiennement. Les agents de la compagnie de transport ont pu découvrir en avant-première la locomotive et sa nouvelle livrée le 13 juin. Le 20 juin, c’était au tour des usagers de pouvoir l’admirer sur les lignes Hudson, Harlem et New Haven. Samuel DELZIANI

Quand le DJ prend le TGV
L’été, en France, c’est traditionnellement la saison des festivals de musique qui ont lieu aux quatre coins du pays. En amont de ces derniers, la SNCF propose, depuis plusieurs années, TGV Live : des concerts ou des sessions de DJ dans les voitures bars de trains qui desservent, le jour même ou le lendemain du jour J, les villes accueillant ces événements musicaux. Après le TGV Marseille – Paris du 6 juin, avec le DJ set de La Baronne pour We Love Green, et le Paris – Marseille du 13 juin, avec l’artiste Vybz Sound System à l’occasion de Marsatac, un festival mêlant rap et électro, c’est au tour du Paris – Belfort de 11 h 18, le 3 juillet, d’embarquer le DJ Nicolas Ullman dans le cadre des Eurockéennes, indique le site Actu.fr En plus de cette animation, un photobooth, cabine photographique automatisée, sera installé pour immortaliser le voyage de ceux qui le souhaitent. Ces moments musicaux à très grande vitesse illustrent la politique menée par la SNCF de proposer de plus en plus souvent des animations à bord de ses trains, afin d’offrir une nouvelle forme de divertissement aux voyageurs. Le 17 octobre dernier, dans un Paris – Lille, l’humoriste Baptiste Lecaplain avait assuré, en direct depuis la voiture bar, un spectacle de stand-up, une initiative baptisée TGV Inoui Comedy Club.

Un week-end festif à Paris avec les Cheminots Bretons d’Île-de-France
L’Association des Cheminots Bretons d’Île-de-France a participé à la Fête de la Bretagne à Paris, dans le XVe arrondissement, les 17 et 18 mai.
C’est toujours autour de la date du 19 mai, jour de la Saint-Yves, le saint patron de la Bretagne, que l’association Paris Breton organise, conjointement avec la mairie du XVe arrondissement parisien, la Fête de la Bretagne (Gouel Breizh). Les 17 et 18 mai, les Bretons de Paris, les habitants du quartier, les amoureux de la région étaient attendus sur l’esplanade de la mairie du XVe pour la 14e édition de l’événement. Dans une ambiance qui a été festive deux jours durant, près de 15 000 personnes sont venues profiter des nombreuses animations proposées parmi lesquelles des conférences, des expositions, de nombreux stands : généalogie de Bretagne, atelier découverte de la langue bretonne, jeux traditionnels, produits régionaux (artisanat d’art, gastronomie…).
On pouvait aussi écouter des groupes de musique, chanter, danser ou juste regarder les autres danser lors d’un fest-deiz (fête pendant la journée où l’on pratique des danses bretonnes, le fest-noz ayant lieu la nuit). L’Association des Cheminots Bretons d’Île-de-France (ABC Île-de-France) était présente, invitée par l’association Paris Breton, présidée par Philippe Moellic. « Nous avons présenté le nouveau tee-shirt de l’association, qui est aux couleurs de Brest (rouge et blanc) et le nouveau sweat-shirt qui, lui, est aux couleurs de Guingamp (rouge et noir) », raconte Jérôme Daniel, président de l’association.
Sur le stand de ces cheminots bretons franciliens, le public pouvait découvrir des jeux traditionnels comme le jeu du menhir, différents jeux de palets, dont l’Hermine, le palet magnétique… « En mai 2024, nous avions présenté ces jeux lors de la Journée des familles qui a eu lieu au campus Rimbaud de la SNCF, à Saint-Denis », indique Jérôme Daniel. « Cette année, pour la Fête de la Bretagne, nous avons enrichi notre gamme avec le palet galoche, conçu par notre ami Sébastien Galopin, créateur de jeux. De plus, les jeux en bois tels que les billards hollandais, les flitzers et autres, une bonne quinzaine au total, ont eux aussi obtenu un grand succès. » L’association participera à l’édition 2026 de la Fête de la Bretagne. « Bretons ou pas, cheminots ou pas, le moment venu, pensez à réserver la date dans votre agenda ! », conclut Jérôme Daniel, qui remercie « les organisateurs de l’événement, ainsi que Gérard Requigny et Philippe Caro, représentants de l’Union des Sociétés Bretonnes de l’Île-de-France et de l’association des Bretons de Saint-Denis, qui sont passés nous voir sur le stand et pour le soutien qu’ils nous apportent tout au long de l’année. » Kenavo !
Contact : Jérôme Daniel, ABC Île-de- France, [email protected] Jeu du palet galoche de Sébastien Galopin : www.jeudegaloche.com

Patrimoine et tourisme. En juillet, des voyages à toute vapeur
Amateurs de trains vintages, il est temps de réserver vos billets pour les voyages proposés par l’association Train à Vapeur d’Auvergne pendant le mois de juillet dans le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et la Lozère.
Après le succès remporté par le train spécial “Gorges de l’Allier” le 22 juin dernier, le Train à Vapeur d’Auvergne propose de nouveaux voyages en juillet, en partenariat avec le Groupement d’aide au développement des exploitations touristiques (Gadeft). Cette association amie qui a restauré et fait rouler la 140 C 27, une locomotive à vapeur construite en Ecosse et livrée en 1917 pour les besoins des trains d’artillerie pendant la Première Guerre mondiale. Classée monument historique en 1987, la locomotive parcourt sans faiblir les lignes du réseau national français à 80 km/h, sa vitesse nominale. « Pour la majorité de nos trains spéciaux, c’est cette locomotive historique, conduite par les membres du Gadef, qui tracte nos voitures voyageurs des années 1960 », annonce Henri Barbier, président du Train à vapeur d’Auvergne.
Le 27 juillet, le Train du Val d’Allier sillonnera le territoire auvergnat de Clermont-Ferrand à Langogne, en Lozère, via Vic-le-Comte, Issoire, Arvant, Brioude, Langeac, Monistrol-d’Allier. Durée du voyage : 4 heures, durant lesquelles on contemple à travers les larges baies vitrées des voitures les majestueux paysages des gorges de l’Allier, « un décor naturel sculpté par la rivière et qu’on ne peut admirer que depuis la voie ferrée. C’est exceptionnel ! » Pour ce voyage, c’est la locomotive diesel 67590 des années 1970, louée à la SNCF, qui sera en tête du convoi, devant la rame moderne RRR (rames régionales réversibles) de l’association qui sera mise à contribution. « A Langogne, les passagers auront au moins deux heures de temps libre pour visiter la ville », annonce Henri Barbier. Un nouveau partenariat avec l’office de tourisme de la communauté de communes des Rives de l’Allier pourrait voir le jour en 2026 afin de renforcer la promotion de tels voyages. A suivre.
Renseignements et réservations : www. trainvapeur-auvergne.com , 09 84 39 14 72, 07 83 22 42 58. [email protected]

Paris. Goldorak fête ses 50 ans avec une exposition à Châtelet
Pour la troisième année consécutive, la RATP s’associe à la Japan Expo pour poursuivre son projet autour de l’art sous toutes ses formes au sein de son réseau. Cette association n’est pas anodine : la Japan Expo est l’un des rendez-vous incontournables de la culture japonaise en France ! La collaboration présente, au sein de la station Châtelet, une exposition événement consacrée au mythique robot Goldorak. Goldorak ou Grendizer, en japonais, a été créé par le mangaka Go Nagai en 1975, avec à la clé un succès fou dès sa parution. Son arrivée en France se fait en 1978 par le biais de l’animation, lorsque Jacques Canestrier, PDG de Pictural Films, et Bruno-René Huchez acquièrent les droits de diffusion. Goldorak est diffusé à l’été 1978 et rencontre un immense succès auprès du public, avec plusieurs millions de spectateurs en France. Il devient une référence pour tous les enfants nés dans les années 70 avec ses fulguropoings et ses cornofulgures !
Pour découvrir les fresques de l’exposition, il faut emprunter le couloir de la station Châtelet en direction de la ligne 11. Une fois sur place, on est instantanément transporté dans l’univers du robot. Sur l’un des côtés, un plan détaillé de tout ce qui compose la soucoupe volante de Goldorak, de l’autre, des planches de dessins en noir et blanc. On y retrouve aussi tous les personnages, la base de lancement, les ennemis légendaires mais également les phrases culte de l’animé telles que « L’heure de la vengeance a sonné » ou « Goldorak, donne-moi ta force ».
L’exposition inédite s’inscrit dans le programme « La RATP invite », lancé en 2013. Son objectif est de valoriser chaque année le travail d’artistes à travers des expositions dans les espaces du réseau. Cela met en avant les ambitions de la RATP en matière d’action culturelle. Et c’est une belle manière de célébrer les 50 ans d’une icône de la pop culture.

Institut Lumière à Lyon. Quand le train inspire le cinéma coréen
Le cinéma coréen s’est imposé ces dernières années dans les salles obscures, comme sur les plateformes. A Lyon, l’Institut Lumière propose jusqu’au 20 juillet une rétrospective avec une trentaine de films programmés, dont plusieurs nous emmènent à bord de toutes sortes de trains.
Le cinéma coréen est né à partir des années 1910, pendant l’occupation japonaise. Il devient rapidement un outil de résistance et d’affirmation culturelle. Mais la censure nipponne veille et, à partir des années 1930, seuls quelques films sont produits. La période de la libération cède rapidement la place à un nouveau conflit, il faut attendre la fin de la guerre civile de Corée, en 1953, pour que le premier âge d’or du cinéma coréen démarre.
Il s’achève avec le coup d’Etat militaire de 1961. Après une longue apathie, la production cinématographique se réveille en 1988. Bientôt émerge une « nouvelle vague » coréenne portée par de jeunes cinéastes talentueux. Ce sont leurs productions qui sont présentées à l’occasion de K Cinéma, une rétrospective de 29 films programmée par l’Institut Lumière, à Lyon.
Au menu, des films célèbres comme Parasite, Mademoiselle ou Old Boy, mais également des oeuvres moins connues du grand public. Parmi cette sélection, quatre intéresseront particulièrement les lecteurs de La Vie du Rail.
Inspiré de faits réels, Memories of Murder (2003) de Bong Joon-ho (Snowpiercer, le Transperceneige, Parasite) revient sur une affaire criminelle qui a fortement marqué le « pays du matin calme ». En 1986, le corps d’une jeune femme est retrouvé par des paysans dans la campagne de la province de Gyunggi. Elle a été violée puis assassinée. Bientôt, d’autres crimes similaires ont lieu. Dans un pays peu habitué à ce genre d’atrocités, la rumeur de la présence d’un tueur en série grandit de jour en jour. Une unité spéciale de la police est bientôt créée dans la région afin de confondre rapidement le coupable. Park, un policier local, et Seo, un détective spécialement envoyé de Séoul, forment un étonnant duo d’enquêteurs. Ils finissent par trouver un suspect convainquant : un certain Hyeongyu. Dans une scène cruciale, Seo craque après avoir trouvé le corps d’une écolière avec qui il s’était lié, tout près d’une voie ferrée. Le policier entraine alors le suspect vers l’entrée du tunnel ferroviaire et le frappe à plusieurs reprises. Il braque même son révolver sur la tête de Hyeongyu. Un plan qui sera utilisé pour concevoir l’affiche du film et qui marquera durablement l’esprit du spectateur.
Ce polar coréen particulièrement réussi n’offre pas de réponses absolues aux spectateurs… Il faut souligner qu’en 2004, année de sortie du film, on ignorait toujours l’identité du tueur. La police coréenne ne résoudra ce crime qu’en 2019, en reliant l’ADN d’un homme de 56 ans incarcéré pour des faits similaires.
Dans un tout autre registre, Le Bon, la Brute et le Cinglé (2008) de Kim Jeewoon (A Bittersweet Life, 2 soeurs) est aujourd’hui encore le plus gros budget du cinéma coréen. Ce film est un hommage frénétique et burlesque au cinéma de Sergio Leone et au genre du western. Dans les années 1930, en Mandchourie, alors occupée par l’armée impériale japonaise,
Chang-yi, un violent et cruel malfrat, est chargé par un mafieux de récupérer une mystérieuse carte auprès d’un intermédiaire japonais. Celui-ci voyage à bord d’un train qui traverse la région du Gando, une région mandchoue majoritairement habitée par des Coréens. Dans ce convoi, voyage une foule bigarrée de soldats, de marchands et d’individus plus ou moins louches. Alors que Chang-yi a préparé un guet-apens pour arrêter le train et voler la carte, il est devancé par Tae-goo, un voleur haut en couleur et tête brûlée, qui s’empare du précieux document. La confrontation est inévitable. Tout se complique quand Do-won, un chasseur de primes résolu à arrêter Chang-yi, également présent dans le train, tire, lui aussi, ses premiers coups de feu … Filmé dans le désert de Gobi, le film offre de belles images du train qui file dans un paysage aride et désolé.
Autre film de genre, Dernier train pour Busan (2016) de Yeon Sang-Ho est un film de zombies particulièrement efficace. L’intrigue se déroule essentiellement à grande vitesse dans un Korean Train Express (KTX) entre Séoul et Busan. Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, ses victimes devenant d’incontrôlables anthropophages, l’état d’urgence est décrété. A bord du train, les voyageurs vont devoir se battre pour survivre. Et attention, les zombies se déplacent à grande vitesse !
Yeon Sang-Ho réalise ici son premier film en prises réelles, mais a déjà plusieurs films d’animation à son actif, dont Seoul Station, également présenté dans cette rétrospective. Ce dessin animé raconte aussi une histoire de contamination dans la plus grande gare de la capitale sud-coréenne et constitue une introduction au récit de Dernier train pour Busan.
K Cinéma. Institut Lumière. 25, rue du Premier. Lyon. Tél. 04 78 78 18 95 www.institut-lumière.org