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TER. Menaces sur la ligne des Hirondelles
L’alerte a été donnée par les élus, les voyageurs et les habitants en mai dernier. La ligne TER, dite ligne des Hirondelles (73 km), qui relie Andelot- en-Montagne à Saint-Claude dans le Jura, est menacée de fermeture en raison de la dégradation de la voie ferrée, insuffisamment entretenue ces dernières décennies. Or s’il s’agit d’une des plus belles lignes de France, c’est surtout une ligne mythique, ponctuée de 36 tunnels et de 18 viaducs construits au XIXe siècle.
Elle fait la fierté de la Franche-Comté depuis de nombreuses années et constitue un bel atout au profit du tourisme et de l’économie du territoire. Les Jurassiens, les touristes et les étudiants ont accès, grâce au train, aux plus grandes villes de la région : Dole, Dijon, Besançon, Pontarlier. Selon SNCF Réseau, rénover la voie ferrée sur ces 73 km coûterait 90 M€.
Des fonds absents du budget annoncé en mars pour les lignes régionales. « Tandis que la région a trouvé 200 M€ pour la ligne des Horlogers », déplorait auprès de France 3 Guy Saillard, maire de Champagnole, commune desservie par la ligne des Hirondelles. En espérant que l’Etat, SNCF Réseau et la région Bourgogne-Franche-Comté prennent une nouvelle décision favorable.

Taïwan. Une expo pour comprendre les enjeux architecturaux des gares
Le Musée national de Taiwan (NTM) a inauguré le 2 juin dernier une exposition baptisée « Allons à la gare – Explorez l’architecture » dans les espaces d’exposition de son département des chemins de fer. Ce site historique relève de la juridiction de l’administration des chemins de fer de Taiwan.
Ouverte jusqu’au 1er mars 2026, l’exposition invite les visiteurs à explorer l’architecture de la gare à travers des jeux interactifs et des ateliers créatifs.
A l’occasion de la cérémonie d’inaugurations le ministre de la Culture, Li Yuan, était présent, tout comme le directeur du musée, Chen Teng-chin, l’ingénieur en chef de la Taiwan Railway Corporation, Chen Shih-pen, et d’autres invités de marque.
L’ambition de l’exposition est de mettre en valeur les installations et la conception spatiale des gares. Les jeunes visiteurs sont invités à réfléchir à l’emplacement des toilettes, des différentes boutiques et des différents éléments permettant l’accessibilité du site à toutes et à tous.
Dans son discours d’introduction à la nouvelle exposition, l’ingénieur en chef Chen Shih-pen a rappelé que Taiwan compte actuellement 241 gares présentant des caractéristiques diverses, allant des structures en bois construites sous la dynastie Qing aux gares modernes qui mettent l’accent sur l’innovation et l’identité taïwanaise.
L’exposition « Allons à la gare – Explorez l’architecture » se concentre sur deux thèmes principaux : « l’architecture » et « les enfants ». Elle explore les problématiques liées à la construction et à l’aménagement des gares grâce à de nombreuse images et vidéos, ainsi que trois jeux interactifs.
Musée national de Taiwan – Railway Department Park. No. 2, Section 1, Yanping North Road, Datong Dist., Taipei City 103011, Taiwan. Tél : +886-2-2558-9790. Plus d’infos sur /www.ntm.gov.tw

Lucerne. Nouvelle exposition permanente au Musée suisse des Transports
Le Musée suisse des Transports a inauguré le 18 juin dernier sa nouvelle exposition permanente « Expérience ferroviaire suisse » en présence de nombreuses personnalités du rail helvétique. La nouvelle exposition installée offre un aperçu passionnant de l’histoire des chemins de fer suisses.
Musée le plus fréquenté de toute la confédération helvétique, le Musée suisse des Transports a ouvert ses portes en 1959 à Lucerne, au bord du lac des Quatre-Cantons. Depuis, il a connu de nombreuses extensions et aujourd’hui il présente une impressionnante collection de véhicules sur 22 500 m² de surface d’exposition. L’institution culturelle s’intéresse aux transports, mais également à la logistique, à l’énergie, au développement durable, à la communication, aux technologies de l’information et la numérisation. Wagons, voitures, avions, bateaux, locomotives et même satellites et engins spatiaux… Tous les moyens de transport y ont une place. En tout, plus de 3 000 pièces attendent les visiteurs.
Les halls dédiés au transport ferroviaire sont particulièrement riches. Ils accueillent depuis le 18 juin une toute nouvelle exposition permanente : « Vivre la Suisse en train ». On y découvre une multitude d’objets liés au transport ferroviaire suisse, des locomotives à vapeur et de nombreux trains à crémaillère… Le réseau du pays alpin nécessitant souvent le recours à cette technologie ferroviaire. La nouvelle exposition permet d’en savoir plus sur l’histoire ferroviaire du pays et de mesurer toute l’importance du chemin de fer dans son histoire.
Huit thèmes permettent de découvrir l’influence du train sur les plans économiques, écologique, culturel et social. Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) s’imposent naturellement comme le partenaire principal de l’exposition.
Les visiteurs seront impressionnés par la maquette entièrement rénovée de la ligne du Gothard. Avec 31,5 mètres de long et de 3,5 mètres de large, elle serait l’une des plus grandes maquettes ferroviaires de Suisse. Chaque jour, les trains circulent sur ce réseau miniature, animant l’imposant diorama.
Les collections ferroviaires du musée sont riches et le musée présente plusieurs pièces de choix, comme la locomotive CFF Re 4/4 II 11108 « Swiss Express », la voiture-restaurant de 1967 (qui peut également accueillir des événements), la Ce 6/8 I 14201 « Köfferli-Lok » (« locomotive à valises ») de 1918, l’automotrice CFe 2/4 n° 11 du chemin de fer de montagne Lauterbrunnen–Mürren de 1913, l’automotrice à crémaillère Bhe 1/2 n° 21 de 1937 du célèbre chemin de fer du Pilate ou encore le petit tracteur de manoeuvre « Tintenfisch » (« pieuvre »).
L’exposition est complétée par de nombreux contenus analogiques et numériques. Une carte interactive permet ainsi de découvrir dans le détail le très dense réseau ferroviaire suisse.
Lors de l’inauguration officielle, le 18 juin dernier, le directeur du Musée suisse des Transports, Martin Bütikofer, a expliqué dans son discours d’introduction l’importance du Musée suisse des Transports pour l’ensemble de la communauté ferroviaire : « Les Halles du Transport Ferroviaire sont l’un des coeurs de notre musée et attirent chaque année de nombreux visiteurs. Leur odeur caractéristique et leurs impressionnantes expositions permettent de ressentir l’ingénierie et l’esprit pionnier qui ont marqué notre histoire. Nous sommes d’autant plus heureux d’accueillir aujourd’hui autant d’invités et de représentants du monde ferroviaire suisse. »
A l’occasion de l’inauguration du nouvel espace d’exposition, une table ronde a également été organisée réunissant des dirigeants des chemins de fer suisses, qu’ils soient fédéraux ou régionaux et de l’administration fédérale. Ils ont pu échanger sur l’avenir du transport ferroviaire dans le pays et en Europe.
A noter que l’institution abrite également le musée d’art Hans Erni (le peintre et illustrateur suisse est né à Lucerne), ainsi que le plus grand écran de cinéma et le plus grand planétarium du pays. Pour vous rendre au musée, plusieurs options s’offrent à vous. En train (S3 ou Voralpenexpress), votre trajet durera huit minutes jusqu’à l’arrêt « Luzern Verkehrshaus », vous pouvez également prendre un bus (n° 6, 8 ou 24) jusqu’à l’arrêt « Verkehrshaus », le voyage durera alors dix minutes, tout comme le trajet en bateau, le musée possède son propre embarcadère, « Verkehrshaus-Lido». Enfin, les plus courageux choisiront la marche à pied. Ils s’offriront ainsi une promenade le long du lac de 30 minutes. Depuis la gare, passez la Kurplatz, admirez le « Grand Hotel National » et le « Casino Luzern » et prenez la direction de la plage Seebad Luzern, Passez devant Mandarin Oriental Palace, par le Carl-Spitteler-Quai et le Luzernquai. Et vous arrivez au Musée suisse des Transports
Informations pratiques : Musée suisse des Transports. Lidostrasse 5. CH-6006 Lucerne. Suisse.

Un voyage gourmand à bord du Seudre Océan Express
Bienvenue à bord du Seudre Océan Express, le train restaurant exploité par l’association Trains & Traction (T & T) en Charente-Maritime. Au départ de Saujon, le SOE, dont la livrée évoque les voyages en train de luxe d’autrefois, remporte un tel succès « qu’il faut réserver deux mois et demi à l’avance », prévient Pierre Verger, président de T & T. Le succès s’explique à la fois par la qualité du repas gastronomique (déjeuner, dîner) imaginé par le chef Henri Lhermite, exécuté par sa brigade, servi par une équipe de choc, et par l’agrément du voyage.
Le train roule à une allure tranquille (30 km/h) le long de la Seudre, fleuve côtier qui se jette dans l’estuaire du même nom. Tout en dégustant le repas – amuse-bouches, entrée, plat, entremets, fromages, dessert, le tout estampillé locavore et typique du territoire de © Anne Jeantet-Leclerc/Photorail/LVDR Charente-Maritime, on observe à loisir, à travers les larges vitres, les paysages qui se succèdent : vignes, champs de blé, bosquets, bassins ostréicoles… Un voyage en images et en saveurs !
Contact : Seudre Océan Express, 05 46 05 37 64. www.seudre-ocean-express.fr Facebook : @seudreoceanexpress Tarifs 2025 (hors menus spéciaux) : 85 € par adulte, 37,50 € par enfant.

Saint-Malo. Douze portraits de Malouines et de Malouins vous accueillent en gare
Depuis la fin du mois de mai et jusqu’au 1er octobre, les voyageurs qui arrivent en gare de Saint-Malo sont accueillis par des portraits d’habitants de la cité corsaire, affichés à l’occasion d’une exposition issue du projet Malouin(e) suis.
Gare aux Malouins ! Voici le nom de l’exposition qui occupe le hall de la gare de Saint-Malo jusqu’au 1er octobre. Installée par les équipes de SNCF Gares & Connexions, elle propose douze portraits de Malouines et de Malouins, ainsi qu’une belle photo grand format de vagues qui percutent la digue de Saint- Malo pendant les grandes marées, créant d’impressionnantes gerbes d’écume. Une image saisissante qui introduit les voyageurs aux destins de ces femmes et des hommes qui vivent dans la ville, qu’ils y soient nés ou qu’ils y aient posé leurs valises.
Les portraits sont issus du blog Malouin( e) suis. Le nom de celui-ci faisant référence à la devise officieuse de la cité corsaire : « Ni français, ni breton, malouin suis ».
Depuis 2017, Béatrice Ercksen, autrice et journaliste, et Gérard Cazade, photographe installé à Saint-Malo depuis 40 ans, présentent sur leur blog des portraits de ces hommes et de ces femmes qui font la ville. A chaque fois, le parcours de vie décrit par Béatrice est atypique.
Quand il arrive en gare de Saint-Malo, le voyageur rencontre par exemple Marc et Denise. Sur la photo, le couple porte fièrement leurs tricornes et leurs déguisements de corsaire. Venus du Havre il y a quelques années, ils ont investi pleinement leurs personnages pour en faire leur métier. Marc rêve de corsaires depuis ses sept ans et aujourd’hui, il est, sous le nom de Rapace, le tout premier corsaire intermittent du spectacle.
Parmi ces Malouins emblématiques, nous pouvons également citer Pascal le lamaneur, un marin spécialisé dans les opérations d’amarrage et de démarrage des navires en escale dans le port, ou Fabienne, une hôtesse de l’air qui devient sauveteuse en mer pendant ses temps libres. Ses vols se limitent à des destinations comme le Maghreb ou la Russie. Pendant quatre jours, elle vole, pendant trois jours, elle se repose… du moins quand elle n’est pas sauveteur embarqué sur un bateau de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Depuis dix ans, Fabienne vient ainsi au secours des marins en détresse. Si vous passez prochainement par la gare de Saint-Malo n’hésitez pas à découvrir ces différents destins. L’exposition démontre une évidence : toute la richesse d’une ville se construit par la diversité de ses habitants, par la variété de leur histoire. Si vous ne comptez pas voyager bientôt dans le coin, vous pouvez tout de même le constater en retrouvant les 70 portraits publiés par Béatrice Ercksen et Gérard Cazade sur leur blog : https://malouinsuis. com.
Infos pratiques : Exposition Gare aux Malouins ! Jusqu’au 1er octobre 2025. Gare de Saint-Malo. Avenue Anita Conti 35400 Saint-Malo

Etats-Unis. 100 ans de cartoon dans le New Yorker sur les transports
Une nouvelle exposition temporaire a été installée au New York Transit Museum, le plus grand musée des Etats- Unis consacré aux transports urbains.
Elle célèbre le 100e anniversaire d’un mythe de la presse étatsunienne. Fondé en 1925 par Harold Ross et Jane Grant, le New Yorker est probablement la revue la plus prestigieuse de la côte Est des Etats-Unis. Le journal préféré des intellectuels américains est célèbre pour ses analyses pointues, ses grands reportages, ses nouvelles, ses poèmes, mais aussi pour ses dessins et caricatures humoristiques. L’hebdomadaire new-yorkais s’est naturellement penché sur le réseau de transport de la ville.
Les transports en commun et la métropole qu’ils desservent sont devenus inextricablement liés, devenant ainsi un sujet récurrent non seulement pour les dessins, mais aussi pour les couvertures du magazine. Pour fêter comme il se doit le 100e anniversaire du magazine, le New York Transit Museum présente jusqu’au 26 octobre « Commentaire sur les trajets : un siècle de dessins sur les transports du New Yorker ».
L’exposition présente aux visiteurs les oeuvres de 57 artistes qui ont réalisé des dessins, des caricatures et des couvertures parmi les plus réussis du magazine. Les usagers d’aujourd’hui ne devraient pas être dépaysés…
Les petites misères du métro et de trains de banlieue sont manifestement aussi anciennes que le réseau luimême. Installé dans une ancienne station de métro de Brooklyn datant de 1936, le New York Transit Museum permet aussi de découvrir une collection de matériels roulants historiques, notamment d’antiques rames en bois du métro ou du chemin de fer aérien exploité par la Brooklyn Rapid Transit Company (BRT) ou encore visiter l’ancienne station de métro. Des expositions temporaires y sont régulièrement présentées.
Plus d’infos : www.nytransitmuseum.org

Patrimoine. La Baule-Escoublac, la gare des vacances
Dans l’Ouest, il existe une gare SNCF synonyme de grandes vacances au bord de l’océan : La Baule-Escoublac en Loire-Atlantique. Construite en 1927, c’est un bon exemple du style régionaliste adopté un temps par les compagnies ferroviaires qui ont précédé la création de la SNCF en 1938. Elle a succédé à une première gare bâtie en 1879 (la ville naîtra véritablement avec l’arrivée du chemin de fer).
La gare actuelle, signée des architectes Adrien Grave et Roger Pons, est classée monument historique. Située à 1,5 km du front de mer, celle qui fêtera ses cent ans en 2027 arbore le style des villas bauloises, mêlant des influences régionales normandes, bretonnes et du sud de la France : toit en tuiles, murs en granit, boiseries de couleur sang de boeuf, comme les maisons des paludiers dans les marais salants des environs. Une halte ferroviaire secondaire, aux allures de chaumière bretonno-anglo- normande et bâtie en 1927 elle aussi, existe dans le quartier voisin de La Baule-les-Pins

Le buffet de la gare de Saint-Quentin, un bijou de l’Art déco
Lorsqu’on descend du train à Saint-Quentin (Aisne), difficile d’imaginer que l’une des portes qui donne sur le quai principal abrite un véritable trésor Art déco : l’ancien buffet des voyageurs, fait de sublimes mosaïques, et oeuvre – comme l’ensemble de la gare _ de l’architecte Urbain Cassan. N’espérez pas y mettre un pied : le buffet de la gare est fermé depuis une vingtaine d’années. Seuls quelques chanceux peuvent le visiter lors de visites exceptionnelles (sur inscription exclusivement). Lorsqu’on y entre, la première impression est de pénétrer dans un lieu qui semble figé dans le temps.
Pourtant, l’endroit est d’une beauté inattendue : un comptoir en béton (matériel largement utilisé par les architectes de la période Art déco), incrusté de poudre d’or, d’opaline et de quartz, des mosaïques murales, un carrelage en céramique… « c’est le travail exceptionnel d’Auguste Labouret, maître verrier de Laon, artisan d’art, », explique Michele, journaliste free-lance qui, avec son complice Jean Triboulloy, a pu visiter et photographier cet endroit secret. En effet, c’est Labouret, qui a été chargé par Urbain Cassan de décorer le buffet de la gare lors de la reconstruction du bâtiment en 1926 (la gare avait été détruite par un incendie cinq ans plus tôt).
Classé à l’inventaire des monuments historiques, le buffet de la gare appartient toujours à la SNCF, qui, pour le moment n’a semble-t-il aucun projet pour ce dernier. La porte de sortie se trouvant sur le quai principal, le buffet ne répond plus aux normes actuelles de sécurité. Qu’il est difficile de concilier beauté et principe de précaution…

Réédition. Le Disque rouge de Pietro Germi en Blu-ray
Carlotta Films sort ce 19 août en format Blu-ray, le classique du cinéma italien Le Disque rouge (Il Ferroviere) de Pietro Germi nouvellement restauré en format 4K et accompagné de quelques bonus. Andrea Marcocci (Pietro Germi) vient de finir son service. C’est le soir de Noël, son fils Sandro (Edoardo Nevola), huit ans, est venu le chercher sur le quai de la gare. Le mécanicien est censé rentrer chez lui où l’attend sa famille.
Mais, sur la route, il décide de boire un verre avec son ami et collègue. Sandro rentre seul, tandis qu’Andrea boit, joue de la guitare et chante jusqu’à la fermeture du bistrot. L’enfant repart chercher son père qui, complètement ivre, finit par rentrer chez lui, où il s’endort. Mais, il ignore que pendant ce temps-là, sa fille Giulia (Sylva Koscina) souffre le martyre… Andrea réagit avec autorité, exemple concret du patriarche omnipotent. Mais, porté sur la bouteille, il ne va cesser de connaitre des déboires qui rejailliront sur sa famille.
Un jour, un homme se jette devant le train qu’il conduit. Le mécanicien est choqué et ne voit pas le disque rouge lui signalant l’arrêt immédiat. Il parvient à éviter de justesse une terrible catastrophe, mais n’évite pas les conséquences de cette erreur… Grand nom du cinéma transalpin, Pietro Germi a notamment légué au septième art l’expression « comédie à l’italienne ».
Avec Disque rouge, Pietro Germi se plonge dans le monde cheminot. Afin de préparer le film, le cinéaste et ses coscénaristes sont allés se mélanger avec les cheminots dans les bars et les restaurants qu’ils fréquentaient. Ils ont mangé, bu et chanté avec eux pour retranscrire sur l’écran l’esprit qui animait cette corporation.
Le Disque rouge de Pietro Germi. Italie (1956). Version originale sous-titrée française. Edition Blu-ray. Sortie le 19 août 2025. Prix : 15 euros.

Grande-Bretagne. Se promener le long du tout premier chemin de fer moderne
Le S&DR Trail of Discovery (sentier de découverte) propose une expérience inédite : une promenade le long d’une ligne de chemin de fer vieille de 200 ans. Celle qui a accueilli le tout premier voyage ferroviaire de l’ère de la vapeur.
Le Stockton and Darlington Railway (S&DR) est né le 27 septembre 1825 quand la Locomotion N° 1 créée par George et Robert Stephenson est parvenu à tracter les premières voitures chargées de voyageurs.
En 2018, Historic England, l’établissement public en charge du patrimoine a désigné le S&DR comme zone d’action pour préserver cette étendue de terrain historiquement importante.
Depuis lors, des travaux de conservation, d’enquêtes, d’évaluations et de réparations ont eu lieu le long du parcours afin que le public puisse profiter de la beauté naturelle de cette région et en apprendre davantage sur son histoire industrielle unique.
La nouvelle piste cyclable et piétonne suit des sections de cette toute première ligne qui serpente dans les comtés de Durham, Darlington et Stockton. Le sentier suit de près de grandes sections du parcours original de près de 42 km du premier voyage en train de passagers et de marchandises au monde.
Le long du chemin, vous découvrirez des sites remarquables, notamment le premier quai ferroviaire au monde et le plus ancien pont ferroviaire toujours utilisé aujourd’hui.
La première phase du sentier a été achevée au début du mois de juin et propose un tracé continu dans le comté de Durham depuis le tout début de la ligne à Witton Park jusqu’à la gare de Heighington. À Darlington, l’itinéraire partira du musée de Hopetown et reprendra l’itinéraire original de 1825 jusqu’à Middleton St George. À Stockton, l’itinéraire prendra place à la gare d’Eaglescliffe et vous emmènera jusqu’à Stockton Riverside, via Preston Park, où vous pourrez encore voir les vestiges de la ligne 1825. Cet été, 17 panneaux illustrés ont été placés le long du parcours pour raconter l’histoire de cet événement historique. Neuf peintures murales ont également été commandées pour célébrer cet évènement qui a changé la face de la Grande-Bretagne, puis du monde.
Plus d’informations sur https://sdr200. co.uk/discovery-trail (en Anglais)