Catégorie : Politique

  • Alstom reconduit pour la maintenance et l’exploitation de trains par l’Etat du Maryland

    Alstom reconduit pour la maintenance et l’exploitation de trains par l’Etat du Maryland

    Entamée il y a plus de dix ans, la coopération entre Alstom et l’Administration des Transports de l’Etat américain du Maryland (Maryland Transit Administration, MTA) est reconduite avec la signature d’un nouveau contrat d’exploitation et de maintenance sur deux lignes de trains de grande banlieue du réseau MARC (Maryland Area Rail Commuter) pendant une durée initiale de cinq ans. Chiffré à 401 millions de dollars (environ 367 millions d’euros), ce nouvel accord peut être prorogé deux fois, en 2028 et 2033 (sa valeur totale pourrait alors atteindre 1,4 milliard de dollars, soit environ 1,2 milliard d’euros), et fait suite à l’attribution en 2012 du précédent contrat de services sur les lignes dites de Camden (63 km entre Washington DC et Baltimore, une des plus anciennes du monde, car ouverte en 1830) et de Brunswick (119 km entre Washington et Martinsburg ou Frederick).

    Par ce nouveau contrat, Alstom garde la responsabilité de l’exploitation des trains, des services à la clientèle, du personnel, de la maintenance du parc de locomotives et des voitures, ainsi que de la gestion des gares et des installations nécessaires à toutes ces tâches. Depuis 2013, Alstom « a acquis une grande expérience et a prouvé son expertise » en matière de maintenance du parc affecté au réseau MARC, qui comprend 42 locomotives diesel de plusieurs types, 60 voitures Nippon Sharyo MARC II à un niveau et 54 voitures à deux niveaux MultiLevel II (MARC IV) construites en son temps par Bombardier. Les opérations de maintenance comprennent l’inspection quotidienne, l’entretien des équipements, ainsi que la maintenance préventive et corrective, à assurer dans les installations de maintenance du réseau MARC, qui sont la propriété de la MTA.

  • Occitanie. Une nouvelle convention pour dix ans entre la Région et la SNCF

    Occitanie. Une nouvelle convention pour dix ans entre la Région et la SNCF

    La région Occitanie, présidée par Carole Delga, a adopté le 23 mars une nouvelle convention d’exploitation de transport de voyageurs pour dix ans (2023-2032) avec la SNCF. La feuille de route est ambitieuse.

     

    Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.

    « Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité… ».

  • Transports en Ile-de-France : des progrès malgré les grèves

    Transports en Ile-de-France : des progrès malgré les grèves

    « Ça va beaucoup mieux, même si le compte n’y est pas encore » Satisfaction mesurée de Valérie Pécresse, la présidente d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), qui faisait le 24 mars un point d’étape sur la remise en marche des transports publics franciliens, affectés depuis l’été dernier par un manque de conducteurs, des difficultés de recrutements, une progression de l’absentéisme et des grèves plus ou moins larvées.  Auxquels s’ajoutent les grèves actuelles qui « n’aident pas… »

    Le retour à 100% de l’offre nominale en avril demandée par IDFM ne sera pas possible partout dans le métro, selon le PDG de la RATP Jean Castex. Il faudra attendre le 9 mai sur les lignes 2 et 12, et plus tard sur les 4, 6 et 11 pour cause de travaux. 

    Côté RER et Transilien, il ne devrait plus y avoir de suppressions de trains faute de personnel à partir d’avril, a promis le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou. En revanche, il y aura toujours des travaux… 

    Dans les bus RATP, où il manquait un quart des passages à l’automne, Jean Castex se félicite d’« une avancée significative » avec 88,2% du service assuré mi-mars. Mais le seul objectif affiché est pour l’instant de passer le cap des 90% en mai. Valérie Pécresse note d’ailleurs qu’« au moins 6% » de l’offre est irréalisable dans Paris à cause des chantiers, embouteillages et manifestations.  

    La patronne d’IDFM a salué la bonne performance du réseau de bus de grande banlieue, où 30 lots sur 36 ont été ouverts à la concurrence (et 21 ont changé de mains). Quant à une éventuelle prolongation du monopole de la RATP sur les autobus de la zone centrale au-delà de l’échéance des Jeux olympiques, Valérie Pécresse a indiqué qu’elle présentera sa « proposition », sur la base d’un rapport commandé à Jean-Paul Bailly, « dans les semaines qui viennent » 

  • Une nouvelle convention pour dix ans entre l’Occitanie et la SNCF

    Une nouvelle convention pour dix ans entre l’Occitanie et la SNCF

    Des trains plus nombreux, plus modernes, plus ponctuels, avec une capacité augmentée et à des tarifs accessibles à tous : ce sont les grandes lignes de la nouvelle convention d’exploitation 2023-2032 signée par l’Occitanie, présidée par Carole Delga, et la SNCF. Un nouveau bail de dix ans qui réaffirme la volonté de la région de ne pas ouvrir ses lignes à la concurrence, du moins durant toute cette période.

    « Le rail est la colonne vertébrale de notre politique des transports. Il est le meilleur argument en termes de lutte contre le réchauffement climatique, de sécurité. De plus, le train s’affranchit des mauvaises conditions météorologiques, contrairement à la route qui devient alors impraticable », a commenté Carole Delga lors de la présentation de la convention le 23 mars. « Que chacun ait la possibilité, quels que soient ses moyens, de se déplacer librement sur le territoire est une question essentielle pour nous », a ajouté la présidente, rappelant que « en trois ans, ce sont près de 20 000 personnes supplémentaires qui prennent le train chaque jour. Et on observe que les jeunes ont moins recours au voiturage et prennent davantage le train. Nous allons donc poursuivre nos efforts pour changer les habitudes de mobilité…»

     

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  • UTP : « La convention collective du ferroviaire reste à construire »

    UTP : « La convention collective du ferroviaire reste à construire »

    Logement, facilités de circulation, pénibilité, prévoyance, droit syndical : pour Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTP, l’urgence c’est 2024, année des premiers transferts de cheminots en région Paca sur les lignes TER. Mais la convention collective du ferroviaire n’est toujours pas achevée.

    L’actualité sociale autour de la réforme des retraites n’est pas franchement favorable à la reprise des négociations sur la convention collective du transport ferroviaire visant à établir des règles sociales communes à toutes les entreprises ferroviaires, publiques et privées. Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTP, l’Union des transports publics et ferroviaires chargée de la négocier et de la finaliser rapidement avec les partenaires sociaux, en est bien consciente.

    Le 17 mars, devant l’association des journalistes du transport et de la mobilité (AJTM), elle a longuement évoqué le sujet. « Mon obsession, c’est que, quand les premiers salariés SNCF seront transférés chez un nouvel entrant, on puisse leur garantir leurs droits sociaux », dit l’ancienne conseillère sociale de Jean Castex quand il était à Matignon.

    Et cela va arriver vite, en 2024 très exactement. Les premiers transferts de cheminots de la SNCF devraient intervenir dans un an en Provence Alpes Côte d’Azur lorsque Transdev (filiale de la Caisse des dépôts) prendra les commandes des TER sur l’axe Marseille-Nice (30 % de l’offre ferroviaire régionale remportés à l’issue d’un premier appel d’offres). « Il faudra bien que les règles sociales soient claires pour que cela se passe dans les meilleures conditions. On n’y est pas, les négociations sont encore en cours avec les syndicats », constate Florence Sautejeau. 150 cheminots sont concernés.

     

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  • L’engagement (trop?) ambitieux de la SNCF d’obtenir 98,5 % de ponctualité dans les Hauts-de-France

    L’engagement (trop?) ambitieux de la SNCF d’obtenir 98,5 % de ponctualité dans les Hauts-de-France

    Pour remporter l’exploitation du premier lot de lignes (l’Etoile d’Amiens) ouvert à la concurrence par les Hauts-de-France, la SNCF s’est notamment engagée à tenir un taux de ponctualité de 98,5 %. Soit un taux « extrêmement ambitieux  », nous ont affirmé les différents experts ferroviaires que nous avons interrogés. Selon eux, si on excepte le Japon (ainsi que les lignes de métro automatique en circuit fermé), aucun réseau ferroviaire au monde n’affiche une telle performance. De multiples causes peuvent venir perturber les circulations comme des intrusions sur les voies, des heurts avec des animaux sauvages ou avec des véhicules sur des passages à niveau, ou encore avec d’autres trains (fret, TGV… ) passent par les mêmes voies.

    Tout dépend en fait des conditions qui encadreront cet engagement dans le futur contrat entre l’exploitant ferroviaire et la région. Ces précautions peuvent permettre de s’en affranchir plus ou moins.

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  • Commande record de locomotives pour Siemens

    Commande record de locomotives pour Siemens

    C’est la plus grande commande de locomotive jamais reçue par Siemens Mobility et le contrat le plus important signé par la filiale indienne du groupe allemand. Conclu avec les Indian Railways, ce marché record de 3 milliards d’euros « hors taxes ni modifications des prix » porte sur la livraison, les essais et la mise en service, sur une période de 11 ans, de 1 200 locomotives électriques destinées à la remorque de trains de fret. Le contrat comprend aussi la maintenance de ces machines « de 9 000 ch » (6,6 MW) pendant 35 ans.

    Le montage de ces locomotives devra avoir lieu aux ateliers Indian Railways de Dahod (État du Gujarat), en coopération avec les agents de l’entreprise ferroviaire, alors que la maintenance sera effectuée dans quatre dépôts Indian Railways (Visakhapatnam, Raipur, Kharagpur et Pune). Les chaînes de traction seront quant à elles produites en Inde par Siemens Mobility, qui mettra en oeuvre sa plateforme Railigent pour garantir la fiabilité et la disponibilité des locomotives.

    Cette commande de locomotives de grande puissance, qui pourront remorquer des trains de fret de 4 500 t à 120 km/h maximum, s’inscrit dans la stratégie d’électrification à 100 % du réseau ferré indien, dans une perspective de faire passer la part modale du rail de 27 % à une fourchette de 40 à 45 % du volume de marchandises transportées dans le pays.

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3927 de La Vie du Rail.        

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  • Abellio quitte la Grande-Bretagne

    Abellio quitte la Grande-Bretagne

    Comme annoncé l’été dernier, mais un peu plus tard que prévu, Abellio UK, filiale britannique des Nederlandse Spoorwegen (NS, chemins de fer néerlandais), a été vendue par ces derniers à sa direction (management buyout), qui l’a renommée Transport UK Group Ltd (TUK). Ce transfert a été annoncé le 1er mars par l’ancien propriétaire d’Abellio UK, les autorités organisatrices et organismes britanniques concernés ayant donné leur accord.

    Après 20 ans de présence sur le marché britannique mais aussi des déboires en Écosse et en Allemagne, les NS ont donc décidé de se concentrer sur leur marché intérieur, voire sur les dessertes ferroviaires transfrontalières à destination et en provenance des Pays-Bas.

     

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  • Eole : après les retards et les surcoûts, le service partiel

    Eole : après les retards et les surcoûts, le service partiel

    Après avoir comptabilisé les retards du chantier Eole (qui a glissé de 2020 à 2022, puis à 2024) et les surcoûts ( estimés à 1,7 milliard d’euros pour un projet au départ évalué à 3,7 milliards d’euros aux conditions 2012), Ile-de-France Mobilités a été informé par la SNCF qu’à la mise en service du RER E de Saint-Lazare à Nanterre (le prolongement jusqu’à Mantes-la-Jolie est prévu dans un second temps), le service ne serait que partiel : seuls quatre trains par heure circuleront, entre 10h et 16, jusqu’en décembre. Le temps de tester les rames et les systèmes de contrôle.

    « Alstom affirme que 38 rames seront livrées pour les JO. Mais tout le monde se renvoie la balle sur les responsabilités dans ce service partiel et les retards : la SNCF, Alstom et Siemens impliqué dans le système d’exploitation des trains », commente la présidente, qui de toute façon, répète-t-elle, n’a « pas d’argent pour les faire circuler, même avec quatre rames par heure ».

     

    ? Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 3926 de La Vie du Rail.      

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