Catégorie : Politique

  • Exclusif. La SNCF devrait gagner le premier lot de TER ouvert à la concurrence dans les Pays de la Loire

    Exclusif. La SNCF devrait gagner le premier lot de TER ouvert à la concurrence dans les Pays de la Loire

    Encore une bonne nouvelle pour la SNCF : dans la compétition qui l’oppose à Transdev et à Régionéo, la compagnie nationale devrait gagner le premier contrat de TER ouvert à la concurrence dans les Pays de la Loire. Selon nos informations, dans les notations émises par la région, elle l’emporte de peu face à Transdev, mais loin devant Régionéo (co-entreprise issue du partenariat entre RATP Dev et Getlink).

    La SNCF devrait donc se succéder à elle-même via une société dédiée pour exploiter, dans dix-huit mois,  les dessertes dites du « Tram train ». Cet ensemble regroupe les lignes Nantes – Nort-sur-Erdre – Châteaubriant et Nantes – Clisson. Dans un second temps, elle exploitera également un deuxième ensemble, dénommé « Sud Loire », qui couvre les lignes Nantes – Pornic, Nantes – Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Nantes – La Roche-sur-Yon – Les Sables-d’Olonne, Nantes – La Rochelle, Nantes – Cholet et Angers – Cholet.

    Ces lignes représentent 30 % environ du réseau ferroviaire régional. Et un chiffre d’affaires de quelque 500 millions d’euros (hors péages) pendant dix ans, durée du contrat. Environ 350 agents de la SNCF sont concernés.

     

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  • Fret SNCF : la sanction de Bruxelles

    Fret SNCF : la sanction de Bruxelles

    C’est bientôt la fin de l’histoire pour Fret SNCF. Le 23 mai, Clément Beaune a reçu les organisations syndicales représentatives de la SNCF pour leur faire part des décisions du gouvernement suite à l’enquête menée par Bruxelles sur les aides d’Etat (5,3 milliards d’euros) apportées entre 2007 et 2019 à Fret SNCF. Selon des syndicats, le ministre délégué aux Transports a annoncé que la SAS (Société par actions simplifiées) créée en 2020 dans le cadre de la réforme ferroviaire devrait disparaître pour donner naissance à deux nouvelles entités, l’une, « le technifret » dédiée à la maintenance des locomotives, l’autre spécialisée dans le fret.

    Ainsi, Fret SNCF, qui assurait jusqu’à aujourd’hui près de 50 % des parts de marché, ne devrait plus pouvoir acheminer, pendant dix ans, de trains complets réguliers, un trafic rémunérateur qui devrait revenir à ses concurrents. Ils représentent 30 % du trafic de la SNCF (en tonnes-km) et sont, à 95 %, des trains de transport combiné. La future entité Fret devrait être autorisée à tracter des trains entiers mais irréguliers ou peu fréquents, le transport de coupons et des wagons isolés, plus compliqués à organiser et structurellement déficitaires. Autrement dit, ce qu’on appelle dans le jargon ferroviaire la gestion capacitaire, c’est-à-dire un système dans lequel les moyens de production sont mutualisés permettant à une compagnie de composer des trains avec les wagons de ses différents clients. En conséquence, la future entité conservera 80 % du chiffre d’affaires de Fret SNCF. L’activité pourra être rentable grâce aux aides de l’Etat versées pour soutenir le fret ferroviaire et qui viennent d’être augmentées et prolongées jusqu’en 2030.

    Le gouvernement disposait de deux scénarios : soit saisir la justice pour contester le caractère illégal des aides, mais c’était quitte ou double avec un grand risque de condamner définitivement Fret SNCF incapable de rembourser les 5 milliards. Soit, et c’est ce qu’il a fait, négocier avec la Commission européenne en acceptant de réduire l’activité de Fret SNCF pour la remettre sur le marché sous une autre forme, très différente de la précédente avec une voilure allégée et un changement d’actionnaire.

    Clément Beaune, confiant sur un prochain accord avec Bruxelles, espère que la situation sera totalement stabilisée début 2024. Les deux nouvelles sociétés prévues devraient être prêtes le 1er janvier 2025. Commentant le scénario envisagé, un cadre de la SNCF a résumé le sentiment général : « C’est un moindre mal même si ça fait mal« . La crainte de voir des trafics repartir vers la route si la sanction avait été plus sévère ont sans doute pesé.

     

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  • La Cour des Comptes critique la gestion des centres de vacances de la SNCF

    La Cour des Comptes critique la gestion des centres de vacances de la SNCF

    Centres de vacances qui se dégradent, gestion des travaux aléatoire, absentéisme du personnel, manque de transparence…. ce sont quelques-unes des principales critiques formulées par la Cour des Comptes dans son rapport publié début mai sur « l’Instance commune » (l’IC), nouveau nom donné depuis janvier 2020 à l’ex-comité central d’entreprise du groupe SNCF, suite aux ordonnances Macron dans le cadre de la réforme du Code du travail.

    Cette instance, gérée par les organisations syndicales, en tête desquelles la CGT prééminente, est commune aux cinq sociétés du groupe SNCF, rappelle la Cour. « Au titre de ses diverses activités, il lui a été reversé plus du tiers des subventions accordées aux comités sociaux et économiques de chacune des sociétés du groupe, ce qui représentait en 2021 un total de 35,6 M€« , écrivent les rapporteurs qui se sont penchés sur les exercices courant de 2017 à 2021.

    L’IC tient en effet une place majeure parmi la soixantaine d’instances qui constitue l’ensemble des institutions représentatives du personnel (IRP) du groupe public ferroviaire (GPF). Parmi ses attributions, elle gère les activités sociales et culturelles, comme les séjours pour les familles de cheminots et les colonies de vacances pour leurs enfants, organisés notamment dans plus d’une soixantaine de sites, propriétés de la SNCF mais gérés par l’IC.

    11 recommandations, allant de la mise sur pied d’un audit interne à la mise en oeuvre d’un programme d’investissements pluri-annuels portant sur l’ensemble des sites, en passant par l’abaissement « significatif » du seuil de mise en concurrence.

     

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  • La France apporte son aide aux chemins de fer grecs

    La France apporte son aide aux chemins de fer grecs

    Les ministres français et grec, délégués aux Transports, Clément Beaune et Giorgos Gerapetritis, ont approuvé, le 8 mai à Athènes, un accord de coopération pour améliorer les chemins de fer grecs après l’accident meurtrier du 28 février qui a fait 57 morts. Signé en présence de Olivier Bancel, numéro deux de SNCF Réseau, et de Panagiotis Terezakis, président des chemins de fer grecs OSE, cet accord vise à « la réévaluation régulière » des systèmes de fonctionnement ferroviaire, à « l’application des pratiques internationales » en matière de sécurité et au « transfert du savoir-faire« . Il sera suivi d’autres accords, surtout entre la SNCF et l’OSE, a indiqué le ministre grec.

    Rappelons que l’accident avait mis en évidence les défaillances chroniques du réseau ferré grec. Deux semaines après le drame, le Premier ministre avait demandé au constructeur français Alstom, chargé il y a quelques années de l’installation de systèmes de sécurité, d’achever les travaux « le plus tôt possible ».

     

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  • Forfait Transports à 49 euros par mois : c’est parti en Allemagne !

    Forfait Transports à 49 euros par mois : c’est parti en Allemagne !

    Après le succès durant l’été 2022 du forfait à 9 euros, le gouvernement allemand transforme l’essai en instaurant un ticket mensuel permanent donnant accès aux transports en commun (publics et privés) valable sur tout le réseau sauf les grandes lignes. Le « Deutschland-Ticket », lancé le 1er mai, coûte 49 euros par mois et peut  être résilié chaque mois.
    Les utilisateurs des trains régionaux en particulier vont voir baisser considérablement  le coût de leur abonnement. L’Etat a débloqué 1,5 milliard d’euros par an pour compenser le manque à gagner des entreprises de transports.

    Pour les privés, la répartition des revenus restera un casse-tête tant que le traçage des utilisateurs ne sera pas entièrement digitalisé. « Qui saura faire le décompte du trajet d’un voyageur, parti de Munich, qui emprunte plusieurs lignes régionales dans le centre du pays et finira son voyage sur une ligne de bus privée le long des côtes de la mer Baltique ? », s’interroge Matthias Stoffregen, le directeur de la Fédération des entreprises privées de transport ferroviaire (Mofair). « Il vaudrait mieux investir dans les infrastructures que dans le prix du billet. Augmenter l’offre est plus important que le prix», affirme-t-il. 

     

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  • Exclusif : le patron des chemins de fer ukrainiens fait le point après un an de guerre

    Exclusif : le patron des chemins de fer ukrainiens fait le point après un an de guerre

    Il y a un peu plus d’un an, un soir vers minuit, nous avions réussi à parler via Skype à Oleksandr Pertsovskyi. Le PDG de la branche Voyageurs des chemins de fer ukrainiens nous avait alors raconté être parti de chez lui le premier jour de l’invasion pour ne plus y revenir. La voix fatiguée après des nuits sans sommeil, le jeune dirigeant de 36 ans nous avait impressionné par sa détermination. Un an après, Oleksandr a bien voulu nous raconter son travail d’aujourd’hui. « Nous ne sommes pas militaires mais nous nous considérons tous comme des soldats », affirme-t-il.

     

    Ville, Rail & Transports : Dans quel état se trouvent les chemins de fer ukrainiens aujourd’hui ?

    Oleksandr Pertsovskyi : Le réseau ferré que l’on peut utiliser est désormais plus étendu qu’il y a un an. Nos troupes ont repris le contrôle des villes qui étaient occupées, puis les cheminots ont travaillé pour remettre en état le réseau. Aujourd’hui, nous pouvons desservir toutes les grandes villes sous contrôle ukrainien, y compris Kherson qui a été occupée par les Russes et qui est revenue dans notre giron.

    Nous sommes en train de réaliser de grands travaux pour réparer la ligne qui dessert Kramatorsk, dont la gare a été bombardée il y a un an, faisant 61 victimes innocentes. C’est notre façon de commémorer cette attaque, en rénovant cette ligne de Kramatorsk vers Kiev pour démontrer que cette ville fait bien partie de notre pays.

    Il reste encore quelques villes où les liens ne sont pas encore rétablis, comme Bakhmout qui ne peut évidemment pas être reliée au réseau ferré.

    Nous travaillons en collaboration avec l’armée pour savoir s’il est possible de faire passer des trains ou pas, selon les zones. Nous suivons évidemment l’évolution du front, notamment à côté de la centrale nucléaire de Zaporijia. Nous avons dû suspendre la ligne ferroviaire qui passe juste à côté. Nous évaluons les risques mais il n’y a jamais de risque zéro.

    Depuis un an enfin, nous avons recréé des liens avec l’Europe, notamment grâce à une nouvelle connexion avec la Roumanie. Et avec la Pologne, entre Kiev et Varsovie, via une ligne que nous avons récemment testée pour qu’elle soit fonctionnelle en juin, tant pour les voyageurs que pour les marchandises.

    VRT : Comment procédez-vous pour décider des réparations à lancer ?

    O. P. :  Nous décidons de lancer des travaux en fonction de la fréquentation des lignes, passagers et marchandises. Nous le faisons quand il n’y a pas d’autres alternatives que le rail. C’est d’autant plus compliqué que l’Ukraine dispose d’un écartement des rails différents des autres pays européens et que beaucoup de pièces dont nous avons besoin sont fabriquées par les Russes.

    VRT : Combien de passagers acheminez-vous encore ?

    O. P. : Nous transportons des milliers de personnes grâce à nos services de jour. Et, chaque nuit près de 90 000 clients. L’Ukraine dispose en effet du plus grand réseau de trains de nuit d’Europe après les chemins de fer autrichiens (Les Nightjet des ÖBB).

    VRT : Et côté marchandises ?

    O. P. : Nous sommes pénalisés par les Russes qui font tout pour bloquer nos productions et nos exportations de céréales. La Pologne et la Hongrie bloquent l’importation de grains ukrainiens car ils veulent faire passer avant leurs propres productions (la Pologne a levé le blocage le 23 avril, ndlr). Le dispositif autour de la Mer Noire est saboté par les Russes, alors qu’auparavant il y avait beaucoup d’échanges avec ces pays.

    VRT : Disposez-vous de suffisamment de matériel roulant ?

    O. P. : Malgré la guerre, nous continuons à travailler avec notre constructeur local ukrainien. Nous avons signé il y a un mois un contrat prévoyant la livraison de 103 voitures couchettes. C’est important car nous avions besoin de ces voitures : notre matériel n’est plus tout jeune et une grande partie de nos trains a été convertie pour assurer du transport médical. C’est une bonne nouvelle car cela va nous permettre d’offrir une meilleure qualité de service à nos voyageurs. Nous allons aussi disposer d’une quinzaine de locomotives électriques rénovées. Notre budget est limité et nous ne ne pouvons pas acheter autant de matériels que nous le souhaiterions.

    VRT : Comment faites-vous quand des coupures de courant se produisent ?

    O. P. :  Il n’y en a plus beaucoup car les Russes semblent avoir compris que cela ne nous handicape pas. Ils cherchent désormais d’autres stratégies pour nous faire mal.

    VRT : Le territoire ukrainien est miné. Comment assurez-vous la sécurité du réseau ferré?

    O. P. : Les mines sont très difficiles à détecter. Les Russes les placent de manière sournoise pour que nous ne puissions pas les voir. Nous organisons des tournées le long des voies ferrées pour essayer de les repérer puis nous réparons les voies et toute l’infrastructure ferroviaire. Mais beaucoup d’endroits, mitoyens de nos installations, sont minés, c’est donc très dangereux pour les cheminots.

    Avant de remettre en état une ligne, c’est notre premier travail : le déminage. Nous vérifions systématiquement qu’il a bien été effectué. Des études montrent que le déminage complet de l’Ukraine prendra des années. Comme les services de déminage sont envoyés sur place dès qu’un territoire est libéré, il y a moins d’effectifs pour travailler pour le chemin de fer. La priorité, c’est de déminer les champs pour pouvoir ré-exploiter les terres.

    Il y a des protocoles pour minimiser les risques et continuer à réparer les lignes.  Le risque lié aux mines va donc perdurer longtemps pour les cheminots…

    VRT  : Lors de notre entretien l’an dernier, vous nous aviez dit que 26 cheminots avaient perdu la vie dans ce conflit. Quel est le bilan humain aujourd’hui?

    O. P. : 3000 agents ont été tués, en service ou au front. Plus de 10 000 cheminots sont en effet partis sur le front.

    VRT : Quel est votre état d’esprit plus d’un an après le début de la guerre ?

    O. P. : Depuis la fin avril 2022, notre stratégie est de normaliser la situation, ou du moins d’essayer d’avoir une vie aussi normale que possible. C’est fondamental.

    C’est pourquoi nous rétablissons les lignes ferroviaires interrégionales et nous lançons de nouveaux services, notamment de la restauration à bord (thé, café, snack…). Nos trains offrent un service presque normal.

    Nous devions montrer que la vie reprenait le dessus et que prendre le train n’est pas dangereux… malgré les risques.

    Nous avons aussi créé des espaces pour les enfants dans les trains. Et nous avons travaillé avec l’Unicef pour organiser des aires de jeux près des gares. C’est un projet lancé avant la guerre que nous avons repris.

    Nous aurons une salle de cinéma pour les enfants dans les trains. Nous leur distribuons aussi des livres et des jeux car beaucoup d’enfants vivent sous stress. J’estime que notre rôle est de faire en sorte que les moments passés dans les trains soient agréables et offrent une échappatoire.

    VRT : Quel est, selon vous, l’état d’esprit des cheminots ?

    O. P. :  Ils sont encore très nombreux à être coupés de leurs familles. Ils ont décidé de dédier leur vie à leur travail. Ils ne peuvent pas juste se contenter d’être statiques dans l’attente de la victoire.

    VRT : Et vous-même quel est votre quotidien ?

    O. P. : Je veux me montrer sur les sites opérationnels. Me montrer proche, poursuivre cette image de normalité.

    Mais il y a des moments, comme lorsque je reçois la liste des décès, je n’arrive pas à m’y faire…

    Je suis toujours sur le qui-vive, redoutant un appel d’urgence, comme une explosion par exemple, où il faut réagir immédiatement.

    Notre métier consiste aussi à planifier et à regarder l’avenir pour rendre à nouveau, à plus long terme, tout le réseau accessible. Il nous faudra également anticiper le retour des blessés car il y en aura malheureusement énormément. Et créer les infrastructures qui permettront de réintégrer tous les cheminots après leur retour du front pour qu’ils retrouvent la normalité dans leur environnement de travail.

    VRT : Comment envisagez-vous l’avenir ?

    O. P. : Nous sommes positifs mais pas naïfs. Nous savons bien que l’ennemi ne va pas disparaître du jour au lendemain.

    Nous sommes prêts à anticiper le pire même s’il y a une chute de régime côté russe ou un affaiblissement, car l’ennemi est très cruel et n’arrêtera pas dans son action de destruction des cibles civiles. Mais nous sommes confiants dans la victoire même si nous n’en connaissons pas le timing. Nous sommes prêts à continuer aussi longtemps qu’il le faudra. Nous ne sommes pas militaires mais nous nous considérons tous comme des soldats.

    VRT : Envisagez-vous une carrière vouée au ferroviaire ou plutôt similaire à celle de votre patron, Oleksandr Kamyshin, ancien PDG des chemins de fer ukrainiens, et qui vient d’être nommé ministre des Industries stratégiques ?

    O. P. : Quand on vit une situation de force majeure, on fait ce que le gouvernement demande. Légalement, il n’y a aucune obligation, mais moralement, il faut le faire. Aussi longtemps qu’il le faudra, je resterai à ce poste.

    En temps de paix, tu peux choisir le travail qui te plaît, viser plus haut que ce que tu as, prendre une année sabbatique, occuper un poste porteur dans le monde des finances, de la data, de la mode… tout est possible. Mais aujourd’hui, j’ai un engagement moral.

    VRT : Y a-t-il un autre message que vous souhaitez faire passer ?

    O. P. : Je veux d’abord vous remercier de continuer à vous intéresser à nous. Car les Russes parient sur le fait qu’avec le temps les amis de l’Ukraine se lasseront. L’objectif, c’est que cet intérêt perdure car il faudra continuer à nous aider au-delà de la victoire.

     

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt et Frédéric Demarquette

  • Oleksandr Kamyshin, l’emblématique PDG des Chemins de fer ukrainiens, devient ministre des Industries stratégiques

    Oleksandr Kamyshin, l’emblématique PDG des Chemins de fer ukrainiens, devient ministre des Industries stratégiques

    Constatant qu’il a fait preuve de « remarquables qualités de dirigeant » lorsqu’il était à la tête des chemins de fer ukrainiens (Ukrzaliznytsia, uz), le gouvernement a nommé fin mars Oleksandr Kamyshin ministre des Industries stratégiques. Un poste clé pour celui dont la renommée a dépassé les frontières de son pays, avec son look un peu guerrier (barbe noire et cheveux rasés sur les côtés, surmontés d’un chignon), symbolisant la résistance et la résilience du système ferroviaire pour acheminer aussi bien les réfugiés et l’aide aux habitants que le matériel de guerre. Le nouveau ministre est notamment chargé des questions de production d’armes pour l’armée.

    Yevhen Liashchenko lui succède, devenant PDG d’Ukrzaliznytsia pour un mandat de deux ans. Ce diplômé en cybernétique économique de l’université de Kharkiv était auparavant conseiller en stratégie et transformation du groupe de radiodiffusion ukrainien Starlight Media (chaines de télévision, médias et publicité). Il a également été conseiller de Mykhailo Fedorov, vice-premier ministre, ministre de la transformation numérique, et d’Oleksandr Kubrakov, ministre de l’infrastructure.

  • Les élus donnent de la voix pour tenter de sauver le Lyon-Turin

    Les élus donnent de la voix pour tenter de sauver le Lyon-Turin

    Dans leur revue des projets, les experts du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), ont remis en cause le calendrier de réalisation des accès au tunnel ferroviaire Lyon-Turin côté français. La livraison était attendue à l’horizon 2032-2033.

    Dans leur rapport transmis à la Première ministre fin février dernier, ils préconisent en effet un report de 12 à 15 ans des accès grand gabarit au tunnel de base, alors que les travaux de percement sont en cours d’avancement des deux côtés des Alpes.

    L’immense majorité des élus régionaux tentent de sauver le Lyon-Turin. Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, ils exhortent le chef de l’Etat de ne pas suivre les préconisations du COI. Le 12 avril, une soixantaine de parlementaires (parmi lesquels l’ancien ministre (Renaissance) de la Cohésion des territoires  Joel Giraud, députés des Hautes-Alpes, et deux membres du COI, Philippe Tabarot et Christine Herzog) ont lancé à leur tour  « un appel d’urgence transpartisan » au président de la République.

    « Le plus long tunnel ferroviaire du monde destiné à relier l’Est et l’Ouest de l’Europe, peut-il raisonnablement ne pas avoir de voies d’accès à la hauteur côté français ? » s’interrogent-ils. Appelant à « lancer au plus vite les études de l’avant-projet détaillé de la section française pour sauver la déclaration d’utilité publique », qui arrivera à échéance en 2028. Sans DUP, « la base légale au projet tombera, craignent-ils, libérant la constructibilité sur l’itinéraire depuis Lyon et condamnerait définitivement la liaison Lyon-Turin ».

    Pour rappel, le tunnel transalpin consiste en deux galeries de 57 kilomètres sous le col du Mont-Cenis, entre Saint-Jean de Maurienne côté français, et le Val de Suze côté italien. Objectif, faire circuler des trains pour voyageurs ainsi que des trains de marchandises avec du ferroutage. La livraison des accès grand gabarit au tunnel de base étaient attendus dans moins de dix ans.

     

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  • Jean-Marc Zulesi annonce une loi d’accélération des RER métropolitains pour juin

    Jean-Marc Zulesi annonce une loi d’accélération des RER métropolitains pour juin

    A l’occasion du premier colloque sur les RER métropolitains organisé par Ville, Rail & Transports, en partenariat avec « Objectif RER Métropolitains », Jean-Marc Zulesi a annoncé travailler sur un texte de loi « d’accélération » de ces nouveaux services, « sur le modèle de la loi d’accélération du nucléaire ou de la loi d’accélération des énergies renouvelables ».

    Et le président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale de préciser les « piliers » qui fonderont le texte, notamment la définition des services express métropolitains et la possibilité de s’appuyer sur la Société du Grand Paris « qui a démontré ses compétences » tout en continuant à recourir à SNCF Réseau. « Nous pourrons capitaliser sur l’expérience de la SGP et sur celle de Réseau. Notre volonté est de mettre en place les conditions nécessaires pour avoir le meilleur des deux« , a souligné le député Renaissance, tout en reconnaissant que « Bercy n’est pas toujours friand de ce type de loi« . C’est pourquoi, a-t-il ajouté, « nous avons travaillé sur le respect de la règle d’or (qui s’applique à SNCF Réseau et fixe un plafond au-delà duquel le gestionnaire des infrastructures ne peut pas s’engager afin de contenir son endettement, ndlr)« .

    Jean-Marc Zulesi souhaite « faire vivre ce texte » pour que les acteurs concernés soient « parties prenantes et que le débat parlementaire soit alimenté par l’expérience du terrain » . Il compte déposer sa proposition « dans les prochaines semaines, voire les prochains jours, voire les prochaines heures, en fonction des arbitrages qui seront rendus lors de la réunion au ministère à laquelle je me rends tout à l’heure ». L’objectif est d’avoir un texte de loi en juin, ajoute-t-il, pour mettre au point « une solution adaptée aux besoins de transports de nos concitoyens ». 

     

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  • Retraites : l’intersyndicale appelle à la grève le 20 avril pour exprimer « la colère cheminote »

    Retraites : l’intersyndicale appelle à la grève le 20 avril pour exprimer « la colère cheminote »

    Ils appellent à une « journée d’expression de la colère cheminote » , présentée comme une « étape de préparation »  aux manifestations traditionnelles du 1er mai, qu’ils souhaitent transformer en « journée de mobilisation exceptionnelle et populaire » contre la mesure phare de la réforme, le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans.

     » La promulgation nocturne de la loi ne change rien du tout à notre combat. Nous ne passerons pas à autre chose tant que cette loi n’est pas abandonnée », affirment les quatre fédérations de cheminots qui mènent une grève reconductible depuis le 7 mars dernier.

    Les prévisions de trafic seront publiées le 18 avril après-midi par la SNCF.

     

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