Catégorie : Divers

  • GreenBadg fait un premier pas vers le titre de transport universel

    GreenBadg fait un premier pas vers le titre de transport universel

    Un titre de transport unique. C’est ce que propose GreenBadg, une jeune pousse qui vient de lancer une application permettant de réunir plusieurs abonnements ou titres de transport. L’usager télécharge l’application sur les plateformes Androïd ou iOS. Il fait ensuite sa demande de GreenBadg, en fournissant une pièce d’identité, vérifiée par AriadNext, travaille selon les règles préconisées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (ANSSI). Quant aux données, elles sont hébergées en France sur les serveurs de Clever Cloud.

    Une fois la pièce d’identité validée, un « GreenBadg » est délivré à l’usager pour trois ans. Et une fois son mode de transport choisi et payé, le voyageur peut obtenir, via l’appli, un QR Code valable 15 secondes qu’il suffit de présenter devant le valideur. L’application fonctionne depuis début 2023 et est disponible sur les plateformes de téléchargement. A charge pour la start-up de convaincre des opérateurs ou des autorités organisatrices de mobilité. « Nous discutons avec plusieurs métropoles françaises pour qu’elles proposent GreenBadg sur leur site de vente. Nous devrions parvenir à signer avec l’une d’entre elles d’ici la fin du premier semestre 2023 et montrer que GreenBadg fonctionne », assure Jacky Lamraoui, sans dévoiler le nom de cette agglomération tant que les négociations sont en cours.

     

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  • Trains touristiques. Le Train Rouge est passé au vert

    Trains touristiques. Le Train Rouge est passé au vert

    En choisissant d’utiliser un biocarburant qui réduit de 90 % les émissions de CO2 et de 65 % celles de particules fines et ultrafines, le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes, qui circule entre les Pyrénées-Orientales et l’Aude, devient le pionnier de la décarbonation parmi les trains touristiques. Un exemple qui pourrait inspirer d’autres réseaux touristiques.

     

    Les trains touristiques ont-ils trouvé l’alternative au diesel, ce carburant polluant, bruyant et qui encrasse les moteurs et les réservoirs des motrices ? « C’est oui ! », répondent sans hésitation les responsables du Train touristique du Pays cathare et du Fenouillèdes (TPCF), exploité par un syndicat mixte sur un parcours de 60 km entre Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, et Axat, dans l’Aude. En choisissant d’utiliser un biocarburant, le train touristique, également connu sous le nom de Train Rouge, qui comptabilise 24 000 passagers par saison, ouvre la voie à une solution qui pourrait bien séduire ses homologues…

    Le 16 juin, la gare de Caudiès-Fenouillèdes a été le théâtre de l’inauguration officielle du Train Rouge dans sa version “décarbonée”, grâce au PUR-XTL désormais utilisé pour les motrices du train touristique. Fourni par Altens, société basée à La Rochelle et leader français des carburants décarbonés, le PUR-XTL permet de réduire à hauteur de 90 % les émissions de CO2 ainsi que le bruit du moteur de 7 à 8 décibels. Il est 100 % compatible avec tous les moteurs diesel, d’où de belles perspectives de conquête de réseaux touristiques…

     

    Des performances indiscutables

    Le parc du TPCF se compose de deux autorails X4500, une locomotive et deux draisines, tous dotés de moteurs diesel à l’origine. « Jusqu’à présent, nous utilisions 40 000 litres par an de gazole non routier et nous voulions nous engager dans la transition écologique en réduisant l’empreinte carbone de notre train touristique et de nos trains de service », explique Yves Guimezanes, gérant de la SARL TPCF. « Les essais effectués par Altens avec PUR-XTL étaient hyperpositifs : pas de dégradation du carburant dans les réservoirs, zéro émission de fumée, donc pas de picotements infligés aux yeux des passagers, un meilleur rendement des moteurs car ils tournent mieux, pas d’odeurs qui peuvent gêner les touristes. Pas de problèmes non plus au niveau des performances sur des rampes de 25 ‰, et aucune modification de la motorisation n’est nécessaire, ce qui sont des points cruciaux pour nous », énumère Yves Guimezanes. « Nous n’avons pas eu besoin de faire des études au préalable, tous ces tests parlaient d’euxmêmes. » Ce biocarburant coûte un peu plus cher que le diesel, « mais la consommation est diminuée de 15 % environ, donc, ça équilibre… », nuance le gérant de la SARL du TPCF.

    « C’est vrai, le biocarburant coûte 10 à 15 % plus cher que du carburant fossile, mais l’utilisateur s’y retrouve car il est dispensé de remplacer la motorisation, et la carburation est de meilleure qualité. La durée de vie du moteur est même prolongée… », indique Etienne Vatel, directeur général d’Altens. La seule contrainte pour le TPCF, a été d’acheter une nouvelle cuve de stockage (environ 11 000 €) pour l’installer en gare de Caudiès.

     

    Produit à partir d’huiles alimentaires usagées 
    Ce carburant alternatif est un biogazole paraffinique de synthèse, produit à partir d’huiles alimentaires usagées.

    Conforme à la norme EN 15940, ce biocarburant est compatible avec toutes les motorisations diesel. « Les qualités du PUR-XTL est qu’il très stable dans le temps et très peu sensible à la dégradation par oxydation : cela lui donne une transparence comparable à celle de l’eau, ce qui peut surprendre », explique Etienne Valtel. Son utilisation permet à la fois d’offrir d’importantes réductions d’émissions de CO2 (– 90 %) et de polluants atmosphériques (– 65 % d’émission de particules fines et ultrafines) et de réduire les besoins en entretien des véhicules alors que le diesel impose un “décrassage” de la motorisation à intervalles réguliers, ce qui immobilise les locomotives, et donc pénalise l’activité touristique.

    Des atouts majeurs en ces temps de décarbonation des transports, priorité qui concerne aussi bien les trains touristiques que d’autres modes de transport. « Depuis 2022, le PUR-XTL est d’ailleurs référencé dans la Base Carbone de l’Ademe. Il offre une solution 100 % durable », souligne Etienne Valtel. Le PURXTL fait partie de la gamme de biocarburants produits par Neste, une entreprise finlandaise qui possède la plus grande usine en Europe (3 millions de tonnes par an). « Neste est le raffineur historique. Il a été le premier à se positionner sur le marché des biocarburants, un business qui est amené à exploser sur le long terme, compte tenu du contexte actuel de lutte contre le réchauffement climatique. »

     

    « On respire et on admire ! »
    « Le Train Rouge est un formidable outil touristique car il allie l’Histoire, la découverte, les loisirs et le voyage. Ce mode touristique, où le déplacement est au coeur de l’expérience vécue, illustre bien les enjeux de la décarbonation, car le transport représente la majorité des émissions de CO2 d’un des pans les plus importants de l’économie de notre pays », commente Vincent Garel, président du comité régional du tourisme et des loisirs Occitanie (CRTL). En passant au vert, le Train Rouge s’inscrit délibérément dans la stratégie de décarbonation engagée par la région. « En choisissant cette solution, le TPCF est devenu un train vertueux qui offre un voyage hors du temps, à travers des paysages magnifiques, entre la plaine du Roussillon, la vallée de l’Agly, le Fenouillèdes et le pays cathare », résume Vincent Garel. Le site internet du CRTL dédie une page entière au Train Rouge. Dans le guide Michelin spécifiquement dédié au voyage en train en Occitanie, deux pages lui sont consacrées et celui-ci figure bien sûr dans l’Occitanie Rail Tour, une formule qui permet de rendre le train à la journée sur l’ensemble des lignes de la région.

     

    Un tourisme en train respectueux de l’environnement
    Vincent Garel ne cache pas son enthousiasme pour l’initiative “verte” du TPCF : « Conserver un pan du patrimoine historique en s’adaptant aux besoins actuels est ingénieux et vertueux. On constate que les inconditionnels du train touristique, déjà passagers les années précédentes, sont conquis : moins de pollution sonore liée à la combustion, moins de fumée, plus aucune odeur de carburant : “On respire et on admire !”, disent-ils. L’argument a indéniablement de quoi séduire les touristes de plus en plus sensibilisés à la question de l’environnement », se réjouit le Monsieur Tourisme de l’Occitanie, qui rappelle que « le schéma régional du tourisme et le Pacte vert d’Occitanie encouragent toutes les initiatives des professionnels et acteurs de la filière tourisme. La démarche de la SARL TPCF, soutenue par le syndicat mixte qui exploite le train touristique, en est un exemple probant et, je l’espère, inspirant pour les autres », conclut-il. Compte tenu des avantages cumulés du PUR-XTL, le TPCF pourrait bien faire des émules.

     

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  • Fête nationale. Des cheminots défilent pour la première fois à la cérémonie du 14 juillet

    Fête nationale. Des cheminots défilent pour la première fois à la cérémonie du 14 juillet

    Une première pour la SNCF ! Le 14 juillet, 59 cheminots, la plupart réservistes opérationnels, ont participé au défilé sur les Champs-Élysées. Pour la SNCF, « participer pour la première fois au défilé du 14 juillet aux côtés des forces nationales de la Défense et de sécurité est une reconnaissance des missions quotidiennes des agents de la SNCF, indispensables au fonctionnement essentiel de la Nation : transport des personnes et des biens, sûreté et sécurité des transports, réseau d’infrastructures stratégiques… », souligne l’entreprise dans un communiqué.

    La SNCF compte 1 000 agents réservistes opérationnels. Les agents qui ont défilé étaient issus de toutes sortes de métiers, sûreté ferroviaire, supervision du réseau, contrôleurs, conducteurs… Ils représentaient l’armée de Terre, la Marine nationale, armée de l’Air et de l’Espace, la Gendarmerie nationale, la Légion étrangère, le Service de l’énergie opérationnelle, selon la SNCF, qui précise : « Sélectionnés en mai dernier, ils se sont entraînés en juin au Fort de Vincennes, puis en juillet au camp de Versailles Satory ». Une dernière répétition a eu lieu le 12 juillet, sur les Champs Élysées, en présence de Jean- Pierre Farandou, le PDG de la SNCF.

    Rappelons que la SNCF, « partenaire de la défense nationale », a renouvelé le 5 juillet dernier la « convention de soutien aux politiques de réserve » signée par Jean-Pierre Farandou et Sébastien Lecornu, ministre des Armées. « Ce partenariat a pour objet de promouvoir la réserve opérationnelle au sein de l’entreprise signataire et d’encourager l’engagement de ses collaborateurs, en tenant compte des contraintes liées à leur activité professionnelle », indique encore le groupe.

     

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  • La SNCF devient productrice d’énergie solaire

    La SNCF devient productrice d’énergie solaire

    Lancée le 6 juillet en grande pompe par Jean-Pierre Farandou, président du Groupe SNCF, en présence de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports et d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, la nouvelle filiale SNCF Renouvelables marque l’arrivée du transporteur dans la production d’énergie renouvelable… Ou plutôt le retour, si l’on veut se souvenir qu’en tant que maison-mère de la SHEM, héritée de la Compagnie du Midi, la SNCF a été productrice d’hydroélectricité entre 1938 et 2006.

    Alors quoi de neuf sous le soleil ? L’énergie solaire, justement ! Car c’est sur cette source que SNCF Renouvelables va miser. Première industrie consommatrice d’électricité en France, la SNCF est aussi le deuxième propriétaire foncier de France, derrière l’Etat. Sur ses considérables réserves foncières, la SNCF pourra installer des centrales solaires principalement destinées à alimenter en électricité une partie du réseau ferré et des 3 000 gares ou autres bâtiments industriels et tertiaires. Plus précisément, sur 1 000 hectares réservés à cet effet, la SNCF « ambitionne d’installer 1 000 mégawatts-crête (MWc) de capacités photovoltaïques d’ici 2030, dont la production pourra représenter 15 à 20 % de ses besoins actuels en électricité », chiffrés à 9 TWh (dont 8 TWh pour la traction électrique des trains). Pour le président du Groupe SNCF, « 1 000 MWc, c’est équivalent d’un gros réacteur nucléaire et à peu près la production du leader actuel de l’énergie solaire ».

    Une telle décision répond aux exigences de décarbonation, contribuant aux objectifs de la France en matière de production d’énergies renouvelables, mais aussi à la sécurisation des approvisionnements en électricité… et à la maîtrise des coûts. Car être productrice de sa propre électricité (comme les CFF en Suisse, par ailleurs, mais au moyen de barrages) devrait ainsi mettre la SNCF à l’abri des hausses sur le marché, dans un contexte de crise. De plus, en devenant productrice, le rôle de la SNCF ne se réduira plus à être « un loueur de terrains », a clarifié Jean-Pierre Farandou, insatisfait du modèle régissant actuellement les panneaux solaires déjà installés sur les toitures et parkings des gares, par exemple.

    Et si la SNCF est aujourd’hui la première consommatrice d’énergie en France, avec une part comprise entre 1 à 2 % de la production globale du pays, ses besoins sont appelés à croître avec le développement du ferroviaire souhaité par Jean-Pierre Farandou : « on ose voir grand ! » Et « 20 % d’énergie solaire, ce n’est pas de la communication », a commenté Clément Beaune : l’investissement se chiffrera « en gros à un milliard d’euros sur 7 à 10 ans », selon Jean-Pierre Farandou, en comptant « un million par hectare, c’est-à-dire par mégawatt ». Et le dirigeant d’ajouter que le Groupe SNCF aura des partenaires : industriels, collectivités, financiers. En attendant, l’activité de SNCF Renouvelables débutera cet été, avec à sa tête Emmanuel Mroz, actuellement directeur délégué de la transition énergétique au sein de la SNCF.

    Une deuxième phase du développement des activités de SNCF Réseau est déjà envisagée au-delà de 2030. « En fonction de l’évolution des travaux de recherche et développement, des panneaux solaires longitudinaux et verticaux pourront être installés par segments de 20 à 30 km le long des voies non circulées », sur environ 7 000 km de linéaire. A terme, une capacité maximale de 10 000 hectares de foncier pourrait ainsi être exploitée, un décuplement qui correspondrait à une production de quelque 10 000 MWc. Soit plus que la couverture des besoins énergétiques actuels de la SNCF, tout en étant en ligne avec les ambitions d’accroître le trafic en offrant une réserve pour assurer de nouveaux trains…

    Malgré cette autosuffisance en termes statistiques, « il faudra acheter de l’énergie par moments et en revendre à d’autres », a tempéré Jean-Pierre Farandou. Toutefois, selon Agnès Pannier-Runacher « cette énergie solaire va aussi générer des recettes, qui serviront à moderniser des lignes ». En commençant par permettre des économies : pour SNCF Voyageurs, de 2022 à 2023, le poste énergie a connu une augmentation de 500 millions d’euros, a rappelé Jean-Pierre Farandou, qui a ajouté que l’innovation en matière d’énergie comprenait aussi un volet stockage, qui pourrait éventuellement être effectué sous forme d’hydrogène…

  • Nouvelle levée de fonds pour Le Train

    Nouvelle levée de fonds pour Le Train

    Nouvelle étape pour Le Train, la compagnie ferroviaire qui souhaite lancer une dizaine de lignes à grande vitesse dans Grand Ouest de la France (dont Bordeaux-Nantes en moins de 3 heures) : la  société a annoncé le 3 juillet avoir  réalisé une nouvelle levée de fonds à hauteur de 8 millions d’euros, abondée par quatre nouveaux acteurs qui entrent ainsi au capital de l’entreprise : Aquiti Gestion (une société de gestion dédiée aux entrepreneurs néo- aquitains), Charente Périgord Expansion (filiale de capital investissement de proximité du Crédit Agricole Charente-Périgord), NACO (fonds de co-investissement créé par la région Nouvelle-Aquitaine) et Tudigo x Le Train, fonds créé pour assurer la gestion de l’apport des 849 investisseurs lors de la campagne de financement réalisée au printemps s’adressant aux futurs voyageurs du Train pour leur proposer de devenir actionnaires. Les deux actionnaires historiques, les banques Crédit Mutuel Arkéa et Crédit-Agricole Charente-Périgord, participent également à cette opération.

    « Cette levée de fonds permet de financer les systèmes d’informations Le Train, en particulier l’acquisition et l’implémentation des systèmes d’inventaire et de réservations indispensables à tout opérateur et le lancement du plan de formation des équipes de bord, de conduite et des équipes commerciales« , indique dans un communiqué la société qui compte lancer au second semestre une « dernière étape de financement » afin de lancer ses opérations de recrutements et de pré-exploitation. « Dans le même temps, Le Train poursuit les phases industrielles de conception et de construction de son matériel roulant grande vitesse et la mise en place des facilités de maintenance dans le Grand-Ouest« .

    Rappelons qu’en janvier dernier, la compagnie avait annoncé avoir retenu, au terme d’un appel d’offres, Talgo pour lui commander dix rames. En espérant lancer ses premiers services en 2024 si elle parvient aussi à acheter des matériels d’occasion à la SNCF, sinon en 2025 au moment de la livraison du matériel neuf.

     

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  • L’appli « Bonjour RATP » poursuit son développement

    L’appli « Bonjour RATP » poursuit son développement

    Cette année, nous allons ajouter les vélos de Tier. Cela consolidera notre offre des différents opérateurs que nous proposons dans « Bonjour ratp », explique Florence Leveel, directrice générale de Mappy, au sein de Ratp Smart Systems, filiale numérique du groupe de transport public.

    Depuis son lancement en juin 2021, l’appli Bonjour ratp propose la location de trottinettes à Paris et dans les communes de la première couronne. Les équipes ont progressivement intégré les vélos des trois opérateurs Dott, Lime, et Tier. Ces offres s’ajoutent aux titres de transport des différents réseaux ferrés et autobus de la région parisienne gérés par Île-de- France Mobilités.

    « Ils seront prochainement accessibles depuis la quasi-totalité des téléphones Androïd, et pour le système d’exploitation iOS (celui des téléphones Apple, ndlr), nous dépendons du calendrier d’idfm », poursuit la directrice de Mappy. Si l’ajout de services dans l’application MaaS de la ratp peut sembler long, Florence Leveel rappelle le travail d’intégration entre les plateformes de la ratp et celle de Mappy que l’opérateur a racheté fin 2020 avant de créer Bonjour ratp. « Nous avons déployé un gps piéton et un gps vélo, et dével o p p é de nouve lles offres combinant les deux modes. Nous nous attendons à des utilisations accrues lors d’événements comme les Jeux olympiques de Paris en 2024. »

    L’appli peut-elle être déclinée sur les réseaux urbains exploités par RATP Dev qui a vocation à proposer l’achat de titres de transport ? « C’était notre objectif au lancement de l’appli, c’est toujours dans notre stratégie. Nous regardons aussi quelle forme prendra le projet de billet unique, annoncé par le ministre des Transports. Ça n’aurait pas de sens de développer deux plateformes à quelques mois d’intervalle », conclut Florence Leveel.

  • 10 pistes pour financer le transport public et réduire l’usage de la voiture en ville

    10 pistes pour financer le transport public et réduire l’usage de la voiture en ville

    Une semaine après les conclusions (plutôt mal accueillies par les élus) d’un rapport de l’Inspection des Finances missionnée par le gouvernement pour tenter de sortir de l’impasse financière des transports publics en Ile-de-France, le Groupement des autorités organisatrices de transport (Gart) a présenté dix propositions pour sauver le modèle économique du secteur.  « Il y a des petits ruisseaux et des rivières cachées« , a imagé Bernard Soulage, président du conseil scientifique de l’association, en présentant ces pistes de financement, le 28 juin.

    Réunis la veille en assemblée générale, les élus des autorités organisatrices de la mobilité urbaine, interurbaine et régionale ont élaboré une liste de mesures sonnantes et trébuchantes qu’ils entendent défendre « auprès de Bercy, Matignon ou l’Elysée« , a indiqué Louis Nègre, sénateur des Alpes-Maritimes et président du Gart. Il vient d’être réélu pour trois ans à la fonction.

    Dans la liste de courses :

    1. Accorder une part plus grande du budget de l’Etat aux transports collectifs du quotidien : « Les prélèvements de l’Etat sur la route atteignent 60 milliards d’euros par an, dont 40 milliards pour la seule TICPE [taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques]« , calcule le Gart qui suggère d’en flécher une plus grosse partie vers la mobilité décarbonnée.
    2. Oser la hausse des tarifs des transports publics. « Les autorités organisatrices de la mobilité ont la liberté tarifaire, même si ce n’est pas le moment d’augmenter les prix dans le contexte de l’inflation« , nuance Louis Nègre qui a relancé au passage le débat sur la gratuité des transports. En France, la part payée par les usagers ne représente entre 25 à 30% du coût des services, rappelle le Gart.
    3. Utiliser le produit des baisses d’impôts sur les bénéfices des concessionnaires d’autoroutes pour les transports collectifs. Montant estimé par le Gart : 750 millions d’euros.
    4. Passer la TVA sur les transports publics de 10% à 5,5%.
    5. Flécher les recettes des taxes environnementales vers le transport public.
    6. Abaisser le seuil de perception du versement mobilité. Aujourd’hui, seules les entreprises de plus de 11 salariés s’acquitter de cette taxe qui est une source importante de financement des transports collectifs urbains.
    7. Appliquer une taxe kérosène sur les vols intérieurs. Aujourd’hui, les compagnies aériennes sont intégralement exonérées de la TICPE, sur tout le territoire français. Une décision qui remonte à la fin de la seconde guerre mondiale, quand le pays a décidé de ne pas taxer le carburant d’aviation pour stimuler les échanges internationaux. « Cette taxe existe aux Etats-Unis et dans d’autres pays européens« , souligne Bernard Soulage. A la clé, 7 milliards d’euros, selon les estimations du Gart.
    8. Décentraliser la fiscalité sur la logistique urbaine.
    9. Affecter tout ou parte du produit des plus-values immobilières pour financer les investissements de transport, sur le modèle de la Société du Grand Paris (SGP) pour la réalisation du métro automatique Grand Paris Express.
    10. Pour réduire l’usage de la voiture en ville, généraliser l’abonnement à une carte de transport multimodale (entre 40 et 50 euros par mois) à l’intérieur d’un périmètre de transport urbain. « En France, c‘est socialement plus acceptable qu’un péage urbain« , constate Bernard Soulage.

    L’association des élus du transport va maintenant entamer un road show auprès des autres associations d’élus (France Urbaine, l’Association des maires de France, Régions de France, Intercommunalités de France etc.) pour essayer de défendre ensemble ces pistes de financement auprès du gouvernement. « Il faut partir unis à la bagarre, Bercy gagnera toujours les arbitrages si on ne joue pas collectif sur ce corpus de solutions« , prévient Guy Le Bras, directeur général du Gart.

    Un rapport de la Commission des Finances du Sénat sur le même sujet doit être rendu public le 5 juillet.

  • De l’autre côté de la Manche : à la découverte de la Grande-Bretagne en train

    De l’autre côté de la Manche : à la découverte de la Grande-Bretagne en train

    En cette année où un nouveau monarque est couronné à Londres, l’équipe de hidden europe menée par la journaliste Nicky Gardner encourage les lecteurs de La Vie du Rail à prendre le train pour la Grande-Bretagne.

     

    Un après-midi de l’été 1898, gare du Nord à Paris, Emile Zola se glisse tranquillement à bord d’un train à destination de la gare maritime de Calais. Le lendemain matin, il arrive à Londres. Zola était alors en exil, afin d’échapper à l’inévitable peine de prison auquel il était promis en France (suite à ses prises de position dans l’affaire Dreyfus, ndlr). De nos jours, il est beaucoup plus rapide de rejoindre Londres depuis la Gare du Nord – il faut un peu plus de deux heures dans le confort et l’élégance d’un Eurostar qui file vers le nord à travers les plaines de la Picardie avant d’atteindre la Manche. Bientôt, vous êtes sur l’unique ligne à grande vitesse dédiée de Grande-Bretagne, traversant la campagne du Kent en direction de Londres. La Grande-Bretagne a quitté l’Union européenne, et les singeries politiques de ces dernières années racontent l’histoire d’un pays qui n’accepte pas la perte de son influence dans les affaires mondiales. Mais notre voisin d’outre-Manche demeure toujours très ouvert aux visiteurs. Pour les voyageurs en train, il offre un festin d’itinéraires grandioses et une grande variété d’excursions ferroviaires.

     

    Intérêts concurrents

    Les voyageurs français qui vivent leur première aventure sur les voies ferrées britanniques seront inévitablement frappés par la diversité des expériences ferroviaires proposées. Quatre opérateurs concurrents exploitent des trains directs de Londres à l’Écosse, et l’offre de chaque service est complètement différente. LNER, avec sa toute nouvelle flotte de trains bimode Azuma, est géré par le département des Transports de l’Etat anglais auquel il appartient. Caledonian Sleeper redevient la propriété directe du gouvernement écossais en juin 2023. Avanti West Coast appartient à First Group et à l’opérateur italien Trenitalia, tandis que l’opérateur en accès libre Lumo fait également partie de First Group. Il est en concurrence directe avec LNER sur la ligne très fréquentée de Londres à Edimbourg.

  • 6 milliards d’euros iront à 107 projets de transport pour l’interconnexion en Europe

    6 milliards d’euros iront à 107 projets de transport pour l’interconnexion en Europe

    La Commission européenne a sélectionné 107 projets d’infrastructures de transport, qui bénéficieront de plus de 6 milliards d’euros de subventions au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), l’instrument de l’Union pour les investissements stratégiques dans les infrastructures de transport.  353 projets avaient été présentés en réponse à l’appel à propositions publié en 2022.

    « Plus de 80 % des fonds soutiendront des projets visant à mettre en place un réseau ferroviaire, fluvial et maritime plus efficace, plus vert et plus intelligent le long du réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Les projets renforceront en outre les corridors de solidarité UE-Ukraine, mis en place pour faciliter les exportations et les importations de l’Ukraine« , indique la Commission dans un communiqué.

    Parmi les grandes liaisons ferroviaires transfrontalières le long du réseau central RTE-T , citons le tunnel de base du Brenner (reliant l’Italie et l’Autriche), le Rail Baltica (reliant les trois États baltes et la Pologne au reste de l’Europe), ainsi que le tronçon transfrontalier entre l’Allemagne et les Pays-Bas (Emmerich-Oberhausen). Bruxelles va aussi soutenir les projets visant à installer le système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) en Tchéquie, au Danemark, en Allemagne, en France, en Autriche et en Slovaquie.

     

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  • Le numéro 66 est disponible !

    Le numéro 66 est disponible !

    ⚠️ Le nouveau numéro d’Historail est disponible !

     

    Au sommaire de ce numéro :

    • Promenade sur la Transcévenole

    • Itinéraire d’un « sénateur du rail »

    • La Cellule des matériels radiés

    • Les transports improbables

    • etc.

     

    Cliquez sur la couverture pour lire un extrait et/ou l’acheter :