Catégorie : Divers

  • La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie créent une SPL pour financer leurs trains

    La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie créent une SPL pour financer leurs trains

    Les élus de Nouvelle-Aquitaine ont approuvé fin mars la création d’une société publique locale pour « piloter techniquement et financer les investissements relatifs au matériel roulant ferroviaires ». Baptisée Société Publique Interrégionale des Investissements en faveur des Transports (SPIIT), elle a été créée avec la région Occitanie, explique dans un communiqué la Nouvelle Aquitaine. Et doit permettre d’optimiser les coûts et de mutualiser les moyens d’ingénierie, d’autant que leurs parcs de matériel présentent des « caractéristiques prochess » , souligne le communiqué.

    « Constituer ainsi une ingénierie technique régionale dédiée permet notamment d’assurer pleinement son rôle de propriétaire et d’être force de propositions pour la maintenance courante, lisser les investissements dans le temps, et pourquoi pas aussi d’accueillir ultérieurement d’autres Régions » précise également Renaud Lagrave, le vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine chargé des mobilités.

    En décembre dernier, la région a décidé d’acquérir 4 Rames Régio2N et 11 rames Régiolis pour un montant de 172 M€.

     

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  • A Nîmes, le printemps de la 140 C 27

    A Nîmes, le printemps de la 140 C 27

    Elle faisait sa pause hivernale au Musée du chemin de fer de Nîmes après avoir parcouru plus de 2 400 km en 2022. Pour la locomotive à vapeur 140 C 27, une machine historique de 1917, la date du 18 mars a sonné le jour du réveil. Une aubaine pour les visiteurs qui se trouvaient au musée ce jour-là… Après plusieurs essais et tests des dispositifs de sécurité, la machine a pu faire quelques mouvements de manoeuvre dans l’enceinte du dépôt. Après un premier mouvement en marche arrière pour emprunter la plaque tournante, la locomotive a rejoint une voie de service pour rouler sur quelques centaines de mètres en marche avant et en marche arrière. Après ces manoeuvres réussies, la locomotive a repris sa place sous la rotonde, prête à entamer la saison 2023.

    La machine appartient à la Compagnie internationale des trains express à vapeur (Citev), et c’est le Groupement d’aide au développement des exploitations ferroviaires touristiques (Gadeft) qui assure son entretien. « Nous allons nous faire prêter des voitures voyageurs historiques par l’association Les Chemins de fer du Creusot afin de réaliser une composition de train historique la plus réaliste possible », explique Quentin Schneider, président du Gadeft. Par ailleurs, les membres du Gadeft ont entrepris de restaurer une voiture voyageurs de 1916, qui fait partie des collections du Musée du chemin de fer de Nîmes, musée géré par la section nîmoise de l’Amicale des anciens et amis de la traction vapeur. Le véhicule servira de voiture de cantonnement pour les équipes de service. Les 1er et 2 avril, une circulation spéciale, réservée aux membres de l’association, était prévue jusqu’au Creusot, où la 140 C 27 devait faire des essais de double traction avec la 241 P 17. Et bien sûr, les 6, 7 et 8 mai, la 140 C 27 sera présente au Festival Vapeur 2023 de l’Ajecta à Longueville.

  • Kevin Speed veut donner un coup d’accélérateur à son projet de TGV omnibus

    Kevin Speed veut donner un coup d’accélérateur à son projet de TGV omnibus

    Profitant de sa réponse à la consultation de l’Autorité de la concurrence sur la libéralisation des marchés du transport de voyageurs, Kevin Speed, la start-up française qui veut lancer en 2026 des TGV omnibus de métropole à métropole pour les trajets du quotidien, affine sa stratégie.

    Les coassociés de nouvel outsider du rail, Laurent Fourtune (photo), Claire Bonniol et Jihane Mahmoudi, ont réuni le 7 avril leur conseil stratégique composé d’experts du secteur (1) pour examiner la demande officielle de dessertes faite à SNCF Réseau. « L’urgence sociale en France est celle des villes moyennes, et depuis 40 ans de succès de la grande vitesse ferroviaire, elles n’ont pas bénéficié du développement escompté car les dessertes des gares TGV secondaires sont insuffisantes, argumente Kevin Speed dans un communiqué.  Citant l’exemple de Picardie TGV « qui pourrait mieux desservir la boucle de la Somme entre Saint Quentin et Amiens, de Champagne TGV entre Reims et Epernay. Il y a huit gares intermédiaires de ce type à moins de deux heures de Paris », illustre le futur opérateur ferroviaire.

    Objectif, signer d’ici à fin 2023 avec le gestionnaire d’infrastructure un accord cadre de répartition des capacités ferroviaires de longue durée : sur 30 ans. Et réussir à convaincre ainsi les investisseurs à financer le projet Kevin Speed (en référence au prénom des années 1990 et qui « correspond à monsieur tout-le-monde », aime expliquer Laurent Fourtune), estimé à un milliard d’euros. Pour recruter et former 150 conducteurs.rices, bâtir les ateliers de maintenance le long des lignes et surtout, acheter la vingtaine de rames à grande vitesse Alstom.

     

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  • Quand les chefs étoilés débarquent en gare

    Quand les chefs étoilés débarquent en gare

    Plusieurs chefs étoilés se sont associés à SNCF Gares & Connexions pour renouveler le concept du buffet de gare et élaborer la carte de nouveaux restaurants. Eric Frechon, Michel Roth, Christian Le Squer ou encore Michel Rostang, ces grands noms de la gastronomie française ont posé leur valise au coeur des gares pour le plus grand plaisir des voyageurs les plus gourmands.

    • Paris-Saint-Lazare. Eric Frechon, Lazare. Le pionnier

    • Metz. Michel Roth, Terroirs de Lorraine. Produits locaux revisités

    • Rennes. Christian Le Squer, Le Paris-Brest. Saveurs et parfums de Breizh

    • Paris-Lyon. Michel Rostang, Le Train Bleu. Goût du terroir et déco rococo

  • Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Plan sobriété : les opérateurs s’engagent à éteindre leurs panneaux lumineux à la fermeture des gares

    Réunis autour d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et de Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, les principaux acteurs, gestionnaires et opérateurs du secteur des transports, ont fait un point d’étape le 27 mars sur les mesures mises en œuvre depuis cet automne pour faire des économies d’énergie.

    « Ces plans reposent notamment sur le pilotage de la consommation énergétique, la sensibilisation et l’adoption de gestes simples au quotidien (baisse du chauffage, économies d’éclairage, mise en veille des écrans, covoiturage, autopartage, etc.) », ont notamment rappelé les ministres. Il s’agit, en particulier dans le ferroviaire, de renforcer l’éco-conduite, l’éco-stationnement ou de mieux adapter la ventilation et la température des bâtiments.

    De nouvelles mesures ont été identifiées, telles que la meilleure régulation de la publicité lumineuse dans les gares, stations et aéroports. Les opérateurs s’engagent à éteindre 100 % de leurs panneaux lumineux dès la fermeture des gares, des aéroports et des métros à partir du 1er janvier 2024. « Ils établiront également une stratégie de sobriété de la gestion de leurs parcs de panneaux lumineux », ajoutent les ministères. La SNCF prévoit une baisse de 45 % de ses émissions carbone d’ici à 2031, la RATP une réduction de sa consommation électrique de 35 % d’ici à 2026.

     

  • Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Innovation. Une nouvelle signalisation pour les « petites lignes » et les passages à niveau

    Mené par Thales, en partenariat avec Setec Ferroviaire, GeoSat, Clearsy et la région Nouvelle-Aquitaine (Ferro- Campus), avec la participation de la SNCF, le consortium NS2F, comme « nouvelle signalisation ferroviaire frugale » a pour but, comme son nom l’indique, de développer un système de signalisation et d’exploitation « simplifié, digital et innovant ». Son objectif revendiqué est de revitaliser la desserte fine des territoires par les « petites lignes » et d’améliorer la sécurité, « en particulier aux passages à niveau ».

    Un système de plus, donc ? Oui, mais avec une « garantie d’interopérabilité avec le réseau structurant » et des coûts d’investissements et d’exploitation réduits « de plus de 30 % », assurent les membres du consortium NS2F, déjà engagé auprès de la SNCF dans le projet Train Léger Innovant et dont l’ambition est de porter le projet de signalisation « en moins de 36 mois ». Entré en phase de contractualisation auprès de l’Ademe, le projet NS2F bénéficie d’une aide au financement de 7,164 millions d’euros votée par le Comité France 2030.

    Neuf innovations sont mises en oeuvre par les membres du consortium pour maîtriser la connaissance des infrastructures parcourues et la localisation des trains avec un minimum d’installations fixes, coûteuses à déployer et à entretenir. Elles concernent la localisation et odométrie autonome agnostique du train sans éléments à la voie (Thales) ; l’utilisation de télécommunications publiques cyber sécurisées (Thales) ; la cartographie numérique de terrain de haute densité (GeoSat) ; la génération formelle de données en sureté (Clearsy-Thales), l’interface de supervision et d’exploitation sur tablette (Setec Ferroviaire -Thales), l’intégration de la surveillance des Passages à Niveau (Thales-région Nouvelle Aquitaine); la surveillance de l’infrastructure par les senseurs du matériel roulant (GeoSat-région Nouvelle Aquitaine-Thales) et la signalisation frugale et supervision centralisée des lignes (Thales).

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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  • Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise Galland à la pointe de l’innovation

    La conception, la fabrication et la commercialisation de matériel caténaire destiné au train et au tramway sont la spécialité de l’entreprise Galland basée à La Lande-de-Fronsac en Gironde depuis 20 ans.

    En effet, afin d’évoluer et de répondre au système ISO Qualité de l’époque, elle quitte en 2003 sous l’impulsion de son président Philippe Galland, le site emblématique de Choisy-le-Roi (banlieue parisienne) pour s’installer dans le libournais. Ici, la société familiale passe de l’artisanat à l’industrialisation en quelque temps. En cette année anniversaire elle voit son portefeuille clients dépasser la centaine d’entreprises en France et à l’International.

    Son savoir-faire ne date pas d’hier, puisqu’elle fournit à la SNCF depuis 77 ans, une vaste gamme de produits : armements console, appareils tendeurs, bras de rappels, sectionneurs, pendulage et isolateurs de section etc. Forte d’une cinquantaine de salariés et de collaborateurs, l’entreprise fait de l’innovation son fer de lance. Outre l’expansion de son outil industriel (9 000 m² en 2024), elle porte actuellement un projet d’intégration du numérique et des objets connectés (loT) au sein des caténaires. C’est un véritable saut technologique. Créer des alertes en cas d’incident sur une caténaire pour pouvoir prévoir et cibler les interventions, dans une logique de maintenance prédictive, est son principal objectif.

    Le produit final sera donc un outil électronique installé sur la caténaire, qui, couplé à une infrastructure informatique (réalisée par Preditic), permettra de collecter et traiter les données prélevées. Ce projet sera accompagné par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 100 000 euros.

    Enfin, l’entreprise Galland est adhérente de Ferrocampus, le pôle d’excellence européen dédié à la maintenance ferroviaire, porté par la Région Nouvelle-Aquitaine à Saintes. Elle est toujours en étroite relation avec le lycée Bernard Palissy de la ville charentaise.

     

    ? Cet article est tiré du numéro 3929 de La Vie du Rail.        

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  • Avec la mort de Bernard Tabary, Keolis perd un grand dirigeant

    Avec la mort de Bernard Tabary, Keolis perd un grand dirigeant

    Il ne courra pas, le 2 avril, le prochain marathon de Paris pour lequel il s’entraînait tous les jours. Bernard Tabary, directeur des activités internationales du groupe Keolis est décédé d’une crise cardiaque dimanche 19 mars.

    Ce grand sportif, au large sourire, drôle, bienveillant, pas langue de bois, ne manquait jamais son footing du petit matin. Où qu’il soit dans le monde, lui qui le parcourait au gré des contrats de la filiale de la SNCF qu’il avait rejoint en 2005, Bernard Tabary courrait. La dernière fois que nous l’avions vu à l’épreuve, c’était à Dubaï, en février dernier, lors d’un voyage de presse.

    « Bernard était un dirigeant profondément apprécié des salariés de Keolis, et estimé par nos partenaires et nos clients qu’il accompagnait inlassablement partout dans le monde. Il était reconnu pour son expertise et son engagement dans les transports publics qu’il incarnait avec énergie et un relationnel hors pair. Sa personnalité unique et soin ouverture d’esprit et sa compréhension des différentes cultures ont été inestimables pour Keolis. Bernard aura marqué l’histoire de notre entreprise et restera une figure pour nous tous. Notre peine est immense », a déclaré Marie-Ange Debon, présidente de Keolis, dans un communiqué.

    Bernard Tabary avait débuté sa carrière chez Bolloré, en 1983, dans la branche transport et logistique, avant de rejoindre la division environnement du groupe Plastic Omnium en 2000. Entré chez Keolis en 2005 comme directeur général adjoint en charge de l’Est et de l’Ile-de-France, il avait ensuite dirigé Keolis Lyon jusqu’en 2011 avant d’être nommé directeur exécutif international du groupe.

    « Au-delà de ses grandes qualités de dirigeant, Bernard était une belle personne, humaine, pleine d’humour un peu British et attentionnée », témoigne Jean-Pierre Farandou, patron de la SNCF, dans une série de tweets en hommage à son collaborateur, dont il était très proche et qui l’a accompagné durant de longues années.

    Bernard Tabary avait 62 ans. Le groupe Keolis prépare un hommage international.

     

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  • Comment le réseau ferroviaire grec est devenu le plus meurtrier d’Europe

    Comment le réseau ferroviaire grec est devenu le plus meurtrier d’Europe

    La gare centrale d’Athènes sonne étrangement creux, dimanche 12 mars. D’ordinaire bondé, débordé de voyageurs pressés, le bâtiment ne fourmille pas comme à son habitude. Les rideaux sont tirés, les panneaux d’affichages sont vierges. Aucun train n’est à quai. Devant l’entrée, déposés au fil des jours par les passants, on distingue des bouquets de fleurs, des bougies, le portrait d’une jeune mère et de son bébé. L’une des 57 victimes de la catastrophe ferroviaire de Tempé. 

    Cela fait désormais plus de douze jours que plus aucun train ne circule, dans la gare centrale d’Athènes comme dans tout le reste de la Grèce. Depuis le 28 février et la mort de 57 personnes dans la collision « nez à nez » de deux trains dans le centre du pays – la pire catastrophe ferroviaire de leur histoire -, les Grecs découvrent avec horreur l’état de délabrement de leur réseau. Quelque 2 300 kilomètres de voies ferrées truffés d’équipements défaillants, exploités par des opérateurs en sous-effectifs chroniques et dépourvus, sur de larges tronçons, de tout système de sécurité automatique… S’il faudra des mois, voire des années, pour établir définitivement les responsabilités, la même question hante aujourd’hui l’ensemble du pays : comment en est-on arrivé là ?   

     

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  • SNCF Transilien vise 900 recrutements en 2023

    SNCF Transilien vise 900 recrutements en 2023

    900 recrutements, c’est l’objectif que s’est fixé Transilien, la direction régionale de la SNCF-en Île de-France, pour cette année. Majoritairement des conducteurs.rices de RER, de trains et de tram-trains : 400 au total. Autres fonctions visées,  200 chargé(e)s de la relation clients en gare, 150 technicien.nes de maintenance des trains et agent.es de manœuvre dans les centres de maintenance, 40 à la production, 110 à la maîtrise et 50 sur des postes de cadres avec des profils d’ingénieurs ou systèmes d’information (projets, développeurs).

    Pour Transilien, il s’agit de « rattraper les moindres recrutements dus à la crise, sanitaire et aux confinements », mais aussi de répondre au « contrat ambitieux 2020-2023, prolongé à fin 2025, avec Île-de-France Mobilités », de préparer « les Jeux olympiques et paralympiques, […] la mise en service d’Eole » ou encore « le renouvellement des matériels roulants, nécessitant de forts besoins en compétences techniques » et compenser « les mobilités internes […] et les départs en retraite ».

    En 2022, Transilien était déjà l’œuvre sur le front des recrutements : 770 agent.es, au lieu des 600 prévus. Parmi eux, des chargé(e)s de la relation client en gare (330), des conductrices et conducteurs (220), et des techniciennes et techniciens de maintenance et agentes-agents de manœuvre (130).