Catégorie : Bonnes Feuilles

Livres ferroviaires, livres sur les trains, histoire des trains, livres de technique ferroviaire, matériel ferroviaire, l’histoire de France à travers les trains … Retrouvez ici les bonne feuilles des livres édités par la Vie du Rail : extraits, descriptifs, galeries photos tirées de nos ouvrages.

  • Tourisme. Destination Dijon, la cité du chanoine Kir

    Tourisme. Destination Dijon, la cité du chanoine Kir

    Le 7 juin, les bénévoles du Matériel Ferroviaire Patrimoine National proposent une escapade qui mixe tourisme et trains historiques à destination de Dijon, l’ancien fief des ducs de Bourgogne. Au programme, la visite de sites historiques et les saveurs de la gastronomie bourguignonne.

    Les trains spéciaux du Matériel Ferroviaire Patrimoine National (MFPN) font invariablement le plein de passagers. Le voyage du 3 mai à Reims (le Champagne Express) a affiché complet et celui du 4 juillet au Havre (Les Grandes Voiles) aussi. Celui du 7 juin a pour destination Dijon en Côte-d’Or. Tracté par la CC 40110 de 1970, une locomotive électrique (ex- Nord) soigneusement entretenue par les bénévoles de l’association depuis 1996 et classée monument historique. Le train, baptisé Chanoine Kir pour l’occasion, comprendra des voitures vintage – elles datent des années 1960 – largement appréciées des afficionados de matériel historique entre autres pour leurs sièges en skaï, leurs photos en noir et blanc fixées au-dessus des sièges et leurs tablettes et parois en formica.

    « Pendant cette journée à Dijon, les personnes pourront tranquillement arpenter le centre-ville car celui-ci est piétonnier. Et il y a beaucoup de choses à voir… », souligne Aurélien Rousseau, aiguilleur à la gare Saint-Lazare, membre du MFPN. En effet, l’ancienne capitale des ducs de Bourgogne, également cité du chanoine Félix Kir, qui fut maire de la ville de 1945 à 1968, présente beaucoup d’intérêt en raison de son riche passé. « Nous conseillons de suivre, au départ de la gare, le Parcours de la Chouette (en vente sur le site www.mfpn.fr et à l’office de tourisme), dont les marquages en laiton fixés sur le sol permettent de partir à la découverte de nombreux édifices civils ou religieux : le palais ducal, la tour Saint-Jacques ornée de gargouilles, construite à l’époque médiévale et qui, du haut de ses 62 mètres, offre une vue panoramique exceptionnelle sur la ville et ses environs (sur réservation), les églises, les maisons anciennes à colombages, l’Ecole des Beaux-Arts, les halles centrales, faites de fonte et de verre, inspirées de plans des ateliers Eiffel et inscrites à l’inventaire des Monuments historiques », énumère Aurélien Rousseau.

    Sans oublier la bonne chère grâce aux nombreux restaurants qui proposent des spécialités régionales (oeufs meurette, volaille de Bresse à la crème et aux morilles…), ainsi que la Cité de la Gastronomie et du Vin Paul Bocuse où l’on peut faire des emplettes de produits du terroir : de la moutarde, ainsi que du bourgogne blanc et du sirop de cassis, les deux ingrédients nécessaires pour confectionner l’apéritif qui porte le nom du fameux chanoine.

    Le 7 juin. Départ de Paris-Lyon : 8h05. Arrivée à Dijon-Ville à 11h20. Pour le retour, départ à 18h49 pour une arrivée à Paris à 22h. Tarifs : de 21 € à 42 €. Réservations : 06 78 64 61 87,

    www.mfpn.fr

  • Rouvrir Agen-Auch c’est possible et indispensable

    Rouvrir Agen-Auch c’est possible et indispensable

    La ligne Agen – Auch relie la gare de Bon-Encontre, près d’Agen, à celle de Vic-en-Bigorre, via Auch. La partie Agen à Auch est restée exploitée pour les voyageurs jusqu’en 1970, pour le trafic fret jusqu’en 2015. Aujourd’hui, si tous (État, régions, départements, collectivités locales) reconnaissent la nécessité de relier les deux préfectures du Gers et du Lot-et-Garonne, ils divergent sur l’exploitant, les matériels, un service voyageurs et/ou fret, et sur le coût de cette réalisation. Pour le désenclavement du Gers, seul territoire de la région à ne plus avoir de liaison ferroviaire avec les départements limitrophes, il faut privilégier cette ligne dans un premier temps.

    Les besoins sont réels avec l’attractivité de l’agglomération d’Agen. Côté voyageurs, cette ligne en bus LIO est une des plus fréquentées d’Occitanie avec 75 000 passagers. Côté fret, il y a les céréales et d’autres entreprises bénéficiant de la connexion avec les zones industrielles traversées par la ligne. Il peut y circuler des trains complets, car les pentes et déclivités sont à moins de 8 ‰, du trafic diffus, et prévoir une vitesse voyageurs à 140 km/h. Il y a encore toute l’emprise, la plate-forme et les rails, mais un renouvellement des voies et du ballast s’impose pour admettre aussi le fret. Les autres travaux concernent essentiellement un ouvrage d’art long de 450 m (pont sur la Garonne) et la sécurisation des 49 passages à niveau (PN), mais pas la transformation en pont ou passage souterrain.

    Il n’y a que trois croisements avec une route nationale et peu avec une départementale fréquentée, mais qui ne nécessitent pas d’ouvrage d’art, le reste des franchissements concerne des petites routes et des chemins privés. De nombreux décideurs relaient toujours une prétendue réglementation sévère en la matière, obligeant la suppression des PN des lignes à rouvrir. Jean- Luc Gibelin, vice-président de la région Occitanie, reprend dans La Dépêche : « Le coût de la remise en état d’un PN est de 5 M€. Il y en a 49 entre Auch et Agen, cela représente la somme de 245 M€ », ce qui peut condamner le projet. Alors que, sur la ligne Montréjeau – Luchon de 36 km, pour sécuriser 26 PN sur 37 il n’est budgété que 6 M€. La Fnaut demande des règles de réouverture des PN en cas de remise en service de lignes. L’étude confiée à Cerema doit tenir compte de l’analyse des risques et non pas de la seule suppression des PN. La réouverture complète d’Agen – Auch est donc bien financièrement possible.

  • Destination Nîmes avec le Train historique de Toulouse

    Destination Nîmes avec le Train historique de Toulouse

    Le Train historique de Toulouse, alias l’Amicale des cheminots pour la préservation de la 141 R 1126, avait prévu un voyage à destination de Canfranc le 31 mai, mais celui-ci a dû être annulé en raison de travaux sur la ligne entre Saint- Jory et Toulouse-Matabiau. Cependant, les amateurs peuvent réserver leur billet pour d’autres escapades touristiques en train qui restent fixées au calendrier de l’association. Parmi les prochaines dates, les Journées romaines de Nîmes le 26 avril (60 €), un retour à l’époque de l’Empire romain avec des défilés, des spectacles et des animations au coeur de la cité nîmoise. Mais aussi un voyage à Saint-Bertrand-de-Comminges le 24 mai (65 €) pour visiter, au coeur des Pyrénées centrales, cette cité médiévale incontournable en Haute-Garonne et sa cathédrale.

    Contact : lieu-dit En Garric, 31590 Verfeil. Tél. : 05 61 09 42 61. [email protected] www.trainhistorique-toulouse.com

  • Expo. Pour tout savoir sur le viaduc des Noëls

    Expo. Pour tout savoir sur le viaduc des Noëls

    La bibliothèque municipale de Saint- Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire) et Vineuil Patrimoine organisent, du 22 avril au 3 mai, l’exposition « Le Viaduc des Noëls » (du nom du hameau tout proche), qui invite à découvrir l’histoire de cet ouvrage d’art ferroviaire, construit en 1880 pour enjamber la Loire.

    De nombreux plans et photos complètent les documents écrits historiques présentés, relatifs à la construction et l’exploitation du viaduc. De plus, une conférence sera donnée à ce sujet par Hervé Coulliais, grand connaisseur de l’histoire ferroviaire, le 25 avril à 18h30.

    Bibliothèque municipale, 3 Rue Henri Barbusse, 37700 Saint-Pierre-des-Corps. Entrée libre. Tél.: 02 47 63 43 17.

  • Arte. Un voyage dans le temps sur la ligne de Bohinj en Slovénie

    Arte. Un voyage dans le temps sur la ligne de Bohinj en Slovénie

    Ce nouvel épisode de la série d’Arte Rails d’antan se déroule en Slovénie, dans une des régions les plus sauvages d’Europe. Longue de 149 km, la ligne transalpine du col de Bohinj, relie Jesenice, près de la frontière autrichienne, à Nova Gorica et Sezana, à la frontière Italienne. Inaugurée en 1906, au temps de l’Empire austro-hongrois, elle serpente le long de la Soča, au coeur du parc du Triglav, l’unique parc national du pays. Les eaux turquoise de la rivière tranchent avec le vert profond de la forêt.

    Sa construction a nécessité de nombreux ouvrages d’art, dont le tunnel de Bohinj sous les Alpes Juliennes. Malgré deux guerres mondiales, cette ligne de chemin de fer a réussi à préserver la plupart de ses bâtiments. La ligne Bohinj est actuellement inscrite sur la liste d’attente de l’Unesco, faisant partie du Chemin de la paix des Alpes à l’Adriatique.

    Patrimoine de la Première guerre mondiale, ce chemin de randonnées est un véritable musée vivant rappelant la ligne de front qui s’étendait des Alpes à l’Adriatique et qui comprend des installations militaires, des musées et des cimetières. Inaugurée en 1906 par François-Ferdinand d’Habsbourg-Lorraine, la ligne de chemin de fer de Bohinj est la plus courte liaison ferroviaire entre l’Europe centrale et la mer Adriatique (de Prague à Trieste). Le tunnel de Bohinj fut percé en 1904. Avec ses 6327 mètres de long, c’est encore aujourd’hui le plus grand tunnel ferroviaire de Slovénie. C’est l’un des nombreux ouvrages d’art qui jalonnent la ligne. 28 tunnels et 68 ponts permettent d’effacer un relief mouvementé. Le pont qui franchit la Soča à Solkan est particulièrement important. Il s’agit du plus grand pont ferroviaire en pierre du monde ! Construit en 1906, l’arc principal possède une travée de 85 mètres. Il est composé de plus de 4 500 blocs de calcaire coquillier provenant de la carrière d’Aurisina (Nabrežina) près de Trieste. Il s’agit du dernier et plus grand pont de ce type dans le monde.

    A Most na Soči, un auto-train – baptisé ici Autovlak – permet d’effectuer le trajet jusqu’à Bohinjska Bistrica, en restant dans son véhicule, même quand la route est fermée à cause de la neige. Le voyage dure 45 minutes, alors qu’il faut au moins 1 h 30 par la route…

    Vendredi 4 avril à 16 h 40 sur Arte. Rails d’antan – Le train de Bohinj en Slovénie d’Antonia Coenen. Loupefilm, en association avec ARTE GEIE. Allemagne. (2024)

  • Une « Vitrine des excellences » en gare de Limoges Bénédictins

    Une « Vitrine des excellences » en gare de Limoges Bénédictins

    La belle gare de Limoges Bénédictins accueille une nouvelle « Vitrine des excellences » Apour six mois. L’occasion pour les voyageurs de découvrir les savoir-faire locaux.

    Afin de mettre en avant les talents et les savoir-faire locaux, la communauté urbaine Limoges Métropole met en place des vitrines dans les lieux de passage depuis plusieurs années. C’est donc en toute logique qu’elle s’est associée avec SNCF Gares & Connexions pour installer dans l’ancien point d’accueil de la gare des Bénédictins, d’une superficie de près de 40 m2, une vitrine valorisant les talents locaux. Une opportunité pour ces entreprises qui profitent d’une visibilité importante alors que la gare voit passer quelque 1,5 million de personnes chaque année.

    Limoges Métropole, qui regroupe 20 communes, met ainsi à l’honneur les savoir- faire du territoire liés à la gastronomie et la céramique. La collectivité a retenu quatre entreprises qui se sont installées dans le showroom en décembre dernier. Elles y resteront six mois.

    Les voyageurs et les badauds pourront découvrir les créations de Madeleines Bijou qui, depuis 1845, régale les gourmands avec ses madeleines, ses biscuits et ses pâtisseries. Installée aux Lacs, sur la commune de Saint- Yrieix-la-Perche, l’entreprise a été fondée par Antoine Dubois. Aujourd’hui, son arrière- petit-fils, Jean-Philippe Dubois, perpétue la tradition en proposant cakes, quatre-quarts, financiers, moelleux au chocolat, gâteaux fourrés à la fraise ou au chocolat et toutes sortes des biscuits.

    L’arche avant-gauche de la vitrine présente Sarah-Linda, une jeune marque d’art de la table, baptisée du prénom de sa fondatrice Sarah-Linda Forrer. Cette dernière conçoit et sculpte à la main des créations uniques en porcelaine de Limoges, inspirées par les motifs de la nature. Pensées dans un studio à Amsterdam, les pièces sont produites dans une petite manufacture de porcelaine traditionnelle à Limoges.

    Une autre marque de renom de la porce- laine locale présente ses créations dans la vitrine. Créée en 1993, la manufacture Jacques Pergay est spécialisée dans le blanc. Cette entreprise familiale, labelisée IG porcelaine de Limoges et Entreprise du patrimoine vivant, s’est fait une place sur les plus grandes tables un peu partout sur la planète comme celles du George V, de la Tour d’Argent, du Daniel New York ou en- core de Pierre Gagnaire Tokyo. Père et fille fabriquent assiettes, tasses, bols, photo- phores et objets décoratifs en gardant une citation en tête tirée de l’Histoire de la por- celaine de Limoges, un ouvrage publié en 1904 et signé d’Alfred Leroux: « Le blanc n’est pas seulement notre luxe, il est en- core notre honneur.; l’obtenir superbe n’est pas affaire de vanité, c’est une ques- tion de conscience, et en matière de conscience, on ne saurait montrer trop de délicatesse. » Un véritable mantra !

    Enfin, des œuvres créées par les élèves de l’École nationale supérieure d’art et de de- sign de Limoges (ENSAD) seront égale- ment exposées. L’ENSAD, l’une des dix écoles nationales supérieures d’art placées sous la tutelle directe du ministère de la Culture, forme de jeunes talents et délivre deux diplômes en option Art et option Design d’objet. Elle propose également deux mentions, Céramique et Bijou contemporain.

    L’arche latérale de la vitrine présente ainsi le travail de sept diplômés de l’école: Mel- lie Branchereau, Axelle Labrousse, Soah Kim, Elvire Blanc Briand, Laëtitia Ducret- tet et Jean Savard.

    Informations pratiques: Gare des Béné- dictins à Limoges. 4 place Maison Dieu, 87036 Limoges.

  • Paris-Lille. Un stand-up à 320 km/h

    Paris-Lille. Un stand-up à 320 km/h

    SNCF Voyageurs et l’agence Rosa Paris ont lancé le 17 octobre dernier un nouveau concept: un spectacle d’humour dans une voiture bar transformée en « Comedy Club ». Un évènement qui pourrait être déployé sur d’autres lignes en 2025 avec de nouveaux humoristes.

    Le 17 octobre dernier, les voyageurs d’un TGV INOUI qui circulait entre Paris et Lille ont pu assister au premier « Comedy Club » à 320 km/h. Du moins ceux qui étaient invités à tester ce nouveau concept, essentiellement des membres de la presse, venus en nombre pour couvrir l’évènement. Dans un décor qui transforme la voiture-bar en une salle de « stand-up » (une forme de spectacle, où l’humoriste, seul en scène, échange parfois directement avec le public), le comédien et humoriste Baptiste Lecaplain a pu tester ses blagues et présenter quatre jeunes talents reconnus de la scène française: Justine Le Pottier, Urbain, Brahms et Nash. Pendant 45 minutes, ils se sont produits dans cette salle en mouvement, un véritable challenge, puisque le public rencontré dans un train n’est pas forcément venu pour rire.

    SNCF Voyageurs a fait appel à l’agence Rosa Paris pour créer cet événement qui a valeur de test. Si les réactions du public invité à cette première sont concluantes, l’expérience pourrait être reconduite sur d’autres destinations en 2025. Le format devrait rester de 45 minutes et présenter entre deux et quatre artistes. Pendant ce temps, le service sera suspendu dans la voiture bar. Ce qui ne pose pas de problèmes à bord des TGV Paris-Lille-Paris pas équipés d’un service restauration, la durée du voyage étant trop courte.

    Ce n’est pas la première fois que la SNCF anime ses voitures pour distraire les voyageurs. A la fin des années 1970, elle proposait une place dans ses voitures-cinéma, où pour quelques dizaines de francs, les voyageurs pouvaient visionner un film pendant leur parcours. Plus proche de nous, la voiture-bar des ID-Night, le TGV de nuit lancé par ID-TGV, la première filiale « low cost » de la SNCF, se transformait en discothèque avec un DJ faisant se trémousser des voyageurs qui le souhaitaient. L’expérience a duré trois ans, s’achevant en 2017. La filiale a testé ensuite plusieurs animations, comme des séances de voyance ou des cours de gym. Du côté de TGV INOUI, plusieurs concerts ont été organisés pour mettre en avant des artistes dans le cadre de partenariats avec des festivals de musique célèbres comme Marsatac ou Les Eurockéennes.

    Sur les réseaux sociaux, les réactions ont été plutôt mitigées. Ainsi sur X, cet internaute: « Que les trains arrivent à l’heure et que les tarifs soient raisonnables, ce serait déjà pas mal. Inu- tile de nous faire subir des spectacles non désirés. Certains voyageurs s’en chargent déjà. » ou « Ce n’est pas pour cela que l’on paye nos billets, mais pour circuler et arriver à l’heure prévue. Il faudrait peut-être cesser de gaspiller les ressources affectées au transport… » La bienveillance n’est certes pas une valeur très répandue sur les web… Sur Facebook, une internaute y voit au moins une solution plausible à l’épineux problème du transport en train des instruments de musique volumineux, un dossier qui a également récemment agité les réseaux sociaux: « Amis contrebassistes et violoncellistes, si vous proposiez une prestation à la SNCF? On tient peut-être la solution… »

  • Sur les traces des utopies ferroviaires

    Sur les traces des utopies ferroviaires

    L’aérotrain Un long rail de béton surplombant la Beauce parallèlement à la voie ferrée de Paris à Orléans. Ce « monument » est l’ancienne piste d’essai de 18 kilomètres construite près de Saran pour tester les capacités de l’aérotrain. Inventé par l’ingénieur français Jean Bertin, l’aérotrain avait une ambition : devenir un système de transport léger et rapide pouvant concurrencer l’avion. Développé dans les années 1960 et 1970, le concept de base reposait sur un système de coussin d’air à soufflerie, permettant au véhicule de s’élever réduisant ainsi la friction et permettant des vitesses plus élevées que celles atteintes par les trains conventionnels. L’aérotrain de Bertin était alimenté par un moteur à réaction, ce qui lui permettait d’atteindre des vitesses élevées. Le prototype Aérotrain 02 a effectué ses premiers essais en 1969. En 1974, il a établi un record de vitesse en atteignant près de 430 km/h. Malgré ces succès, le projet se heurte à des questions financières et des préoccupations liées à la sécurité. Le décès en avril 1974 du président Pompidou, fervent défenseur de l’aérotrain, marque un tournant. Valérie Giscard d’Estaing, son successeur, décide de ne pas poursuivre l’aventure. Il préfère un projet de train à grande vitesse conventionnel : le TGV ! En 1977, le gouvernement met fin au financement du projet. La piste d’essai est en grande partie démantelée. L’aérotrain de Bertin reste un projet inachevé. De cette utopie, reste l’imposant vestige de la Beauce et le souvenir d’une aventure industrielle, symbole d’une époque où les ingénieurs convoquaient le futur. Ainsi, la revue Fiasco a érigé l’aérotrain en monument de l’échec pour son premier numéro publié en janvier 2023 : « Une ruine moderniste en pleine terre de Beauce. Une vanité contemporaine. Le ratage prophétique de cette matrice pour un programme de « pays utile » qui propulse le monorail vers l’objet de culte, mémorial et autel du ratage. »

  • Les ateliers En’Train pour le climat

    Les ateliers En’Train pour le climat

    Du 17 au 21 juin, les ateliers de sensibilisation aux enjeux écologiques En’Train pour le climat étaient de retour à bord des trains TGV InOui et Intercités pour une édition spéciale sport. Cette opération était proposée dans le cadre du partenariat entre SNCF Voyageurs et les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. « La SNCF va transporter les athlètes et les supporters dans toute la France, apportant ainsi des solutions permettant à tous de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone des déplacements liés aux Jeux », explique la compagnie ferroviaire. « Le train, un mode de transport bas carbone, s’impose comme le mode de transport longue distance le plus écologique car il permet de réduire de 95 % en moyenne les émissions de CO2 pour un trajet équivalent, par la route ou par les airs. » En collaboration avec l’entreprise 2tonnes, les ateliers En’Train pour le climat visent à sensibiliser un maximum de personnes aux enjeux environnementaux.

    Les ateliers se sont déroulés lors de 24 trajets entre Paris et Marseille, Rennes, Angers, Nantes, Bordeaux, Lille, Strasbourg et Vierzon. « C’est un moyen de toucher un public très diversifié. L’objectif est d’encourager la prise de conscience et de mettre en lumière les gestes les plus responsables. Le challenge est ambitieux : mettre en mouvement le maximum de monde pour la transition écologique », résume Agnès Chapelain, responsable du Programme Performance Environnementale TGV Intercités (SNCF Voyageurs). Le 21 juin, les voyageurs du TGV InOui 8875 Paris – Angers étaient invités par la triple championne olympique d’athlétisme Marie-José Pérec à la rejoindre dans la voiture-bar où se déroulait l’atelier animé par Pierre-Alix Lloret-Bavai, cofondateur de 2tonnes. « D’ici à 2050, afin de respecter l’accord de Paris, signé en 2015, chaque Français aura à émettre chaque année environ 2 tonnes de CO2 e.

    Nous en sommes loin. Actuellement, c’est plutôt 10 tonnes, notamment à cause de nos déplacements en voiture individuelle et la consommation de produits carnés », explique-t-il. « L’intérêt de proposer les ateliers à bord du train, c’est qu’on touche un public très diversifié: des gens très différents, de toutes les générations, de différentes classes sociales. » Les ateliers conçus par 2tonnes sont les plus interactifs et ludiques possible. « Le sujet du changement climatique est complexe, il faut rendre les informations accessibles au plus grand nombre », insiste Pierre-Alix. Pendant 40 minutes, les voyageurs ont participé à un quiz en équipe et ont pu élargir leurs connaissances sur la transition écologique, identifier des pistes afin de limiter leur empreinte carbone, repérer les gestes à faire au quotidien. « L’ambiance est détendue.

    Les gens se prennent au jeu, ils débattent entre eux, se donnent des idées. Le jeu suscite des échanges entre les participants. C’est un moment très humain », commente PierreAlix. « Nous avons constaté beaucoup d’enthousiasme, de curiosité et d’envie d’action de la part des clients », commente Agnès Chapelain. Les 24 trajets de cette troisième édition des ateliers En’Train pour le climat ont permis de toucher plusieurs centaines de voyageurs.

  • Les retrouvailles des arpètes de Vitry-sur-Seine

    Les retrouvailles des arpètes de Vitry-sur-Seine

    Les anciens apprentis de Vitry-surSeine, promotion 1969-1971, se sont une nouvelle fois donné rendez-vous à Paris pour fêter l’anniversaire de leur admission aux Ardoines. Le 13 juin dernier, cinquante-cinq ans après leur entrée au centre d’apprentissage, ces anciens arpètes se sont réunis à l’hôtel Mamma Shelter autour d’une bonne table pour partager un moment d’amitié et de fraternité. « L’école d’apprentis n’existe plus depuis longtemps, mais nous nous souvenons très bien de l’enseignement que nous avons reçu de la part de professeurs respectés, aux compétences reconnues. La plupart des élèves passés par les Ardoines leur doivent une carrière honorable », commente Jean-Marie Poutaraud. Michel Aubard, Guy Blain, Jacques Carmet, Vincent Clément, Serge Lucas, Christian Mailly, Jacques Malbrun et Jean-Pierre Marionneau se sont revus avec plaisir, partageant de nombreux souvenirs. Gérard Desrut, Christian Louis, Bruno Lapoumeroulie, Gérard Potelle et Thierry Salvador étaient absents. Les participants se sont promis de se réunir de nouveau l’an prochain, avec cette fois, la totalité des anciens compagnons.