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Catégorie : Bonnes Feuilles
Livres ferroviaires, livres sur les trains, histoire des trains, livres de technique ferroviaire, matériel ferroviaire, l’histoire de France à travers les trains … Retrouvez ici les bonne feuilles des livres édités par la Vie du Rail : extraits, descriptifs, galeries photos tirées de nos ouvrages.

Expo. Le musée de Bourgoin-Jallieu explore le patrimoine et l’esthétique ferroviaire
Le musée de Bourgoin-Jallieu propose une , de l’architecture ferroviaire et du paysage. Baptisée A toute vapeur! Du rail à la toile, elle se déroule jusqu’au 14 février 2026.
L’exposition temporaire « A toute vapeur! Du rail à la toile » s’est ouverte le 30 août dernier au musée de Bourgoin-Jallieu, une institution culturelle installée au cœur de la ville, dans l’ancienne chapelle des Antonins (XVIᵉ siècle) et dans l’Hôtel-Dieu (XVIIIᵉ siècle). Elle explore, jusqu’au 14 février 2026, la représentation du train dans l’art et la culture et la .
L’exposition s’organise en quatre parties distinctes : , « Un train peut en cacher un autre », « Terminus! L’écosystème architectural ferroviaire » et enfin « Histoire ferroviaire de Bourgoin-Jallieu ». Plusieurs œuvres saisissent des scènes ferroviaires classiques, comme l’arrivée d’un train en gare ou traversant un paysage bucolique. Des photographies et des cartes postales permettent de se replonger dans un monde ferroviaire disparu et de nombreux objets sont présentés au public.
La première partie démontre comment les artistes se sont approprié la modernité du rail comme un nouveau motif. Dans le courant du XIXᵉ siècle, l’avènement du chemin de fer a bouleversé le regard des peintres. De Caillebotte à Dali, en passant par Monet, Van Gogh, De Chirico, tous se sont confrontés à cette innovation technique qui a changé la face du monde. En bouleversant notre rapport à l’espace et au temps, le chemin de fer apporte son lot d’expériences et de sensations nouvelles. Au fur et à mesure que le réseau ferré se développe, le paysage change.
Les ouvrages d’art deviennent les monuments de l’ère industrielle. L’édification du chemin de fer induit une « mise au pas » de la nature. On efface les vallées, on perce les montagnes. Voies ferrées, viaducs, tunnels, mais aussi gares et dépôts: un nouveau paysage naît du rail. Peintres, poètes ou encore photographes font du chemin de fer un nouveau sujet, une source d’inspiration intarissable. La locomotive devient symbole.
Le rail, c’est également la promesse d’un ailleurs. C’est avec lui que naît réellement . D’abord réservé à une élite, le voyage, rapidement, se démocratise. Bientôt, les compagnies ferroviaires font appel à des artistes de renom pour réaliser des affiches vantant le charme des destinations qu’elles desservent, à l’instar du de Géo Dorival, préservé à la Fondation Renaud à Lyon.
Une visite de la deuxième section de l’exposition offre l’occasion notamment d’admirer deux œuvres « ferroviaires » préservées dans les collections du musée, deux huiles sur toile: « Locomotive dans la nuit » du peintre lyonnais Louis Beysson (1856-1912) et « Le passage à niveau » du peintre paysagiste William Didier-Pouget (1864-1959).
L’avènement du chemin de fer moderne soulève des espoirs nouveaux (mais également quelques craintes). Outil central de la révolution industrielle triomphante, il effraie également ceux qui doutent des vertus du progrès. Le train bouleverse tout… jusqu’au temps qui passe!
Dans l’ultime section de l’exposition, le visiteur découvre la riche . L’agglomération était desservie par deux réseaux : A Bourgoin, celui de la compagnie des Chemins de Fer du Dauphiné (CFD) qui sera reprise par la compagnie PLM – Paris-Lyon-Méditerranée – et à Jallieu le CFEL – Chemin de fer de l’Est de Lyon. La ligne Lyon-Bourgoin est inaugurée en 1858 et la CFEL est née en 1878. En 1942, la desserte de Jallieu est définitivement fermée. Les amateurs d’archéologie ferroviaire peuvent toujours admirer quelques vestiges de cette ligne entre Crémieu et Bourgoin-Jallieu.
L’année 2025 marque une nouvelle étape dans l’histoire ferroviaire de la ville avec les de Bourgoin-Jallieu.
En marge de l’exposition de nombreux évènements sont organisés. Conférences, visites commentées à destination de différents publics, au public. Vous pouvez par exemple rencontrer Nicolas Novel-Catin, mécanicien vapeur passionné de chemins de fer, – qui a prêté au musée plusieurs objets issus de sa collection – autour du . Dans un autre genre…
Afin de clôturer l’événement, les élèves du conservatoire Hector-Berlioz CAPI joueront le 14 février à 18 h dans l’enceinte du musée « Correspondances », un concert opérant la des élèves. Un véritable voyage musical dans l’univers du chemin de fer et du voyage.
Depuis la gare SNCF de Bourgoin-Jallieu, il suffit de marcher une dizaine de minutes pour rejoindre le musée.
Samuel DELZIANI
Infos pratiques: A toute vapeur! Du rail à la toile jusqu’au 14 février 2026. Musée de Bourgoin-Jallieu. 17, rue Victor Hugo. 38300 Bourgoin-Jallieu. https://musee.bourgoinjallieu.fr Tarif: 5 euros. Gratuité pour les – de 18 ans et les étudiants de – de 25 ans.
Sortie. Le film Les Guerriers de la nuit édité dans un coffret Blu-ray spécial
Les Guerriers de la nuit (1979) vient de sortir en France en édition spéciale 4K Ultra HD Blu-ray. L’occasion de revoir ce film mythique de la fin des années 1970 contant la fuite en métro d’un gang poursuivi par toutes les bandes de New York.
En février 1979, The Warriors (Les Guerriers de la nuit en français) sort sur les écrans américains (en 1980 sur les écrans de l’Hexagone). Adapté d’un roman de Sol Yurick (lui-même librement inspiré d’Anabase de l’auteur grec Xénophon) par Walter Hill, le scénario est simple. À New York, les rues de la grosse pomme sont aux mains des bandes.
Cyrus, le leader charismatique des Gramercy Riffs, le plus grand gang de la ville, donne rendez-vous à toutes les bandes de la ville à Van Cortlandt Park dans le Bronx. Cyrus a un projet : l’unité de toutes les bandes de la ville. Comptant près de 100 000 membres, les gangs de la grosse pomme sont en effet cinq fois plus nombreux que les policiers new-yorkais. La révolution couve… Mais, le leader est assassiné alors qu’il harangue la foule.
Tous les gangs de New York se lancent alors sur la piste des Warriors, une bande accusée à tort du meurtre. Les Warriors doivent alors quitter de toute urgence le Bronx pour rejoindre leur quartier d’origine, Coney Island. Le Bronx se situant au nord de Manhattan et Coney Island à l’extrême sud de Brooklyn, ils sont obligés de traverser une bonne partie de la métropole. Pour effectuer son long périple nocturne, une seule solution : prendre le métro tout en évitant les bandes adverses lancées à leur trousse. Dans les bas-fonds de la ville, sur les quais et dans les rames de métro, elles sont partout, surgissant de la nuit pour coincer l’équipe de Coney Island.
Ils s’appellent Baseball Furies, Orphans, Rogues, Jones Street Boys ou encore Satan Mother’s… À chacun son quartier, à chacun son look… Nous sommes ici bien loin d’une représentation édulcorée de la violence juvénile d’un West Side Story. Ici, la jeunesse désœuvrée est sale et méchante.
Les Guerriers de la nuit (1979) est sorti le 3 décembre dernier en France en édition 4K Ultra HD Blu-ray. On y trouve le film original restauré en 4K, la version « Director’s Cut » (le montage du réalisateur), l’affiche originale, un jeu de photos du film, un magnet… Bref, les fans seront comblés.
Le métro joue un rôle central dans le film. Il constitue leur issue de secours. Plusieurs scènes marquantes s’y déroulent comme la course-poursuite avec la police dans la station 96ᵉ Rue ou celle d’Union Square pour la bagarre dans les toilettes. Le tournage s’est déroulé en 1978, notamment dans les stations Hoyt-Schermerhorn, la 72ᵉ Rue dans le West Side et Eastern Parkway.
Le réalisateur et son équipe ont dû gérer quelques contingences… La production devait ainsi payer 500 dollars par jour à un véritable gang, les Mongrels, pour assurer la sécurité des camions et du matériel.
Les guerriers de la nuit de Walter Hill. Paramount. États-Unis. (1979)
Prix : 29,99 euros.
Arte. De Mandalay à Lashio, le train au Myanmar avant la guerre civile
Le magazine d’Arte 360° GEO nous propose de monter à bord du Mandalay – Lashio Express pour un voyage de plus de 16 heures, de la capitale birmane à la plus grande ville de l’État Shan. Un voyage accompli en 2015, alors que le pays d’Asie du Sud-Est connaît une ouverture politique et que le pouvoir est en partie détenu par les civils. C’est aujourd’hui, malheureusement, une situation politique révolue depuis le coup de force des militaires de février 2021 et le début d’une guerre civile toujours en cours aujourd’hui.
Les équipes d’Arte sont montées à bord du Mandalay – Lashio Express, qui circule entre Mandalay, l’ancienne capitale du pays avant que le colonisateur ne lui préfère Rangoon, et Lashio, la ville la plus importante du nord de l’État Shan. Cette cité baignée par le fleuve Irrawaddy est un haut lieu de la culture birmane et un centre religieux essentiel du bouddhisme local. Rendez-vous à la gare centrale de la ville, le départ est prévu à 4 h du matin.
Afin d’être bien certains de ne pas rater le train, de nombreux voyageurs ont passé la nuit sur le quai. Le convoi s’ébranle alors que le jour ne s’est pas encore levé. C’est parti pour un trajet d’au moins 16 heures sur un réseau fatigué, dans un train qui l’est tout autant pour accomplir un peu moins de 180 km.
Pourtant, il va devoir effacer 900 mètres de dénivelé et grimper la montagne en zigzag, en quatre paliers, pour enfin arriver à Pyin U Lwin, une cité de plus de 200 000 habitants, posée à plus de 1000 m d’altitude. Nous découvrons également l’impressionnant viaduc de Gokteik que le train doit franchir à vitesse réduite pour ne prendre aucun risque. Lors de son inauguration en 1901, il avait la plus grande portée de tous les ponts de l’Empire britannique.
Mardi 16 décembre à 6 h 35 sur Arte. 360° GEO – Myanmar, un voyage inoubliable en train de Martin Schacht. Allemagne. (2015).

Sud Aveyron: le collectif veut faire rouler le Draisy et obtenir de nouveaux arrêts
À Peyre, village classé au bord du Tarn, habitants, élus et usagers se sont retrouvés début juillet 2025 pour défendre une idée simple: redonner souffle au train dans le Sud Aveyron. Derrière cette mobilisation, le collectif Sud Aveyron Express porte deux revendications: l’ajout d’arrêts sur la ligne Séverac-Millau-Tournemire et la désignation du secteur comme le .
Trois arrêts pour désenclaver
Les demandes concernent Peyre, Aguessac et Engayresque. «Ces arrêts répondent à des besoins concrets: le tourisme à Peyre, les trajets scolaires et professionnels à Aguessac, l’accès à l’hôpital Fenaille à Engayresque», explique un membre du collectif. Pour les habitants, il s’agit de rompre l’isolement et de rendre le train plus attractif au quotidien.

Les nouveaux arrêts
sur la ligne Séverac–
Millau–Tournemire © google mapsUn territoire test pour l’innovation
Au-delà de ces arrêts, le collectif propose que la ligne devienne zone test pour le Draisy, ce développé par la SNCF. Capable d’assurer des , le Draisy incarne, pour les militants locaux, « une chance d’adapter le ferroviaire aux besoins réels du territoire, avec plus de fréquences et moins d’émissions ».
Des élus attentifs
La rencontre s’est tenue en présence de Jean-Luc Gibelin, vice-président aux transports de la Région Occitanie, et avec le soutien affiché d’Emmanuelle Gazel, maire de Millau et présidente de la communauté de communes Millau Grands Causses. Leur écoute attentive a renforcé’ la détermination des participants.
Un engagement citoyen
Sud Aveyron Express insiste: la démarche est constructive et vise à bâtir, avec la Région, une solution durable pour l’avenir du rail local. Le collectif mise sur la . «Nous voulons montrer que même un territoire rural peut entrer un laboratoire d’innovation ferroviaire», résume l’un de ses porte-parole.
Dans un département où le , l’initiative suscite un regain d’espoir: et si le Sud Aveyron devenait le symbole d’un ?

Canal+. Enfant 44, un polar ferroviaire dans l’enfer des purges staliniennes
Canal + propose jusqu’au 31 mars Enfant 44, un thriller sombre qui se déroule le long des voies ferrées de l’Union soviétique. En 1952, un tueur en série sévit en toute impunité. Tom Hardy mène l’enquête alors que l’appareil d’Etat stalinien sombre dans la paranoïa
Adaptation du premier roman éponyme de l’écrivain britannique Tom Rob Smith, Enfant 44 est sorti en 2015 et est aujourd’hui disponible sur Canal+. Le scénario s’inspire librement de l’affaire du tueur en série Andreï Tchikatilo, surnommé « l’éventreur de Rostov », qui a assassiné plus de 50 femmes et enfants entre la fin des années 1970 et le début des années 1990. L’histoire se déroule en Union soviétique, pendant l’hiver 1953, dans la paranoïa d’un régime stalinien finissant. Leo Demidov (Tom Hardy), orphelin devenu héros de la Seconde guerre mondiale, puis un agent brillant et loyal de la police secrète (MGB), est chargé d’enquêter sur la mort d’un enfant, dont le corps a été retrouvé aux abords d’une voie ferrée.
Cet enfant, Jora, est celui de son ami et collègue Alexei (Fares Fares). Son supérieur hiérarchique, le major Kuzmin (Vincent Cassel), impose la version officielle : l’enfant a été percuté par un train alors qu’il jouait près des rails. Demidov doit classer l’affaire comme un accident ferroviaire, car le régime nie la possibilité du crime dans une société communiste idéale. Quand il informe la famille de son ami, la mère de la jeune victime s’écrie : « Un train ne déshabille pas un enfant ! » Leo découvre que d’autres enfants ont été victimes de meurtres similaires. Alors qu’il commence à enquêter, il est accusé de trahison et muté avec sa femme Raïssa (Noomi Rapace) à Volsk, un centre de production de ciment à plus de 700 km de Moscou. Mais, là aussi des corps d’enfants nus et torturés sont retrouvés. A chaque fois, un coupable est arrêté, pourtant les crimes continuent… Malgré les risques, le couple décide de poursuivre l’enquête pour démasquer le tueur en série qui sévit toujours le long de la voie ferrée, tout en devenant des ennemis de l’État.
Les faux-semblants, la paranoïa, l’absurdité… Comment enquêter quand « il ne peut y avoir des meurtres au paradis » ? Comment faire émerger la vérité dans un régime totalitaire ? Et quel prix est-on prêt à payer ? Le tournage s’est déroulé en 2013 essentiellement entre Prague et Ostrava, en République tchèque. 125 décors ont été construits au sein des studios Barrandov de Prague – les plus grands d’Europe – et qui abritent un dispositif pouvant simuler les mouvements d’un grand bateau, d’un sous-marin ou ici d’un train. Les voitures et wagons de l’époque y ont été reproduits par les équipes du studio. Les reconstitutions de la gare de Moscou ou de l’impressionnant métro de la capitale russe et les ambiances ferroviaires de l’époque soviétiques sont réussies.
Disponible sur Canal + jusqu’au 31 mars. Enfant 44 de Daniel Espinosa. Summit Entertainment, Scott Free Productions. Etats-Unis, Grande Bretagne, République tchèque. (2015)13

Carte. United Stations of Europe, le réseau des grandes gares européennes selon l’AREP
L’AREP a produit une carte recensant les 100 plus importantes gares d’Europe. Au-delà des informations qu’elle contient et de ses qualités artistiques, elle constitue une véritable invitation au voyage ferroviaire.
Produite par le groupe AREP, l’agence pluridisciplinaire d’architecture spécialisée dans la construction des gares, filiale de SNCF Gares & Connexions, la carte United Stations of Europe présente les 100 principales gares de 30 pays européens. Celles-ci ont été sélectionnées par les équipes de l’AREP selon l’importance de leur trafic et de leur intérêt patrimonial parmi les quelque 30 000 gares (dont un peu plus de 3 000 en France) que compte le continent. On y trouve des bâtiments de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui symbolisent le triomphe de la révolution industrielle, mais aussi des constructions ou des modernisations plus récentes qui démontrent la vitalité de l’architecture ferroviaire moderne.
Des gares qui sont rarement figées et qui connaissent au cours de leur histoire de multiples rénovations, modernisations et autres agrandissements.
Réalisées par l’illustrateur et architecte Antoine Maréchal, les 100 illustrations permettent d’apprécier la grande variété des architectures. L’ensemble constitue un bel objet, qui invite à prendre le train pour se traverser l’Europe et rencontrer les différentes cultures qui s’y développent.
De la gare norvégienne de Bodø, au-delà du cercle polaire arctique, à Palermo Centrale en Sicile, au coeur de la Méditerranée, en passant par Lisbonne Santa Apolònia et Kharkiv-Holovnyi, on parcourt du regard les voies ferrées du vieux continent. Cette carte parvient à donner envie aux voyageurs européens de sauter le pas du ferroviaire. Un enjeu pour l’avenir. Aujourd’hui, la part modale moyenne du train en Europe s’élève à 7 %. Chaque point de pourcentage gagné sur la route ou sur l’avion représente 7 millions de tonnes de CO2 émis en moins chaque année, l’équivalent de l’empreinte carbone d’une grande ville ou d’un petit pays européen ! Nous retrouvons toutes les illustrations au dos de la carte. Cinquante gares sont également présentées avec quelques informations succinctes : nom de la ville desservie, nom de la gare, de l’architecte, année de construction, quelques éléments architecturaux, fréquentation, intermodalité, lignes internationales, exploitant de l’infrastructure et même site touristique emblématique à visiter. Enfin, information essentielle pour les voyageurs en transit qui ont une petite faim : la spécialité culinaire locale qu’il doit absolument essayer.
Ainsi, on se délectera d’une Currywurst en attendant notre train en gare de Berlin Hauptbanhof ou on optera pour un Iskender kebab du côté d’Istanbul Sirkeci Terminal !
Vous pouvez explorer cette carte sur le site créé pour l’occasion : www.unitedstations.eu

Les sociétés autoroutières au secours du ferroviaire ?
Alors que l’urgence climatique est de plus en plus présente et que le budget de l’Etat est de plus en plus contraint, les défis que le ferroviaire doit relever semblent insurmontables. Les projets de lignes nouvelles, ceux des RER, la relance du fret et surtout la réhabilitation du réseau existant, attendaient beaucoup des 100 milliards promis par Elisabeth Borne en 2023.
Malgré la bonne volonté de certaines régions (Grand Est, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine,…) pour la réhabilitation de leur réseau, de quelques métropoles (Bordeaux et Strasbourg) pour le lancement de RER en partenariat avec les régions, l’attribution de financements européens pour des réalisations transfrontalières et l’effort massif de SNCF réseau pour la maintenance des lignes, le compte n’y est toujours pas.
Le Conseil d’orientation des infrastructures épaulé en cela par Bercy et suite à la publication du rapport d’Ambitions France Transports, prenant en compte tous les modes de transports et non plus essentiellement le ferroviaire comme cela avait été évoqué lorsqu’il s’agissait de ne réfléchir que sur le développement des SERM (services express régionaux métropolitains), va tenter de hiérarchiser les projets.
Les lobbys routier et aérien ont des atouts beaucoup plus percutants que ceux du ferroviaire, ce qui laisse présager des difficultés croissantes pour le mode de transport le plus vertueux en terme d’impact environnemental. Pourquoi ne pas imposer aux sociétés autoroutières de participer au financement du rail? Car elles ont largement participé à l’augmentation de la pollution atmosphérique par les facilités offertes aux utilisateurs. On pourrait imaginer qu’elles participent soit à un pot commun pour SNCF réseau, soit à des opérations ciblant en priorité les lignes parallèles aux autoroutes. Par exemple les réalisations de l’A69 (Castres-Toulouse) ou de l’A412 (Thonon- Machilly) pourraient passer par l’électrification et la mise à double voie entre Saint-Sulpice et Castres et à la double voie, la ligne étant déjà électrifiée entre Annemasse et Evian.
Même si les sociétés d’autoroutes font face à des investissements permanents et à des taxes, leurs bénéfices en 2023 s’élevaient à 4,4 milliards €. Ne pourraient-elles pas faire un geste de solidarité envers le transport ferroviaire, ne serait-ce que pour tenir compte de leur responsabilité en matière environnementale ?

La desserte ferroviaire du Tréport – Mers-les-Bains, une grande oubliée
Coincée entre la Normandie et les Hauts-de-France, la gare du Tréport a accueilli jusqu’à 3 lignes, celles de Beauvais, d’Abbeville et de Dieppe (fermée en 1938). Si elles permettaient toutes de rejoindre Paris, de relier le Nord, via Abbeville et Rouen, via Dieppe, elles desservaient aussi des vallées industrielles différentes : la verrerie pour la ligne de Beauvais, la serrurerie, la robinetterie pour celle d’Abbeville, la Préfecture pour celle de Dieppe.
Où en est-on ?
Un guichet souvent fermé sans raison, une gare décrépie rachetée en 2020 par la Communauté de communes des Villes Soeurs (la Ville d’Eu, Le Tréport et Mers-les-Bains) qui tarde à faire des travaux : associations et élus maintiennent la pression pour que vive ce territoire dont les atouts sont indéniables : le port, les industries, le tourisme et aussi l’arrivée du réacteur nucléaire EPR de Penly près du Tréport. Le comité de sauvegarde des lignes ferroviaires du Tréport, soutenu par les élus locaux, a obtenu la rénovation de ligne de Beauvais fermée en 2018. Elle rouvre en 2020 sans amélioration de la desserte. Les horaires sont insuffisants, inadaptés et la desserte très aléatoire ; elle végète.
La desserte de la ligne d’Abbeville, également fermée en 2018, s’effectue désormais en car ; avec un allongement du temps de trajet, des cars inconfortables, une information voyageurs médiocre, on perd des voyageurs.
Pour cette ligne de 33 km de voie unique, les études et les devis de SNCF se succèdent et s’envolent : 67 M€ en 2019, 147 M€ début 2024. A tel point qu’elle ne figure plus au Contrat de Plan Etat Région 2024- 2027.
Face à la démesure des coûts et au gel du projet, la Fnaut HDF et le Comité décident de financer, avec l’aide de plusieurs dons, une expertise indépendante.
Cette étude met en évidence des exagérations des devis qui pourraient être ramenés à 100 M€ Elle est adressée à la Région qui réunit un comité de pilotage le 10 octobre 2024.
La SNCF admet 30 M€ d’économie sur 2 des 4 postes d’économie possibles. Les 2 derniers postes permettraient une économie supplémentaire de 23 M€. Ils concernent une coûteuse voie d’évitement et des travaux sur les passages à niveau qui pourraient être réduits en concertation avec l’Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire. Depuis cette étude réalisée en juin 2024, on attend toujours un nouveau devis réaliste de SNCF Réseau et une décision de la Région.

Affaires sensibles revient sur la catastrophe du métro Couronnes
Le 8 mai dernier, Patrice Drouelle contait une nouvelle « Affaire sensible », consacrée à une catastrophe qui a marqué l’histoire du métro parisien : celle de la station Couronnes qui survient trois ans seulement après l’inauguration de la première ligne du métropolitain à l’occasion de l’exposition universelle de 1900.
Un incendie a ravagé les stations Couronnes et Ménilmontant, dans le XXe arrondissement. Celui-ci est d’une telle vigueur que les pompiers ne peuvent pénétrer à l’intérieur des stations pendant huit longues heures.
84 cadavres sont finalement remontés. Tout commence le 10 août 1903 Ce récit documentaire est signé par Franck Cognard et réalisé en partenariat avec RetroNews, le site de la Bibliothèque nationale de France (BnF) dédié à la presse française.
L’histoire débute le soir du 10 août 1903 sur le quai de la ligne 2 à Place de Clichy. Alfred Martin, correspondant à Paris de La gazette de Charleroi, et sa femme montent à bord d’une rame bondée afin de regagner leurs pénates. A Barbès, un premier incident. La rame est immobilisée une première fois. Puis, second problème à Belleville, nouvel arrêt. Arrivé station Couronnes, le couple se retrouve au milieu des fumées et des flammes.
Le journaliste va être le témoin direct de la catastrophe et le lendemain, il décrit l’enfer, encore choqué. De l’Humanité au Figaro, en passant par Le Matin ou Le Petit Parisien : la presse demande des comptes. Aucun détail du drame n’est épargné aux lecteurs de l’époque. Mise sur pied d’une commission d’enquête Après la catastrophe, une commission d’enquête est mobilisée en marge de l’enquête de police et les responsabilités semblent établies.
Mais, seuls de simples employés sont inquiétés. Ils sont quatre à être jugés, alors que les dirigeants de la compagnie échappent aux poursuites… Le récit est suivi d’un entretien avec Mathieu Flonneau, enseignant-chercheur à Panthéon Sorbonne, spécialiste d’histoire urbaine, des mobilités et de Paris.
Il propose son éclairage sur le drame, explicitant les conséquences sur la sécurité du métropolitain.
En podcast sur France Inter Affaires sensible – Paris 1903, la catastrophe du Métropolitain de Franck Cognard avec Retro News.

Le Refuge des cheminots-Horizons solidaires: destination Salies-de-Béarn et le Val de Loire
Comme tous les ans, Le Refuge des Cheminots-Horizons solidaires propose des séjours touristiques ouverts à tous, adhérents de l’association ou non.
Cette année, destination Salies-de-Béarn dans les Pyrénées-Atlantiques pour assister à la Fête du Sel, qui fait revivre les gestes, les costumes, la vie quotidienne d’antan. Séjour du 12 au 15 septembre (4 jours et 3 nuits). Tarif adhérent : 390 €/ pers. en chambre double. Tarif non adhérent : 420 €/pers. en chambre double. Le prix inclut 3 nuits, 3 petits-déjeuners et 3 repas, les activités et un sachet de sel IGP de Salies-de-Béarn (tarifs hors transport ; assurance annulation incluse).
Au trimestre suivant, prenez de l’avance sur le calendrier pour fêter Noël avant l’heure dans les châteaux de la Loire, du 2 au 5 décembre (4 jours et 3 nuits). Tarif adhérent : 420 €/pers. en chambre double ou twin, 520 €/pers. en chambre individuelle. Tarif non adhérent : 450 €/ pers. en chambre double ou twin, 550 €/ pers. en chambre individuelle (tarifs hors transport ; assurance annulation incluse). Sont incluses la pension complète, la visite de quatre châteaux (Amboise, Chenonceau, Villandry et Azay-le-Rideau), la visite et une séance de dégustation d’une cave à Civray-de- Touraine, dont le vignoble se situe au sud d’Amboise, en Indre-et-Loire.
Renseignements et réservations :
Nathalie Merlay, 01 42 08 99 51. [email protected]