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Catégorie : Associations

MTVS. Pour Pâques, une chasse aux oeufs et au trésor
Pendant le week-end de Pâques, le Musée des Tramways à Vapeur et des Chemins de fer Secondaires français a accueilli plus de 300 visiteurs, enfants et adultes. Un bon début de saison.
Au Musée des Tramways à Vapeur et des Chemins de fer Secondaires français (MTVS) à Butry-sur-Oise dans le Val-d’Oise, le week-end de Pâques a marqué le premier jour de circulation du train touristique. Le matin avait lieu la chasse aux oeufs pour les enfants de Crèvecoeur, la commune voisine, soit 80 enfants accompagnés de leurs parents, donc environ 200 personnes le matin avec deux trains : le premier en diesel, le second avec l’antique locomotive à vapeur des anciens Tramways de la Sarthe, construite en 1898, soigneusement restaurée par les bénévoles du MTVS. « L’après-midi, la fréquentation a encore grimpé en atteignant le nombre de 309 visiteurs venus participer au jeu que nous avions spécialement concocté », raconte Olivier Janneau, président du MTVS. Le scénario : trois malheureux pirates s’étant fait dérober leur coffre au trésor renfermant les cartes indiquant l’emplacement des oeufs, ils se sont fait aider par les enfants pour retrouver à la fois leur coffre (qui était difficile à ouvrir sans la bonne clef !) et le campement du voleur… Bilan de la journée ? « Nous avons atteint la barre des 500 personnes. C’est un beau début ! », se réjouit Olivier Janneau. Quelques jours plus tard, les bénévoles prévoyaient de consacrer la journée du 24 à de la pose de voie, « le dernier coupon de 35 mètres, juste au PN de Blicourt », précise le président du MTVS.
Contact : Musée des Tramways à Vapeur et des Chemins de fer Secondaires français (MTVS), place de la Gare, 95430 Butry-sur-Oise. Tél. : 01 34 73 04 4. [email protected], www.mtvs.fr

Tourisme. Grand ménage de printemps au Muséotrain
Préparer son site avant d’accueillir les premiers visiteurs d’une nouvelle saison touristique est toujours un gros boulot pour les exploitants de musées. A Semur-en-Vallon (Sarthe), au Muséotrain, une légère inquiétude flottait dans la tête des membres de l’équipe de Christian Pottier, président de l’association qui exploite un train touristique et un musée dédié au constructeur Decauville. « Allions-nous y arriver ? Ce n’est pas rien de préparer l’accueil du public », confie-t- il. « C’est un gros travail, souvent ingrat et difficile. Il faut penser à tout, vérifier le moindre détail, y compris le moindre recoin dans les salles d’exposition, descendre dans les fosses, monter sur le toit des voitures de nos trains, supprimer toutes les toiles d’araignées qui, parfois, sont bien visibles mais presque inaccessibles, traquer la poussière sur le matériel et les objets de collection, dégager les restes de chantiers, sans oublier les extérieurs avec toute la végétation qui a bien poussé le long des voies ferrées et qu’il faut maîtriser. Tout ça et plein d’autres choses…
Quand on sait que le bénévolat s’épuise petit à petit d’année en année, on se demandait vraiment si ça allait encore le faire cette année ! » Mais c’était sans compter sur la bonne volonté d’une poignée de femmes et d’hommes, venant de loin pour certains et qui ont « une réelle envie que le site du Muséotrain continue d’exister et de fonctionner pour le plus grand plaisir des visiteurs », commente Christian Pottier. Dix bénévoles, aidés de deux salariés de l’association, se sont activés sans compter pendant trois jours, du 10 au 12 avril. « Martial, Stéphanie, Jade, Gaélic, Justine, Nelly et les autres ont accompli un travail d’équipe avec professionnalisme et, cerise sur le gâteau, dans une super bonne ambiance », indique Christian Pottier.
« Il faut bien le dire, sans eux, c’est clair, on ferme le portail et le site s’arrête. En ne prenant en compte que ce grand ménage, s’il avait fallu faire appel à une entreprise prestataire, nous aurions dû payer 4 000 €. Or c’est tout simplement impossible comptetenu de la trésorerie de l’association. » Grâce à ces fées du logis version “chemin de fer”, tout était donc prêt pour accueillir les premiers visiteurs et faire circuler les tout premiers trains réguliers les 16 et 23 avril lors des vacances de Pâques. Un avantgoût de la saison en continu du Muséotrain, qui débutera le 6 juillet et s’achèvera le 31 août. « Sans oublier la Nuit des musées, le samedi 17 mai à partir de 20h », annonce Christian Pottier. Rendez-vous est pris !
Contact : Muséotrain La Gare, 72390 Semur en Vallon. Tél. : 06 30 84 41 33. ccfsv333@ gmail.com https://museotrain.fr/

Tourisme ferroviaire: en mai prochain, le premier voyage de la saison 2025 de l’X 2403
Voyager dans un matériel vintage, comme dans les années 1950 et 1960, c’est ce qui plaît aux amateurs, aussi bien pour le trajet effectué que pour l’aspect original du train dans lequel ils s’installent pour une escapade sur les rails. C’est ce que propose le 11 mai prochain l’association des Chemins de fer de la Haute Auvergne (CFHA), qui a préservé et restauré l’autorail X 2403, alias le Gentiane Express. Celui-ci va quitter son cocon hivernal, situé dans l’ancien dépôt vapeur d’Ussel en Corrèze, pour rejoindre Clermont-Ferrand où il est attendu pour faire un circuit touristique entre les départements de l’Allier et de la Loire. « Notre autorail est le plus ancien circulant sur la totalité du réseau ferré national », explique Jean-Michel Piernetz, ex-président des CFHA, rappelant au passage que l’X 2403, surnommé la Micheline, est « l’autorail que prenaient autrefois les habitants de nos campagnes pour se rendre qui à l’école, qui au travail, qui à la ville voisine pour faire le marché ou encore pour aller à l’armée. » L’association l’a restauré à l’identique et a obtenu son classement aux monuments historiques grâce, entre autres, à son aménagement intérieur reflétant les années 1950 et 1960 : larges vitres, sièges et banquettes en skaï… On s’y croirait !
Le chemin des écoliers via Limoges et Montluçon
Concernant le parcours, les CFHA ont dû s’adapter aux circonstances. Le train ne rejoindra pas la capitale auvergnate – distante de seulement 105 km par le plus court chemin –, car la ligne est actuellement fermée entre Ussel et Volvic. « Nous prendrons le chemin des écoliers en passant par Limoges, Montluçon et Gannat », annonce Jean-Michel Piernetz. Et cerise sur le gâteau, l’autorail parcourra dans la Creuse la ligne de Busseau- sur-Creuse à Felletin, promise à une fermeture prochaine. « C’est donc là l’une des dernières occasions à saisir pour admirer les paysages traversés, très pittoresques. » Au total, le circuit proposé représente 449 kilomètres sur des lignes parcourant le nord-ouest du Massif central, avec le suivi dans des gorges et la traversée de nombreuses rivières sur de hardis viaducs, dont certains ont été construits par les ateliers de Gustave Eiffel au XIXe siècle. Ce sera la dernière fois qu’un autorail de ce type s’élancera sur cette ligne qui avait jusqu’en 1980 son origine à Ussel et qui était fréquentée assidument par ce type de matériel roulant jusque dans les années 1980.
Attention, le nombre de places est limité !
L’horaire de départ est fixé à 7h58 en gare d’Ussel. « Nous pourrons prendre des voyageurs à Meymac (8h12), et à Bugeat (8h37). D’autres arrêts sont prévus, notamment à Limoges et à Montluçon. » L’arrivée à Clermont-Ferrand est prévue à 16h25. Il y aura la possibilité de pique-nique dans le train et que le café sera offert. Dernière précision, le nombre de places est limité à 60.
Tarif : de 45 € à 70 € selon la gare de départ. De 35 € à 50 € pour les moins de 12 ans. Renseignements et réservations : Office de tourisme de la Haute Corrèze, 05 55 60 00 30

Prévention à la SNCF. Une journée pour sensibiliser au risque d’addiction et briser les tabous
Alcool, cannabis, drogues de synthèse, tabac, écrans… aujourd’hui, dans notre société, les risques d’addiction se sont multipliés. Depuis 2024, la SNCF s’attache à faire de la prévention auprès de ses salariés. Le dernier forum en date a eu lieu début avril à Lyon Part-Dieu et à Chambéry.
En 2021, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives a lancé la charte Esper avec pour objectifs non seulement la prévention et l’information du public, mais aussi de briser le tabou face aux addictions de toutes sortes – alcool, drogues, médicaments antidouleur, tabac, écrans – et d’accompagner au mieux les personnes souffrant d’une addiction. La SNCF s’est inscrite en 2023 dans cette charte à l’instar de plus de 60 employeurs publics et privés et a commencé, dès 2024, à organiser des journées de prévention destinées à son personnel, dans toute la France
L’impact sur la santé, la vie familiale, professionnelle et sociale
Un exemple parmi d’autres, celui de Lyon, le 3 avril, a ainsi permis de sensibiliser plus de 120 agents, hommes et femmes, sur le sujet. En gare de Lyon Part-Dieu, les agents qui le désiraient sont venus profiter des différentes animations mises en place sous forme de stands avec plusieurs partenaires du groupe ferroviaire. L’Action sociale SNCF informait sur l’accompagnement de la personne souffrant d’une addiction, car, outre les effets délétères sur la santé, cette dernière peut avoir des conséquences négatives sur la vie quotidienne impactant la famille, le travail, la vie sociale. La personne sera, avec son accord, orientée vers un médecin (addictologue, tabacologue…) afin d’être soutenue dans son sevrage.
Simuler les effets psychoactifs du cannabis
Le stand du service médical SNCF, animé par deux infirmières, proposait des animations ludiques. A travers une version adaptée du jeu de l’oie, au fil des réponses données par les participants aux questions posées pour faire le parcours, on découvrait les effets nocifs d’une consommation d’alcool excessive et les quantités à ne pas dépasser. L’infirmière indiquait aussi vers quel professionnel de santé on pouvait se tourner pour se débarrasser d’une addiction. A ses côtés, sa collègue présentait, dans leurs emballages, les différents types de médicaments, en vente libre ou sur prescription médicale, pouvant déclencher une addiction à cause d’une consommation régulière, tels les antidouleurs, qui sont des opiacés, ou les benzodiazépines. Elle expliquait le mécanisme d’addiction propre à ces molécules, l’importance de respecter la posologie et la durée du traitement prescrite par le médecin sous peine d’amorcer le phénomène d’addiction et de ne pas céder à la tentation de l’automédication.
L’addiction aux écrans, une réalité
A quelques pas, l’association cheminote Bold’R, qui oeuvre à sensibiliser les cheminots aux dangers de l’alcoolisme, et la Sûreté ferroviaire (Suge) faisaient stand commun pour informer sur les informations règlementaires propres à la SNCF (RH0644) que les salariés qui sont en contact avec les clients (contrôleurs, Suge, Escale…) doivent impérativement respecter. De plus, des fiches pratiques étaient à disposition sur le stand. De leur côté, des agents de CITI et KRONO, (TER circulant respectivement sur la ceinture autour de Lyon, et de Lyon à Dijon ou Villefranche-sur-Saône), proposaient une animation consistant, à l’aide de lunettes spéciales, à simuler les effets du cannabis ou d’une consommation excessive d’alcool : difficile alors de parvenir à ouvrir correctement la serrure installée spécialement sur le stand pour ce test !
Enfin, sur le stand de la Mutuelle Entrain, des délégués de la mutuelle cheminote renseignaient et informaient sur les risques d’une mauvaise utilisation des écrans (smartphone, ordinateur, tablette), aussi bien pour les enfants que pour les adultes : problèmes de sommeil, difficultés de concentration, isolement, impact sur la vie familiale et sociale. Là aussi, le phénomène d’addiction existe bel et bien et touche les jeunes comme les adultes… « Nous espérons que grâce à cette animation, nous avons pu informer et faire passer les messages d’information- prévention sur les dangers des addictions », commente Patrice Lapoule, l’un des responsables SNCF de la région de l’ouest lyonnais.
La même opération s’est déroulée en gare de Chambéry en Savoie avec cette fois-ci un partenaire supplémentaire, l’association La Santé de la Famille. Une soixantaine de cheminots étaient au rendez- vous et sont repartis avec des informations et des contacts que tous ont jugé utiles.

L’Amitram, 150 ans d’histoire des transports urbains dans le Nord
Constituées à partir des années 1960, les collections de l’association du Musée international des transports métropolitains (Amitram) racontent l’histoire des transports urbains de la métropole lilloise de la fin du XIXe siècle au mitan des années 1980. Un exemple unique en France.
Plus d’un siècle et demi de transports en commun dans les villes de Lille, Roubaix et Tourcoing : c’est ce qu’illustrent les collections de l’Association du Musée international des transports métropolitains (Amitram), qui oeuvre à la préservation et la restauration de ce patrimoine à Marquette-lez-Lille (Nord), dans son atelier de 1 000 m2. Soit une quarantaine de tramways, d’autobus, de trains et de véhicules techniques de différentes époques que les bénévoles de l’association ont patiemment dénichés au fil des années et non moins patiemment remis en état.
A la fin du XIXe siècle, l’activité économique se développe dans le Nord avec l’utilisation de la houille et de l’acier. L’industrie ferroviaire s’attaque au développement des lignes de chemin de fer secondaires et la promotion du transport urbain sur rail. Le département compte alors plusieurs usines ferroviaires et participe à l’essor du tramway urbain : jusqu’à dix villes sont parcourues par des tramways avant 1914. Le cheval, la vapeur, l’électricité – avec des batteries dans un premier temps, puis la ligne aérienne – apportent des éléments de confort innovants, signes d’un besoin constant d’innover.
Une vague de progrès dans les trois villes-soeurs
Les trois villes-soeurs que sont Lille, Roubaix et Tourcoing n’échappent pas à cette vague de progrès. Le 7 juin 1874, les premiers tramways hippomobiles roulent dans les rues de Lille grâce aux Tramways du Nord (TdN). Ils seront suivis trois ans plus tard par ceux de Roubaix, exploités par la Compagnie des Tramways de Roubaix et Tourcoing (TRT). Le 2 juillet 1880, nouveau progrès technique, les TdN inaugurent la traction à vapeur entre Lille et Roubaix. Le 22 octobre 1894, la TRT ouvre ses lignes de tramways électriques sur les villes de Roubaix et Tourcoing, une avancée technique révolutionnaire pour l’époque. A Lille, c’est en 1897 que la traction électrique fait son apparition : les TdN mettent en service six motrices à bogies, équipées d’accumulateurs en s’inspirant des essais réalisés à Paris, une véritable innovation par rapport aux chevaux et tracteurs à vapeur. Mais les essais seront peu probants. Octobre 1902 marque la naissance d’un nouveau réseau électrifié, celui de la Compagnie des Tramways Electriques de Lille et sa banlieue (TELB). Là encore, c’est une amélioration du service des transports urbains.
Mais ce n’est pas fini… Alfred Mongy, ingénieur de la ville de Lille, à qui l’on doit le Grand Boulevard reliant Lille, Rou- baix et Tourcoing, fonde un réseau de tramways électriques départementaux, l’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing (ELRT). Ce réseau ferré sera surnommé le “Mongy” en hommage à l’ingénieur. Et le 12 avril 1908, c’est la ligne Lille – Leers qui est ouverte, suivie le 4 dé- cembre 1909 par les deux lignes en site propre sur le Grand Boulevard, Lille – Roubaix et Lille – Tourcoing, une réalisation unique en France. Las, la Première Guerre mondiale endommagera cet en- semble de transports urbains.
Esthétisme et confort
A l’issue du conflit, les trois compagnies se trouvent à la tête d’un matériel vieil- lissant, à tel point que l’ELRT va absorber la TRT pour ne former qu’un seul réseau à voie métrique en 1922. De leur côté, les TELB vont reconstruire des tramways à l’esthétique et au confort inédits pour l’époque : les motrices 700 à essieux guidés (1926), les 800 (1934), nettement plus performantes que les anciennes 500 et 900. L’ELRT fera construire en 1937 les motrices 200, jugées révolutionnaires en termes de confort et d’esthétique.
Après la Seconde Guerre mondiale, une page se tourne. La tendance est au rem- placement progressif des tramways par des autobus plus ou moins aménagés pour les services urbains. Au début des années 1960, l’arrivée des Isobloc aux TELB marque une nouvelle étape majeure. Surtout en 1962, année de conception d’un modèle équipé pour le service à un agent à bord. La construction de ces véhicules sera confiée à la firme Brossel (série 300). La série servira de modèle pour les autres constructeurs.
Naissance du Val L’évolution des transports urbains, conjuguée à l’extension urbanistique de la métropole, se poursuit. En 1968, la Communauté urbaine de Lille décide de créer une ville nouvelle, Villeneuve-d’Ascq. En 1970, un projet de liaison entre celle-ci et Lille est choisi : ce sera un transport automatique à petit gabarit. Ainsi naquit un système de pilotage automatique pour un métro qui deviendra le VAL (Véhicule automatique léger). Les deux prototypes de Matra, testés de 1973 à 1975, deviennent les premiers métros automatiques du monde. Et c’est en mai 1983 que François Mitterrand, alors président de la République, inaugure le premier métro automatique reliant Lille et Villeneuve-d’Ascq.
Ces 150 ans de transports urbains dans la Métropole Européenne de Lille sont racontés à travers les trésors de l’Amitram, des collections qui sont un exemple unique en France.

L’Amitram de nouveau victime d’un vol de cuivre
Triste découverte le 17 mars au matin par les bénévoles de l’association Amitram (Association du Musée international des transports métropolitains), la seule à exploiter une ligne de tramway touristique en France, entre Wambrechies et Marquette-lez-Lille, sur les bords de la Deûle, dans le Nord. La saison qui devait débuter ce mois-ci après deux ans d’interruption est tombée à l’eau. La raison ? Des câbles aériens en cuivre – environ 2 000 mètres – lui ont été volés dans la nuit du 16 au 17 mars.
C’était déjà arrivé il y a deux ans, ce qui avait causé l’arrêt de l’activité. Et cela fait une vingtaine de vols en l’espace de dix-sept ans… Inutile de vous dire que les membres de l’association sont plus que dépités. « Si ça continue, les bénévoles vont baisser les bras », a confié Bernard Leplat, vice-président, à Radio France. En effet, les nouvelles réparations nécessitent plusieurs centaines d’heures de travail – ce qui retarde la mise en service des tramways – et plusieurs dizaines de milliers d’euros. L’Amitram réfléchit à mettre en place un système d’alarme pour prévenir d’autres vols. Les bénévoles espèrent voir à nouveau le fameux tram rouler sur ses rails en juin prochain. En attendant, l’association a porté plainte. A. J.-L. Contact : Amitram, 03 59 50 74 49. www.amitram.fr

Perpignan-ville – Villefranche-de-Conflent, une ligne maudite
Suite au terrible accident de Millas, le 14 décembre 2017, la ligne entre Perpignan et Villefranche-de-Conflent dans les Pyrénées-Orientales a été fermée 1 068 jours, suite à un délai d’instruction inédit.
Le 24 juillet 2024, le TER entre en direction de Perpignan déraille à cause d’une coulée de boue. Il heurte et endommage un pont. Fait qui devrait en toute logique nécessiter quelques semaines seulement avant que la circulation ne soit rétablie. Sur cette ligne, ça ne se passe pas ainsi ! Pas de chance, le pont est propriété de la commune d’Eus, commune d’environ 350 habitants. Le conseil municipal de cette localité doit délibérer afin d’autoriser la démolition du pont pour que puissent commencer les travaux. Malheureusement rien ne sera simple. Le premier conseil municipal après l’accident est convoqué le 25 septembre, le quorum n’est pas atteint, les suivants sont sans effets car le sujet n’apparaît pas à l’ordre du jour. Il faudra attendre le 5 décembre 2024 soit près de 4 mois et demi pour obtenir une délibération sur le sujet, mais à laquelle est adjointe des réserves qui ne permettent toujours pas la démolition du pont car elle est conditionnée à la construction d’un nouvel ouvrage desservant trois riverains.
Une alternative est mise en place pour desservir les propriétés concernées, mais la commune d’Eus et les riverains provoquent un blocage. Les nombreuses réunions à la sous-préfecture de Prades s’avèrent infructueuses.
De son côté l’association des usagers Train en Têt, multiplie les démarches et organise une manifestation sur un rond-point à l’entrée de Prades, le 9 novembre. Rédige aussi une lettre ouverte au maire d’Eus et assiste en nombre à deux conseils municipaux. La remise en service de la ligne devrait être effective fin avril. Il se sera passé plus de 9 mois. En 7 ans et demi la ligne sera restée fermée en partie ou en totalité 4 ans et 9 mois. Si un évènement semblable se produisait sur la route RD66 (ex RN116) parallèle à la voie ferrée ou sur la ligne Perpignan-Narbonne, les délais seraient-ils aussi longs ? Comment une commune peut-elle avoir le pouvoir de bloquer le fonctionnement d’un service public de transport alors que la ligne est déclarée d’utilité publique et que les voies ferrées appartiennent à l’État ? Des questions aujourd’hui sans réponse. Pourtant la population a pu conserver sa ligne de train qui a connu ces dernières années une progression de fréquentation de + 66%.

Patrimoine. La collection s’agrandit à Oignies
D’acheminements en transferts, les collections de matériel historique du Centre de la mine et du chemin de fer à Oignies dans le Nord se sont bien étoffées au cours des derniers mois.
Trois locomotives électriques et un pont transbordeur : c’est la moisson récoltée par le Centre de la mine et du chemin de fer (CMCF) à Oignies dans le Nord, suite à la répartition de matériel roulant historique provenant de Mohon dans les Ardennes. « Pour nous, ça a été un trimestre de folie pour préparer la réception de ces machines sur notre site », résume Laurent Gosselin, vice-président du CMCF et responsable de l’atelier Restauration. Le CMCF avait déjà récupéré la BB 16745, arrivée en juin 2024 (lire LVDR n°3994). Elle a été rejointe par la CC 40109 et la BB 16113, parties de Mohon le 6 novembre au matin. « Ces deux locomotives ont été tractées par une équipe de la Cellule du matériel radié (CMR) SNCF jusqu’à la plateforme multimodale LDCT (Lille Dourges Terminal Conteneurs) de Dourges en fin d’après-midi. » SNCF Réseau ayant supprimé l’embranchement du CMCF au réseau ferré national (RFN), c’est par camion que les deux locomotives ont terminé leur parcours – cinq kilomètres – jusqu’à Oignies.

Devant la CC 40109, qui nécessite de gros travaux de carrosserie, Julien Defournier, Laurent
Gosselin, Jean-Michel Deledicq, Christophe Moronvalle, Richard Garus (avec casquette), Jean-Pierre et Eddy
Mangniers, Nicolas Tourber, Philippe Lefebvre (président-fondateur du CMCF), Lucien Blondeau (accroché
à la rambarde), les trois employés du transporteur routier Dick (en rouge), Nicolas Deldycke, Théo Lecourt,
Jean-Baptiste Raffin, Jean-Marie Minot, doyen du CMCF (et encyclopédie vivante des Houillières du Bassin
Nord-Pas-de-Calais !), Jean-Pascal Delbart © Laurent GosselinDes locomotives de 100 tonnes
Sur place, le transporteur belge Dick a effectué le transfert des deux machines, qui pèsent respectivement 109 et 90 tonnes, à l’aide d’une remorque conçue pour un chargement et déchargement sur rail, évitant ainsi l’utilisation de grue. « Avec la BB 16745, ces trois machines rentrent entièrement dans notre programme de sauvegarde ferroviaire, car ces engins ont circulé dans le Nord de la France. A titre d’exemple, la BB 16113, ex-BB16030 du dépôt de La Chapelle, a assuré les liaisons Paris – Lille », commente Laurent Gosselin.
Etape suivante ? « Protéger les machines des intempéries et du vandalisme », reprend le vice-président du CMCF. « La CC 40109 et la BB 16113 ont été remisées à l’abri dès leur arrivée, grâce au transfert au préalable de nos voitures ex-Transatlantiques vers un autre bâtiment du site mis à disposition par la ville de Oignies. » Ce bâtiment n’étant pas pour le moment raccordé au réseau ferré du site du CMCF, les transferts ont été effectués à l’aide d’un semi-remorque extensible.

La voiture
ex-Transatlantique de 1931 : c’est l’unique exemplaire existant dans cette livrée © Laurent GosselinRedonner aux machines
leur livrée de sortie d’atelier La BB 16113, en très bon état général pour une présentation muséographique, ne nécessite aucun travail de restauration. « Par contre, la CC40109 a été stockée de nombreuses années à l’extérieur et a subi les intempéries. Elle devra bénéficier d’un travail important de carrosserie et de peinture. Nous lui redonnerons sa livrée d’origine, celle de la sortie d’atelier. » Séduit par ce projet, le Crédit Agricole Hauts-de-France, via l’agence de Oignies, a subventionné le montant des travaux nécessaires à cette remise en état, soit 4 000 €, « un soutien inédit de la part de la banque », commente Laurent Gosselin.
La collection du CMCF s’agrandissant, l’association travaille avec les élus locaux sur un projet d’extension du site, afin d’améliorer la mise en valeur des engins restaurés. « Après avoir récupéré le pont tournant du dépôt de Plaine en 2005 et un pont secteur en 2023, il nous manquait un dernier élément de dépôt ferroviaire : un pont transbordeur. Après plusieurs mois de recherche pour trouver le modèle le mieux adapté, la SNCF nous a proposé en décembre 2024 de récupérer celui du dépôt de Toulouse, qui a récemment fermé ses portes. »
Mais pour compliquer l’affaire, le CMCF n’avait que jusqu’à début mars 2025 pour évacuer ce pont transbordeur – un engin de 25 mètres de long, 7,5 mètres de largeur et pesant 40 tonnes… – et trouver le financement du grutage et du transport, environ 22 000 €.
Un précieux pont transbordeur
Une équipe de quatre bénévoles du CMCF, aidée par quelques membres de l’association de l’AAATV-241P9, a démonté les passerelles latérales afin de réduire la largeur du pont, facilitant ainsi le transport. Et le 4 mars, le pont transbordeur a été extrait de la fosse à l’aide d’une grue de 200 tonnes, puis chargé sur une remorque extensible. Il a aussi fallu une grue de 50 tonnes et deux semi-remorques pour charger les rails et les différents accessoires devant rejoindre le site de Oignies. Ce fut fait le 6 mars, et le lendemain, après avoir parcouru plus de 1000 kilomètres, le convoi de 30 mètres de long transportant le pont transbordeur est arrivé à son tour au CMCF.
Là encore, une grue de grande puissance de levage (100 tonnes) a permis de le décharger. « Nous en avons profité pour déplacer le tender de notre Super Pacific 3.1280, qui était stocké depuis plusieurs années dans un autre bâtiment du site. Nous l’avons transféré vers l’atelier, où il bénéficiera d’une belle remise en peinture, le but étant de présenter au public l’ensemble locomotive + tender dans leur magnifique livrée chocolat d’origine, spécifique du réseau Nord », annonce Laurent Gosselin. Toujours avec la grue de 100 tonnes, les membres du CMCF ont également transféré à l’atelier le locotracteur Y2121, propriété du CMCF.
« Lui aussi doit être restauré et retrouver sa livrée d’origine, puis être remis en état de marche », explique le président du CMCF. Après tous ces transferts, parfaitment organisés et exécutés, et les chantiers de rénovation qui s’annoncent, les bénévoles du CMCF en ont pour plusieurs années de travail. Mais cela ne fait pas peur à ces passionnés de train. « Cela nous permettra de présenter de nouveaux éléments de patrimoine aux visiteurs, notamment lors des Journées du patrimoine de septembre », se réjouit Laurent Gosselin.
Contact : CMCF, 03 21 69 42 04. Centre Denis Papin, rue Emile Zola 62590 Oignies. www.cmcf-oignies.com

Belgique. Double anniversaire à Maldegem-Eeklo en mai prochain
Les 3 et 4 mai 2025, à travers son festival du train à vapeur, la gare-musée de Maldegem en Belgique fêtera un double anniversaire sur le thème des transports collectifs : 200 ans du chemin de fer dans le monde et 100 ans d’autobus en Belgique. En effet, c’est en 1825, que le premier train de voyageurs à vapeur au monde a circulé de Stockton à Darlington.
Des voitures de l’Orient-Express Pour célébrer ce fait historique, six locomotives, dont une Anglaise of course, seront mises en chauffe et couplées avec des voitures des années 1930 de l’Orient-Express dotées de sièges très confortables. Et comme c’est il y a 100 ans, à partir de 1925, que les premiers services de bus réguliers ont été organisés en Belgique, le festival présentera une quinzaine de bus rétros. On pourra même faire un tour à leur bord, grâce à la collaboration avec l’association Nostalbus, qui fera circuler ses véhicules historiques pour l’occasion sur le site.
Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge, sera également présent et présentera une locomotive diesel.
En plus des trains à vapeur, des activités seront proposées pour petits et grands : trains miniatures, trains Lego et une foire aux livres, DVD et jouets. Le public pourra également découvrir un chemin de fer à voie étroite avec des wagons ouverts. Des stands de restauration et de boissons permettront au public de profiter du festival depuis la terrasse.
Rappelons que la gare musée de Maldegem, située entre Bruges et Gand dans la région flamande, est reconnue Patrimoine ouvert par l’Agence flamande du Patrimoine depuis 2024.
Les 3 et 4 mai, de 10 h à 18 h. Gare Maldegem, Stationsplein 8, 9990 Maldegem.
Rens. : www.stoomtreinmalgegem.be Parking également à Eeklo : Gare SNCB, Koningin Astridplein 3, 9900 Eeklo.

Pacific Vapeur Club. Cap sur Le Tréport en avril
Une plongée en Seine-Maritime : c’est le voyage proposé le 26 avril par le Pacific Vapeur Club, association bien connue des amateurs de patrimoine ferroviaire. « A bord d’une rame historique en traction diesel, remorquée par le BB 67400 de la cellule du matériel radié (CMR) de la SCNF, nous roulerons depuis Sotteville-lès-Rouen, où se trouve notre dépôt, jusqu’au Tréport et Mers-les-Bains », annonce Frédéric Polbos, président du PVC. « Nous passerons par Motteville, puis Le Grand Caux, Serqueux, Abancourt et la vallée de la Bresle. Le train offre 232 places en seconde classe et 48 en première classe. »
Au programme, trois séances de spectacle-cabaret, Coucher dans le foin (durée : 1h), par le partenaire Compartiment 7 Compagnie (C7Cie), une le matin et deux sur le parcours retour. Il y aura aussi une exposition embarquée dans la voiture postale qui présentera les projets en cours et futurs du PVC. Enfin, à l’arrivée au Tréport (à 12h30), un rallye pédestre, gratuit, permettra de découvrir de manière ludique cette station balnéaire du XXe siècle, ses monuments et son histoire. Le petit plus ? « Un service à la place en première classe, de la restauration légère pour le dîner et un service de bar toute la journée ! »
Départ de Sotteville à 9h15. Au retour, départ du Tréport à 18h40 pour une arrivée à Sotteville à 21h50. Tarifs : de 42 € (2e cl.) à 75 € (1re cl.). Cabaret : 23 €. Petit- déjeuner : 6 €.
Réservations : Pacific Vapeur Club, 02 35 72 30 55, [email protected]