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Catégorie : Associations

Tourisme. Une journée sur la Côte Vermeille
La première sortie automnale avec le Train historique de Toulouse aura lieu le 27 septembre pour la journée entière. Destination ? La Côte Vermeille, ses nombreuses plages et criques et les ravissants villages d’Argelès-sur-Mer, Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur- Mer et Cerbère. Ce train spécial sera tracté par les locomotives électriques BB 7200, récemment préservées par les bénévoles de l’Amicale des cheminots de Toulouse.
La rame sera constituée de voitures DEV Inox des années 1960 (voiture-bar à disposition pendant le trajet). Option promenade en mer possible depuis Collioure. Déjeuner à l’initiative des passagers. Départ de Lacourtensourt : 6h33. Arrivée à Cerbère : 10h47.
Tarifs : au départ de Lacourtensourt (tarifs dégressifs en fonction de la gare de départ) : adulte 45 €. 4-12 ans tarif réduit.
Renseignements et réservations : 05 61 09 42 61. www.trainhistorique-toulouse.com

Le projet de RER La Rochelle-Aunis
L’étoile ferroviaire de La Rochelle s’étend de Niort à La Pallice et de Marans à Saintes avec une nécessaire dissociation de services. Les densités différentes de population impliquent la mise en place d’un RER La Rochelle-Aunis Marans-Tonnay Charente (58 km) et Surgères-La Pallice (40 km), desservant 57 % d’habitants sur 38 % du territoire départemental, et au-delà le TER répond à d’autres besoins de mobilité.

© Carte Mobilités Alpines Ind G CS4 Ce projet de RER passera d’abord par un choc d’offre TER avec 12 allers-retours Marans-Rochefort, des services La Rochelle-Niort, etc…
Pour cela, il est nécessaire de créer un 2e canton entre Marans et La Rochelle (23 km) et de moderniser la signalisation entre Saintes et La Rochelle avec du BAL entre Tonnay-Charente et La Rochelle, mais l’étude préliminaire est bloquée suite à la défection du département de Charente Maritime pour 83 829 € …
En attendant, pour hâter le retour de la desserte ferroviaire de Marans (4 500 habitants pour un bassin de population de 12 000) après 45 ans de fermeture, des navettes La Rochelle-Marans seraient opportunes.
De nouvelles haltes seront projetées en zone dense comme à Bongraine où 2 lignes ferroviaires se rejoignent tout en desservant le Conseil départemental, l’université et le nouvel écoquartier. Une autre halte située à Rochefort Nord desservant une zone résidentielle et commerciale permettrait à une partie des usagers prenant, aujourd’hui, leur voiture pour se rendre au sud de La Rochelle, d’utiliser le train. D’autres haltes s’ajouteraient pour desservir les sites d’Alstom, du futur hôpital, des lycées, etc… La multiplication de ces haltes permettrait de basculer d’une logique TER « plus loin, plus vite » au mode RER « plus près, plus fréquent » avec un train toutes les 30 minutes en heures creuses et 15 minutes en pointe, en articulation avec les TER, les IC et les TGV. Des équipements terminus s’imposent à Tonnay-Charente, Marans, Surgères et La Pallice.
Course d’endurance, l’association ALTRO (Association Logistique TRansport Ouest) est en première ligne en partenariat avec d’autres associations comme CAPRES AUNIS, association écocitoyenne, pour accompagner la mise sur rail de ce RER en fédérant les citoyens, les acteurs économiques et les élus désireux de s’impliquer véritablement au service de leurs concitoyens. Si la région est engagée dans cette logique, reste à convaincre des élus locaux encore prisonniers d’une logique purement TER.

Cap sur le bassin de Thau en train à vapeur
Les réservations sont ouvertes pour la dernière circulation spéciale de l’année du Groupement d’aide au développement des exploitations touristiques (Gadeft), de Nîmes à Sète, le 11 octobre. Pour ce voyage autour de la Méditerranée, le train sera tracté par la 140 C 27 de 1916, classée monument historique, et une seconde machine. A bord, l’association proposera une dégustation d’huîtres de Quentin et Emmeline, ostréiculteurs du bassin de Thau, médaillés d’or au Concours général agricole à plusieurs reprises.
Aller : départ de Nîmes 10 h 40, arrivée à Sète 12h40. Retour : départ de Sète 16h10, arrivée à Nîmes 18 h 10 (au coucher du soleil !). Tarifs : allerretour 46,90 €. Plateau de 6 huîtres 7,50 €. Bouteille de vin blanc AOP Picpoul : 16 € (à réserver lors de l’achat des billets). Réservations jusqu’au 6 octobre inclus sur leur site web .

Destination Orléans pour l’Autorail limousin
Blanc et bleu, rouge et crème : leurs livrées respectives rendent immédiatement reconnaissables les deux autorails historiques de l’association l’Autorail limousin, l’X 2844 et l’X 2907. Ces deux véhicules des années 1960, anciens pensionnaires du dépôt SNCF de Limoges, emmèneront leurs passagers le 14 septembre au Salon national de modélisme ferroviaire de Bugeat en Corrèze (35 €, entrée salon compris), puis le 27 septembre à destination d’Orléans, dans le Loiret (55 €), pour la 12e édition du Festival de Loire, qui célèbre la batellerie traditionnelle.
Rens. : l’Autorail limousin au 05 55 50 56 55, www.autorail-limousin.fr

Bienvenue aux Journées du patrimoine !
Elles restaurent soigneusement des locomotives à vapeur et des voitures voyageurs à compartiments, font circuler des trains touristiques, sauvegardent des objets emblématiques de l’univers du chemin de fer… les associations de préservation du patrimoine ferroviaire ouvrent grand leurs portes au public, les 20 et 21 septembre. Petite sélection de lieux à visiter.
Des navettes entre Longueville et Provins en train à vapeur, du modélisme ferroviaire, la visite guidée de collections de matériels roulants historiques…
Sur son site de Longueville (Seine-et-Marne), à proximité de la gare SNCF, l’Ajecta (Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois) ouvrira grand les portes du Musée vivant du chemin de fer. Les bénévoles assureront entre autres des navettes entre Provins et Longueville (départs à 10 h, 13 h, 15 h) avec la 140 C 231, une locomotive à vapeur datant de 1916, placée en tête de voitures voyageurs à compartiments des années 1920. Les visiteurs pourront découvrir les collections du musée ferroviaire (trains à vapeur, diesel ou électrique, wagons postaux, wagon restaurant) et les chantiers de restauration en cours, et assister au ballet d’antiques machines sur la rotonde de 1911, classée monument historique. Celle-ci bénéficiera du soutien financier de la 8e édition de la Mission Patrimoine, portée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et lancée le 1er septembre dernier par le groupe Française des Jeux United.
Les 20 et 21 septembre, de 10 h à 18 h. 3 rue des Plâtriers, 77650 Longueville. Rens. : 01 64 08 60 62, [email protected] Entrée : 5 €. Gratuit pour les – de 18 ans et pour les habitants de Longueville.
A Sotteville-lès-Rouen, le Pacific Vapeur Club révélera les secrets de la mythique 150 P 13, fera visiter la rame des circulations spéciales, proposera des baptêmes de conduite en locomotive diesel 63000. Le film Le Crime de l’Orient Express, de Sidney Lumet (le 20 septembre à 19 h 30, réservation obligatoire sur https://patrimoine.sncf.com), et des courts métrages seront projetés dans la confortable voiture cinéma des années 1970. Jérémie Coste et Cécile Tellier du pôle Cinéma SNCF seront présents. Simone Hérault, la “voix” de la SNCF, animera un atelier tandis que Fabrice Léoty, responsable Projets Communication à la SNCF, présentera le TGV M. La Compagnie 7 Compagnie jouera Grève de dames, spectacle, sur les épouses des mineurs anglais en grève dans les années 1980. L’association des cheminots cinéphiles Ceux du Rail exposera des photos inédites prises lors de tournages dans les gares et les trains de la SNCF.
171 rue Vincent Auriol, 76300 Sottevillelès- Rouen. Le samedi de 9h30 à 23h30. Le dimanche de 9 h 30 à 17 h 00. Tél. : 02 35 72 30 55. Entrée libre.
En Gironde, le Train touristique Guîtres-Marcenais (TTGM), exploité par l’Association des Amis du chemin de fer de la Vallée de l’Isle, proposera des navettes entre Guîtres et Lapouyade (le dimanche 21, à 14h30 et 16 h) avec une D-40 General Electric de 1944 (elle remplace la locomotive à vapeur 020 T Meuse de 1924, actuellement en réparation). Les bénévoles présenteront d’autres véhicules classés monuments historiques : des voitures voyageurs datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, un splendide autorail De Dion Bouton de 1938 et une Decauville diesel de 1962.
13 avenue de la Gare, 33230 Guîtres. Gratuit, sans réservation. Tél. : 05 57 69 10 69.
A Saint-Pierre-des-Corps, ville cheminote depuis plus d’un siècle, la section locale de l’Amicale des anciens et des amis de la traction vapeur (AAATV) fera visiter le chantier de restauration de la 231 E 41 de 1938, une Pacific classée monument historique, que Jacques Maugars, alias AZO, récemment décédé, avait dessinée pour l’association en 2017. Egalement au programme dans le hangar des anciens magasins généraux SNCF, une animation ferroviaire, un diorama Playmobil, du modélisme et une tombola.
16 rue de la Pichotière, 37700 Saint- Pierre-des-Corps. [email protected] Les 20 et 21 septembre, de 10 h à 18 h.
En Ardèche, le samedi 20, un authentique train MV (Marchandises + Voyageurs), tracté exceptionnellement par(1950) du Chemin de fer du Vivarais, roulera de Lamastre à Saint-Jean-de- Muzols via Boucieu-le-Roi (départ à 9h30). Le train fera plusieurs arrêts pour les photographes ferroviaires. A découvrir également, les trains historiques de la Sauvegarde et Gestion de véhicules anciens (SGVA), association de soutien au Chemin de fer du Vivarais. 111 route du Grand Pont, 07300 St- Jean-de-Muzols. Tél. : 04 75 06 07 00.
Et aussi…
Au dépôt SNCF de Vierzon (Cher), les 20 et 21, les bénévoles du Cercle ferroviaire des territoires de Sologne et Touraine (CFTST) présenteront les travaux de maintenance qu’ils réalisent sur du matériel roulant des années 1980. Dans le Morbihan, on pourra visiter la gare de Pontivy, rénovée dans son style originel par un passionné, (Jean-Philippe Vanwalleghem) et le dépôt du Chemin de fer du Centre-Bretagne, avec des baptêmes de conduite, l’exposition et la visite des engins (navettes entre la gare et le dépôt le samedi de 14 h à 16 h et le dimanche de 10 h 30 à 16 h).
www.cfcb.bzh, www.gar-pondi.bzh
Les 20 et 21, la section de Montluçon de l’AAATV (Allier) présentera une série de matériels préservés : grue Cockerill 85 tonnes (avec démonstrations), train de secours, train chasse-neige, rame touristique des années 1960… Ne pas manquer de prendre les commandes d’un simulateur de conduite ni de visiter l’espace muséal.
2 rue Pierre Semard, 03100 Montluçon. Tél. : 04 70 05 11 44.
Dans les Côtes-d’Armor, le 21 (de 10 h à 18 h), l’Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord a prévu de nombreuses animations : circulations en tramway d’époque, expositions (matériel historique, maquettes des ouvrages d’art du réseau costarmoricain, histoire des chemins de fer en Bretagne), film vidéo sur l’histoire du Petit Train des Côtes-du-Nord (né il y a 120 ans), exposition d’automobiles anciennes (par ABVA et Belles et bielles d’Armor). Et aussi démonstrations de danses bretonnes, concert de pop-rock, jeux traditionnels en bois, jeux de manoeuvres sur circuit de train HO, balades en calèche sur le GR34 le long de la baie de Saint-Brieuc, balades à poney.
Parc de Boutdeville, 1 promenade Harel de la Noë, 22360 Langueux. Tél. : 02 96 72 75 88. la locomotive diesel-électrique T 66

Avis de recherche. L’histoire du CBR dans la Marne
En vue d’une exposition en 2026 sur l’ancien Chemin de fer de la banlieue de Reims, l’association La Part de l’Ambre recherche des éléments sur ce réseau mis en service depuis la fin du XIXe siècle jusqu’au début des années 1950. Les lecteurs de La Vie du Rail sont invités à contribuer à cet événement en transmettant des images, documents et témoignages.
Connaissez-vous le CBR, l’ancien Chemin de fer de la banlieue de Reims, un réseau secondaire du département de la Marne, long de 350 km et qui a été utilisé de 1896 à 1953, desservant 180 communes ? « Au départ, le CRB a été créé pour répondre à une problématique économique : le transport de matériaux, de cérales et de pierre. Puis, à partir de 1913, les trains ont transporté des voyageurs », explique Jean-Jacques Frémaux, fondateur de La Part de l’Ambre, une association qui prépare pour 2026, année du 130e aniversaire du CBR, une exposition consacrée à ce réseau tombé dans l’oubli depuis la fermeture de la ligne.
« Nous recherchons des témoignages, des objets, des documents et surtout des images, car nous souhaitons également réaliser un documentaire en fonction de la matière recueillie. Grâce aux avis de recherche lancés sur les réseaux sociaux, nous avons déjà réussi à trouver un film d’époque de 30 secondes, c’est un début ! Et aussi un carnet de dessins représentant plusieurs gares », raconte l’ancien éclairagiste et scénographe. L’exposition aura lieu sur trois week-ends, entre le 22 mai et le 7 juin, à Serzy-et-Prin, village situé au nord de Reims. Vous pouvez y contribuer en transmettant témoignages, documents et/ou photos à l’association.
Contact : [email protected]

Patrimoine. Le MTVS sur un air de valse viennoise
Au Musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français (MTVS), qui exploite le train du Beauvaisis dans l’Oise, la journée du 17 août a été le plus gros dimanche de fréquentation de l’année. « Nous avons accueilli 410 visiteurs (en individuels). Il a fallu faire un train supplémentaire. Ce fut l’occasion de tester un nouveau charbon en provenance du Kazakhstan.
Nous en avions réceptionné 26,1 tonnes en août », raconte le président Olivier Janneau. « Nous voilà tranquilles pour deux ans. Ce charbon convient pour notre usage et il fume nettement moins que le charbon polonais utilisé auparavant. » De plus, le MTVS avait reçu précédemment 1,8 tonne de charbon composite, un combustible déjà utilisé par des réseaux touristiques anglais. « Nous allons pouvoir le tester dans les semaines à venir au cas où le charbon deviendrait impossible à trouver ou deviendrait hors de prix. »
La Valse des trains
En attendant, le MTVS propose, avec la mairie de Crèvecoeur-le-Grand, un événement spécial le 27 septembre prochain : la Valse des trains, pour fêter le 200e anniversaire du premier train à vapeur ayant transporté des voyageurs (le Stockton & Darlington Railway en Angleterre) et le 200e anniversaire de la naissance du compositeur autrichien Johann Strauss. Au programme, un voyage en train à vapeur (gratuit, réservation obligatoire), un concert de l’Orchestre philharmonique de l’Oise (200 ans en 2025, lui aussi), des démonstrations de danses viennoises ainsi que de l’initiation, Le Café viennois, qui proposera des pâtisseries traditionnelles autrichiennes (Sachertorte, strudel aux pommes, kouglof…), une exposition sur les 200 ans du chemin de fer, incluant des maquettes des premières locomotives anglaises. On pourra également monter à bord de la réplique fidèle, grandeur nature, de la Marc Seguin de 1829, la toute première locomotive à vapeur française.
Renseignements: https://mtvs.fr/

Activités socio-culturelles. L’UAICF cherche des ressources
L’Union artistique et intellectuelle des cheminots français a réuni ses responsables et délégués à Samoëns en Haute-Savoie. Les débats ont porté, entre autres, sur la nécessité de recruter des adhérents afin de pérenniser les activités proposées par quelque 200 associations.
Le 5 juin, au Vercland, le village-vacances du Comité Central du Groupe Public Ferroviaire (CCGPF) à Samoëns (Haute-Savoie), l’ambiance était morose compte tenu de l’effet domino de la baisse des subventions attribuées par la SNCF au CCGPF (554 000 € en 2024), principal financeur de l’Union Artistique et Intellectuelle des Cheminots Français (UAICF), qui compte plus de 200 associations. Réunis pour leur assemblée générale annuelle, les quelque soixante responsables et délégués de l’UAICF avaient pour priorité de chercher des solutions afin de pérenniser les activités, tout en s’interdisant d’augmenter le montant de la cotisation annuelle (5 €). Stéphane Bloc, vice-président de l’UAICF et président de séance en l’absence, pour raisons personnelles, du président en titre, Francisco Murillo, a précisé que l’exemple venait du haut en annonçant que les frais de fonctionnement du siège avaient été soigneusement étudiés afin de réduire les frais compressibles (transport, courrier…). Liliane Méritet, trésorière générale, a indiqué que, pour respecter l’obligation légale de disposer d’un an de frais de fonctionnement, elle a dû prélever quelque 70 000 € dans les réserves afin de présenter un budget à l’équilibre.
« C’est une situation qui ne pourra pas durer », a-t-elle alerté. D’où l’impérative obligation de trouver des solutions. La première d’entre elles est évidemment de recruter de nouveaux adhérents (en 2024, l’UAICF comptait 13 127 adhérents). Pour ce faire, un consensus s’est formé pour être davantage impliqué dans les manifestations culturelles des 23 Comités des activités sociales interentreprises (Casi) afin de faire connaître la diversité et l’excellence des activités proposées et toujours à moindre coût pour les familles adhérentes. Sébastien Brunner, secrétaire général (il a depuis été élu président), a rappelé qu’un manuel remis aux participants présentait tous les modes de communication susceptibles d’armer des communications locales. À cela s’ajoute la finalisation du Fichier national des adhérents qui permettra de fluidifier tout type de communication.
« Résistances »
En préambule de l’assemblée générale, Sébastien Bloc a animé un débat sur le thème « l’UAICF au coeur des enjeux de l’entreprise » avec deux intervenants : Frédéric Favas, représentant le CCGPF, et Fabienne Sagot, représentante des Casi. Dans un contexte morose où « les cheminots sont inquiets de l’éclatement de l’entreprise, de leur propre avenir et de l’avenir du service public », l’UAICF redoute les conséquences de la baisse des subventions attribuées par l’entreprise aux activités socioculturelles proposées aux cheminots et à leurs familles.
Ainsi, le modèle social historique défendu, entre autres, par l’UAICF est-il menacé comme le réseau des bibliothèques, des centres de vacances ou des équipements de loisirs. C’est pour résister à cette tendance délétère que le président général de l’UAICF, Francisco Murillo, a exhorté les cheminots à « être fiers et ambitieux afin d’affronter les nouvelles échéances ». Les différents intervenants ont cherché à cerner les moyens de faire connaître les activités existantes, en particulier aux jeunes cheminots, et à en créer de nouvelles, davantage dans l’air du temps. Une communication adaptée s’appuyant sur les réseaux sociaux doit y contribuer.
L’UAICF en chiffres
. 13 127 adhérents dont 5 322 cheminots, actifs et retraités, et ayants droit (chiffres 2024)
. 244 associations réparties dans sept comités (Est, Nord, Ouest, Sud-Ouest, Sud-Est, Méditerranée et Services centraux)
. 28 activités dont la danse (2 238 adhérents), la musique (1 787), le modélisme ferroviaire (1 133), la photo-vidéo (1 069), la peinture (1 051)
. 3 associations nationales : littérature (321), philatélie (261) et esperanto (66)
. 762 880 € de produits dont 554 000 € de subventions du CCGPF et 64 970 € de cotisations d’adhérents.
Contacts :
UAICF, 9 rue de Château-Landon,
75010 Paris. Tél. : 01 42 09 25 91.
CCGPF, www.ccgpfcheminots.com
Village-vacances du CCGPF Le Vercland,
126 route du Béné, 74340
Samoëns. Tél. : 04 50 34 41 01

AP 2800. Un voyage gourmand à bord du Train de l’Aligot
Combiner voyage ferroviaire et spécialité culinaire régionale, c’est la proposition de l’association AP 2800, qui organise le 25 octobre le Train de l’Aligot, pour célébrer ce plat traditionnel rural, une purée de pommes de terre à laquelle sont mélangées de la tome fraîche d’aligot de l’Aubrac IGP et de la crème. Le parcours reliera Langogne, en Lozère, et Neussargues, dans le Cantal. Le train, un autorail historique des années 1960, fera halte à La Bastide, Mende, Marvejols, St-Chély-d’Apcher. Deux autres arrêts sont également prévus au viaduc de Garabit (l’un à l’aller, l’autre au retour).
Départ de Langogne à 7h55, arrivée à Neussargues à 13h46. Pour le retour, départ de Neussargues à 15h45, arrivée à Langogne à 20h50. Tarifs : 49 € au départ de Langogne, puis dégressifs au départ de Mende et de la ligne des Causses. Repas : 20 €. Renseignements et réservations : 06 34 13 61 85, www.ap2800.fr

Digne-les-Bains/Val de Durance (Manosque-Sisteron) Le chaînon manquant des Alpes du Sud
Imaginez un bassin de 110 000 habitants, desservi par une offre (Tram-Train, bus, vélo), 25 à 30 allers/retours par jour entre Digne-les-Bains/Manosque/ Sisteron pour les déplacements du quotidien, et qui dessert presque tous les équipements publics : les hôpitaux, les lycées et les zones d’activités.
Une solution simple et performante qui doit faire envie et être efficace pour :
• Simplifier les déplacements avec une tarification unique multimodale pour développer fortement le report modal et favoriser un « vivre autrement ».
• Un projet globalement à coûts constants en fonctionnement et en investissements avec une gestion unique et optimisée (TER, tram-train, bus, vélo) pour créer un réseau multimodal hiérarchisé et complémentaire (tram-train, bus, voiture, vélo).
• Améliorer les relations avec les métropoles régionales et le territoire national (Digne – Avignon-TGV, Nice- Digne-Grenoble).
Il est possible de faire mieux pour les mêmes sommes si l’on s’affranchit des limites administratives de gestion actuelles en créant un syndicat mixte en charge de la mobilité regroupant les 5 EPCI avec le Département des Alpes de Haute-Provence et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Un projet qui peut être mis en oeuvre progressivement :
Phase 1 : densification de l’offre entre Sisteron et Mirabeau-Cadarache, création de navettes routières de rabattement ;
Phase 2 : réactivation du Val de Bléone, développement d’une offre Digne-Manosque et Digne-Sisteron avec la création de 19 haltes ;
Phase 3 : électrification et densification de l’offre au-delà de 15 AR avec un tram-train et des navettes en correspondance à chaque halte ou pôle, mise en place des aménagements modes doux ;
Phase 4 : développement des relations avec les métropoles en correspondances et avec Avignon-TGV.
Cela existe et cela fonctionne déjà ailleurs :
• Gmunden-Vorchdorf en Autriche
• Thann-Mulhouse en Alsace
Ce projet respecte toutes les priorités des PCAET de la Région et des EPCI ainsi que les priorités annoncées de l’Etat (priorité aux trains du quotidien et transferts modaux) et de l’Europe (décarbonation).
Cette ligne est à la fois l’axe nord-sud et l’axe est-ouest pour la région, seule alternative à celui du littoral. Liautard Sylvain,