Catégorie : Associations

  • Des voyages, des séjours et des randonnées avec l’ATC périgourdine

    Des voyages, des séjours et des randonnées avec l’ATC périgourdine

    Voyages, séjours, sorties, randonnées… Il y en a pour tous les goûts chez la section périgourdine de l’Association touristique des cheminots-Routes du monde.

    Ouverte à tous depuis 1969, l’Association Touristique des Cheminots (ATC-Routes du monde) est une agence de voyages au statut associatif, créée en 1933 par des cheminots voyageurs, et agréée par le ministère du Tourisme. Elle est organisée en sections réparties sur le territoire national.

    Celle de Périgueux en Dordogne est présidée depuis 2020 par Gilbert Valade, retraité des services des trains en région et à Paris. Si on ne dit plus « président » depuis le 1er janvier 2025, mais « délégué territorial », le rôle reste le même, « à savoir conduire et animer son groupe », dit-il. Il est épaulé pour cela par Michel Roche, ancien apprenti SNCF, retraité du Technicentre de Périgueux, qui s’occupe de la communication et de multiples tâches, et de Marie-Paule Calafora, trésorière.

    « Après la période Covid, l’effectif de notre groupe a baissé de presque la moitié. Nous ne sommes plus qu’une soixantaine – 70 % de cheminots et 30 % d’extérieurs », indique Gilbert Valade. « Par ailleurs, la concurrence des organisations de voyages par internet est rude. Aujourd’hui, les jeunes partent à l’étranger pour deux ou trois jours. Alors que nous, nous organisons des voyages d’une semaine minimum, ce qui n’a pas le même coût.

    Nous proposons aussi des séjours dans les résidences de vacances de l’ATC à Bagnères-de-Bigorre et La Mongie dans les Hautes-Pyrénées, ainsi que dans le camping de La Hume dans le bassin d’Arcachon et celui de Saint- Pierre-d’Oléron. En 2024, nous avons organisé un séjour d’une semaine au village vacances d’Erdeven dans le Morbihan, dont l’ATC est partenaire. » Les adhérents sont conviés à des projections photographiques des voyages passés, à l’assemblée générale et à la traditionnelle galette des Rois. « Une fois par mois, des sorties se font en covoiturage au sein de la Dordogne. L’éventail des possibilités est large car le département est riche en patrimoine historique, beaux paysages et sa réputation du bien manger n’est plus à faire. » Depuis le 1er janvier 2025, les sections ATC de Limoges, Périgueux et Brive ont procédé à un regroupement (près de 160 adhérents au total) au sein duquel chacune garde son indépendance. Une fois par an, le dernier samedi d’avril, une randonnée commune est organisée à l’intérieur d’un triangle délimité par les trois capitales départementales. Cette nouvelle initiative sera sans doute propice à des échanges fructueux.

    Contact : ATC, 25 rue Pierre Sémard, 24000 Périgueux. [email protected] et [email protected] ou 06 11 19 44 47.

  • Patrimoine. Nouvelle étape pour la 140 C 27

    Patrimoine. Nouvelle étape pour la 140 C 27

    Les bénévoles du Gadeft sont aux petits soins pour la 140 C 27, qui fêtera ses 110 ans en 2026. L’association vient de recevoir un nouveau coup de pouce pour financer la restauration des essieux de la locomotive.

    Une aide financière déterminante peut être accordée à certaines associations qui oeuvrent à la valorisation du patrimoine industriel. Le Gadeft (Groupement d’Aide et au Développement des Exploitations Ferroviaires Touristiques) fait partie de celles-ci. Le 10 octobre, l’association a bénéficié d’un soutien financier significatif de 20 000 €, octroyé par la Mutuelle d’Ivry-La Fraternelle par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine.

    L’objectif de la collecte était d’obtenir le financement nécessaire pour la restauration des essieux de la locomotive 140 C 27, un joyau du patrimoine ferroviaire français et une des rares machines à vapeur qui circule encore sur le réseau ferré en tête de trains historiques. Construite en 1916 en Ecosse, selon des plans français pour les trains d’artillerie, elle est aujourd’hui au coeur d’un projet de préservation mené par les passionnés réunis au sein du Gadeft.

    Un cap décisif est franchi

    L’hiver dernier, les travaux, à la fois complexes et onéreux, ont nécessité des savoir-faire techniques spécifiques et un dévouement indéfectible de l’équipe de bénévoles. « Ce soutien financier nous permet de franchir un cap décisif. Sans lui, le chantier aurait été ralenti, voire compromis », confie le jeune président Quentin Schneider. L’association considère ce geste comme « une reconnaissance de [son] travail et de l’importance de transmettre cet aspect de notre histoire industrielle aux générations futures. La 140 C 27 incarne la mémoire d’un savoir-faire, d’une époque, et un lien durable entre les générations. »

    La Mutuelle d’Ivry-La Fraternelle, en restant fidèle à ses principes de solidarité et d’engagement, adopte une approche de mécénat dynamique pour soutenir le patrimoine vivant. En relayant son soutien via la Fondation du Patrimoine, elle contribue à faire revivre une locomotive au passé chargé d’histoire, mais qui, grâce à l’équipe du Gadeft et ces mécènes, a « une nouvelle vie résolument tournée vers l’avenir. Dans cette perspective, la saison 2026 s’annonce déjà pleine de projets », commente Emmanuel Lacour, secrétaire du Gadeft.

    Contact : [email protected]

  • Une nouvelle vie pour la gare de Brélidy-Plouëc

    Une nouvelle vie pour la gare de Brélidy-Plouëc

    Après quatre ans de travaux, la petite gare de Brélidy-Plouëc dans les Côtes-d’Armor est enfin hors d’eau et hors d’air, ce qui doit lui permettre de connaître une nouvelle vie.

    E nfin mise hors d’eau et hors d’air au terme d’un chantier entamé en 2021, la gare de Brélidy-Plouëc, dans les Côtes-d’Armor, a été le théâtre d’une cérémonie de réception des travaux à l’occasion des récentes Journées du patrimoine.

    Mise en service en 1894, cette gare typique de l’ancien Réseau Breton était le point de jonction avec la ligne à voie métrique Plouëc – Tréguier, ce qui a permis entre autres le développement du maraîchage dans le Trégor. Fermée dans les années 1970, elle a été achetée en 2007 par la commune pour « affirmer qu’elle ne serait pas réduite à une ruine pittoresque. Ce geste de sauvegarde a transformé un bâtiment menacé en un patrimoine collectif », rappelle le maire Vincent Le Meaux.

    Aujourd’hui, Brélidy-Plouëc est une halte ferroviaire desservie par les TER reliant Paimpol et Guingamp. Le financement des travaux a bénéficié de plusieurs sources. « L’Etat, la région Bretagne, le département, les dons via la Fondation du patrimoine, les collectes auprès des habitants… », cite René-Loïc Alix, président de Mémoire et Patrimoine de Plouëc, l’association créée en 2006 pour transmettre l’histoire de la commune. « La gare, désormais sauvée, doit devenir un lieu de culture et de vie en accueillant des expositions, des spectacles, des résidences d’artistes, de chercheurs, d’enseignants… », annonce-t-il.

    Contact : [email protected], [email protected]

  • Patrimoine. Dans le XVIIe arrondissement à Paris, la Petite Ceinture a livré ses secrets aux habitants

    Patrimoine. Dans le XVIIe arrondissement à Paris, la Petite Ceinture a livré ses secrets aux habitants

    Les Journées du patrimoine ont donné l’occasion à une association cheminote de partager avec les riverains de la Petite Ceinture, dans le XVIIe arrondissement de la capitale, les secrets de cette ligne peu connue.

    Malgré une météo capricieuse, l’Association des Agents de Paris-Saint-Lazare (AAPSL) a atteint son but : faire circuler son train historique, les 20 et 21 septembre, dans le cadre des Journées du Patrimoine. « Pour notre association, c’était une grande première. Nous avons choisi de mettre à l’honneur notre locomotive emblématique des lignes de la banlieue de la gare Saint-Lazare, la BB 17016, ainsi que d’autres matériels et la Petite Ceinture sur la section de ligne qui chemine dans le parc Martin Luther King dans le XVIIe arrondissement, au milieu des immeubles qui composent ce quartier résidentiel », explique Nicolas Royère, de l’AAPSL.

    A la grande surprise des riverains et des passants présents dans le parc arboré (« Ils semblaient ne pas connaître l’existence de cette ligne de chemin de fer qui entoure Paris ! »), la BB 17016 tractant trois voitures postales, une voiture Corail et la BB 16020, a circulé à plusieurs reprises sur la voie ferrée qui fut construite au XIXe siècle. « Aujourd’hui, cette section de la ligne n’est plus utilisée que deux fois par semaine, pour des trains de fret alimentant la centrale à béton Eqiom dans le 17e arrondissement. »

    Les visites-conférences proposées par l’Association pour la Sauvegarde de la Petite Ceinture de Paris et Histoire & Patrimoine Paris 17e, partenaires de l’événement, ont attiré plus de 200 visiteurs sur les deux journées. « Les circulations ont ravi petits et grands, ainsi que les ferrovipathes et les photographes amateurs », se réjouit Nicolas Royère.

    Le belvédère du parc Martin Luther King a accueilli plus de 1600 visiteurs, « toutes générations confondues », souligne Patrick Rollot d’Histoire & Patrimoine Paris 17e. Une exposition, composée de panneaux illustrés de photos rarissimes, y présentait la riche histoire ferroviaire de l’arrondissement, entamée il y a 180 ans avec la gare marchandises et le dépôt des Batignolles, puis la métamorphose en écoquartier autour du parc, dont l’aménagement s’est achevé en 2022.

    Contacts : AAPSL, www.aapsl.fr

  • Journées du patrimoine. Succès pour les coulisses de la Compagnie du Chemin de fer de Semur-en-Vallon

    Journées du patrimoine. Succès pour les coulisses de la Compagnie du Chemin de fer de Semur-en-Vallon

    Lors des Journées européennes du patrimoine (JEP) de septembre, les ateliers de la Compagnie du Chemin de fer de Semur-en-Vallon (CCFSV), dans la Sarthe, ont attiré 160 visiteurs curieux de découvrir le travail accompli par les bénévoles de l’association bien connue pour son Muséotrain, consacré au constructeur français Paul Decauville (1842-1922). « Ils voulaient tout voir et tout savoir, et la dizaine de bénévoles mobilisés ne se sont pas fait prier pour partager avec eux leur savoir et leur passion du chemin de fer », commente Christian Pottier, président de l’association.

    « Que ce soit dans l’atelier Grande révision, dans le grand atelier avec la machine Gaston, dans la cour du dépôt avec des machines d’un autre âge et l’autorail l’Auxerrois, un petit autorail de 10 places, exemplaire quasiment unique en France, ou encore la remise aux trains qui abrite des trésors ferroviaires, ils ont adoré ! » Cerise sur le gâteau, cette édition 2025 des JEP coïncidait avec le 150e anniversaire de l’invention du chemin de fer portatif Decauville, innovation née à l’automne 1875 et largement utilisée dans l’industrie dans le monde entier, et pendant la Première Guerre mondiale. Grimé en Paul Decauville, Jean-Pierre, bénévole manceau, a raconté cette aventure industrielle devant une foule attentive et enthousiasmée par la découverte de ce pan du patrimoine français encore méconnu.

    Pour rappel, la Sarthe est un vivier pour la mémoire ferroviaire avec quatre sites existants dans le département (ce qui est plutôt rare) : en plus du Muséotrain de Semur, il faut aller visiter la Transvap à Beillé, la rotonde de Montabon, classée monument historique, à Château-du-Loir, et la collection de matériels anciens de l’Association pour la Préservation et l’entretien du matériel à voie étroite à Saint-Germain-d’Arcé.

  • Le 25 octobre, un train spécial sur la Grande Ceinture

    Le 25 octobre, un train spécial sur la Grande Ceinture

    Avis aux membres d’associations ferroviaires, le 25 octobre prochain, l’association Train Access (TA) et le Cercle Ouest parisien d’études ferroviaires (Copef) organisent à leur attention un train spécial avec la rame du Matériel ferroviaire patrimoine national (MFPN) sur la Grande Ceinture, des lignes réservées aux trains de fret. Les partenaires de cette circulation sont la Fédération des amis des chemins de fer secondaires (Facs), l’Association française des amis des chemins de fer (Afac), l’Association de Sauvegarde de la Petite Ceinture, Rails & Histoire et le MFPN.

    La rame du MFPN, composée de voitures DEV Inox, sera tractée par la locomotive diesel BB 69432. Au départ de la Gare de Lyon (9h38), le train fera étape dans les Yvelines aux Clairières-de-Verneuil, à Mareil-sur-Mauldre, puis à Versailles-Chantiers. Pour le retour, arrivée à Paris-Lyon à 16h27.

    Le train est composé de deux parties : l’une ouverte à tous (inscriptions exclusivement sur le site https://mfpn.fr ; nombre de places limité). L’autre est destinée aux membres des associations partenaires (inscriptions sur un site spécifique diffusé par les associations concernées).

    Tarif : de 18 € à 36 €. Rens. : MFPN, [email protected] ou 06 78 64 61 87. Pour les associations : Bernard Canton, [email protected] ou Francine Beaufils, [email protected]

  • A Saint-Hilaire-du-Touvet dans l’Isère, la reconstruction de la gare basse du funiculaire

    A Saint-Hilaire-du-Touvet dans l’Isère, la reconstruction de la gare basse du funiculaire

    Dans l’Isère à Saint-Hilaire-du-Touvet, la gare basse du funiculaire, détruite en 2021, va être reconstruite. Le 9 septembre, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu’elle contribuera au financement des travaux à hauteur de 500 000 euros.

    Cinq cent mille euros : c’est le soutien accordé le 9 septembre par la région Auvergne-Rhône-Alpes pour la reconstruction de la gare basse du funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet en Isère. Le funiculaire, qui relie Lumbin au plateau des Petites-Roches (alt. 967 m), avait été partiellement détruit en décembre 2021, lors d’une crue exceptionnelle du torrent de Montfort. La gare basse, située à Lumbin, avait été fortement endommagée lors de la crue, mais sans dommages irréversibles ni victimes. Sa rénovation consiste à remettre en état les infrastructures indispensables au fonctionnement du funiculaire : réparation des bâtiments et des équipements techniques, dont la voie, dans un souci de sécurité pour les usagers et de reprise de l’exploitation dans de bonnes conditions. Face à l’ampleur des dégâts, la gestion de l’équipement a été transférée à la communauté de communes du Grésivaudan, qui pilote aujourd’hui un chantier de reconstruction évalué à 6 M€, cofinancé par la Région et le département de l’Isère. La remise en service est prévue pour 2027.

    Un monument emblématique du territoire

    Situé sur le versant sud-ouest du massif de la Chartreuse, le funiculaire de Saint-Hilaire-du-Touvet a été construit de 1920 à 1924, et mis en service le 19 juillet 1924. Bâti à l’initiative de la Caisse syndicale d’assurance mutuelle des Forges de France, il était destiné à l’origine à desservir le sanatorium du plateau des Petites Roches, où il était aussi utilisé pour acheminer des marchandises. Il permettait également de transporter les touristes depuis la vallée jusqu’au plateau. Equipement emblématique de ce territoire, le funiculaire est l’un des plus anciens chemins de fer touristiques des Alpes françaises.

    Plus de 10 000 m3 de gravats

    Lors de l’inondation survenue dans la nuit du 29 au 30 décembre 2021, la voie ferrée (1,48 km de long) a été endommagée et la gare basse a été recouverte de près de 4 mètres de boue et de gravats charriés par les eaux. La gare haute, elle, a été épargnée. Dans un premier temps, environ 10 000 m3 de gravats avaient dû être évacués afin de sécuriser les habitations situées près du site.

  • Opération Train en fête : en pleins préparatifs

    Opération Train en fête : en pleins préparatifs

    Dans un peu moins de deux mois, le 16 novembre 2025, le train de voyageurs festif et revendicatif, affrété par l’association de cheminots AP 2800, doit circuler entre les gares de Lyon-Perrache et le sud Ardèche. Une action menée pour montrer l’intérêt et la nécessité du retour des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône.

    Une nouvelle fois, les élus ardéchois de la rive droite du Rhône se sont réunis pour travailler ensemble le 4 septembre en mairie du Pouzin en Ardèche. Accueillis par Christophe Vignal, le maire et conseiller départemental, ils se sont attelés à peaufiner l’organisation de l’initiative Train en fête 2025.

    Avec les membres des associations Cutpsa (Collectif des usagers des transports publics du Sud-Ardèche) et AuterVR (Association des usagers des TER de la Vallée du Rhône), toutes deux membres de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut), ils ont passé en revue le déroulement de la journée du 16 novembre 2025.

    Ce jour-là, un train « festif et revendicatif » – un autorail de l’association AP 2800 d’une capacité de 180 places – doit circuler entre Lyon-Perrache (Rhône) et le sud Ardèche et s’arrêter dans plusieurs gares (lire LVDR n° 4033). En Ardèche, une rencontre entre élus des trois départements (Ardèche, Loire, Rhône) est prévue à Tournon, et une fête est programmée à la mi-journée au Teil. Au 5 septembre, la liste définitive des gares faisait encore l’objet de discussions avec SNCF Réseau.

    Pour rappel, l’objectif de Train en fête est de montrer la faisabilité du retour des trains de voyageurs sur la rive droite du Rhône, une offre de transport attendue par les habitants de la vallée du Rhône. Les élus plaident pour ce retour « afin de fluidifier le trafic surchargé de la rive gauche, et améliorer la qualité de transport des voyageurs, dont le nombre ne cesse de croître au fil des années. » La réponse définitive de SNCF Réseau sur la faisabilité de Train en fête était attendue pour la fin du mois de septembre.

    Contacts : Bruno Marchesini, Association des usagers du TER de la Vallée du Rhône (AUTERVR), 06 85 19 43 15, [email protected] Franck Pallier, Collectif des Usagers des Transports Publics en Sud-Ardèche (CUTPSA), 06 52 15 29 46, [email protected]

    Une lettre ouverte pour relancer la ligne de l’Aubrac

    Pérenniser, moderniser et relancer la ligne Intercités Béziers – Clermont-Ferrand, dite ligne de l’Aubrac : c’est le motif de la lettre ouverte adressée aux décideurs régionaux et nationaux par un collectif d’acteurs locaux, associatifs et institutionnels, et qui devait être rendue publique le 14 septembre devant la gare de Séverac-d’Aveyron, à l’occasion du 40e anniversaire du Parc naturel régional des Grands Causses. « Nous demandons un plan d’action clair et ambitieux pour cette ligne, classée Train d’Equilibre du Territoire, qui traverse l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et six départements, mais qui est l’Intercités le plus maltraité de France », résume Patricia Rochès, présidente des Amis du viaduc de Garabit, l’une des signataires. Ceux-ci demandent que la ligne retrouve « son rôle vital pour les territoires ruraux souvent oubliés, pour la mobilité durable, l’aménagement du territoire et l’équité d’accès aux services publics »

  • Tourisme. Bienvenue au Wagon-lit 27 en Normandie

    Tourisme. Bienvenue au Wagon-lit 27 en Normandie

    À moins d’une heure de Paris, le Wagon-lit 27 est un gîte insolite, créé en 2023 par une famille dans la campagne normande. Un hébergement original et confortable pour qui souhaite passer un week-end au vert. Visite guidée.

    Il a d’abord servi à transporter des marchandises, puis, après avoir quitté définitivement les voies ferrées, a été recyclé en poulailler dans une ferme normande de l’Eure. Mais depuis trois ans, un ancien wagon des années 1960 connaît une nouvelle vie à Vexin-sur-Epte grâce à Cécilia Richard, agricultrice, qui l’a transformé en gîte, baptisé Wagon-lit 27 (27 est le numéro du département de l’Eure). « Mes grands-parents avaient racheté le wagon dans les années 1960 quand la ligne Gasny-Gisors a été fermée pour être remplacée par une voie verte », raconte l’agricultrice. Lorsqu’elle a repris l’exploitation familiale en 2018, elle a, malgré elle, hérité ce wagon installé sur la propriété familiale. « Nous avons décidé de le transformer en hébergement insolite et confortable. Il a fallu un an de travaux », explique Cécilia Richard, qui a créé « une ambiance cocooning. Et comme nous sommes situés dans les plaines du Vexin normand, cela plaît aux personnes qui recherchent un hébergement original mais en étant dans la nature. L’environnement est apaisant, relaxant. »

    Dépaysement garanti

    Le Wagon-lit 27, à louer pour deux nuits au minimum, est à moins d’une heure de Paris. « Les visiteurs viennent de la région parisienne, de Bretagne, de Belgique. Ils recherchent la proximité, le côté insolite, le calme, loin du tumulte du quotidien. » Parmi ses clients, Cécilia Richard compte un cheminot, « un contrôleur de train. Ça lui a tellement plu qu’il est revenu deux fois ! », s’amuset- elle. Avec une vue panoramique sur la campagne normande, l’emplacement favorise la déconnexion. Exit les écrans, le gîte incite à mettre le nez dehors ! Sur place, on dispose d’un barbecue, d’une table de pique-nique, d’un bain à remous, de vélos, et aussi d’un espace de jeux (table de ping-pong, billard, jeu de croquet, jeu de fléchettes…) De plus, le domaine est au centre du circuit de visites historiques. « Le plus connu est Giverny avec le célèbre jardin du peintre Claude Monet, à dix minutes du gîte, et puis les nombreux châteaux dont le château Gaillard aux Andelys, Gisors, le château de Bizy à Vernon et La Roche- Guyon… », énumère l’hôresse. Le Wa-gon-lit 27, ouvert d’avril à fin septembre, a bouclé sa troisième saison. Le gîte est référencé sur www.eureka-attractivite. fr, www.normandie-tourisme.fr, la plateforme airbnb. « L’an dernier, la météo n’était pas vraiment favorable, or ce type d’hébergement nécessite des températures plutôt douces et peu de pluie. En revanche, cette année a été un succès », se réjouit Cécilia Richard.

    Contact : Wagon-lit 27, 5 rue Grande, 27360 Vexin-sur-Epte. Tél. : 06 01 92 42 96. A partir de 110 € la nuit

  • Tourisme. Les 50 ans du Chemin de fer touristique du Tarn

    Tourisme. Les 50 ans du Chemin de fer touristique du Tarn

    Fermée depuis 2018 en raison de dégradations du viaduc de Salles, la gare de départ de Saint-Lieux-lès-Lavaux accueille de nouveau le train touristique du Tarn.

    Le Chemin de fer touristique du Tarn (CFTT) a enfin rouvert le 8 juin dernier sur l’intégralité de la ligne, les réparations du viaduc de Salles sur la rivière Agout étant enfin achevées. Une fissure dans une petite arche avait entraîné la fermeture du viaduc en 2018 et celle de la gare de départ du train touristique à Saint-Lieux-lès-Lavaur. Après une année 2018 sans train, un parcours raccourci au départ des Martels avait permis dès 2019 de maintenir l’activité, certes réduite, jusqu’au viaduc. Désormais, la belle locomotive à vapeur verte 020 T Decauville n° 3, en tête de la rame de baladeuses, peut promener ses passagers dans l’ouest de ce beau pays de cocagne. Cet automne, le train circulera chaque dimanche jusqu’au 26 octobre.

    Un double anniversaire

    2025 n’est pas seulement l’année du redémarrage du train touristique, c’est aussi l’année d’un double anniversaire : le cinquantenaire du CFTT (créé le 6 juillet 1975) et le centenaire de l’ancienne ligne à voie de 60 cm des Tramways à vapeur du Tarn (La Ramière – Saint-Sulpice- Tarn, ouverte le 11 avril 1925, fermée le 20 juin 1931). Le CFTT a été construit sur une partie de cette ligne, mais en voie de 50 cm. Pour enfin atteindre le futur terminus de La Masquière de la ligne touristique, il reste à poser 300 mètres de voie. La ligne fera alors 3,7 km de long. A côté du dépôt CFTT à Saint-Lieux, dans un hall de 1200 m2, les bénévoles ont également aménagé le Musée du chemin de fer industriel. Il abrite une collection unique en Occitanie, constituée à partir de 1975 et illustrant différents modes de traction : vapeur, diesel, essence, électrique, humaine. Les locomotives, locotracteurs et wagons exposés, d’origine européenne et américaine et dont certains sont classés monuments historiques, étaient utilisés autrefois dans les mines, marais salants, sucreries, carrières, usines, briqueteries, dynamiterie, poudrerie, ainsi que par des chemins de fer militaires de la Première Guerre mondiale.

    Contact: CFTT, 05 61 47 44 52. Gare, 7 place Simone Veil, 81500 Saint-Lieux-lès-Lavaur