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Catégorie : Associations

Conférence. L’histoire de la ligne 12 du métro en images
Le saviez-vous ? L’actuelle ligne 12 du métro parisien (Mairie d’Aubervilliers – Mairie d’Issy) est issue de l’ancienne Compagnie du Nord-Sud de Paris, entreprise privée fondée en 1902. L’historien Pierre Tullin en racontera l’histoire le 2 décembre à Paris, lors d’une conférence- projection intitulée « La ligne 12 dans le XVe arrondissement, de 1898 à 1948 ». Son propos sera illustré par plus de 250 documents : cartes, photos d’archives, tickets de métro… Modernité, soin apporté aux installations et aux trains, performances techniques ont d’abord caractérisé cette ligne de train dont la première section circula dès 1910 dans le sous-sol de la capitale, entre Porte-de-Versailles et Notre-Dame-dede- Lorette. Mais pour le Nord-Sud, qui finançait les infrastructures, toutes ces nouveautés coûtèrent très cher. La compagnie se retrouva dans une situation financière insoutenable après la Seconde Guerre mondiale et après seulement vingt ans d’existence, le réseau fut intégré à celui de la CMP en 1948.
Le 2 décembre à 17h. Mairie du XVe, 31 rue Péclet, 75015 Paris. Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.

Pour le grand Annecy, le tram ferait deux à trois fois mieux que le BHNS
Chaque mois, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) nous fait part d’une difficulté, grande ou petite, rencontrée par les usagers. Ou d’informations qu’elle juge intéressantes.
Du fait de son attractivité et du phénomène frontalier, le Grand Annecy (215 000 hab.) attire chaque année 2 000 habitants supplémentaires. A l’horizon de la mise en service des lignes de BHNS, prévue par les élus dans les 10 ans, ce sont 20 000 habitants de plus, et leurs véhicules, qui viendront s’y implanter, soit une croissance démographique de 9,5 %. Dans le projet actuel, les 700 M€ d’argent public qui seront investis ne feraient baisser la part modale de l’automobile que de 65 à 62,5 %, soit une réduction de 4 %. A population et parc automobile croissants, ils ne conduiront qu’à un simple maintien en l’état de la congestion du trafic routier.
Tout en travaillant souvent au sein même de la collectivité, les ménages payés en euros, y compris des classes moyennes, ne parviennent plus à se loger dans le cœur de l’agglomération. La plupart doivent s’éloigner en 2e et 3e couronnes, les contraignant à des déplacements pendulaires matin et soir en véhicules individuels. Seul un large réseau de transport collectif, très attractif et sans ruptures de charge, pourrait conduire à une réduction significa- tive du trafic routier. Le grand axe est-ouest Rumilly-Groisy dispose d’une infrastructure ferroviaire existante, la ligne SNCF. La solution dans ce cas passe par la mise en place d’un RER métropolitain offrant un cadencement suffisant matin et soir. En revanche, l’axe nord-sud Pringy-Faverges n’est desservi que par les routes départementales.
En France, d’autres collectivités ont déjà mis en place des solutions de transport collectif, BHNS ou tramways. En moyenne, les lignes de BHNS font augmenter la fréquentation d’un facteur 1,6, alors que les lignes de tramway l’élèvent à 3,1, faisant ainsi environ deux fois mieux que les BHNS. Dans le cas du Grand Annecy, nous sommes convaincus que seul un saut qualitatif et quantitatif de l’offre de transport collectif, grâce à des lignes de tram, condui- rait à une réduction significative du trafic automobile. Comparé aux objectifs avancés par le Grand Annecy, le potentiel de fréquentation de lignes de tram serait deux fois plus important. Et en termes de voy. x km/j, l’expérience des autres collectivités permet de pronostiquer un facteur 3. Certes, le coût brut initial serait sensiblement plus élevé, de l’ordre de +30 %, mais rapporté au coût par voyageur transporté, il serait plus avantageux. Faisons les bons choix !
Jean-Pierre Crouzat,
FNE Haute-Savoie
Les Amis de Railcoop se mobilisent pour la réouverture de petites lignes
L’association Les Amis de Railcoop, créée par plusieurs sociétaires de la coopérative Railcoop qui a fait faillite en avril dernier (elle comptait alors 13 700 sociétaires, particuliers et entre- prises), reprend le projet de relance « des relations ferroviaires abandonnées par la SNCF sur les petites lignes et de développer l’esprit citoyen, coopératif et collaboratif », résume Etienne Moussiegt de l’association.
Le rail, alternative à la route les personnes, le fret et la messagerie
À ce jour, 1 000 sociétaires ont adhéré à ce projet. « Notre ambition est de continuer à promouvoir une activité ferroviaire alternative, celle que la population attend, comme nous l’avons constaté lors du grand défi Railcoop organisé début 2024, une randonnée en modes doux – cycliste et pédestre – entre Bordeaux et Lyon, pour reprendre le premier projet de liaison ferroviaire que Railcoop souhaitait relancer. Celles et ceux qui avaient adhéré au projet de la coopérative ne l’ont pas fait en vain. Nous leur devons une suite… », indique Etienne Moussiegt. « A l’heure de la décarbonation des transports, relancer une liaison par le rail est une alternative à la route à la fois pour les personnes, le fret et la messagerie. L’attente de la population est réelle en Auvergne, dans le Limousin, le Périgord, entre Lyon et Bordeaux, mais aussi un peu partout en France », selon Les Amis de Railcoop, qui citent l’exemple de la relation Lyon – Nantes via Bourges. « Cette liaison a été revitalisée après une étude commanditée par l’association pour une liaison performante, RACO (Rhône-Alpes – Centre – Océan) que préside Jean-Michel Bodin, ancien président de la Région Centre, et réalisée par l’association Rail Concept. Avec un service partant le matin et le soir de Lyon et de Nantes, la fréquentation a explosé. Aujourd’hui, trois allers-retours sont organisés en quotidien », commente Etienne Moussiegt.
A ce jour, Les Amis… ont formé plusieurs groupes de travail bénévoles, chacun d’entre eux traitant d’un sujet spécifique : l’aménagement des rames voyageurs et des gares, le transport des deux-roues, le fret emballé et palettisé, les relations transré- gionales inexistantes en France… Pour le moment, l’association s’attache à informer le public de la suite du projet, à faire de la pédagogie en expliquant le ferroviaire (« très largement méconnu en France ») à l’aide de réunions d’information et de conférences pour sensibiliser « un public le plus large possible, notamment les jeunes ». Les Amis… souhaitent aussi cher- cher, avec le public et les entreprises inté- ressées au projet, des solutions aux manques actuels du ferroviaire en France, tant en transport voyageurs qu’en fret, monter des projets de services nouveaux en collaboration avec des entreprises ferro- viaires et des trains touristiques. « Le but principal est bien de promouvoir le ferro- viaire dans la mobilité et la décarbonation de l’économie et de la société, avec d’autres associations, avant de se lancer dans l’ex- ploitation ferroviaire proprement dite », indique Etienne Moussiegt.

FISAIC. Les artistes amateurs de l’UAICF primés en Croatie
C’est en Croatie, à Otocac, que la Fédération internationale des sociétés artistiques et intellectuelles des cheminots (Fisaic) a organisé en septembre son 34e Salon international d’arts graphiques et plastiques. La manifestation biennale a réuni 186 oeuvres, présentées par 110 artistes amateurs représentant l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, la Croatie, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Pologne et la Roumanie. Lors de ce concours international, les adhérents de l’Union artistique et intellectuelle des cheminots français (UAICF) ont obtenu sept médailles et six diplômes. L’ensemble des oeuvres ont ensuite été exposées jusqu’à la mioctobre. Le prochain salon aura lieu dans deux ans, dans une autre ville d’Europe, avec l’exposition de nouvelles oeuvres uniques.
Rens. : Fisaic/UAICF, 9 rue de Château- Landon, 75010 Paris. Tél. : 01 42 09 25 91. [email protected]

Cap sur le Languedoc avec le Train historique de Toulouse
Pour sa prochaine sortie, le 19 octobre, l’association Le Train historique de Toulouse propose d’embarquer dans son train spécial pour aller visiter deux grands sites incontournables de l’Occitanie: Saint-Guilhem-le-Désert et les écluses de Fonséranes sur le canal du Midi. Le train, cinq voitures voyageurs DEV Inox type Mistral des années 1960 tractées par la locomotive électrique BB 7338 de 1980, partira de la gare de Lacourtensourt et desservira les gares de Toulouse-Matabiau, Labège-Innopole, Escalquens, Baziège, Villefranche-de-Lauragais, Castelnaudary, Bram, Carcassonne Lézignan-Corbières, Narbonne et finalement Béziers. De là, le parcours se poursuivra en car pour rejoindre l’impressionnant pont du Diable, l’un des plus vieux ponts romains: l’ouvrage d’art surplombe les gorges de l’Hérault depuis plus d’un millénaire. Le pont est inscrit aux monuments historiques depuis 1935 et au patrimoine mondial de l’Unesco. L’étape suivante de la journée sera Saint-Guilhem-le-Désert, qui fait partie des Plus Beaux Villages de France et se trouve à l’entrée des gorges du Verdus. Halte sur le chemin de Saint- Jacques-de-Compostelle, le village affiche le style architectural de différentes époques: roman, gothique et Renaissance. La dernière étape sera Béziers pour visiter les neuf écluses de Fonséranes, le lieu le plus spectaculaire du canal du Midi, incontournable prouesse technique accomplie par Pierre-Paul Riquet au XVIIe siècle.
Tarifs au départ de Lacourtensourt : adultes : 55 €. Enfants de 4 ans à – de 12 ans: tarif réduit. Moins de 4 ans: gratuit (tarifs dégressifs en fonction de la gare de départ). Repas en option (adultes 27 €, enfants 10 €). Réservations : www.trainhistorique-toulouse.com

L’appel au gouvernement des associations de défense des trains de nuit
Les trains de nuit font leur retour en France depuis peu. Mais entre les retards et les suppressions de trains, le nombre insuffisant de dessertes et le manque de confort et de services à bord, la relance de ce réseau nocturne reste très timide, regrettent les partisans de la relance.
« Recherche trains de nuit désespérément… » Cela pourrait résumer la motivation de l’association Destination Trains de nuit qui milite depuis plusieurs années pour que se redéveloppe en France un réseau de trains de nuit « plus dense, plus confortable, plus accessible, tout en restant peu onéreux pour les finances publiques, sans alourdir le déficit actuel, sous réserve toutefois d’y investir près d’un milliard d’euros, mais avec un bilan socio-économique favorable de 200 M€ par an », résume Stéphane Coppey, président de l’association. Lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée le 7 septembre, à la Maison du Vélo, tout près de la gare Marseille Blancarde, les membres de Destination Trains de nuit ont été accueillis par Didier Jau, maire des 4e et 5e arrondissements.
Huit trains de nuit circulent… mais pas tous les jours
Cette réunion a notamment été l’occa- sion d’élargir le conseil d’administration à plusieurs élus: Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, président du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires au Sénat, Guy Benarroche, sénateur des Bouches-du-Rhône, Jean-Marc Vays- souze-Faure, sénateur du Lot, ainsi que Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie délégué aux Transports, et plusieurs autres spécialistes du monde ferroviaire. « Ensemble, nous avons redéfini des pistes d’amélioration afin de fiabiliser de manière efficace ce moyen de transport pour lequel la clientèle existe bel et bien », raconte Stéphane Coppey.
Bien qu’il n’existe aujourd’hui que huit lignes Intercités de nuit (au départ de Paris-Austerlitz, elles desservent Toulouse, Rodez, La- tour-de-Carol, Cerbère, Tarbes, Briançon, Nice et Aurillac) contre une vingtaine il y a une trentaine d’années, on observe depuis peu que le train retrouve sa clientèle. En 2023, 770000 voyageurs ont utilisé les Intercités de nuit, contre 350000 en 2019, selon la SNCF. « Les prévisions concernant les deux axes les plus porteurs,Paris–Nice etParis–Toulouse, ont été largement dépassées, en étant comparables à la fréquentation d’il y a une quinzaine d’années », constate Stéphane Coppey, qui affirme que « la demande est réelle, la démonstration en est faite tous les jours ! »
Des matériels à bout de souffle
« A court terme,nous attendons de la SNCF qu’elle mette en place dès septembre 2025 au plustard, de nouvelles modalités d’exploitation des trains de nuit existants de manière à garantir une qualité de service optimale », explique Stéphane Coppey. Les points d’amélioration listés par l’association ne manquent pas: fiabiliser les locomotives et mieux réagir aux aléas comme, par exemple, les pannes, les caténaires givrées en hiver qui empêchent les trains de circuler. « Pourquoi ne pas utiliser du matériel bi-mode électrique-diesel?»,interroge l’association, qui déplore que « ces aléas entraînent des suppressions de train ou des retards conséquents. Sur le Paris – Briançon, par exemple, des retards de trois heures sont fréquents… » L’offre de transport est jugée très insuffisante: « un seul Paris – Nice ou Paris – Rodez par jour, cela ne suffit pas : dès la mise en vente des billets, tout part très vite ! » Sans parler des travaux sur les voies qui entraînent des déprogrammations dans des délais trop courts pour les voyageurs qui se retrouvent désemparés. « Notre vice-présidente Alice Prudhomme, maire de L’Argentière-La Bessée dans les Hautes-Alpes, déplore à juste titre que, à cause de ces déprogrammations, la gare de sa commune, L’Argentière-Les Ecrins, sur la ligne de Briançon, ne soit pas desservie alors que, entre les locaux et les touristes, la clientèle potentielle existe… », reprend Stéphane Coppey.
Les autres demandes ? « Augmenter la capacité des trains, ce qui permettrait d’accroître les recettes-voyageurs, améliorer les canaux de vente (mise en vente des billets dès 4 mois avant le départ) mais aussi la qualité de service à bord avec de la restauration, l’accueil en gare au départ et à l’arrivée en mettant à disposition des douches à bord du train ou dans la gare d’arrivée, et enfin, mieux capter le potentiel des voyageurs en correspondance. » A plus long terme, outre les signes de fatigue que présentent les motrices mobilisées (électriques ou diesel, elles tombent souvent en panne…), l’association s’inquiète de la courte durée de vie des voitures couchettes utilisées actuellement : ce sont des voitures Corail spécialement réaménagées, qui datent des années 1980. « D’ici quatre à cinq ans, de gros problèmes de carence de matériel et donc de disponibilité vont se poser à coup sûr… Des voitures neuves, plus accessibles, plus confortables, et de meilleure qualité, devaient être commandées, mais nous ignorons si la commande a été réellement passée auprès des industriels.
Ces nouvelles voitures risquent bien d’arriver trop tard pour fidéliser la clientèle », alerte Stéphane Coppey. « Nous sommes déterminés à faire améliorer la situation et nous invitons les voyageurs nocturnes et les défenseurs des trains de nuit, mais aussi les parlementaires et les collectivités territoriales, à nous rejoindre et à soutenir nos actions. » Même cheval de bataille au collectif Oui au train de nuit, qui lancé un appel au gouvernement le 28 septembre depuis la gare de Cluses en Haute-Savoie. « La relance des trains de nuit est restée au milieu du gué : la commande de trains neufs promise en 2021 n’est toujours pas lancée. Et surtout, de nombreuses lignes pertinentes ne sont pas encore rouvertes, en particulier vers les Alpes. Le Paris – SaintGervais-les-Bains/Bourg-Saint-Maurice est suspendu depuis 2016 sans justification suffisante », précise Nicolas Forien, porte-parole du collectif. « Sur ces territoires, de nombreux élus locaux demandent le retour des trains de nuit. Selon le député de Haute-Savoie Xavier Roseren, “le succès des lignes déjà rouvertes, notamment avec une fréquentation croissante de 15 % à l’été 2023 par rapport à l’année précédente, illustre la pertinence de cette politique et la demande croissante des Français”. »
De nombreux élus demandent le retour des trains de nuit
Un rapport gouvernemental de mai 2021 sur les trains d’équilibre du territoire (TET) mentionne le besoin d’une vingtaine de lignes de trains de nuit, incluant la desserte de la Savoie, en construisant pour cela 600 nouvelles voitures- couchettes et voitures-lits. « La commande devait être lancée par le précédent gouvernement, mais la dissolution de l’Assemblée nationale et la nomination d’un nouveau gouvernement ont gelé le processus… », reprend Nicolas Forien. Une chose est sûre, des élus se manifestent auprès de l’Etat pour lui demander de débloquer la situation. Fin 2023, le Savoyard Fabrice Pannekoucke, nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien maire de Moutiers – ville de Savoie où le collectif avait organisé une manifestation –, se plaignait que le gouvernement était « très peu actif sur le sujet des trains de nuit ». Le député de Haute-Savoie Xavier Roseren, dans un courrier adressé à François Durovray, le nouveau ministre des Transports, explique que « la réouverture des trains de nuit représente une opportunité rare de créer un consensus fort autour d’un projet fédérateur », rapporte Nicolas Forien. La sénatrice de Haute-Savoie Sylviane Noël a présenté au nouveau ministre de l’Economie Antoine Armand (arrière-petit-fils de Louis Armand, ancien président de la SNCF ! – NDLR) un argument clé : « à l’heure où notre région, notre département et plus largement la France, accueilleront les Jeux olympiques d’hiver 2030, le gouvernement se doit d’apporter davantage d’ambition à sa politique incitative de l’utilisation du train, notamment de nuit. » Oui au train de nuit souhaite que le Premier ministre Michel Barnier, un Savoyard, puisse favoriser une véritable renaissance du réseau. « Après plusieurs années de tergiversations de l’État, le nouveau gouvernement, qui revendique son attachement aux territoires, saura-t-il débloquer la situation ? Nous l’espérons pour que la relance des trains de nuit se concrétise et que les territoires ne restent pas à quai », conclut Nicolas Forien.
Anne JEANTET-LECLERC
Contacts : Destination Train de nuit,
Stéphane Coppey, 07 66 85 03 62.
https://destinationtrainsdenuit.eu/
Oui au train de nuit, Nicolas Forien,
06 68 75 26 37.
Patrimoine. La nouvelle vie d’un fourgon Midi de 1928
A Clermont-Ferrand, l’association Train à Vapeur d’Auvergne a entièrement rénové un fourgon Midi datant de l’entre-deux-guerres. Afin de pouvoir poursuivre d’autres chantiers de restauration de matériel historique, l’association a simplifié le moyen de lui faire un don ou de prendre une adhésion.
Du nouveau chez l’association Train à Vapeur d’Auvergne (TVA) concernant les dons que peuvent lui faire les particuliers pour soutenir l’activité de préservation du patrimoine ferroviaire. Désormais, plus besoin d’imprimer un formulaire, de remplir chaque ligne, de le glisser dans une enveloppe et de l’envoyer par courrier… chacun peut adhérer ou faire un don directement sur le site en ligne : « La contribution est déductible des impôts à hauteur de 66 %. Par exemple, un don de 100 € ne vous coûtera réellement que 34 € ! », rappelle Henri Barbier, président de TVA, qui précise que les dons permettent entre autres à l’association « d’acheter les fournitures pour entretenir ou restaurer le matériel roulant utilisé pour des circulations spéciales. » C’est le cas, par exemple, du fourgon Midi, « un vieux de la vieille construit pour la Compagnie du Midi en 1928. Il s’agit du fourgon OCEM Midi DPmyi n° 25446, un charabia pour le commun des mortels, mais un survivant presque centenaire et indispensable pour nous ! », explique Henri Barbier.
Un chantier qui a duré deux ans
Le véhicule a fait l’objet d’un chantier d’envergure qui a débuté fin 2022. Les bénévoles ont consacré leur temps libre à nettoyer la carrosserie, piquer, traiter ou remplacer des structures fragilisées, souder, poser du mastic, poncer, peindre la livrée (« en Vert 306 pour la caisse et en Noir 901 pour la toiture ») et pour finir, faire le marquage (« en Jaune bouton d’or 411 »). Bref, les troupes n’ont pas ménagé leurs efforts pour redonner au fourgon son aspect d’origine. « Il est comme neuf ! », se réjouit-on chez TVA, qui insiste sur l’importance des dons pour soutenir son activité. « C’est aussi grâce aux donateurs, particuliers et entreprises, que le patrimoine ferroviaire français continue de vivre ! », affirme Henri Barbier.
Contact : Train à Vapeur d’Auvergne/ Association de la 141 R 420, 139 avenue Jean-Mermoz, 63100 Clermont-Ferrand. Tél. : 09 84 39 14 72.

Le Panoramique des Dômes bat tous les records
Le Panoramique des Dômes, train à crémaillère qui mène au sommet du puy de Dôme, a enregistré une fréquentation historique uniquement pour le mois d’août avec 121 621 montées, battant ainsi tous les records depuis son ouverture en 2012. « Ce record de passagers constitue un bilan positif sur la première partie de l’année avec plus de 320000 montées de- puis le 1er janvier et plus de 195 000 mon- tées pour les deux mois de l’été. Ces chiffres témoignent de l’attractivité toujours croissante de ce site emblématique du département, classé Grand Site de France », indique le service Communication du Pa- noramique des Dômes.
Celui-ci transporte ses passagers – familles, randonneurs et passionnés de nature – à 1465 mètres d’altitude, offrant une vue imprenable à 360 degrés sur la chaîne des Puys, la ville de Clermont-Ferrand et ses environs. Et an- née après année, le puy de Dôme, joyau de la chaîne des Puys inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, continue de séduire un public varié aussi bien des visiteurs locaux que des touristes venus de toute la France et de l’étranger. Objectif fixé d’ici la fin de l’année 2024 ? « Atteindre le nombre de 404000 visiteurs. Pour y parvenir, des animations seront mises en place dans les prochains mois, comme la Légende des Sorciers, une aventure immersive à destination des familles pendant les prochaines vacances de la Toussaint, ainsi que le retour de la patinoire au sommet à l’occasion des Hivernales, pendant les vacances de Noël et de février », annonce le service Communication du train touristique.

En Normandie, les trésors ferroviaires du Pacific Vapeur Club
A Sotteville-lès-Rouen, lors des Journées du patrimoine, le Pacific Vapeur Club a attiré plusieurs centaines de personnes venues découvrir les activités de l’association normande. Entre autres la préservation et la remise en service de matériel roulant ancien ainsi que des voyages thématiques en train historique.
Avec près de six cents visiteurs accueillis lors des journées du patrimoine sur son site de Sotteville-lès-Rouen, les bénévoles de l’association Pacific Vapeur Club (PVC) ont vu leurs efforts récompensés. « Nous avions élaboré un programme très varié afin d’attirer le plus de monde possible : la visite de notre atelier et de nos trains historiques, des baptêmes de conduite de locomotive, des conférences, des séances de projection de films dans notre voiture cinéma, plusieurs expositions », raconte Julie Rachet, cheminote (elle est agent Mouvement à Sotteville), secrétaire adjointe et responsable Communication du PVC. « En plus de la satisfaction d’une bonne fréquentation, ce qui est déjà réjouissant, nous sommes heureux d’avoir accueilli, outre des connaisseurs, un nouveau public qui ne nous connaissait pas : beaucoup de jeunes, beaucoup de familles venues avec enfants. De plus, les gens ont voulu profiter de toutes les animations sans zapper. Ils ont pris le temps de tout visiter, de se balader sur le site… »
La Princesse de 1922
L’attraction majeure a été la Decapod 150 P 13 de 1949 (lire LVDR n° 3981). Cette locomotive à vapeur trônait dans la cour Buddicom du PVC, s’offrant au regard des visiteurs qui ont pu l’approcher de près et l’admirer dans les moindres détails. On pouvait même monter dans la cabine de conduite, ce que n’ont pas manqué de faire de nom- breux visiteurs, dont des parents avec leurs jeunes enfants. Autre trésor patrimonial à découvrir, à l’abri dans l’atelier, la 231 G 558 de 1922 que le PVC prépare pour la faire rouler de nouveau. Cette Pacific (qui a donné son nom à l’associa- tion née en 1983) a été classée monument historique en 1984.
C’est l’une des deux dernières Pacific en état de fonctionnement actuellement en France. La machine, surnommée la Princesse, a dû être dotée d’une chaudière neuve, un chantier coûteux (plusieurs centaines de milliers d’euros). L’association ne disposant pas de l’intégralité des fonds nécessaires, une souscription avait donc été ouverte sur le site de la Fondation du patrimoine en 2020, permettant de récolter près de 250 000 €. La visite de l’atelier 231, guidée par les bénévoles ou libre selon le souhait de chacun, a obtenu un grand succès. « On pouvait aussi faire son baptême de conduite sur une de nos machines diesel », ajoute Frédéric Polbos, président du PVC. Grand succès également le dimanche pour le Studio 2 Mississippi, un studio de photo ambulant spécialisé dans les techniques de photographie ancienne.
Pour cette animation inédite et exclusive, Hans et Vincent proposaient de tirer le portrait des visiteurs (et des membres du PVC qui le souhaitaient !) avec leurs appareils du XIXe siècle. « Les photos étaient développées sur place à l’atelier, en 20 minutes environ, et les modèles d’un jour repartaient tout heureux avec leur cliché », raconte Julie Rachet. Un peu plus loin, grâce au Photobooth, sorte de Photomaton nu- mérique, on pouvait enfiler la tenue emblématique d’un mécanicien ou d’un chauffeur de locomotive à vapeur et se faire photographier devant un décor créé pour l’occasion.
La voiture cinéma et la voiture discothèque
A bord de la voiture disco- thèque du PVC, une expo- sition de photographie présentait “Sotteville au fil du temps”. Tandis qu’à l’ex- térieur, l’association Rails & Histoire avait installé l’exposition intitulée “Les femmes et le train”. La voiture postale, elle, accueillait “Le Rouen imaginaire”, une sélection des œuvres originales de l’architecte Patrice Pusateri de la Fondation du patri- moine, « un univers artistique unique, mêlant réalité et imaginaire ». Dans la voiture Spéciale Conférences Cinéma (SCC) qui appartient à Patrimoine SNCF (une vraie salle de cinéma sur rails, avec des sièges recou- verts de tissu et un grand écran !), plusieurs projections et animations étaient proposées : le samedi, une conférence de l’historien Laurent Thévenet sur la naissance de l’action sociale dans les compagnies de chemin de fer de l’entre-deux-guerres. Le lendemain, ce fut la diffusion du documentaire Espace Dame Seule, un voyage en train de nuit, en présence de la réalisatrice Cécile Laffon (lire LVDR n° 4008, Culture Rail), ainsi que des vidéos présentant la Pacific en ligne et les autres matériels historiques du PVC. « Nous avions volontairement choisi des films de format court, 20 minutes maximum. Toutes ces animations ont fait un carton ! Il y a eu du monde en permanence », se félicite Julie Rachet.
Le 16 novembre prochain, destination Dieppe !
Deux semaines plus tôt, le PVC présentait ses activités au Carrefour des associations qui se tenait à Sotteville (l’association tenait un second stand à Saint-Etienne-du-Rouvray). « Le public est arrivé très tôt et notre stand a eu beaucoup de succès. Nous avons enregistré plusieurs adhésions ainsi que des inscriptions pour nos deux trains thématiques à venir : Lille pour la Grande Braderie le 14 septembre (traction élec- trique) et Dieppe le 16 novembre pour la Fête du hareng et de la coquille », indique Julie Rachet. « Nous avons fait la promotion de nos activités, cela a suscité beaucoup d’intérêt auprès du public. Ça a été une très belle journée ! » Comme l’an dernier, le PVC partageait son stand avec des représentants de Compartiment 7 Cie, « une troupe qui joue des spec- tacles de cabaret à bord de certains de nos trains, dans la voiture cabaret qui fait partie de notre rame. » Ne manquez pas le prochain voyage !
Contact : Pacific Vapeur Club, 171 rue Vincent Auriol, 76300 Sotteville-lès- Rouen. Tél. : 02 35 72 30 55.
Train Fête du Hareng et de la Coquille (train spécial en traction diesel, destination Dieppe), le 16 novembre. Renseignements et réservations : 02 35 72 30 55. [email protected]
Le Wagon du Capitole va retrouver ses couleurs d’autrefois
Afin de redonner son lustre d’antan à une voiture-restaurant du Capitole, une souscription est lancée par l’association Les Dionysiaques et la Fondation du patrimoine. Explications.
Quelle meilleure occasion que les Journées européennes du patri- moine pour lancer une campagne de dons ? Le 22 septembre, l’association Les Dionysiaques a donné le coup d’envoi, avec la Fondation du patrimoine, d’un appel à la générosité pour la restauration du Wagon (ex-Capitole) de 1966, garé de- vant le lycée Paul-Eluard à Saint-Denis (lire LVDR n° 3900, 3909).
L’objectif : lancer les travaux l’hiver prochain
« Après la réouverture au public sous forme de lieu éphémère en 2022, et l’obtention du label Patrimoine d’inté- rêt régional, le Wagon doit entamer sa mue finale en 2025 », expliquent les coprésidentes des Dionysiaques, Fanny Capel et Gaëlle Leroux, toutes deux professeurs au lycée Paul-Eluard. L’ob- jectif de la campagne de dons est de ré- colter 30 000 euros pour contribuer à la réparation de la carrosserie et à la re- mise en peinture de la livrée d’origine. En effet, l’état général de la voiture-res- taurant est dégradé: la caisse et certains éléments extérieurs sont oxydés et doivent être réparés, les baies et le vi- trage sont à changer dans la totalité.
Quant à la livrée colorée de la caisse qui a perdu de son éclat, elle sera refaite en “Rouge Capitole à liséré argent”, exacte- ment comme lorsque le célèbre train, à grande vitesse pour l’époque, reliait Pa- ris et Toulouse dans les années 1960. « La souscription a pour but de redon- ner au Wagon son lustre d’antan, celui des Trente Glorieuses, véritable âge d’or pour les voitures-restaurants et la SNCF. La population du quartier le connaît bien. Elle sera heureuse de voir qu’on lui redonne une seconde jeunesse car il leur appartient un peu à toutes et tous », explique Michel Le Bec, délégué de la Fondation du patrimoine. Au préalable, des travaux indispen- sables – la création de fondations – doivent être faits afin de stabiliser le wagon sur le sol. En effet, un premier constat avait été fait en juin 2022 à la suite d’un affaissement du sol, consé- quence d’une absence de fondations. « Notre souhait est que les gros tra- vaux démarrent l’hiver prochain », an- nonce le duo d’enseignantes. L’appel aux dons en ligne est ouvert aux parti- culiers et aux entreprises et chaque don donne droit à une réduction d’impôt.
Une nouvelle vie sous la forme d’un café-restaurant culturel
Pour rappel, dès le lancement du projet des Dionysiaques, les élèves de nombreux lycées professionnels et techniques du dé- partement ont contribué tant dans la res- tauration matérielle que dans la création d’évènements culturels: expositions, spec- tacle de son et lumière… Le Wagon, de- venu un café-restaurant culturel, accueille régulièrement des expositions de photo- graphie, des projections de films (Le Mé- cano de la Générale, de Buster Keaton), des conférences d’historiens (L’Histoire des jeux olympiques), des ateliers (Maths et magie) ou encore des moments de gour- mandise (brunch des élèves du lycée hô- telier de Dugny, repas africain par l’association d’insertion Taf et Maffé). Toutes ces animations remportent à chaque fois un succès auprès des habi- tants du quartier ou de la ville, des amou- reux du patrimoine ou encore d’anciens cheminots, heureux de voir revivre cette ancienne voiture-restaurant, témoin de l’âge d’or du train en France.
Contact: [email protected]