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Catégorie : Associations

Tourisme. Train à vapeur d’Auvergne annonce le programme de 2025
Avec plus de 3 000 passagers transportés l’année dernière, l’association Train à vapeur d’Auvergne se réjouit d’un ce bilan et prépare déjà la programmation de nouveaux voyages en 2025. les destinations seront le Massif Central, le lac d’Annecy et les Cévennes.
Présente pour la deuxième fois au Salon des voyages, une manifestation grand public qui s’est déroulée à Clermont-Ferrand au Polydôme, les 11 et 12 janvier, l’association Train à vapeur d’Auvergne (TVA) a présenté son activité de préservation du patrimoine ferroviaire et de voyages organisés avec du matériel roulant historique (dates de la saison 2025 qui débutera en avril : www.trainvapeur- auvergne.com). « Malgré divers aléas qui immobilisent notre 141 R 420, une Mikado – la seule de ce type fonctionnant au charbon en France – dans son hangar, nous pouvons compter sur le Gadeft (Groupement d’Aide au Développement des Exploitations ferroviaires Touristiques), un groupe d’amis de la traction vapeur, basé dans les Cévennes », explique Henri Barbier, président de l’association, agent Circulation chez SNCF Réseau. « Après un premier partenariat en 2024 (lire LVDR n° 4007), on ne peut que se réjouir que nos équipes coopèrent parfaitement. Sans hésiter, nous allons renouveler l’expérience en 2025. » Avec leur locomotive 140 C 27, véritable monstre d’acier de 1916, les membres du Gadeft assureront la traction d’une dizaine de trains spéciaux en tête de la rame historique du TVA. « Et comme il en faut pour tous les goûts, d’autres circulations sont prévues en traction diesel avec nos rames “modernes” RRR », indique Henri Barbier.
La 140 C 27 du Gadeft remplacera de nouveau la 141 R 420 de TVA
Cet alléchant programme s’explique par l’enthousiasme exprimé par les touristes en 2024. Ferrovipathes et amateurs de voyages ont été conquis, entre autres par le train croisière baptisé le Cévenol Express, en septembre dernier. « Les passagers ont beaucoup apprécié cette échappée belle. Elle a vraiment séduit un large public. Du coup, pour la nouvelle saison, nous avons programmé trois circulations sur deux jours, en formule “tout compris” : dans l’Aubrac à la découverte du Massif Central, la Fête du lac à Annecy et enfin le retour du Cévenol Express. »
L’activité “tourisme + patrimoine” a besoin du soutien du public
Cependant, les temps sont difficiles et les associations, actrices de ce tourisme encore trop méconnu qui font vivre le patrimoine ferroviaire ne sont pas épargnées. « Pour poursuivre nos activités, notre association a besoin de bénévoles mais également de fonds. Entre le prix des combustibles pour les locomotives, les besoins en matières premières, les achats d’outillages de toutes sortes, les frais de circulation pour nos trains spéciaux ( facturation des péages pour les circulations sur le RFN), la facture est vite salée ! », explique Henri Barbier. « Les recettes de nos trains spéciaux et la générosité publique sont, pour l’instant, nos principales sources de revenus. C’est pourquoi le soutien du grand public et des “ferroviphiles” est plus que précieux pour nous car il nous permet de continuer à faire vivre le patrimoine ferroviaire français ! » Pour rappel, le don est déductible des impôts à 66 %. On peut également devenir adhérent ou rejoindre l’équipe de bénévoles « pour vivre avec nous l’aventure du chemin de fer d’autrefois ! », lance Henri Barbier. Autant de bonnes raisons pour les lecteurs de La Vie du Rail et leur entourage d’accepter cette invitation.
Contact : Train à vapeur d’Auvergne- Association de la 141 R 420, 139 avenue Jean-Mermoz, 63100 Clermont-Ferrand. Tél. : 09 84 39 14 72. www.trainvapeur-auvergne.com

APPMF. Un train spécial en avril avec le CC 65512
Une nouvelle aventure va commencer au printemps prochain pour l’équipe de l’APPMF (Association pour la préservation du patrimoine et des métiers ferroviaires). En effet, elle organisera son tout premier train spécial le samedi 5 avril 2025, pour un parcours Vierzon – Gièvres – Le Mans et retour. L’annonce a de quoi ravir aussi bien les passionnés de matériel historique que les amateurs de voyage dans une ambiance vintage. « Le train sera composé de notre locomotive CC 65512 et de la rame de l’AAATV Centre Val-de-Loire des Aubrais, une association qui, comme nous, préserve, restaure et fait circuler du matériel roulant historique », annonce Pierre Hénoch, vice-président de l’association basée dans le parc des alcools à Gièvres dans le Loir-et-Cher. « Nous avons fait un train d’essais, réussi, à Tours en 2023. » Les réservations sont déjà ouvertes pour le train spécial du 5 avril prochain. .
Renseignements et réservations:
[email protected], [email protected]
APPMF, Parc des Alcools, D976, 41130 Gièvres.
Tél. : 06 18 08 36 62, 06 30 10 17 01.
Patrimoine. Le Petit Anjou sur la bonne voie
Dans le Maine-et-Loire, non loin d’Angers, l’Association des Amis du Petit Anjou (AAPA), fondée en 1983, a pour but de restaurer et de valoriser le réseau du Petit Anjou, réseau de chemin de fer local qui fut créé en 1893, et définitivement fermé en 1948. L’AAPA est installée depuis 2016 dans la gare historique de ce tortillard, à Saint-Jean-de-Linières. « La gare avait été transformée par plusieurs propriétaires successifs, tous agriculteurs. Nous avons acheté une gare, en fait !», raconte Martine Richoux, présidente de l’association, et présente au congrès de l’Unecto (lire page 14 de ce numéro). « Il nous a fallu deux ans pour redonner aux bâtiments de la gare leur aspect originel.
La gare historique a été entièrement restaurée. Le bâtiment voyageurs a retrouvé son beau guichet en bois ciré et sa salle d’attente d’autrefois. » Après la saison estivale 2024, les bénévoles devaient s’atteler à la restauration de la halle marchandises, une vaste tâche. Actuellement, trente bénévoles actifs (sur les 120 adhérents que compte l’AAPA) viennent travailler sur le site tout au long de l’année, les mercredis et les samedis. « Le lieu est ouvert aux visiteurs les mercredis, samedis et dimanches en juillet et août jusqu’aux Journées du patrimoine, traditionnellement organisées le 3e week-end de septembre », indique Martine Richoux. « De plus, toute l’année, nous recevons de nombreux groupes, sur réservation. ». C’est revêtus de costumes 1900 que les membres de l’AAPA accueillent le public et lui font découvrir l’histoire du tortillard, qui a sillonné la campagne angevine pendant près d’un siècle, faisant escale dans pas moins de soixante gares.
Contact : Les Amis du Petit Anjou, gare de La Roche, route de Bouchemaine, 49070 Saint-Jean-de-Linières.

Patrimoine. Comment aider à restaurer un fourgon PLM de 1917
L’Association pour la Préservation du Patrimoine et des Métiers ferroviaires poursuit la remise en état de son fourgon ex-PLM et fait relayer une collecte de fonds par la Fondation du patrimoine. Particuliers et entreprises peuvent faire un don ouvrant le droit à une réduction d’impôt
Relayée par la Fondation du patrimoine, une collecte est lancée pour sauvegarder un antique fourgon, qui fut mis en service en 1917 sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ce “trésor” ferroviaire a été confié à l’Association pour la Préservation du Patrimoine et des Métiers Ferroviaires (APPMF), située à Gièvres dans le Loiret- Cher. « Le fourgon fait partie d’un ensemble de matériel roulant à restaurer comme la locomotive à vapeur 230 G 353, déjà en cours de remise en état de fonctionnement », indique Pierre Hénoch, vice-président de l’association. Les travaux de rénovation ont débuté au printemps 2022 mais le besoin de soutien financier est encore d’actualité. « Le fourgon est en bon état général mais nécessite une grande révision au niveau des organes de roulement (bogies, roues) et des essieux, voire des circuits de freinage. Des travaux de peinture sont également prévus. » Grâce aux dons que fera le public – particuliers, entreprises –le chantier se poursuivra et l’APPMF pourra prétendre à une aide de la part de la Fondation du Patrimoine. « Le montant dépend du succès de cette collecte. Chaque don, même modeste, contribuera à la préservation de ce patrimoine pour toutes les futures générations. »
Transformé en voiture de cantonnement
Estampillé SNCF en 1938, le fourgon a par la suite été aménagé en voiture, dite « de cantonnement » pour les besoins du service Essais de la SNCF, jusqu’à la radiation du véhicule. Il comporte à une extrémité un espace atelier, accessible par deux volets roulants. Le reste du fourgon est destiné à l’espace vie pour les agents accompagnateurs. Cette partie compte une cuisine aménagée, un espace détente et réfectoire. Deux compartiments couchettes, une douche et des sanitaires complètent l’ensemble. « Nous souhaitons intégrer le fourgon dans notre rame historique qui sera composée à terme de voitures voyageurs et tractée par la locomotive à vapeur 230 G 353. Le fourgon ex-PLM servira à transporter le matériel nécessaire aux petites interventions sur le matériel roulant et également de lieu de vie pour le personnel de conduite et d’accompagnement », précise Pierre Hénoch, qui rappelle que « l’APPMF est sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine ferroviaire français. L’objectif de notre association est de faire circuler des trains touristiques d’amateurs, des trains promotionnels d’entreprises ou encore des trains spéciaux pour les besoins de tournages de cinéma ou la télévision. »
Pour faire un don : www.fondation-patrimoine. org/78949
Rens. : APPMF, Parc des Alcools, D976, 41130 Gièvres. [email protected]

Trains touristiques : le congrès 2024 en mode landais
Fin novembre, le congrès annuel de l’Unecto, la fédération des chemins de fer touristiques, des cyclodraisines et des musées consacrés au chemin de fer, a réuni trois cents personnes à Dax, dans les Landes. Trois journées riches en échanges, partage et interrogations.
Chaque année, en novembre, lorsque les trains touristiques et les cyclodraisines sont mis au repos après avoir bien roulé pendant la haute saison, leur fédération nationale, l’Unecto en réunit les exploitants le temps d’un congrès organisé sur trois jours. Par principe, le lieu change chaque année, en privilégiant une région où circule un train touristique. Cette année, c’est à Dax dans les Landes, à quelques dizaines de kilomètres du Petit Train de la Rhune, que Claude Steinmetz, président de l’Unecto, a réuni 300 participants : des fous de trains, des fournisseurs, des représentants de la SNCF, du STRMTG, de services de l’Etat (préfecture, ministère de la Culture…) et leurs accompagnants. Soit trois journées d’échanges d’expériences et d’ateliers thématiques, dans une ambiance faite de partage, avec des moments de convivialité, tout en gardant en ligne de mire les objectifs fixés pour les années à venir. Le thème des travaux, « Préserver, rénover, entretenir et exploiter notre patrimoine », en disait long sur l’évolution d’une activité qui mêle patrimoine, technique, industrie, économie et tourisme, et dont les acteurs ne souhaitent pas rester marginaux et méconnus dans le paysage touristique français. Petit tour d’horizon, en déclinant l’acronyme “Unecto”, sur les défis que tous ces passionnés de train doivent relever pour exploiter un potentiel immense existe.
U comme Unecto
L’Unecto est la fédération des chemins de fer touristiques, des cyclodraisines (vélorails) et des musées à caractère ferroviaire de France. Elle est actuellement présidée par Claude Steinmetz, par ailleurs directeur ferroviaire France de Transdev France, un concurrent de la SNCF. Les adhérents de l’Unecto sont des associations – animées par des bénévoles pas exclusivement cheminots, et Trains touristiques : le congrès 2024 en mode landais des salariés (parfois) –, des entreprises privées, des collectivités locales…
U… comme Unité
Comme pour les gens de mer, rester solidaires est une priorité lorsque le vent se lève. Malgré l’hétérogénéité qui caractérise cette forme de tourisme patrimonial (trains historiques, musées ferroviaires, mais aussi diversité des centres de profit selon l’offre touristique et le territoire concernés), l’unité est un atout pour être capable faire face au gros temps ou aux tempêtes (Covid), baisse de fréquentation, problèmes techniques, lenteur d’obtention des certificats et habilitations pour être autorisé à faire circuler un train historique sur le RFN (réseau ferré national). Cela va de pair avec la solidarité. Par exemple, une circulation spéciale programmée depuis des mois risque d’être annulée à cause d’une motrice en panne ? Un confrère pourra prêter une de ses machines pour empêcher cela.
N comme Nombre d’adhérents
Une centaine (133) actuellement, soit un nombre conséquent. Ces réseaux et musées sont répartis dans toutes les régions de France.
… comme Nombre de kilomètres de voies ferrées
Actuellement, plus de 1 200 kilomètres sont conservées et entretenues en France par les adhérents de l’Unecto.
E comme Economie
L’activité des trains touristiques, vélorails et musées est apte à dynamiser un territoire en termes d’emploi, de chiffre d’affaires pour les commerces, hôtels-restaurants, transports en commun existant dans le périmètre. « Pour 1 € dépensé dans un de nos trains touristiques, environ 4 à 6 € supplémentaires en moyenne sont dépensés par les passagers hors période de forte inflation bien sûr », selon l’Unecto. Au public national s’ajoutent les touristes étrangers (Belges, Allemands, Britanniques, Suisses, tous des fanas de la chose ferroviaire), qui n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres pour venir passer leurs vacances en France en incluant dans leur circuit ou leur séjour une balade en train à vapeur ou en autorail vintage des années 1960…
C comme Collectivités locales et territoriales, Chambres de commerce et d’industrie
Les acteurs du secteur d’activité, qu’ils exploitent un musée consacré au chemin de fer ou un train touristique, couplé ou non à un vélorail, devraient pouvoir s’appuyer, au moins ponctuellement, sur celles-ci. On pourrait imaginer aussi qu’un soutien et des conseils soit fournis par un autre type d’organisme. Pourquoi pas les chambres de commerce et d’industrie régionales, chargées de représenter les intérêts des entreprises commerciales d’une zone géographique ? Parfois, pour ne pas dire souvent, le “réseautage” au sein du monde cheminot ne suffit pas pour débloquer certaines situations critiques : par exemple, lorsque la SNCF va fermer défintivement une ligne et prévoit de déposer la voie alors qu’un réseau touristique a manifesté son intérêt pour ladite voie et que celle-ci risque bien de lui passer sous le nez… « Or reposer des kilomètres de voie ferrée, même sur une longueur réduite, coûte une fortune, de la patience et l’utilisation d’engins de chantier bien spécifiques », confie un exploitant de train touristique.
… comme Charbon
Ce combustible, habituellement importé de l’étranger (pays de l’Est) que l’on utilise pour alimenter les chaudières des locomotives à vapeur est-il menacé au nom de la nécessaire réduction des GES ? Que nenni. « Il a été prouvé que ce mode de traction ne contribue pas à aggraver l’impact négatif des émissions dues au charbon », souligne un exploitant de train touristique. Cela n’a pas empêché certains réseaux d’innover en explorant de nouvelles pistes de combustible alternatif (partielle) au charbon : des bûches de grignons (résidus d’olives), produites en Tunisie. « En utilisant 50 % de grignons + 50 % de charbon, on fait des économies notables. Et les sondages auprès des touristes montrent que ça sent plutôt bon, ça n’indispose personne », raconte Jean-Michel Delfino, du Train des Pignes (Groupe d’études pour les Chemins de fer de Provence).
T comme Trains touristiques
Ils sont réunis avec les musées ferroviaires, dans un Guide publié par les Editions La Vie du Rail, actualisé chaque année (en vente à la Boutique de La Vie du Rail, www.laboutiqueviedurail.com).
O comme Opportunités
Les associations comme le Train historique de Toulouse, le Train à vapeur d’Auvergne, les Autorails de Bourgogne – Franche-Comté ou encore le Train du Beauvaisis organisent régulièrement des voyages sur une journée à bord de leurs trains historiques – autorails, train à vapeur, diesel ou électrique. Cela permet à la fois de faire connaître l’association en élargissant le traditionnel cercle des “ferrovipathes” et d’atteindre une cible supplémentaire, à savoir le grand public composé de néophytes, qui ne parle pas « cheminot » (pour reprendre une célèbre formule), et qui ignore tout du fonctionnement du moteur diesel ou du système de freinage à air comprimé… La preuve, à chaque annonce de ces circulations spéciales (la Fête des Lumières à Lyon, la Fête du hareng et de la coquille, le carnaval de Limoux, Bordeaux fête le vin, la Fête du Cassoulet) ou voyages à thème (Sète et ses canaux, le pont du Gard, la Côte Vermeille), les trains affichent très vite complet dans les deux jours qui suivent l’ouverture des réservations. « Le public souhaite profiter à la fois d’un parcours dans une ambiance vintage et visiter une ville, profiter d’un événement ou d’un site touristique », témoignent entre autres le Pacific Vapeur Club et le Train historique de Toulouse.
… comme Optimiste
Il faut bien le rester pour continuer d’avancer. « Nous devons faire preuve de créativité, d’innovation », admettent les congressistes. Bref, garder la foi malgré un contexte difficile (inflation, baisse du pouvoir d’achat, moindre fréquentation de la part de touristes étrangers, tarifs de l’énergie ayant flambé, négociation des sillons à la suite de l’arrivée de nouveaux opérateurs ferroviaires sur le RFN).
Contact : Unecto, www.unecto.fr
https://www.lafrancevuedurail.fr/
ABFC. Le Picasso X 4309 roule pour la Fête des Lumières
Une escapade depuis Dijon à bord d’un authentique Picasso pour profiter de la Fête des Lumières à Lyon durant toute une soirée, c’est ce qu’a proposé l’association Autorails Bourgogne Franche- Comté à une cinquantaine d’amateurs, début décembre.
Comté à une cinquantaine d’amateurs, début décembre. e 7 décembre, l’association Autorails Bourgogne Franche-Comté (ABFC) a embarqué ses 54 passagers dans son célèbre Picasso X 4309 à la livrée rouge et crème pour un voyage Dijon – Lyon pour se rendre à l’édition 2024 de la Fête des lumières, événement incontournable dans la Capitale des Gaules. Pour les Dijonnais, c’était une manière originale de profiter de ces festivités. « On a pris le chemin des écoliers », s’amuse Laurent Tessier, responsable de l’Exploitation du train touristique, conducteur du Picasso. Parti de Dijon-Ville à 12h45, autorisé à rouler à 120km/h, l’autorail, construit dans les années 1950, a vaillamment avalé les kilomètres, faisant faire à ses passagers un voyage spatiotemporel dans les années 1970-1980. Séquence nostalgie…
Les membres de l’équipe de conduite et les agents d’accompagnement (des cadres de la Traction, dont la présence est obliga- toire), avec Denis Gamard, président de l’ABFC, et Philippe Moreaux, directeur technique de l’ABFC, ont offert une belle escapade “touristico- ferroviaire” aux passagers. Des jeunes et des moins jeunes, des hommes et des femmes qui se sont immergés dans une ambiance autant délicieusement rétro qu’originale. D’autant que, Picasso oblige, la cabine de conduite étant placée sur le toit, cela permet aux voyageurs d’observer les rails et des paysages qui ont de quoi ravir l’œil grâce au parcours. Un trajet peu commun, jugez plutôt : le train est descendu vers Montceau-les-Mines, Paray-le-Monial, et la vallée de l’Azergues, rivière qui traverse les monts du Beaujolais. Le retour s’est effectué par la ligne directe via Mâcon en Saône-et-Loire (23 h 30 – 1 h 30) après que les passagers ont eu quartier libre pour arpenter les rues de Lyon.
La petite équipe d’organisateurs peut être fière de la réussite de cette journée, également marquée par une joyeuse ambiance en gare de Perrache. En effet, si la ville de Lyon brillait de mille feux, il y eut aussi, à l’arrivée du Picasso à Lyon-Perrache, des étoiles qui scintillaient dans les yeux de ces deux cheminots retraités. Prévenus à l’avance de ce voyage, ces anciens arpètes du d’Oullins (promo 1951-1953), devenus conducteurs d’autorails au dépôt de Lyon-Vaise, ne se sont pas fait prier lorsqu’on leur proposa de grimper dans la cabine de conduite du train qui était stationné en gare. C’est avec émotion qu’ils ont renoué avec leur passé de conducteur. Passion du train, quand tu nous tiens…
Contact : ABFC, 20 D rue de Bellevue, 21000 Dijon. www.autorails-abfc.fr

Tourisme et train. En Norvège, sur les traces de Harry Potter
L’Association française des amis des chemins de fer (Afac) et l’association Train Access (TA) organisent, avec l’aide de l’agence norvégienne Echappée Nord, un voyage itinérant d’Oslo à Trondheim en Norvège, du 28 juin au 11juillet 2025.
C’est l’occasion de découvrir le secteur des grands fjords, les villes emblématiques de Norvège, de se plonger dans des paysages époustouflants et l’histoire du pays pendant les périodes de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre froide, et aussi de visiter le riche patrimoine du transport et du ferroviaire norvégien sous un angle privilégié avec des visites thématiques spéciales et/ou privatisées: Raumabanen (ligne sur laquelle ont été tournées plusieurs scènes du film Harry Potter et le Prince de sang-mêlé), Flamsbana, Drovebanen, Urskog–Hølandsbanen, Rjukan Railway, Gaustabanen, Gamle Vossebanen, Graakalbanen, Thamshavnbanen, le dépôt des trams d’Oslo et Trondheim, ancien tramway de Bergen, musée des Transports norvégiens, musée de Ha- mar, musée de l’Eau lourde…
Les déplacements se feront par les trains et les ferrys norvégiens (et en car affrété en cas de nécessité). Le voyage, en demi-pension, est organisé en deux parties : voyage en option à Oslo du 28/06 au 01/07, et voyage de base du 01/07 au 11/07.
Pour consulter le programme : (code : ACCESS). Rens. : [email protected]

Serge Rex, l’ancien chaudronnier qui construit des locomotives à vapeur
Il était une fois un ancien cheminot des ateliers de Périgueux en Dordogne qui rêvait, dès ses années d’apprentissage, de construire des maquettes de locomotives à vapeur à l’échelle 1/20e et de les faire rouler sur un réseau bâti dans son propre jardin. Le rêve est vite devenu réalité…
Serge Rex est un ancien cheminot chaudronnier qui a travaillé aux ateliers du PO (la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans) à Périgueux, de 1948 à 1989, années d’apprentissage SNCF comprises. C’était le temps des locomotives à vapeur, une époque aux conditions de travail particulièrement difficiles. Des années plus tard, Serge se rappelle encore, entre autres, du bruit assourdissant qui régnait en permanence dans les ateliers. « Lorsque nous faisions le rivetage d’un chaudron de deux mètres de diamètre, celui-ci devenait une véritable caisse de résonance et le bruit se propageait bien au-delà des murs de notre établissement ! », raconte l’ancien arpète. « Les locomotives étaient démontées presque intégralement, à 80 %. Et tous leurs organes étaient refaits à neuf. »
Des maquettes au 1/20e wet en état de marche
Dès qu’il entre en apprentissage, Serge rêve de créer des modèles réduits de ces monstres d’acier qui sont mus par la vapeur d’eau. Mais ce n’est que peu de temps avant son départ à la retraite (il partira de la SNCF en 1989) qu’il réalise, avec beaucoup d’enthousiasme et de ténacité, sa première réplique. Son défi est de reconstruire les machines à l’identique, à l’échelle 1/20e, et… en état de marche. Or, qui dit locomotives qui roulent, dit voie ferrée ! C’est ainsi qu’il se lance, là aussi avec succès, dans la construction d’un véritable réseau ferré dans son propre jardin à Barnabé sur la commune de Boulazac en Dordogne.
Tout émerveillé du résultat obtenu, il fera circuler ses “petits” chefs-d’oeuvre devant famille, amis et collègues, admiratifs devant le travail accompli. Les locomotives de Serge fonctionnent avec du charbon et de l’eau, comme les “grandes”. « Il faut bien une petite demi-heure pour monter le charbon à température afin qu’il chauffe l’eau, puis celle-ci se transformer en vapeur à l’intérieur de la chaudière de la locomotive», rappelle-t-il.
141 R, 241 P, Pacific 231…
Sa toute première locomotive est la légendaire 141 R américaine : une série avait été commandée aux États-Unis par la France en 1945 (1340 ensembles de 145 tonnes par machine). Il a eu la belle surprise d’être invité à présenter “sa” 141 R lors des portes ouvertes de son établissement en 1984. Porté par cette réussite, il s’équipe d’un tour pesant une tonne qu’il installe dans son garage… au détriment de sa voiture. Travaillant toujours sur plans, il s’attelle ensuite à la réalisation d’une 241 P tout en inox : une puissante locomotive équipée d’une chaudière à haute pression et construite dans les années 1950 pour la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (le fameux PLM) afin d’assurer la traction des trains de voyageurs rapides sur les grandes lignes du PLM, comme le Train Bleu. Serge réussit là un travail de maître, fruit de 6 000 heures d’ouvrage.
Ensuite, il enchaîne les créations… Il construit une Pacific 231 en coupe – un « écorché », disent les spécialistes – afin de pouvoir décrire et expliquer aux néophytes l’intérieur de la machine et son fonctionnement. Suivra une élégante 121 PLM C1 de 1889, tout en laiton, dont l’assemblage des éléments est tenu par plus d’un millier de rivets apparents. Une fois astiquée, elle brille comme un sou neuf.
S’y ajoute bientôt l’Américaine de type Challenger, réplique de cette machine construite en 1936 pour l’Union Pacific Railroad. Un vrai monstre de locomotive qui fait 36 mètres de long et pèse 475 tonnes. La version née des mains de Serge mesure 1,80 m et pèse plus de 50 kilos ! Enfin, il y a également la fameuse Léviathan de la Central Pacific Railroad, reine des westerns. Elle apparaît entre autres dans Le Train sifflera trois fois (High Noon) de Fred Zinnemann, Le Brigand bien-aimé (Jesse James) de Henry King, Les Conquérants (Dodge City) de Michael Curtiz, Pacific Express (Union Pacific) de Cecil B. DeMille.
Après le métal, le bois
Aujourd’hui, à 90 ans bien sonnés, Serge allège ses efforts. Il a démonté son circuit extérieur et délaisse ses lourdes mécaniques pour réaliser des créations en bois, nettement plus légères, telle cette batteuse à blé, un engin du XIXe siècle, accompagnée de sa locomobile qui l’entraîne dans son action mécanique de battage. Il a aussi réalisé la maquette de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, dont la restauration fut signée par l’architecte Paul Abadie (par la suite, celui-ci prit la cathédrale périgourdine comme modèle pour construire la basilique du Sacré- Coeur dans le quartier de Montmartre à Paris). « Pour réussir de telles maquettes, il ne suffit pas d’être méticuleux et précis. Il faut aussi être endurant et surtout ne pas se décourager », commente Serge. Toujours inspiré par la capitale, ce passionné vient de terminer la réplique de Notre-Dame de Paris, l’un des monuments les plus emblématiques de Paris et de la France, et qui, reconstruite après l’incendie du 15 avril 2019, a rouvert ses portes au public le 7 décembre dernier.
Avis aux passionnés de modélisme, il est possible de rencontrer Serge Rex : le contacter au préalable par téléphone au 05 53 08 58 80.

Patrimoine. Le P’tit train de la Haute Somme, témoin de la guerre de 14-18
En Picardie, le train historique de l’Appeva circule sur une portion de la ligne en voie de 0,60 m qui fut construite pour approvisionner le front pendant la Première Guerre mondiale. L’association exploite également un musée consacré aux chemins de fer à voie étroite, où elle a réuni onze de ses homologues pour partager les expériences et favoriser les rencontres entre bénévoles de la jeune génération.
Le P’tit Train de la Haute Somme est installé dans un site historique de la Première Guerre mondiale, au hameau de Froissy, à La Neuville-les- Bray. Animé par les bénévoles de l’Association Picarde pour la Préservation et l’Entretien des Véhicules Anciens (APPEVA), il est un témoin de la Première Guerre mondiale car la ligne sur laquelle le train touristique, longue de 7 km et à écartement de 0,60 m, faisait partie d’un réseau construit par les armées françaises et britanniques pour la bataille de la Somme (qui s’est déroulée de juillet à novembre 1916). « Le petit train pouvait transporter quotidiennement jusqu’à 1 500 tonnes de matériel et munitions vers les lignes de front », explique David Blondin, président de l’Appeva. « On appelle cela la voie étroite par comparaison avec les trains “classiques” de la SNCF qui circulent sur une voie à écartement de 1,435 m. » Ce train historique n’est pas le seul qui existe en France. On en recense plusieurs qui ont été sauvegardés, restaurés et remis sur les rails dans les différentes régions. Les 16 et 17 novembre, les bénévoles de l’Appeva ont accueilli leurs collègues venus de toute la France, soit onze chemins de fer touristiques français, représentés par une quarantaine de participants venus du Nord, du Tarn, de la Sarthe, des Vosges, du Centre, de Charente-Maritime, de Côte-d’Or, des Hauts-de-Seine, du Loiret et bien sûr de la Somme.
Initiées il y a deux ans au musée des Transports de Pithiviers dans le Loiret, ces rencontres des chemins de fer à voie étroite (0,50, 0,60) ont pour but de rassembler les animateurs bénévoles et professionnels de ces réseaux lors d’échanges instructifs et amicaux. « Ce peut être la réglementation, l’entretien et les réparations de locomotives à vapeur, le freinage, la billetterie en ligne… Chaque expérience est bonne à partager et chacun peut apprendre des autres ! », affirme David Blondin.
« Nous nous sommes réunis dans notre musée consacré aux chemins de fer à voie étroite et qui présente une partie de nos collections : une vingtaine d’engins moteurs (chemins de fer militaires, chemins de fer industriels, et locomotives en service sur le P’tit train de la Haute Somme), dont plusieurs sont classés monuments historiques, et près de trente wagons. C’était le cadre idéal pour créer du lien entre les réseaux et permettre à la nouvelle génération de bénévoles de se rencontrer. » Une visite approfondie des installations du train touristique picard était également au programme du week-end. Prochain rendez- vous ? En 2026 en Bourgogne.
Contact : le P’tit Train de la haute Somme, hameau de Froissy, 80340 La Neuville-les- Bray.
Tél. : 03 22 76 14 60. Réservations pour les trains de Noël (samedis 7 et 14 décembre, dimanches 8 et 15) :
www. billetweb.fr/trains-de-noel2
Départs à 14h et 15h15.
Durée de la promenade : 1h00 environ, plus visite libre du musée (et tous les enfants repartent avec des chocolats !).
Haute-Marne. Manoeuvres chez Rail 52
L’association Rail 52, qui exploite un vélorail en attendant de faire circuler un train touristique, vient de recevoir un lot de matériel roulant ancien, cédé par les Chemins de fer de Vendée.
Dans la Haute-Marne, après la signature de la convention de transfert de gestion et l’ouverture du Vélorail des Minerons entre Veuxhaulles-Montigny (Côte-d’Or) et Châteauvillain (Haute- Marne), la dernière grosse opération de l’année de l’association Rail 52 a consisté à réceptionner du matériel roulant en quantité. « Lors du congrès de l’Unecto l’année dernière, qui avait lieu en Vendée, j’avais pris contact avec le Chemin de fer de Vendée, car j’avais vu qu’ils possédaient plusieurs DU65, or nous en cherchions une depuis un moment, et l’affaire s’est faite entre nos deux associations », raconte le cheminot Christophe Henry, vice-président de Rail 52. « Après un report de l’opération de transfert, le transport de la draisine 6.121 a pu se faire jusque chez nous par la route entre le 17 et le 21 octobre. » Sur leur site, les bénévoles de Rail 52 ont profité de la présence du camion pour transférer des véhicules stationnés depuis une vingtaine d’années à Wassy en Haute-Marne, à moins de 100 km de “leur” gare de Veuxhaulles : six véhicules parmi lesquels un locotracteur Y 2200 ex-SNCF, un locotracteur Gmeinder ex-armée “prise de guerre”, tous deux à remettre en état. Mais aussi deux wagons couverts, dont un couvert Nord, et deux fourgons, dont un fourgon postal CFF. « Celui-ci a eu une trajectoire singulière car il avait été racheté en 1998 chez le ferrailleur d’Epernay (Marne), en vue d’être utilisé pour des présentations artistiques », raconte Christophe Henry. « Il a d’ailleurs été présenté en avril 1999 au Salon de la maquette, à la porte de Versailles à Paris.
A l’intérieur du wagon, une exposition était installée, que pouvaient découvrir les visiteurs. » Les membres de Rail 52 en ont également profité pour mettre leur locotracteur bleu, et une remorque de draisine, qui étaient présents sur site, mais hors rails, sur la voie ferrée. « Au total, cela fait neuf véhicules mis en place sur les rails ! », se réjouit Christophe Henry.
Contact : Rail 52, [email protected]